Sciences et croyances

De la condition animale en islam : L’islam et le souci de la bientraitance animale (Partie 1)



Ahmadou kanté
Mardi 31 Octobre 2017

Introduction

Nous partons de la thèse selon laquelle la maltraitance de l’animal quel qu’il soit, quelles qu’en soient les formes et quelles que soient les façons de la « justifier », est la conséquence d’une conception anthropocentrique des valeurs. C’est dire que ce fléau procède d’une vision qui considère que l’animal n’a de l’importance qu’en fonction de l’utilisation que l’humain peut en faire. Le corollaire de cette thèse est que la sortie souhaitable de la maltraitance à la bientraitance de l’animal passe nécessairement par une forte remise en cause de toute spiritualité, croyance, philosophie ou éthique qui consacre l’humain comme seul dépositaire d’une dignité morale et ne donne à la « nature » et à l’animal qu’une valeur instrumentale.

Les débats éthiques en cours témoignent heureusement d’un refus de la croyance naïve selon laquelle, les défis que pose la maltraitance animale sont seulement et d’abord d’ordre économique, politique, juridique et technique. Ces réflexions sur le statut éthique de l’animal sont dominées par la littérature occidentale où philosophes, éthiciens et autres penseurs soutiennent des thèses adossées à des traditions philosophiques grecques et judéo-chrétiennes en vue de la refondation de l’éthique aux fins d’une régulation vertueuse du rapport à l’animal.

Dans ce cadre, deux interrogations majeures sont au centre des préoccupations relatives à la problématique de la maltraitance animale, à savoir : quelle sorte de rapport moral pourrait-il exister entre les humains et l’animal ? Ensuite, où puiser le fondement de ce rapport ?
Cette contribution vise à montrer qu’il est utile d’enrichir ces réflexions d’ordre éthique par des apports issus de sphères culturelles et religieuses non occidentales notamment celle islamique.

Ethique islamique de la bientraitance animale à la lumière du Coran

Parler d’Éthique dans une perspective islamique, c’est se consacrer à la recherche de fondements puisés dans les références scripturaires que sont le Coran et le hadith et aussi dans les efforts d’interprétation des oulémas et penseurs, qui donnent sens à l’action de l’homme comme sujet moral. Mais avant d’aller plus loin, il nous semble nécessaire de fustiger toute position essentialiste qui attribue à l’Islam tous les maux des sociétés ou groupes voire individus qui s’en réclament. Dans la même veine, nous nous désolidarisons de propos concordistes et peu pertinents du genre : « tout ce qu’ils disent sur le bon traitement des animaux a déjà été dit par le Coran et les hadiths ! » ou pour le moins pessimistes et attentistes du genre : « S’ils avaient respecté les enseignements de l’Islam, ils n’en seraient pas là !».

Entre une ancienne éthique qui meurt et celle nouvelle qui hésite à naitre, ou à renaitre, il y a place à un dialogue large et inclusif des sphères religieuses et culturelles du monde entier, notamment l’islam. Dans cette perspective de dialogue pour la « bientraitance » de l’animal, il ne saurait être question de laisser en rade les références scripturaires de l’islam (Coran et hadiths) qui comportent des éléments d’éthique auxquels les populations musulmanes sont censées être plus sensibles.

A l’entame de l’exposé de réflexions préliminaires qui va suivre, nous posons la question suivante : « En quoi le Coran et les hadiths peuvent-ils servir de justificatifs ou de motifs à une obligation morale de bientraitance animale ? »
Selon le Coran, toute la création est un réservoir de signes (âyât) qui manifeste les attributs divins d’Omnipotence et d’Omniscience et mérite respect de la part de l’homme qui est invité à s’en émerveiller et à s’en étonner : « N'ont-ils pas médité sur le royaume des cieux et de la terre, et toute chose que Dieu a créée » (Coran 7 : 185)
C’est ainsi qu’il existe deux catégories de signes : les signes du Livre (le Coran) comme couronnement de la révélation et les signes de la Création dont celle des animaux. Les noms d’animaux « La Vache » (al baqarah), « Les Bestiaux » (al an ‘âm), « Les Abeilles » (an-nahl), « Les Fourmis » (an-naml), « L’Araignée » (al ‘ankabût), « L’Eléphant » (al fîl) donnés à des sourates ainsi que ceux qui y sont mentionnés indiquent l’importance symbolique qu’ils revêtent pour leur créateur et auteur du Coran.

Une première lecture du Coran orientée vers la thématique du statut de l’animal permet de classer les versets qui en parlent dans les intitulés suivants : existence et dignité ; valeur de signe ; âme spirituelle ; diversité et beauté ; la valeur de parabole et d’analogie ; valeur d’imitation et d’enseignement ; valeur de service. Ces intitulés mettent un bémol sur le concept de l’animal-ressource.

Existence et dignité

Le mystère du processus de venue à l’existence fonde chez le croyant qui tient pour vrai que c’est Dieu seul qui en est l’auteur, une profonde révérence pour Celui-ci et un émerveillement sans cesse renouvelé face à l’existence de ce qui existe. Même pour le non croyant, cette étrangeté qui fait que la « nature » soit quelque chose plutôt que rien, selon la phrase de Leibniz, lui confère une valeur intrinsèque et inhérente méritant respect et considération. Tout cela se passe en dehors de l’intervention et des préférences humaines et comporte du sens. Croyants et incroyants convergent dans l’émerveillement face à ce qui est mais divergent quant à la raison de leur commune attitude. Voici quelques versets qui illustrent cette thématique suivis de brefs enseignements qu’on peut en tirer :
« Quand ils arrivèrent à la Vallée des Fourmis, une fourmi dit : «Ô fourmis, entrez dans vos demeures, [de peur] que Salomon et ses armées ne vous écrasent [sous leurs pieds] sans s’en rendre compte» » (Coran 27 : 18).

Enseignement : l’animal cherche à conserver sa vie et celle de sa communauté (nous verrons que le Coran applique le terme de « Oumma » aux animaux comme aux humains) et cette fourmi dont on pourrait parler de l’identité ailleurs laisse comprendre que le prophète-roi Salomon et ses troupes ne sauraient les écraser juste pour le faire. Elle donne bien un exemple d’application du devoir de protéger et ne risque pas d’être accusée de non-assistance à fourmis en danger.

« Et Allah a créé d’eau tout animal. Il y en a qui marche sur le ventre, d’autres marchent sur deux pattes, et d’autres encore marchent sur quatre. Allah crée ce qu’Il veut et Allah est Omnipotent. » (Coran 24 : 45).
Enseignement : dans la diversité de leurs modes de locomotion, les animaux sont une illustration de la Volonté d’Allah de créer de la diversité spécifique s’entend ici.
«Il n’y a point de bête sur terre dont la subsistance n’incombe à Allah qui connaît son gîte et son dépôt ; tout est dans un Livre explicite » (Coran 11: 6).
Enseignement : Dieu est le garant de ce qui est nécessaire à la nourriture de l’animal et cela requiert une connaissance parfaite de son écosystème, de sa place et de sa fonction dans la biosphère.
« N'ont-ils pas vu que Nous poussons l'eau vers un sol aride, qu'ensuite, Nous en faisons sortir des cultures que consomment leurs bestiaux et eux-mêmes? Ne voient-ils donc pas ? » (Coran 32 : 27). Enseignement : allusion à ce même souci de Dieu pour les conditions d’existence de l’animal.
« … Qui du ciel, a fait descendre de l'eau avec laquelle, Nous faisons germer des couples de plantes de toutes sortes. «Mangez et faites paitre votre bétail». Voilà bien là des signes pour les doués d'intelligence » (Coran : 20 : 53-54).
Enseignement : il incombe à l’humain de s’occuper des conditions de vie du bétail dont il est le « propriétaire ». Ici apparait la notion de responsabilité à l’égard du bétail.

La valeur de signe : invitation à scruter l’animal

Tant que la mentalité de l’animal-ressource prévaudra, il y aura un obstacle majeur à l’émergence d’une éthique de la « bientraitance animale » Par contre, le Coran rend possible une autre façon de se représenter la « nature animale » eu égard aux valeurs et significations plurielles qu’il lui accorde. Dans ce cadre, l’analogie que le Coran établit entre Lui-même et les mondes (al ‘âlamîn) est d’une pédagogie remarquable et fort instructive. Autant les versets du Coran sont des signes « âyât », faits de lettres arabes ayant chacune son identité propre et associés d’une certaine façon pour faire sens, autant les cieux, la terre et ce qu’il y a entre les deux (pour reprendre une expression du Coran « wamâ baynahumâ » sont des « âyât » faits de ces myriades d’êtres qui les peuplent et de ces multiples phénomènes qui s’y déroulent. C’est en cherchant à comprendre les signes du Coran et aussi les signes des mondes que l’on devient intelligent. Dès lors, toute la création observable devient transparente car rien n’est là par hasard et sans signification. D’ailleurs, le père des humains avait reçu le don de la capacité à nommer « toute chose » dès qu’il a été investi Calife de Dieu sur terre : « Et Il apprit à Adam tous les noms » (Coran 2 : 31) Voici des versets qui illustrent cette thématique :
« Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés, et le ciel comment il est élevé, et les montagnes comment elles sont dressées et la terre comment elle est nivelée ? » (Coran 17 : 20).
Enseignement : il n’est pas difficile de comprendre que l’allusion au chameau s’explique par la familiarité du bédouin, qui est le premier à entendre le Coran, avec cet animal. Mais tout de suite après, sont mentionnés des domaines d’observation qui concernent tout le monde. Vu que le bédouin vit au quotidien avec le chameau, il en connait certainement quelques facettes à travers l’habitude du regard routinier et désintéressé. Toutefois, le Coran l’invite, et au-delà de lui, toute le monde, à un supplément d’observation pour aller plus loin et méditer sur le « comment » de la création du chameau. En d’autres termes, l’observateur est invité à se poser la question de ce qui fait que le chameau soit chameau et de ce qui le distingue des autres animaux ? Ainsi, les bases d’une science du monde animal sont posées sur la base d’un va-et- vient entre l’observation et la réflexion.
« Certes dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux hommes, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle il redonne vie à la terre une fois morte et y dissémine toute sorte d’animaux, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre ciel et terre, dans tout cela, il y a des signes pour des gens qui réfléchissent » (Coran 2 : 164).
Enseignement : chacun des énoncés mentionnés dans ce verset est l’objet d’un domaine de connaissance qu’il convient de toujours plus et mieux approfondir et qui de nos jours ont pour noms : astronomie, mécanique céleste, océanographie, météorologie, biologie des sols, biodiversité (l’expression coranique est « min kulli dâbbah »), géographie, etc.
« Parmi Ses signes est la création des cieux et de la terre et des êtres vivants qu’Il y a disséminés. Il a en outre le pouvoir de les réunir quand Il voudra. » (Coran : 42 : 29). Enseignement : le signe de la biodiversité revient en plus de l’information selon laquelle l’animal ne périt pas au sens de finir au néant. Il meurt et retourne à Dieu.
« Et dans votre propre création, et dans ce qu’Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude. » (Coran 45 : 4)
« Vous avez certes dans les bestiaux, un sujet de méditation. » (Coran 23 : 21)
« N’as-tu pas vu que, du ciel, Allah fait descendre l’eau? Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des sillons blancs et rouges, de couleurs différentes, et des roches excessivement noires. Il y a pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux, et les bestiaux. Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur. » (Coran 35: 27-28)
Enseignement : autre mention de la biodiversité spécifique par la variété de coloration de la peau des animaux dont la science moderne commence à mieux comprendre la nature et le fonctionnement. A ce niveau, il ne s’agit pas d’en dire plus.

La nature spirituelle de l’animal : sa participation à la psalmodie cosmique

L’acceptation d’une source de vérité qui vient en supplément à la raison, et non pour la disqualifier, pourrait être une alternative à l’anthropocentrisme radical qui nourrit la mentalité adossée au concept de l’animal-ressource. Cette source autre est appelée révélation par les croyants notamment de la tradition abrahamique qui la considèrent comme une guidance divine. C’est ainsi que le Coran nous donne à méditer sur non pas une activité mais une œuvre cachée et voilée aux modes de connaissance ordinaires dont est capable l’humain. Cette œuvre d’ordre spirituel imperceptible de l’humain consiste en une sorte de psalmodie cosmique accomplie par toutes les créatures sous le mode de ce que le Coran appelle Tasbîh (déclamation de la louange de Dieu).

Il s’agit d’un service spirituel constitutif de la créature et qui est une fin en soi. Tout le cosmos n’existe que d’être le chantre incessant de la Louange de Dieu : « Les sept cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent, célèbrent Sa gloire. Et il n’existe rien qui ne célèbre Sa gloire et Ses louanges. Mais vous ne comprenez pas leur façon de Le glorifier. Certes c’est Lui qui est Indulgent et Pardonneur. » (Coran 17: 44)
Seuls les humains et les jinns, les deux êtres dépositaires de libre arbitre peuvent s’affranchir de cette fonction spirituelle. Dans une telle perspective, la « nature » y compris l’animal ne peut pas être réduite à de la matière et à de la ressource. L’animal offre toutes sortes de services à l’humain tout en étant en prière pour accomplir une fonction à elle inhérente. Elle est dotée d’une âme spirituelle, de laquelle on ne peut la séparer, qui mérite respect et considération. C’est donc une autre « nature » de l’animal qui est révélée laquelle fait que celui-ci accomplit jusqu’à sa mort la célébration sans relâche de la Louange de Dieu (tasbîh bihamdillah) et la prosternation devant Sa grandeur (sujûd).
Ces versets nous disent qu’en plus des fonctions et rôles que le savoir scientifique nous permet d’observer et d’expliquer dans une certaine mesure, les créatures ont un comportement spirituel. L’animal est créé pour participer à la Gloire de Dieu et pas seulement pour les usages que les humains peuvent en faire. A ce sujet, voici des versets incontournables :
« Nous avons certes accordé une grâce à David de Notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d’Allah) » (Coran 34 : 10)
« N’as-tu pas vu que c’est devant Allah que se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre, le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux, ainsi que beaucoup de gens ? » (Coran 22 : 18)

Le cas du prophète Dâwud (David) célébrant le Tasbih en cœur avec des oiseaux et des montagnes opère comme un signe dans les signes vu que la frontière humain-animal et humain-pierre devient caduque pour laisser place à une fraternité et une communion dans la louange à Dieu. Cette exception peut-être comprise dans le sens où c’est un honneur qui lui a été fait peut-être parce-que sa Psalmodie de la louange de Dieu était tellement sincère, intense et profonde que Celui-ci a voulu le faire accompagner par tout le cosmos dans sa composante vivante (les oiseaux) comme dans sa composante inanimée (la pierre). On sait aussi toujours par le Coran, que cette rupture de frontière est offerte à Salomon qui parlait et entendait les animaux. Toutefois, Salomon avait à son service des animaux, des jinns et le vent pour ne parler que des non humains, alors que David était en service cultuel avec des oiseaux.

L’existence révélée de cette âme spirituelle chez l’animal fait de lui une créature enchantée par une sorte de qualité propre, un attribut réel mais caché ou voilé à la raison et qui lui donne une valeur inhérente et intrinsèque indépendantes de la subjectivité humaine. A travers cette optique théologique, apparait une nouveauté significative en ce que la reconnaissance de cette dimension spirituelle de la « nature » animale peut aider à affaiblir la rage de possession et de domination qui alimente toute les maltraitances infligées à cet être vivant. Libéré de l’emprise carcérale du concept animal-ressource, l’humain devient capable de penser et d’assumer un rapport à l’animal bâti sur l’obligation morale de bientraitance.

A l’aune de la morale islamique, la bientraitance notamment animale peut recouvrer les trois notions suivantes : Ihsân (bel-agir, bienfaisance), Rahmah (compassion, miséricorde), et rifq (douceur, tendresse). A ce stade, nous n’en dirons pas plus sur les fondements scripturaires de cette triptyque ni sur les modalités de son application.
Cependant, il est crucial pour ne pas contredire le dogme de l’islam, de faire la différence entre cette « nature » spirituelle de l’animal et sa sacralisation par le truchement du panthéisme, de l’animisme ainsi que des cosmovisions apparentées plus récentes comme l’égalitarisme biocentrique.



Mardi 31 Octobre 2017


Commentaires

1.Posté par issa le 31/10/2017 08:26 | Alerter
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La Sunna bénie garde en elle l'attestation d'une compréhension et d'une harmonie entre le croyant et le monde animal avec pour but l'harmonie cosmique que l'on peut nommée la louange du Créateur Universel ( Al Khaliq ), glorifié soit-Il.
Le Prophète Muhammad, Paix sur lui, consola une chamelle maltraitée, après qu'elle s'était plainte à lui des mauvais traitements de son propriétaire. Cette douceur prophétique fut également porté au monde végétal par le tronc du palmier de la mosquée qui se mit à gémir suite à la mise en place du minbar.
Les frères Messager du Prophète, Paix sur eux, comme Sulayman, eurent cette même miséricorde et compréhension de la voie seigneuriale.

2.Posté par YYY le 31/10/2017 19:21 | Alerter
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Le croyant ne peut que reconnaitre la Grandeur de La Création, en tous points, animaux, êtres humains, nature, planète, espace... et être respectueux de Ses créations, Sobhane Allah. Tout, dans l'absolu tout, sera témoin des actions de chacun, même sa propre peau, langue, mains, pieds, terre, plantes, pierres, les animaux ... Très simplement, une fourmi est à respecter...Tout est Haye = existant, et nos actions est ce que l' on "Haye" fait exister.
Certains "dabbat" sont un décor et d'autres "dabbat" sont utiles (monture, labour, nourriture, vêtement...),c' est une "na'ma/na'im" mine Allah.
Al Nefs sera jugé alors que l'animal n'est que témoin... C' est pour cela, que l'on nomme le nom D' Allah avant d' égorger un animal.

3.Posté par kadiri le 05/11/2017 14:39 | Alerter
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Origine des Camélidés '' Cham*eaux et dromadaires"
Observation : M. Ahmadou Kanté, auteur de l'article intitulé : " De la condition animale en Islam: l'Islam et le souci de la bientraitance animale (Partie 1) " publié par le Site Alterinfo, du mardi 31 octobre 2017, se trompe de sourate. IL évoque la sourate Al-Isra n° 17, le voyage nocturne.
Laquelle est intitulée " Sourate Al-Isra N° 17 "Sourate Le voyage nocturne"
verset 20, (Coran.)
IL recopie le verset 20, lequel ne mentionne nulle part, ni les «chameaux», ni les dromadaires, deux espèces différentes de l’espèce des camélidés.
C'est la sourate Al-Ghachiya "L'enveloppante" n° 88, verset 17, la seule qui évoque l'espèce des Camélidés.
L'Auteur mentionne la sourate Al-Isra, à la place de la sourate Al-Ghachiya n° 88 Coran. IL commet une grave erreur impardonnable. IL est impératif à tout auteur intervenant de respecter les versets du Coran et avant de soumettre les versets du Coran à une éventuelle publication, il est vivement recommandé de vérifier les sources et les référence. L'auteur, imprudent, mentionne par erreur la :
سورة الإسراء ( Sourate N° 17 verset 20 lequel dit :
كُلاًّ نُّمِدُّ هَؤُلاء وَهَؤُلاء مِنْ عَطَاء رَبِّكَ وَمَا كَانَ عَطَاء رَبِّكَ مَحْظُورًا ﴿٢٠﴾
Verset 20. "Nous accordons abondamment à tous; ceux-ci comme ceux- là, des dons de ton Seigneur. Et les dons de ton Seigneur ne sont refusés [à personne].''
Autre traduction du verset 20 :
" Nous le donnons à tous, (celui qui veut ce monde ou l’au-delà). Et ceci fait parti de la bienfaisance de ton Seigneur. Les bienfaits de Ton Seigneur ne sont pas restreints." IL y a lieu de signaler que le verset 20 n'évoque nulle part les camélidés. ( El-Ibili en arabe )


L'auteur écrit ce qui suit ci-dessous:
« Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés, et le ciel comment il est élevé, et les montagnes comment elles sont dressées et la terre comment elle est nivelée ? » (Coran 17 : 20). 
Observation : Erreur sur la sourate et le verset. Ce n'est pas la sourate Al-Isra N° 17, verset 20.? l'auteur se trompe et écrit " Coran 17:20"? l'auteur a choisi la traduction du Dr Muhammed Hamidoulah.! Une traduction controversée. !
L'auteur ajoute et écrit :
" Enseignement : il n’est pas difficile de comprendre que l’allusion au chameau s’explique par la familiarité du bédouin, qui est le premier à entendre le Coran, avec cet animal."
" Vu que le bédouin vit au quotidien avec le chameau, il en connait certainement quelques facettes à travers l’habitude du regard routinier et désintéressé."
Observation : C’est faux ! Le chameau se trouve essentiellement en Chine et en Mongolie. Le bédouin ne connait que le dromadaire à une seule bosse.
l'auteur écrit en outre :
" Tout le monde, à un supplément d’observation pour aller plus loin et méditer sur le"
« Comment » de la création du chameau. En d’autres termes, l’observateur est invité à se poser la question de ce qui fait que le chameau soit chameau et de ce qui le distingue des autres animaux "?
Observation : Chameau ou dromadaire ? Une bosse ou deux ? Il est souvent difficile de distinguer ces deux espèces de camélidés à cause de la confusion des narrateurs fraudeurs de la Bible lesquels ne savaient pas faire la distinction entre les chameaux et les dromadaires. ?
Le camélidé est un animal spécial, qui produit de l'hydrogène par la graisse de sa bosse et grâce à l'oxygène qu’il reçoit par ses narines, il produit une quantité suffisante d'eau pour pouvoir traverser les déserts les plus arides, notamment les Ergs du Sahara. En outre, il possède des pates spéciales pour pouvoir traverser les dunes de sable et possède aussi d'autres qualités spécifiques biologiques supérieures à toutes les espèces animales.
Les narrateurs de la Bible, notamment les auteurs anonymes du livre de la Genèse premier livre du Pentateuque) , se sont trompés, entre le dromadaire et le chameau..? Les pseudo-historiens judéo-chrétiens sont responsables de cette confusion générale et ignoraient que les deux espèces des Camélidés vivaient dans des continents différents et le dromadaire ne possède qu'une seule bosse, alors que la chameau possède deux bosses.? IL y a donc, entre les deux espèces des différences notables dans le domaine de la morphologie génétique.
Les auteurs du livre de la Genèse de la Bible, complaisants ne savaient pas faire la différence biologique entre le chameau d'une part et le dromadaire, d'autre part, selon la distinction scientifique.
1) - Le dromadaire est en réalité le nom d'un genre (Camelus) dans la famille des camélidés. IL ne possède qu'une seule bosse. Le dromadaire est originaire, du Proche -Orient ( Arabie, Yémen et d'Afrique, et s'appelle aussi dromadaire d'Arabie (Camelus dromedarius). La Bible ne mentionne dans les livres du Pentateuque que les chameaux, ce qui prouve, que la Bible n'est pas la Parole de Dieu.
2) -L'espèce que l'on nomme couramment chameau est originaire d'Asie, et son nom complet est le chameau de Bactriane (Camelus bactrianus).
Le chameau est un camélidé de l'espèce des chameaux de Bactriane qui ont deux bosses, contrairement aux camélidés de types de dromadaires d'Arabie. Ils auraient besoin de plus d'énergie pour résister au froid des déserts de Mongolie et de Chine. L'espèce que l'on nomme couramment chameau est originaire d'Asie, et son nom complet est le chameau de Bactriane; cet animal n'existe ni au Proche-Orient ni en Afrique. Cependant,
ces deux espèces sont de la même famille et du même genre. Ils ont beaucoup de points communs au niveau morphologique, sauf que le dromadaire d'Arabie n'a qu'une bosse sur le dos, tandis que le chameau de Bactriane en a deux.
Le dromadaire ne rencontre jamais le chameau de Bactriane ; ils vivent sur deux continents différents et ont donc évolué indépendamment. Le dromadaire d'Arabie, est adapté au climat des déserts chauds (Sahara, péninsule Arabique, etc.), tandis que le chameau (ou chameau de Bactriane) vit dans les déserts plus froids d'Asie (en Mongolie et en Chine). Ce dernier a besoin de plus d'énergie que le dromadaire pour survivre à la chaleur et au froid.
Le verset sur les Camélidés, se trouve dans la -
سورة الغاشـيـة
Sourate Al-Ghachiya
Bismi Allāhi Ar-Raĥmāni Ar-Raĥīmi
أَفَلَا يَنظُرُونَ إِلَى الْإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ ﴿١٧﴾
88/Al-Ghachiya-17: 'Afalā Yanžurūna 'Ilá Al-'Ibili Kayfa Khuliqat.
Voici ci-dessous les mauvaises traductions :
1°) - "Ne voient-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés." traducteur : Imam Iskender Ali Mihr.
2°) - " Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés". Traducteur : Dr. Muhammad Hamidoulah.
M. Ahmadou Kanté a donc choisi la traduction erronée ci-dessus du Dr Muhammed Hamidoulah.?
Le Saint livre du Coran. Sourate Al-Ghachiya n° 88, verset 17 :
- Allah n'évoque au verset 17, ni les Chameaux, ni les Dromadaires. Le verset divin mentionne au pluriel, les "Camélidés". ( Al-Ibili en arabe . ?)
Voici le verset 17 de la Sourate Al-Ghachiya, n° 88.
Bismi Allāhi Ar-Raĥmāni Ar-Raĥīmi
أَفَلَا يَنظُرُونَ إِلَى الْإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ ﴿١٧﴾
88/Al-Ghashiya-17: 'Afalā Yanžurūna 'Ilá Al-'Ibili Kayfa Khuliqat.
La traduction la plus crédible est ci-dessous :
88 : 17. - " Ne voient-ils pas comment les Camélidés ont été créés." !
88/Al-Ghashiya-17: 'Afalā Yanžurūna 'Ilá Al-'Ibili Kayfa Khuliqat.
Observation : Le verset 17 ne mentionne, ni le dromadaire, ni le chameau. Le verset évoque, l'espèce camélidé au pluriel. "Al- Ibili " Avec mes salutations. KADIRI Jilani.

4.Posté par YYY le 07/11/2017 10:13 | Alerter
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@kadiri

Pour commencer, concernant les Animaux, ils sont nommés Al- An'am / Al-Dabat et
Allah a tout agencé la Terre / madada Arda, à la mesure de l' Homme '' khalifa fi l Ardi ''
L' Homme et le Jinn, a son libre arbitre et cela, à la différence des Dabat / animaux.
En d'autres termes, c'est d'une bonté/na'ama venant d'Allah que tout est à notre mesure. Cela pour le plaisir, en décor et le service comme la monture, l' alimentation, vêtements...et pour que l' Homme qui à mine Rouhou Allahou voit qu'il possède la faculté de nommer les choses de parler et DONC DE remercier ALLAH EN L' ADORANT.
Les animaux, les hommes, la Terre...sont à respecter au plus haut point, comme tout ce qui est dans l' Univers. Contrairement aux animaux, les Hommes et Jinns qui ont un libre arbitre seront Jugés.
Et le jugement est fait suivant ''al-Amr/règle/acquis''.
Vous avez relevé à juste titre, Sourate Al Isra S17 V20; est en lien avec le libre arbitre et « ha-oula-i », Sobhane Allah.

Les tunisiens utilisent l'expression ''washna haouli-k , qifa hawala-k'' = Comment va ton état/tes affaires ?»

Ha-ou-la-i:
Ha = cela/cette chose que voilà __ ou = actant qui est concerné __ la = qui est _ i = ءِ = faits de l' actant
Haou = la chose est là
oula-i = c'est sa propriété à lui
La-i = c'est à lui en dû
Le ''i'' laisse entendre que «c'est ce qui, fait que c'est de lui...»

Sourate Al-Isra S17 V20 traduction au sens proche des radicales
بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

كُلًّۭا نُّمِدُّ هَـٰٓؤُلَآءِ وَهَـٰٓؤُلَآءِ مِنْ عَطَآءِ رَبِّكَ ۚ وَمَا كَانَ عَطَآءُ رَبِّكَ مَحْظُورًا

Koullam nnou-mid-dou
sens 1 : Chacun/tous (ceux qui cherchent Al-Akhira et les ceux qui cherchent Al-Douina) Nous lui attribuons
sens 2 : Absolument tout ce que Nous attribuons

ha-oula-i = correspond à ce qui est mérité pour lui

wa ha-ou-la-i mine 'ata-i Rabbik
et ce qui correspond à ce qui est pour lui, est attribué par l' Éducateur.

Wa ma kana 'atA-ou Rabbika mahdzora
Et pourtant n'est que attribué de ton Éducateur ma-hdzora = ce qui est.présenté, prêt, accessible.

Ce verset se comprend bien quand on l' écoute et le lit en même temps en Arabe et en écoutant au minimum du verset 17 au verset 22. (S17 V17 à V22)


La haoula wa la qowata ila bi Lah, je conseille la récitation des Cheikh Manchawi ou Tablawi en Mujawwad.

Les Camélidés= Ibili sont aussi nommés dans Sourate Al-An'am S 6 V144,

Il faut lire S6 les versets 143 et 144 ensembles.
Ces deux versets définissent les termes:

A-zwaj = 1 de 2 zwaj
Zwaj-yne = réunion de 2 A-zwaj (un entier crée)

shnayn = 2

Ounshaya = issu du premier créé = féminin = les 2 en 2 cad 2/2= 1 (issue de l'entier premier créé ddzakara)
ounshaya-yne = 'le' suivant féminin en paire cad 2 = les deux femelles = 2/1 = 2

A-shnay-yne = le suivant en paire: 2 .
ddzakara = premier créé (entier) = masculin ; ddzakara-yne = les deux premiers crées mâles en paire,

yne = marque la paire, bis-nomme, duel...
fard = 1 de la paire (singulier/isolé),
qarba = 1 de issu d'un ensemble comestible.
(suivant la phrase, le Alif en début de mot peut dire :1 et fin de mot : 2 ou féminin)

Allahou Ahad soubhana Lah

Dans S81 Sourate Ta-kouir = سورة التكوير = ( kouir / كور = cuire comme en français, à voir '?' en arabe le four = kouirat et non l'Obscurité ''obscure = dzal = mal'')

S81 V7
وَإِذَا ٱلنُّفُوسُ زُوِّجَتْ
wa idza nnoufousou zouwijat
Et lorsque, La Nefs sera réunie
Les sons ''ou'' marquent; l' actant, le sujet, et les absolus entiers dans son ensemble défini.

S81 V4.
ٱلْعِشَارُ = Al 'Isharou ??? = chamelles??? FAUX
Je pense que c'est 'Ishrou ; 'ashrou / reverser la somme dû sur les gains, le dixième de la récolte... exemple: 1/10 sac de blé qui devrait être «zakat fi sabili Lah/mane pour le bien avec quoi aller vers et donner à Allah» et de notre temps, « 'Ishrou 'atalat », presque plus personne ne la fait.

Allahou A'lam Al 'Ali Al 'Alim Al 'Azim

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