Propagande médiatique, politique, idéologique

De mauvaises relations entre les Etats-Unis et Israël ont un côté réconfortant


Note de la rédaction Alter Info:
Nous conseillions vivement la lecture du dernier texte de Daniel Pipes non pour l'honnêteté de son auteur, parce qu'il est riche d'enseignement. C'est un sioniste fanatique, néo-con/juif-américain et surtout islamophobe notoire. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, c'est aussi un apôtre du "clash des civilisation" et un adepte inconditionnel du "grand Israël"
A condition d'ignorer sa propagande , il fait une analyse réaliste et très juste des relations ambiguës et criminelles entre l'entité sioniste et son protecteur. Il décrit avec une certaine lucidité comment derrière la façade de discorde, les intérêts de l'entité sioniste sont encore mieux préservés...
A lire donc avec les précautions d'usages


Daniel Pipes
Mercredi 14 Avril 2010

De mauvaises relations entre les Etats-Unis et Israël ont un côté réconfortant

par Daniel Pipes
National Review Online
13 avril 2010



http://fr.danielpipes.org/8254/mauvaises-relations-etats-unis-israel-reconfortant


Version originale anglaise: The Solace of Poor U.S.-Israel Relations
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert


Les choses ne sont pas toujours aussi simples qu'elles paraissent ; la crise actuelle dans les relations entre les Etats-Unis et Israël a ses bons côtés.


Quatre observations, toutes dérivées de modèles historiques, incitent à cette conclusion :


D'abord, le « processus de paix » est en réalité un « processus de guerre ». Des négociations diplomatiques, pendant les années 1990, ont conduit à une succession de retraites de troupes israéliennes qui eurent pour effet pervers de transformer l'assez mauvaise situation de 1993 en l'horrible situation de 2000. Les douloureuses concessions israéliennes, nous le savons maintenant, n'ont pas stimulé une bonne volonté réciproque des Palestiniens mais plutôt l'irrédentisme, l'ambition, la fureur, et la violence.


Deuxièmement, les concessions israéliennes sont faites pour durer toujours tandis que les relations avec Washington varient. Dès l'instant où les Israéliens ont laissé le Sud Liban et Gaza, ils l'ont fait pour de bon comme cela devait être le cas avec les Hauteurs du Golan ou avec Jérusalem-Est. L'annulation de ces mesures serait d'un coût prohibitif. En revanche, les tensions entre les Etats-Unis et Israël dépendent des personnalités et des circonstances, aussi montent-elles et descendent-elles et les enjeux sont mineurs. Chaque Président ou Premier ministre peut réfuter le point de vue de son prédécesseur. Les problèmes peuvent être arrangés rapidement.


Grosso modo, [disons que] le lien entre les Etats-Unis et Israël a une force qui va bien au-delà des hommes politiques et des questions du moment. Rien sur terre ne ressemble à cette relation bilatérale « la plus spéciale » des relations de parenté et des « relations de parenté dans la politique internationale ». Comme tout lien de parenté, il a ses points forts (Israël se classe second, tout de suite derrière les Etats-Unis, en nombre de sociétés cotées en bourse à la NASDAQ* (* National Association of Securities Dealers Automated Quotations [le plus grand marché électronique d'actions du monde]) et ses points faibles (comme l'affaire d'espionnage Jonathan Pollard [citoyen des Etats-Unis d'origine juive condamné à perpétuité aux Etats-Unis pour espionnage au profit d'Israël en 1987] qui continue à rester sur le cœur un quart de siècle après avoir été révélée.) Le lien a une intensité unique quand il s'agit de coopération stratégique, de relations économiques, de liens intellectuels, de valeurs partagées, d'archives de vote aux Nations Unies, de points communs religieux, et même d'ingérence réciproque dans les affaires internes.


Du point de vue d'Israël , donc, les relations politiques avec les Arabes sont lourdes à gérer mais celles avec Washington ont de la légèreté et de la souplesse.


Troisièmement, quand les leaders israéliens aiment les relations de confiance qu'ils ont avec Washington, ils donnent plus aux Arabes. Golda Meir a fait des concessions à Richard Nixon, Menachem Begin à Jimmy Carter, Yitzhak Rabin, Binyamin Netanyahu, et Ehud Barak à Bill Clinton, et Ariel Sharon à George W.Bush.


Constructions à Ramat Shomo, un ancien terrain vague à Jérusalem, où Barack Obama s'oppose à de nouvelles constructions israéliennes.





A l'inverse, la méfiance dans les relations avec Washington fait que les Israéliens se raidissent et ne veulent plus prendre de risques. Ce fut le cas avec George H.W Bush et c'est encore plus le cas avec Barack Obama. Le malaise actuel a commencé avant même qu'Obama ne s'installe dans le Bureau Ovale, étant donné sa fréquentation publique de personnalités très en vue qui dénigrent Israël (Par exemple Ali Abunimah, Rashid Khalidi, Edward Said, Jeremiah Wright). Les relations ont dégénéré en mars, quand son administration a feint un scandale, le 9, à l'occasion d'une annonce de travaux de construction de routine à Jérusalem, suivie par un appel téléphonique brutal du Secrétaire d'Etat, le 12, et une réunion au sommet, à la Maison Blanche,[particulièrement] tendue, le 23.


Dennis Ross ( à droite) : trop attentionné vis-à-vis de Binyamin Netanyahu (à gauche)?


Pour aggraver les choses, la figure que l'on identifie le plus avec le maintien de bonnes relations entre les Etats-Unis et Israël- Dennis Ross- fut accusé de façon anonyme, par un collègue, le 28 mars, d'être de loin beaucoup plus sensible à la politique de coalition de Netanyahu qu'aux intérêts américains. . Un important analyste de la politique étrangère a profité de cela pour soulever des questions au sujet de Ross ayant « une double loyauté » à Israël, contestant les conseils stratégiques de Ross.


Ces affreuses tensions, pratiquement sans précédent, ont eu un effet prévisible sur le public israélien, le rendant méfiant vis-à-vis d'Obama, hostile à la pression des Etats-Unis, tout en insufflant aux politiciens se chamaillant généralement la volonté de travailler ensemble pour résister à la politique.


Quatrièmement, les tensions américano-israéliennes augmentent les exigences et l'intransigeance des Palestiniens. Israël en situation difficile donne pleins pouvoirs à leurs leaders ; et si les tensions montent sous la pression des Etats-Unis pour plus de concessions aux Palestiniens, ces derniers se croisent les bras et profitent du spectacle. Cela s'est passé au beau milieu de 2009 quand Mahmoud Abbas a donné des instructions aux Américains sur ce qu'ils devaient extraire de Jérusalem. Inversement, lorsque les relations israélo-américaines sont au beau fixe, les dirigeants palestiniens se sentent obligés de répondre aux Israéliens, faire semblant de négocier et signer des documents.


La combinaison de ces quatre suppositions conduit à une conclusion paradoxale. De solides relations israélo-américaines induisent des erreurs irréversibles israéliennes. De faibles liens entre les Etats-Unis et Israël interrompent ce processus. Obama peut s'attendre à ce que se battre avec Israël aboutisse à des négociations ; mais cela aura l'effet inverse. Il peut penser qu'il est proche d'une percée diplomatique, mais en fait, c'est rendu moins que probable. Ceux qui craignent le plus « un processus de guerre » peuvent donc trouver un certain réconfort dans les bourdes de l'administration.


La complexité des relations israélo-américaines laisse beaucoup de place au paradoxe et à l'étourderie ; Lorsqu'on regarde au-delà d'un revirement préoccupant des évènements, cela peut indiquer que quelque chose de bon en sortira.


Thèmes connexes:  Conflit et diplomatie israélo-arabes, Israël, Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.




Mercredi 14 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par redk le 14/04/2010 16:59 | Alerter
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message supprimé

Calmez-vous cher Redk, il ne sert à rien d'insulter les ténèbres....

2.Posté par redk le 14/04/2010 17:52 | Alerter
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Pardonner mon écrit injurieux cher moderateur, bien que l'outrage mortifère de ces suppôts de Satan est bien plus insultant, je sais que je me dois d'avoir du recul, mais que voulez vous, tel un taureau, je charge au chiffon rouge sang de ces serviteurs du Démon!

3.Posté par mohammed le 14/04/2010 18:45 | Alerter
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Israel-EU: "Relations ambigues et criminelles" comme les voit la Rédaction Alter Info ou autre chose. Je suis tenté de les synthétiser en puisant dans le lexique économique , ce qui correspond à mon appréciation réelle découlant d'une analyse personnelle
( juste ou fausse) , mais cela sera fait plus tard dans une forme plus adéquate . Pour le moment , remarquons que Pipe nous en parle comme de la 8è Merveille du monde . D'après lui , ces relations sont fondées sur un sens poussé des bons usages , des relations sociales et d'une réelle camaraderie entre de super dirigeants de deux ... super états. On peut percevoir même l'inversion de la relation de subordination entre les deux états ; confirmant qu'il se sent plus israélien qu'étasunien. Au risque de ramener les choses plus terre à terre , je dirais qu'il a coupé le cheveux en quatre alors qu'un seul mot suffisait pour décrire ces rapports: VIE en CONCUBINAGE .

4.Posté par dik le 14/04/2010 20:22 | Alerter
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Effectivement, il s'agit bien de ténèbres! Il n'y a pas la moindre possibilité d'y voir un tant soit peu de respect de la condition humaine, des lois ou même de l'éthique. Je plains les pauvres palestiniens pour tout ce que ce genre de garnements peuvent leur faire subir, impunément. Mais Dieu est le plus grand et sa justice se fera tôt ou tard, n'en déplaise à ses ennemis.

5.Posté par kader le 15/04/2010 03:46 | Alerter
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Vous parlez de deux états démocratiques et j'aurais aimé faire partie de leur concitoyens. Quant aux palestiniens, tant qu(ils délèguent leurs frères arabes pour défendre leur cause, eh bien cette dernière sera perdue. L'exemple de la revolution algérienne est là pour corroborer mon argument.

6.Posté par redk le 15/04/2010 10:39 | Alerter
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kader ou plutôt un serpent de sioniste qui sifflote, deux états démocratiques?, allez petit hasbariste, garde donc tes démocraties qui se font sur les génocides de l'humanité, la prochaine fois soit plus courageux et présente toi sous ta véritable identité de sioniste!!

7.Posté par FiloBedo le 15/04/2010 10:50 | Alerter
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"Vous parlez de deux états démocratiques et j'aurais aimé faire partie de leur concitoyens."
Tu nages en plein délire ! Qu'attends tu pour demander la nationalité israelienne ? A moins que l'aies déjà. On t'a grillé Shlomo !

8.Posté par système U le 15/04/2010 12:40 | Alerter
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@redk et fidelo

Kader ou peu importe son nom ne dit que la réalité, vous faites semblant d'ignorer que nombre de gens de gaza souhaiteraient quitter l'enfer du hamas pour VIVRE en Israël.

A gaza le hamas tue ses compatriotes dans le silence des nations.
Au soudan (darfour) le président musulman a perpétré un véritable génocide : 600 000 morts, en Algérie le FIS et son bras armé le gia : 200 000 à 300 000 morts et vous osez parler de génocide.

Bien sur que les USA et Israël sont des démocraties....... mais comme vous ne savez pas ce qu'est une démocratie, vous gesticulez et hurlez n'importe quoi pour exister...

9.Posté par choc des civilisations le 15/04/2010 13:59 | Alerter
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@ systeme U
suis totalement d'accord avec vous, je suis persuadée que les gens de gaza aimeraient sortir de cette prison à ciel ouvert pour vivre sur leurs terre, en palestine libre.
Le GIA à été armés par les ennemis de l'algerie, les terroristes portaient le mot kafir sur le front, et avaient l'index droit coupé( l'index est important pour les musulmans ), terroristes tués lors d'une fusillade à Gué de Constantine cité du 17 octobre 61, exactement.

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