Géopolitique et stratégie

Décision américaine pour ralentir son retrait militaire ‎d'Europe


Suite à l'escalade verbale entre Moscou et Washington, le ‎gouvernement américain a fait état du ralentissement du retrait des ‎troupes militaires US du continent européen. Robert Gates, ‎secrétaire à la Défense a affirmé que le retrait de deux bataillons ‎sur 4 campés en Europe, serait retardé de 2 ans.


IRIB
Vendredi 21 Décembre 2007

Cette décision a ‎été prise un jour après celle de Moscou pour changer les ‎méthodes d'entraînement de ses soldats. Moscou a averti qu'elle ‎prendrait des mesures de représailles, face aux menaces dues au ‎déploiement d'un système de défense anti-balistique US en Europe ‎de l'Est. Le retrait de la Russie du Pacte des Forces ‎conventionnelles, le décollage des bombardiers stratégiques russes ‎après 15 ans et le changement des méthodes d'entraînement de ‎soldats sont au nombre des répliques préparées par le Kremlin. Ces ‎derniers mois, la littérature employée par les autorités américaines ‎et russes nous rappelle bien celle de l'époque de la Guerre froide. ‎A l'époque, la confrontation US-URSS était plutôt d'ordre ‎idéologique, mais actuellement, ces divergences de vue tournent ‎autour des questions comme la sécurité nationale et la pénétration ‎dans la zone d'influence de la partie adverse. Les néo-‎conservateurs américains, voulant profiter des occasions présentées ‎depuis la fin de la Guerre froide et le 11 septembre 2001, cherche à ‎venir à bout de l'ancien rival et compléter leur emprise sur ‎l'Europe. Pour cette raison, des plans comme l'élargissement de ‎l'OTAN vers l'Est, le déploiement d'un bouclier anti-missile et ‎l'indépendance du Kosovo ont été mis à l'ordre du jour par ‎Washington. Ces démarches sont bien sûr considérées comme des ‎menaces par Moscou. La plupart des politiciens russes estiment ‎que le bouclier anti-missile américain, malgré les allégations ‎répétées de Washington prétendant qu'il servait à contrecarrer ‎l'Iran, ne vise en effet qu'à perturber l'équilibre stratégique entre ‎la Russie et les Etats-Unis. De même, l'élargissement de l'OTAN ‎vers et l'adhésion progressive des Républiques de l'ex-Union ‎Soviétique à cette Alliance ne feraient en effet que parachever ‎l'encerclement de la Russie. C'est pourquoi la plupart des ‎observateurs politiques prévoient, dans les années à venir, une ‎montée des mouvements nationalistes et anti-occidentaux en ‎Russie, ce qui rendra de plus en plus difficile tout compromis entre ‎Moscou et Washington. Pour ces analystes, le fait que Poutine est ‎toujours là, au pouvoir, est un le signe d'un tel processus. ‎Washington a plusieurs fois exprimé son inquiétude face au ‎maintien au pouvoir de Vladimir Poutine. Quelques heures après le ‎choix par le magazine Time, de Poutine comme l'homme de ‎l'année, la Maison Blanche a clairement indiqué que Poutine était ‎dans l'histoire moderne, l'homme de manigances et de manœuvres. ‎Interviewé par le magazine Time, Poutine a déclaré (je cite) : ‎‎« Nous voulons être ami avec les Etats-Unis, mais parfois, on ‎s'aperçoit que les Etats-Unis ne veulent pas d'amis, mais des pays ‎qui leur soient soumis. »(fin de citation) En tout cas, étant donné ‎la poursuite de la guerre de mots entre Russes et Américains, la ‎décision de Washington de retarder le retrait de ses troupes ‎d'Europe ne serait pas telle surprenante

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Vendredi 21 Décembre 2007

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