Sciences et croyances

De quoi sont faites les petites planètes ?



Vendredi 5 Juin 2009

De quoi sont faites les petites planètes ?

Image en fausses couleurs du Bassin Caloris (en orange) sur Mercure.
Crédit : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Arizona State University/Carnegie Institution of Washington


Thunderbolts, Stephen Smith, 9 juin 2009


      Les images en couleur de Mercure révèlent un mélange inhabituel de composés minéraux dans sa structure de surface.


      La planète Mercure fait 4.878 kilomètres de diamètre. Les lunes Ganymède et Titan sont toutes deux plus grandes, tandis que la Lune de la Terre est légèrement plus petite. Mercure est en orbite autour du Soleil à une distance moyenne de 57.910.000 kilomètres, une année de Mercure dure à peine 88 jours. Puisque Mercure effectue une rotation tous les 58 jours, la planète accompli trois rotations en deux révolutions autour du Soleil [dit autrement, sa période de rotation sur elle-même dure exactement les deux tiers de sa révolution orbitale, ndt]. Sa proximité au luminaire signifie que la température sur Mercure peut atteindre 427°C quand le Soleil est à son apogée.


      Étant de deux tiers plus proche du Soleil, la surface de Mercure reçoit en moyenne neuf fois plus de rayonnement que la Terre. La forte chaleur, ainsi que l’intense bombardement de particules chargées provenant du Soleil, pose un dilemme aux spécialistes des planètes : Mercure possède une atmosphère mince, mais décelable. Par quel moyen une planète dotée d’un faible champ de gravité (à peine 38% de celui de la Terre) et aussi exposée à l’« érosion » du rayonnement solaire, peut retenir le moindre reliquat atmosphérique, demeure un mystère.


      Comme nous l'avions mentionné dans un article précédent de la série Picture of the Day sur la lune de Saturne Titan, les faibles champs de gravité sont incapables d’empêcher les gaz atmosphériques de se dissiper dans l'espace. On pense que les anciennes lunes sont des déserts privés d'air, car, quels que soient les gaz qu’elles retenaient autrefois, il y a longtemps qu’ils ont été emportés au loin par le vent solaire. Les ions ont tendance à entraîner les gaz et la poussière des lunes, tout comme le flux aquatique érode le bord de la rivière.


      Progressivement, la densité atmosphérique tombe à zéro et il ne reste rien pour protéger la surface des bombardements météoritiques ou des éjections de masse coronale du Soleil. Selon les opinions faisant consensus, c'est pour cela que tant de lunes se ressemblent et c’est pourquoi elles n'ont pas d'atmosphères : elles ont toutes subi une évolution similaire en des milliards d'années.


      Titan, et à présent Mercure, ont cependant questionné ces présomptions. Pour Titan, les ingénieurs de la mission MESSENGER ont spéculé que quelque forme de générateur de gaz sur la lune reconstitue sa glaciale atmosphère de méthane. Sur Mercure, où le froid n'est pas le problème, on pense que le vent solaire est assez puissant pour arracher les particules de la surface des roches, permettant aux ions de se recombiner en suspension sur une orbite proche, faiblement maintenus par le champ de gravité. Comme ces molécules sont incapables de se maintenir, durant leur survol de la planète, les sondes satellite du genre MESSENGER peuvent les détecter s’enfuyant au loin.


      La mission MESSENGER a aussi élaboré des images comme celle en haut de la page, grâce à onze filtres colorés sur sa camera grand angle (WAC). En combinant les informations de filtres infrarouge, rouge visible et violet, puis en les passant artificiellement à travers des canaux rouge, vert et bleu, une impression en fausses couleurs de la composition de la surface de Mercure peut être visualisée. Bien que ces couleurs ne montrent pas vraiment ce qui serait visible à l'œil nu, elles permettent aux géologues de se représenter les variations de la distribution chimique ainsi que les corrélations entre les concentrations minérales et les diverses caractéristiques du terrain.


      Par exemple, le Bassin Caloris semble être composé de matériaux géologiques différents de ceux qui l’entourent. Les supposés cratères d'impacts à l’intérieur du bassin démontrent que la composition de leurs bords et de leur fond est entièrement différente. Peut-être que la matière bleu sombre provient d’événements volcaniques après des impacts, ou peut-être que nous voyons les restes des objets qui ont provoqué les impacts eux-mêmes. Actuellement, personne ne sait quels minéraux correspondent aux couleurs, de sorte qu'il est difficile d’avoir des certitudes sur les événements passés qui ont provoqué ça.


      En avril 2009, les satellites THEMIS de la NASA ont découvert des « tornades électriques » à environ 60.000 km au-dessus de la Terre, au niveau de l'interface entre la magnétosphère terrestre et le vent solaire. Lors de son dernier survol de Mercure, MESSENGER a trouvé des tubes de flux similaires, reliant directement le champ magnétique de Mercure au Soleil par des filaments torsadés de courants de Birkeland. Les courants de Birkeland sont bien connus des physiciens spécialistes du plasma et des défenseurs de la théorie de l’Univers Électrique. Confinant du plasma à l’intérieur de leur vortex, ils se comportent comme des lignes de transmission cosmique, et permettent la circulation des courants électriques sur de grandes distances.


      Comme nous l'avions suggéré dans le passé récent, plutôt que de mettre les corps célestes comme le Titan ou Mercure au rang des vieux habitants du système solaire, dont l’évolution aurait pu être précipitée depuis longtemps par quelque catastrophe, il est plus raisonnable, compte tenu des anomalies détaillées depuis de nombreuses années dans les Picture of the Day de Thunderbolts, de les considérer comme de jeunes éléments d'un ensemble dynamique.


      Mercure est sans doute une planète relativement jeune. Elle pourrait être arrivée sur son orbite actuelle et dans cette situation dans les derniers 10.000 ans. Si tel était le cas, alors la présence d'une atmosphère de densité quelconque ne serait pas surprenante. La présence de flux de courants électriques dans des tornades géantes sur Mercure fait allusion à une époque où les courants pourraient avoir été bien plus puissants.


      Il pourrait y avoir eu une période dans l'histoire de Mercure où ces courants hélicoïdaux étaient stimulés en mode incandescent ou en mode arc. Si c’est bien arrivé, alors la surface de Mercure aurait pu être le théâtre de gigantesques décharges électriques perforant des cratères, entaillant d’immenses gorges, et réorganisant la structure atomique de la croûte planétaire sur de grandes surfaces. Le Bassin Caloris et les matériaux modifiés dans les cratères pourraient faire partie de ce qui a été laissé après la montée de l'énergie électrique par la dégradation de la structure de Mercure.



Original : thunderbolts.info/tpod/2009/arch09/090605planets.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



Vendredi 5 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par fadi le 05/06/2009 17:40 | Alerter
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qui croire? toutes ces propositions sont-elles des hypothése scientifiques ou tout simplement des spéculations pour masquer la crise acctuelle de la physique causé par la teorie fantastique de la relativité .

2.Posté par -*REZ le 06/06/2009 08:08 | Alerter
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http://pressguerre.blog.mongenie.com/

le classer dans l'Extrême-Droite.
qui sera par tous
Italie ; France ;Allemagne,Hollande
Belgique ;Luxembourg, Autriche,
oui pour tous les élection en tête.
pour tous future aussi ..

http://presspluie.blog.mongenie.com/

http://presshot.blog.mongenie.com/
je faire un coup de pouce pour vos missiles et bombes et missiles intercontinental ............... oui
il sont par tous sur terre ..
mes cadeaux pour votre monde
mon héritage aussi aussi pour votre monde
et autre armes aussi ..............
plus rapide que des mots et oui .

3.Posté par James le 12/06/2009 07:09 | Alerter
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Sans aucun doute, l'homme dans son orgueil prétend tout connaître, mais ses propos révèlent son ignorance infinie...
"Consensus", "mystère", "on pense que" etc. sont des mots qui cachent mal que la science actuelle est en grande partie fondée sur la spéculation, bien plus que sur les faits.
La théorie de l'évolution en est un exemple flagrant.
De même les théories à propos de l'origine de l'univers, qui creusent d'avantage de trous noirs qu'elles n'en bouchent...
Il faudrait de l'humilité et enfin reconnaître que tout ce qui existe vient d'un Créateur Intelligent.

4.Posté par Arthur Gohin le 12/06/2009 14:10 | Alerter
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"les faibles champs de gravité sont incapables d’empêcher les gaz atmosphériques de se dissiper dans l'espace"

. Je crains bien qu'il ne s'agisse là que d'une opinion sans fondement sérieux.
Dans l'absolu, oui; mais, mis à part les cas extrêmes comme les astéroïdes, ce facteur gravité est impuissant à expliquer la variété des athmosphères.

Déjà, puisque la composition des athmosphères des planètes et de leurs lunes est si diverse, il faut admettre qu'elle n'avaient pas du tout la même composition au départ. Et dans ce cas il n'y a aucune raison qu'elle en aient eu la même quantité non plus. Et il faut admettre que les athmosphères nulles aujoud'hui étaient peut être dèjà nulles au départ.

Ensuite l'importance observée des athmosphères est très mal relièe à leur gravité.
Par exemple Vénus, qui a 95% de la gravité de la terre, reçois un vent solaire plus de deux fois plus important que celle-ci, a quand même une athmosphère 93 fois plus importante en pression que celle de la terre.

Y a-t-il jamais eu d'évaluation de l'effet du vent solaire sur les athmosphères des planètes et satellites? Une telle évaluation doit conduire à une demi vie de l'athmosphère: temps au bout duquel la moitié en est partie. Et bien je n'ai jamais lu aucune valeur de ces demi vies, il semble bien qu'il n'y ait jamais eu que des intuitions sans fondement sérieux.
Par ailleurs, cette division par deux se reproduisant sans fin, il devrait toujours y avoir des traces de l'atmosphère originelle.

Mais au fond pourquoi toujours vouloir que les choses s'expliquent par un mécanisme?

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