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Déclaration par écrit sous serment de Richard Tomlinson


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www.alfayed.com
Vendredi 8 Juin 2007

Déclaration par écrit sous serment de Richard Tomlinson


www.alfayed.com, le 11 juin 2002


(Au juge Hervé Stéphan)


​​​​Moi, Richard John Charles Tomlinson de Genève en Suisse, ancien officier du MI6, déclare par le présent acte que :


​​​​1. Je crois fermement qu'il existe des documents détenus par le Service de Renseignement Secret Britannique (MI6) qui donnent de nouvelles indications importantes sur la cause et les circonstances aboutissant à la mort de la Princesse de Galles, de M. Dodi Al Fayed, et de M. Henri Paul, à Paris en août 1997.


​​​​2. J'étais employé par le MI6 entre septembre 1991 et avril 1995. À cette époque, j'ai vu divers documents qui, je le pense, pourraient fournir de nouvelles indications et de nouveaux indices pour l'enquête sur ces décès. J'ai aussi entendu diverses rumeurs qui, bien que je n'ai pu voir les pièces justificatives, étaient basées, j'en suis sûr, sur des faits solides.


​​​​3. En 1992, je travaillais au Eastern European Controllerate du MI6 et j'ai été impliqué de l'extérieur dans une vaste opération complexe pour sortir en contrebande des armements sophistiqués des restes en déliquescence de l'Union Soviétique désorganisée. En 1992, j'ai passé plusieurs jours à lire les gros dossiers sur cette opération. Ces dossiers contiennent une grande collection de notes de contacts, de télégrammes, de rapports du renseignement, de photographies etc., desquels il était possible de se faire une idée détaillée de l'opération. Celle-ci impliquait une grande distribution de fonctionnaires et d'agents du MI6. À plusieurs occasions, les réunions des divers personnages de l'opération se firent à l'hôtel Ritz, Place Vendome à Paris. Il y avait dans le dossier plusieurs comptes-rendus du renseignement sur ces réunions, qui avaient été écrits par l'un des fonctionnaires du MI6 basés à Paris à cette époque (identifié dans le dossier uniquement par une numéro de code). La source des informations était un informateur du Ritz, identifié lui aussi dans les dossiers par seulement un numéro de code. Le fonctionnaire du MI6 le payait comptant pour ses informations. Devenant curieux d'en apprendre plus sur l'identité de cet informateur particulier, parce que son numéro apparaissait plusieurs fois et qu'il semblait avoir un extrêmement bon accès à ce qui se passait au Ritz. J'ai donc commandé le fichier personnel des informateurs au bureau central des dossiers du MI6. En lisant ce nouveau dossier, je n'étais pas du tout étonné d'apprendre que l'informateur était fonctionnaire de sécurité au Ritz. Les services de renseignement visent toujours les fonctionnaires de sécurité des hôtels importants parce qu'ils ont un très bon accès aux renseignements. Cependant, je me souviens avoir été légèrement étonné par la nationalité française de cet informateur, et ça s'est fixé dans ma mémoire parce qu'il est rare que le MI6 réussisse à recruter un informateur français. Je ne puis prétendre me souvenir de la lecture du dossier que le nom de cette personne était Henri Paul, mais je n'ai aucun doute avec l'avantage du recul que c'était lui. Bien que par la suite je ne sois plus tombé sur Henri Paul pendant ma période au MI6, je suis certain que ses rapports avec le MI6 se sont poursuivis jusqu'à sa mort, parce que le MI6 n'abandonne jamais volontairement le contrôle d'un informateur bien placé. Je suis donc sûr que le dossier personnel d'Henri Paul contient des notes des réunions entre lui et son officier contrôleur du MI6 jusqu'au moment de sa mort. Je crois fermement que ces dossiers contiennent des indications d'importance cruciale sur les circonstances et les causes de l'incident qui a tué M. Paul, ainsi que la Princesse de Galles et Dodi Al Fayed.


​​​​4. Le fonctionnaire le plus haut non déclaré du poste local du MI6 aurait dû normalement contrôler un informateur aussi utile et ancien que M. Paul. Les fonctionnaires déclarés du service du contre-espionage local (dans ce cas-ci la direction de la Surveillance du Territoire, ou DST) n'ont pas été utilisés pour contrôler un tel informateur, parce que cela pouvait amener à divulguer l'identité de l'informateur à la DST. À Paris au moment de la mort de M Paul, il y avait deux relativement expérimentés mais non déclarés fonctionnaires du MI6. Le premier était M. Nicholas John Andrew Langman, né en 1960. Le second était M. Richard David Spearman, né aussi en 1960. Je crois fermement qu'un ou les deux ont bien fait connaissance avec M Paul, et le plus probable est aussi qu'ils ont rencontré M. Paul peu avant sa mort. Je crois que l'un ou l'autre ou les deux fonctionnaires auraient eu des connaissances d'importance cruciale en établissant l'enchaînement des événements menant au décès de M. Paul, de Dodi Al Fayed et de la Princesse de Galles. M. Spearman en particulier était un fonctionnaire influent avec des relations extrêmement bonnes, parce qu'avant son affectation à Paris il était le secrétaire personnel du chef du MI6 M. David Spedding. En tant que tel, il aurait eu connaissance des événements les plus confidentiels des opérations du MI6. Je crois que ça peut être significatif du fait que M. Spearman était en poste à Paris le mois juste avant les décès.


​​​​5. Plus tard en 1992, comme la guerre civile dans l'ancienne Yougoslavie devenait de plus en plus d'actualité, j'ai commencé à travailler avant tout sur les opérations en Serbie. Durant cette époque, j'ai fais connaissance du Dr Nicholas Bernard Frank Fishwick, né en 1958, le fonctionnaire du MI6 alors responsable de la planification des opérations dans les Balkans. Lors d'un rendez-vous avec le Dr Fishwick, il m'a montré en passant un document de trois pages qui, sur examen de plus près, s'est avéré être les grandes lignes d'un plan pour assassiner le leader Serbe, le président Slobodan Milosevic. Le plan était entièrement dactylographié, et attaché à un « compte-rendu de comité » jaune, signifiant que c'était un document officiel et responsable. Il doit dont toujours exister. Fishwick avait annoté que le document était mis en circulation chez les hauts fonctionnaires du MI6 suivants : Maurice Kendwrick-Piercey, alors chef des opérations balkaniques, John Ridde, alors officier de sécurité des opérations balkaniques, l'officier de liaison du SAS au MI6 (désigné par MODA/SO, mais j'ai oublié son nom), le dirigeant du Eastern European Controllerate (alors Richard Fletcher) et en fin Alan Petty, secrétaire personnel du chef du MI6 de l'époque, Colin McColl. Ce plan contenait une justification politique de l'assassinat de Milosevic, suivi par trois propositions à grands traits sur la manière d'atteindre cet objectif. Je crois fermement que le troisième scénarios contenait des informations qui pourrait être utile pour établir les causes de la mort de Henri Paul, de la Princesse de Galles, et de Dodi Al Fayed. Ce troisième scénario suggérait que Milosevic pouvait être assassiné en faisant accidenter sa limousine personnelle. Le Dr Fishwick a proposé d'arranger l'accident dans un tunnel, parce que la proximité du béton près de la route assurerait que l'accident serait suffisamment violent pour causer la mort ou de graves dommages, et réduirait aussi la possibilité qu'il puisse y avoir des témoins indépendants et fortuits. Le Dr Fishwick a suggéré qu'une façon de causer l'accident pouvait être de désorienter le chauffeur à l'aide d'un flash de pistolet stroboscope, un dispositif servant de temps en temps aux forces spéciales, par exemple, pour désorienter les pilotes d'hélicoptères ou les terroristes, et sur lequel des informations sont données aux fonctionnaires du MI6 lors de leur formation. En bref, ce scénario avait des similitudes remarquables avec les circonstances et les récits des témoins de l'accident qui a tué la Princesse de Galles, Dodi Al Fayed, et Henri Paul. Je crois fermement que ce document devrait être donné par le MI6 au juge d'instruction de cette affaire, et qu'il fournirais de plus les indices qui y sont assujettis.


​​​​6. Durant mon service au MI6, j'ai aussi appris non officiellement et de seconde main quelques-uns des liens entre le MI6 et la Maison Royale. Fréquemment et systématiquement, le MI6 est demandé par la Maison Royale (d'habitude par l'intermédiaire du Foreign Office) pour fournir des renseignements sur de potentielles menaces contre les membres de la Famille Royale lors des voyages outre-mer. Ce service s'élargirait fréquemment jusqu'à demander aux services de renseignement amis (tels que la CIA) de placer sous surveillance discrète des membres de la Famille Royale, prétendument pour leur propre protection. C'était en particulier le cas pour la Princesse de Galles, qui insistait souvent pour faire sans protection personnelle manifeste, même en voyages outre-mer. Bien que le contact entre le MI6 et la Maison Royale s'établissait officiellement seulement par l'intermédiaire du Foreign Office, j'ai appris qu'il y avait des contacts directs officieux entre certains hauts fonctionnaires influents du MI6 et de hauts membres de la Maison Royale. Je n'ai vu aucun document officiel à ce sujet, mais je suis certain que l'information est exacte. Je crois fermement que les documents du MI6 donneraient les indices substantiels sur la nature de leurs liens avec la Maison Royale, et donnerais des informations essentielles sur la surveillance de la Princesse de Galles par le MI6 dans les jours menant à sa mort.


​​​​7. J'ai aussi appris que l'un des « paparazzi » photographes qui suivaient systématiquement la Princesse de Galles était membre de « l'UKN », un petits corps d'agents du MI6 à temps partiel qui donnent des services divers tel que la surveillance et l'habileté de la photographie. Je ne connais pas l'identité de ce photographe, ni si c'était l'un des photographes au moment de l'incident mortel. Cependant, je suis certain que l'examen des dossiers de l'UKN donnerait l'identité de ce photographe, et permettrait à l'enquête d'éliminer ou étudier davantage cette voie d'enquête potentielle.


​​​​8. Le vendredi 28 août 1998, j'ai fourni un grand nombre de ces informations au juge Hervé Stéphan, le juge d'instruction français responsable de l'enquête sur l'accident. Le temps pris par le MI6, la CIA et la DST pour me dissuader de donner ces preuves et par la suite pour m'empêcher d'en parler, suggère qu'ils ont quelque chose à cacher.


​​​​9. Le vendredi 31 juillet 1998, peu avant mon rendez-vous avec le juge Hervé Stéphan, la DST m'a arrêté dans ma chambre d'hôtel à Paris. Bien que je n'aie aucun dossier pour conduite violente j'ai été arrêté avec une telle férocité et sous la menace d'un pistolet que j'ai eu une côte cassée. J'ai été conduit au quartier général de la DST puis interrogé pendant 38 heures. En dépit de mes demandes répétées, il ne m'a jamais été donné de justification pour mon arrestation et mon mandat d'arrêt ne m'a pas été montré. Bien que j'aie été libéré sans accusation, le DST a confisqué mon ordinateur portable et mon agenda électronique Psion. Ils les ont illégalement donné au MI6 qui les a ramenés au Royaume-Uni. Ils ne me les ont pas rendu avant six mois, ce qui est illégal et m'a causé un grand dérangement et un coût financier.


​​​​10. Le vendredi 7 août 1998 je m'embarquais sur un vol de Qantas Airway à l'aéroport international d'Auckland en Nouvelle-Zélande, pour m'envoler vers Sydney en Australie où je devais donner un interview télévisé à la compagnie australienne Channel Nine. J'étais sur mon siège, attendant de décoller, quand un officiel est monté à bord et m'a dit de descendre. Sur la passerelle télescopique, il m'a dit que la ligne aérienne avait reçu un fax « de Canberra » disant qu'il y avait un problème avec mes papiers de voyage. J'ai aussitôt demandé à voir le fax, mais il m'a été dit que « ce n'était pas possible ». Je pense que c'est parce qu'il n'existait pas. Cette action était un stratagème pour me maintenir en Nouvelle-Zélande pour que la police néo-zélandaise puisse prendre d'autres mesures contre moi. J'ai été refoulé dans ma chambre d'hôtel à Auckland alors que durant environ une demi-heure la police et le NZSIS, le service secret de Nouvelle-Zélande, me braquaient. Après avoir été détenu et fouillé pendant environ trois heures, ils m'ont par la suite confisqué tout mon matériel informatique restant, que le DST français n'avait pas réussi à me prendre. De nouveau, je n'ai récupéré certains de ces objets que six mois plus tard.


​​​​11. Et qui plus est, peu de temps après avoir fourni ces indications au juge Stéphan, j'ai été invité à en parler dans une interview télévisée sur NBC, la chaîne de télévision US. Je me suis envolé de Genève vers l'aéroport JFK le dimanche 30 août pour donner l'interview à New York le lundi matin suivant. Peu de temps après l'arrivée à l'aéroport John F. Kennedy, le commandant du vol de la Swiss Air a dit à tous les passagers de retourner sur leurs sièges. Quatre fonctionnaires des autorités de l'immigration US sont entrés dans l'avion, sont venus directement à mon siège, m'ont demandé mon passeport et mon identité, et m'ont sorti de force de l'avion. J'ai été amené au centre de détention de l'immigration où l'on m'a photographié, pris mes empreintes digitales, menotté par la cheville à une chaise pendant sept heures, délivré des papiers de déportation puis renvoyé à Genève par l'avion disponible suivant. Il ne m'a pas été permis d'appeler au téléphone les représentants de NBC qui m'attendaient dans l'aéroport. Les fonctionnaires de l'immigration -- qui sympathisaient tous sans réticence à ma situation et qui m'ont fait des excuses pour m'avoir si mal traité -- ont ouvertement admis qu'ils avaient agi sous les instructions de la CIA.


​​​​12. En janvier de cette année, j'ai réservé un chalet à Samoens un village des Alpes françaises pour passer dix jours de vacances à faire du snowboard avec mes parents. J'ai pris mes parents à l'aéroport de Genève dans une voiture de location le soir du 8 janvier, et me suis mis en route pour la frontière française. Au poste de la douanes française, notre voiture a été arrêtée et j'ai été détenu. Quatre officiers de la DST m'ont gardé pendant quatre heures. À la fin de cette entrevue, il m'a été délivré des papiers de déportation, et ordonné de retourner en Suisse. Notez que dans les papiers, ma destination présumée avait été modifiée de « Chamonix » en « Samoens ». C'est parce que quand j'ai été interrogé la première fois par un fonctionnaire subalterne de la DST, je lui ai dit que ma destination était « Chamonix ». Quand un haut fonctionnaire est arrivé environ une heure plus tard, il a biffé le mot et l'a changé par « Samoens », sans jamais même me demander de le confirmer. Je pense que c'est parce que le MI6 leur avait indiqué ma vraie destination, l'ayant apprise par la surveillance téléphonique de mes parents au Royaume-Uni. Mon bannissement de France est totalement illégal sous la loi européenne. J'ai un passeport britannique qui me donne le droit voyager librement dans l'Union Européenne. Le MI6 « a fait un marché » avec la DST pour me faire interdire, et ils n'utilisent aucun mécanisme légal reconnu pour s'opposer à mon droit de voyager librement. Je pense que la DST et le MI6 m'ont interdit en France parce qu'ils voulaient m'empêcher de donner plus d'indications pour l'enquête du juge Stéphan, ce que je projetaient de faire à cette époque.


​​​​13. Quel que soit le rôle du MI6 dans les événements menant à la mort de la Princesse de Galles, de Dodi Al Fayed et de Henri Paul, je suis absolument certain qu'il y a d'importantes indications dans leurs dossiers qui fourniraient des preuves cruciale pour établir les causes exactes de cette tragédie. Je crois qu'ils ont passé un temps considérables à obstruer le cours de la justice en interférant dans ma liberté de parole et de voyage, et de ma perspective ça confirme ma croyance qu'ils ont quelque chose à cacher. Je crois que la protection donnée aux dossiers du MI6 sous l'Official Secret Act devrait être mise de côté pour l'intérêt public afin de découvrir une fois pour toutes la vérité derrière ces événements dramatiques et importants historiquement.


​​​​Le témoignage ci-dessus a été fait pour l'enquête française sur la mort de la Princesse Diana, dirigée par le juge Hervé Stéphan et plus tard ignorée par l'enquête elle-même et les médias. Depuis ce témoignage, l'institution de sécurité de Grande-Bretagne traque Tomlinson à un point tel qu'il vit à présent virtuellement en exil à Cannes en France. Cependant, il n'a pas complètement disparu. Dorénavant, il maintient un journal sur Internet qui détaille ses continues démêles avec les autorités françaises et britanniques.



Trouvé ici : http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=2

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info



Voir aussi l'affaire du vol 111 de la Swissair :

http://conspiration.com.free.fr/Swissair_111.htm





Vendredi 8 Juin 2007


Commentaires

1.Posté par Touareg le 02/07/2007 22:34 | Alerter
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bravo pour l'article

2.Posté par Dany Quirion le 03/07/2007 01:06 | Alerter
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Excellent article. Quant au lien que le traducteur met vers un second article en référence au vol 11 de la Suissair, c'est tout à fait renversant.

Bravo à Tomlinson pour son courage et merci Pétrus.

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