Politique Nationale/Internationale

Déclarations d’Olmert à ses "amis", Sarkozy, Merkel...


déclarations respectives de Mr Olmert et de Mr Sarkozy prononcées à Jérusalem dimanche dernier 18 janvier 2009. Elles sont tellement hallucinantes par leur contenu qu’il serait bon que chaque citoyen français se rende bien compte de la façon dont leur Président parle à l’ami israélien. Après vingt-deux jours de massacres commis par les FDI, Gaza pleurent plus de 1 330 morts, près de 6 000 blessés ; Gaza doit faire face à l’anéantissement de ses infrastructures vitales ainsi qu’à la disparition de milliers de maisons bombardées ou rasées par l’agresseur sioniste. Faisant fi de cette insupportable réalité qui a bouleversé tous les gens honnêtes, Mr Sarkozy, président de la République française, autrefois patrie des droits de l’homme s’en va féliciter l’ami israélien pour l’assurer de sa merveilleuse et indéfectible amitié.

Mensonge, indécence et mise en évidence de la complicité des Européens, ce discours abject prononcé lors de la réunion de Jérusalem est une leçon de choses !!!

Je signale par la même que cette déclaration qui était consultable sur le site de l’Elysée a été enlevée en milieu de semaine…

Texte proposé par une fidèle lectrice


Lundi 26 Janvier 2009

Déclarations d’Olmert à ses "amis", Sarkozy, Merkel...

Déclarations d’Olmert à ses "amis", Sarkozy, Merkel...

DÉCLARATIONS A LA PRESSE DE MONSIEUR NICOLAS SARKOZY PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, DE MONSIEUR EHUD OLMERT PREMIER MINISTRE DE L’ÉTAT D’ISRAËL, DE MONSIEUR MIREK TOPOLANEK PREMIER MINISTRE DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE, DE MADAME ANGELA MERKEL CHANCELIÈRE DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D’ALLEMAGNE, DE MONSIEUR GORDON BROWN PREMIER MINISTRE DU ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET D’IRLANDE DU NORD, DE MONSIEUR SILVIO BERLUSCONI PRÉSIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES DE LA RÉPUBLIQUE ITALIENNE, ET DE MONSIEUR JOSE LUIS ZAPATERO PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT DU ROYAUME D’ESPAGNE

Jérusalem – Dimanche 18 Janvier 2009


M. EHUD OLMERT –


Bonsoir. Monsieur le Président de l’Union européenne, le Premier ministre de la République tchèque, mon ami Mirek TOPOLANEK, Monsieur le Président de la République française, Mon ami Monsieur Nicolas SARKOZY, Madame la Chancelière d’Allemagne, Mon amie Madame Angela MERKEL, Monsieur le Premier ministre britannique, Monsieur Gordon BROWN, Monsieur le Premier ministre d’Italie, Monsieur Silvio BERLUSCONI, Monsieur le Premier ministre d’Espagne, José Luis ZAPATERO, Mesdames et Messieurs, Chers invités.


Je voudrais exprimer mon estime toute personnelle et l’estime du peuple d’Israël à vous tous, dirigeants des Etats européens, pour l’expression de soutien très impressionnante à l’Etat d’Israël dont vous avez fait preuve et vos préoccupations pour sa sécurité. Ce front uni que vous représentez, cette position sans compromis pour ce qui concerne la sécurité de l’Etat d’Israël, réchauffent nos cœurs et nous renforcent en cette heure si sensible et complexe.


Chers invités, il y a plus de trois semaines, le gouvernement d’Israël a décidé de lancer une opération militaire afin de changer la situation sécuritaire pour les localités du sud d’Israël. La réalité dans laquelle ont vécu durant de longues année, les habitants de la ville de Sderot et des localités autour de la bande de Gaza, villages et villes, était intolérable ; impossible à vivre pour eux en tant que civils et intolérable pour nous tous en tant qu’Etat. Aucun Etat souverain ne peut accepter une atteinte à ses citoyens, aucun régime ne peut accepter des tirs sans distinction sur ses habitants. A cette occasion, je voudrais présenter mes condoléances sincères aux familles qui ont perdu leurs proches, les soldats pendant les combats et les familles victimes du terrorisme qui font partie de notre quotidien, qui sont proches de nous chaque jour. Leur héroïsme, leur force de caractère sont pour nous une source d’inspiration et de fierté.


Aujourd’hui, après trois semaines durant lesquelles l’armée israélienne et les forces de sécurité ont mené des opérations militaires de grande envergure et brillantes qui ont frappé fortement le Hamas, après avoir réalisé les objectifs qui étaient les nôtres au début de nos opérations, nous avons décidé de suspendre le feu et cela pour répondre à la demande du Président égyptien Monsieur Hosni MOUBARAK.


Je voudrais ajouter que si ce cessez-le-feu est stable et en particulier aux vues de ce que nous avons entendu aujourd’hui, l’Etat d’Israël n’a aucunement l’intention de rester dans la bande de Gaza. Nous voulons quitter la bande de Gaza le plus rapidement possible, dès que nous serons assurés que ce cessez-le-feu est respecté, stable et qu’il n’y a plus de risque pour la sécurité du sud de notre territoire. Nous ne sommes pas venus pour conquérir Gaza, nous ne sommes pas venus prendre possession de Gaza, nous ne voulons pas rester à Gaza, et nous avons l’intention de quitter ce territoire le plus rapidement possible.


Vous venez tous d’arriver d’Egypte où vous avez exprimé votre soutien aux efforts sincères du Président égyptien et son engagement pour promouvoir une solution et pour parvenir à un cessez-le feu qui soit stable et durable. Il est clair aujourd’hui que pour obtenir un tel cessez-le-feu, il faut empêcher le Hamas de reconstruire ses capacités militaires par la contrebande d’armes massives qui viennent d’Iran et de Syrie vers la bande de Gaza.


Chers amis, dirigeants européens, dans une lettre que j’ai reçue hier de votre part, le Premier ministre britannique, Monsieur Gordon BROWN, le Premier ministre italien, Monsieur Silvio BERLUSCONI, la Chancelière allemande, Madame Angela MERKEL et le Président de la République française, Monsieur Nicolas SARKOZY mais je suis sûr que cette lettre est représentative aussi des autres dirigeants présents ici ce soir et des autres dirigeants européens en général -, vous avez exprimé votre engagement profond à faire tout ce qui est possible pour empêcher la contrebande d’armes, pour que ces armes ne tombent pas aux mains des groupes d’assassins de Gaza. [1]


Nous devrons maintenant traduire cet engagement qui est le vôtre en coopération avec les Etats-Unis et l’Egypte, les Etats-Unis avec qui nous avons signé un accord à ce propos pour mener des actions nécessaires, pour empêcher le Hamas de se réarmer. C’est un intérêt essentiel, l’intérêt premier de ceux qui veulent que ceux du mal soient vaincus, c’est l’intérêt aussi de tous ceux qui croient profondément au processus de paix et veulent le promouvoir entre nous et les Palestiniens.


Ce n’est un secret pour personne que le gouvernement sous ma direction et avec l’aide et la participation active du ministre des Affaires étrangères, du Premier ministre suppléant Tzipi LIVNI, et du ministre de la Défense Ehud BARAK, a décidé que la priorité essentielle et première était le processus de paix avec le peuple palestinien, et cela avec la sécurité d’Israël. Nous espérons la stabilité à Gaza, un cessez-le-feu. La déstabilisation du pouvoir du Hamas permettra le renforcement du Président Abou Mazen, et nous permettra de promouvoir le processus de paix entre Israël et les Palestiniens, et cela le plus rapidement possible.


Tous, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir, tous les efforts nécessaires, comme nous les avons faits depuis deux ans maintenant, pour promouvoir cette idée et pour accélérer les choses.


En ce qui nous concerne, par préoccupation humaine, nous avons continué à faire ce qui était nécessaire afin d’empêcher une crise humanitaire dans la bande de Gaza et afin d’aider les civils innocents qui sont les victimes de l’organisation terroriste qu’est le Hamas. Nous voulons œuvrer avec vous, de concert, afin de permettre à la population palestinienne de la bande de Gaza d’avoir de meilleures conditions de vie dans le calme et le bien-être ; et par des efforts communs et réfléchis, empêcher le Hamas de reprendre le dessus, nous pourrons le faire ensemble et donc à cette occasion je voudrais encore une fois exprimer la douleur de tout l’Etat d’Israël, ses regrets profonds, le regret profond des soldats de l’Etat d’Israël pour les pertes et les victimes civiles de la bande de Gaza qui sont des victimes innocentes, qui sont devenues otages des assassins du Hamas.


Ce n’est pas contre eux que nous avons combattu, ce n’est pas eux que nous voulions atteindre, ce n’est pas leurs enfants que nous voulions atteindre, ni leurs parents, ni leur famille et au nom de l’Etat d’Israël et au nom du gouvernement d’Israël, j’exprime ici ma profonde douleur pour ces victimes.

Enfin pour conclure, je ne peux pas ne pas évoquer la destinée du soldat otage Gilad SHALIT qui est aussi citoyen français. Nous allons continuer à œuvrer avec vous et avec votre aide, et faire tout le nécessaire afin d’arriver à sa libération, libération que nous attendons depuis si longtemps.

Chers amis et chers collègues, ces amitiés personnelles entre nous - et peut-être vont-elles parfois au-delà du protocole diplomatique habituel -, ce sont des amitiés qui sont d’une valeur extraordinaire et c’est un devoir très agréable pour moi que de vous remercier, chacun personnellement, pour cette amitié personnelle dont vous avez fait preuve à mon égard et pour l’amitié dont vous avez fait preuve envers l’Etat d’Israël et le peuple d’Israël. Merci infiniment à vous tous.


[1] Réponse de Sarkozy :


"Mesdames et Messieurs, Monsieur le Premier ministre, nous avons tous le sentiment de vivre un moment historique ici, à Jérusalem, lorsque nous voyons rassemblés autour du Premier ministre Ehud OLMERT l’ensemble des dirigeants politiques israéliens : Madame Tzipi LIVNI, Monsieur BARAK, Monsieur NETANYAHU.


Cela montre que ce qui est en cause, c’est l’avenir de l’Etat d’Israël, qui va bien au-delà de celui ou de celle qui gagnera les élections. Qu’il me soit permis de parler en ami d’Israël. Toute l’Europe ne transigera jamais pour le droit à la sécurité de l’Etat d’Israël. Et vous savez pouvoir compter sur nous.


Mais les amis doivent se dire les choses. Nous n’avons pas soutenu et approuvé l’intervention de Tsahal à Gaza. Pourquoi ? Nous connaissons et nous avons reconnu la faute initiale du Hamas. Avec les roquettes qui ont conduit à l’interruption de la trêve. Mais nous pensons que la place de Tsahal n’est pas à Gaza.


Toute ma vie politique, je me suis senti, vécu, comme un ami d’Israël. Et un ami dit ce qu’il pense parce que c’est grâce à sa franchise que l’on sait que, quand il y a des ennuis, on peut compter sur lui. La décision du gouvernement israélien, unanime, d’arrêter le feu est une décision que nous soutenons. C’est une décision digne d’un Etat démocratique. Et nous disons : « ce n’est qu’un premier pas. Il faut aller plus loin ». Parce que dans cette région du monde que vous connaissez par définition mieux que nous, on a perdu trop de temps, depuis trop d’années. On a manqué trop d’occasions dans les mains de trop d’hommes d’Etat qui ont essayé et qui n’ont pas réussi.


Alors, maintenant, c’est à nous d’essayer. C’est très important ce qu’a dit Ehud OLMERT au nom du cabinet israélien, que si les tirs de roquettes s’arrêtent, Tsahal quittera Gaza. C’est extrêmement important. Car, enfin, nous sortons du cercle vicieux des provocations et des réactions vers un cercle vertueux de l’espoir. Et si, malgré tout, on se décidait à se faire confiance parce que nous n’avons pas d’autre choix ?

Monsieur le Premier ministre, c’est toute l’Europe qui est décidée à vous aider. Nous avons avec Angela MERKEL et Gordon BROWN, nous vous avons envoyé une lettre pour vous dire : « nous sommes prêts à mettre nos bateaux à votre disposition pour qu’il n’y ait pas de contrebande d’armes, par la mer, vers Gaza ».


Nous avons dit au Président MOUBARAK, dont je veux saluer une nouvelle fois le courage, l’homme qui a fait la paix avec Israël et l’homme qui aujourd’hui essaye de faire la paix, que nous sommes prêts à l’aider par des observateurs, par de la technologie, pour qu’il n’y ait plus de contrebande d’armes.


Mais nous vous disons aussi : « aidez-nous à être vos amis. Vous êtes une nation démocratique, c’est à vous de montrer le chemin. Et l’ensemble du monde vous suivra ». Qu’il me soit permis une dernière remarque. Il faut profiter de cette lueur d’espoir pour mettre maintenant tout sur la table. Ce n’est pas plus d’efforts de faire un grand plan de paix définitif qu’un petit plan de paix provisoire. Ce sont les mêmes interlocuteurs, à la même époque, au même moment.


Prenons les risques pour la paix. Les marges de manœuvre, nous les trouverons en mettant tout sur la table. Et une fois Tsahal retiré de Gaza, il faudra proposer un sommet au Président de l’Autorité palestinienne pour parler avec lui. Comment l’Etat palestinien vivra-t-il en paix avec l’Etat d’Israël ? C’est une discussion qui vous appartient et que vous devez engager.

Sachez qu’il faudra ensuite, tout de suite, convoquer la grande conférence internationale qui permettra enfin d’établir la paix, cette année, dans cette région du monde. Bien sûr, nous aurons besoin des Etats-Unis d’Amérique. Personne n’a l’idée de les exclure. Mais personne, non plus, ne veut attendre. Et nous espérons qu’ils s’engageront puissamment pour apporter les garanties nécessaires.


Vous le voyez, nous sommes venus en amis. Nous tendons la main à tout le monde parce que nous sommes convaincus que l’Europe peut porter un message de paix. Si l’Europe est forte, si l’Europe est décidée et si l’Europe a le courage de parler à tout le monde.

Un mot, vraiment, enfin. Nous voulons que le soldat SHALIT, le caporal SHALIT soit libéré. Pas simplement, Monsieur le Premier ministre, parce qu’il est moitié Français, parce qu’il le faut. Parce qu’il y a eu trop de souffrance. Et nous souhaitons qu’Israël soit prête aussi à libérer des prisonniers. Pour que, là aussi, on en finisse avec la douleur de centaine de familles qui maintenant doivent aspirer à la paix.


J’espère que vous avez compris que nous n’avons aucune leçon à donner à Israël. Simplement un témoignage d’amitié, celui de la franchise, celui de la vérité et finalement celui de l’audace.


Je vous remercie.


Site de l’Elysée




Lundi 26 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par redk le 26/01/2009 10:52 | Alerter
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Pour celui qui cherche a vomir ses tripes, cette lecture n'est pas seulement indigne du représentent de la patrie des droits de l'homme, mais elle engage malgré eux tout le peuple français qui se retrouvent complices du génocide d'un peuple, imagine t''on De Gaule se rendre à Berchtesgaden le QG d'Adolphe Hitler pour encourager les nazis à plus d'holocauste?!!

2.Posté par Vérité le 26/01/2009 11:20 | Alerter
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http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38256830@7-103,0.html



Offensive à Gaza: brochure ultra nationaliste du rabbinat militaire
AFP 26.01.09 | 09h53



Le rabbinat de l'armée israélienne a distribué aux soldats durant l'offensive "Plomb durci" une brochure appelant au nom de la Bible "à ne pas avoir pitié" des ennemis d'Israël, a révélé lundi une organisation de défense des droits de l'Homme en Israël. "Avoir pitié envers un ennemi cruel revient à se montrer cruel envers nos justes soldats (...) Nous sommes en guerre contre des assassins. A la guerre comme à la guerre", est-il écrit dans la brochure. Le texte cite longuement des déclarations d'une figure du nationalisme religieux et de la colonisation en Cisjordanie occupée, le rabbin Shlomo Aviner, opposé à tout compromis avec les Palestiniens. "La Torah nous interdit de remettre un seul millimètre (de la Terre d'Israël) à des non-juifs, que ce soient par des enclaves, des zones autonomes ou d'autres concessions manifestant notre faiblesse nationale", souligne la brochure. La brochure juge tout à fait légitime de "faire un parallèle entre les Palestiniens d'aujourd'hui et les Philistins de la Bible" contre lesquels le roi David avait combattu, affirmant dans les deux cas qu'Israël fait face à des "envahisseurs étrangers" qui n'ont aucun droit à la Terre promise. L'association Yesh Din, "Il y a une loi" a réclamé la destitution du rabbin en chef des armées Avihaï Rontzki dans une lettre au ministre de la Défense Ehud Barak, dont l'AFP a reçu une copie. Par ailleurs, le quotidien libéral Haaretz rapporte que des groupes d'extrême-droite ont distribué sans entrave des tracts "appelant les soldats à ne pas tenir compte de consignes (de retenue) et de d'exterminer l'ennemi".

3.Posté par lahmer le 26/01/2009 12:51 | Alerter
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Sarkozy oui c est un cireur de botte des USA et Israélien,j'aurais bien aimé voir la réaction de De Gaule sur ce contexte vis a vis de Sarkozy et vis a vis de ce peuple elu dominateur et superieur....pauvre france pays des droits de l'homme on va bien fete ca l'année prochaine car ca coïncide avec la shoa de gaza.

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