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De l’islamophilie des Germains


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Si le monde occidental connaît à l’heure actuelle une grande vague d’Islamophobie, cette focalisation des musulmans ne doit pas faire oublier certaines positions intellectuelles européennes très positives envers l’Islam.


Aïssam Aît-Yahya
Samedi 29 Décembre 2012

De l’islamophilie des Germains

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بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d’Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

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On peut donc nommer cet ensemble de sentiments, d'idées, de déductions et d'analyses convergents tous vers un jugement favorable et d'opinions bienveillantes envers l'Islam et sa civilisation, par le qualificatif d'Islamophilie.

Il faut préciser qu'il ne s'agit pas là d'une simple admiration pour une culture, ses œuvres et son histoire (que l'on peut trouver massivement et partout encore aujourd'hui, cela même chez des islamophobes doctrinaux), mais bel et bien d'un raisonnement ''rationnel'' statuant sur le fond de ce qu'est l'Islam, tout le contraire donc d'une simple attirance vers une culture « orientale » toujours belle et envoûtante car exotique pour un « Occidental »... Parmi ces traditions islamophiles, celle issue de l'Allemagne est particulièrement intéressante, par ses nombreuses spécificités et tout ce qu'elle suppose implicitement. Il serait très utile de développer considérablement les origines de cette islamophilie germanique, ce qu'elle recouvre en terme de proximité culturelle et même identitaire entre deux types de populations qu'apparemment tout semble opposer. Dès lors on pourrait aisément, à l'aide de l'anthropologie, de l'histoire et de la sociologie, montrer qu'il y a certainement des éléments convergents entre la mentalité « germanique » et « musulmane » dans certaines catégories conceptuelles préalablement définies. Même si une telle étude ''psycho-historisante'' pourrait nous en apprendre beaucoup sur nous, musulmans d'Occident, et sur certains de nos concitoyens non-musulmans, nous n'en esquisserons ici que quelques petits traits, libre aux lecteurs et aux spécialistes d'approfondir le sujet. Des Germains aux Allemands Nous avons dit au préalable ''islamophilie d'origine allemande'', mais on pourrait penser de manière générale à un idéal-type d'esprit germanique qui sera porté plus tard vers une relative islamophilie. Mais avant cela, il faut obligatoirement rappeler quelques spécificités historiques très importantes pour comprendre le pourquoi de cet esprit germanique particulier. Si les aigles impériaux des légions romaines ont été partout victorieux, de la Judée à la Bretagne, rappelons que les sombres forêts de la Germanie ont vraisemblablement symbolisé leurs pires cauchemars. Et après le massacre de la bataille de Teutobourg (An 9 : dans laquelle trois légions romaines furent exterminées) Rome renoncera définitivement à vouloir contrôler la Germanie, son ambre [1] et ses centaines de peuples et tribus, comme elle avait pu le faire en Gaule celtique. Or, cela a une grande importance, car après la conversion chrétienne de l'empire Romain, toute une partie de l'Europe sera préservée pour longtemps de ce christianisme paulien qui avait triomphé à Rome. Dès lors, des régions entières de l'Europe germanique résisteront à l’évangélisation jusque très tard encore dans le Moyen-Age (Germanie saxonne et Scandinavie). Paradoxalement, les invasions barbares en mettant fin à l'empire romain, mirent directement le christianisme au contact des peuplades germaniques jusque-là plus ou moins réfractaires. On peut dire que ce sont avant tout des considérations d'ordre politique qui poussèrent certains rois germaniques à adopter le christianisme afin de légitimer ainsi leur pouvoir aux yeux des populations gallo-romaines (Clovis et les Francs en Gaule). A ceci près que de nombreux peuples germains adoptèrent des versions ''hérétiques'' du christianisme, notamment celles qui refusèrent la divinité de Jésus et la trinité, tel l'arianisme. C'est ainsi que le dogme prêché par Arius était la forme privilégiée du christianisme germanique (notamment chez les Wisigoths, Vandales, Burgondes, etc.). De nombreuses sources historiques témoignent même d'anciennes polémiques montrant comment il paraissait absurde à ces Germains de se convertir à une foi qui professait un dieu mort crucifié sur une croix de bois et donc absurde d'abandonner leurs divinités pour une telle religion... Ainsi, au sortir du Moyen-Age (période à laquelle le catholicisme romain a triomphé de manière absolue), il n'est pas étonnant de constater que la remise en cause de ce christianisme prit d'abord naissance dans l'espace culturel allemand (déjà avec Jean Huss à Prague au début du XVe siècle) et que c'est avec Luther (début du XVIe siècle) que commence ce qu'on appellera la Réforme protestante, une tentative de réformer entièrement le christianisme. Plus tard, c'est dans cet espace allemand, que vont naître une série de philosophes (Leibniz, Kant et Hegel) dont les travaux vont définitivement achever de séculariser le christianisme au cœur même de ses paradigmes. Et ces derniers annoncent même les Feurbach, Marx et Nietzsche qui chercheront à en finir définitivement avec le christianisme et à s'en libérer. Parallèlement à cela, même la théologie allemande protestante fut un élément moteur important : à la fois dans une certaine relativisation du christianisme, mais aussi dans la mise en place d'une vaste culture théologique et philosophique formant des théologiens poussés vers la recherche scientifique du Vrai et le souci de la Vérité où qu'elle se trouve. Trois regards allemands sur l'Islam Ce rapide aperçu historique va nous permettre de comprendre et surtout de replacer dans leur contexte les interprétations islamophiles de l'Islam par trois grands personnages de l'histoire, tous authentiquement allemands dans leurs esprits, leurs références, leur culture, dans leurs filiations idéologiques et philosophiques. Le premier d'entre eux est Wolfgang Goethe (1749-1832). L'un des grands esprits de son temps, excellant en diverses disciplines, il marque durablement son empreinte dans la littérature du monde occidental. L’intérêt de Goethe pour l'Islam coïncide avec le début de l'Orientalisme en Europe (courant d'abord littéraire et artistique, puis scientifique, s’intéressant aux civilisations et cultures orientales). On peut dater sa rencontre avec le Coran vers 1770 quand un théologien protestant du nom d'Helder lui en conseilla vivement la lecture. Très vite, Goethe est subjugué par les paroles coraniques : « Le style du saint Coran est fort, immense, fécond et porte une vérité merveilleuse » dit-il (polyglotte attesté, certains pensent qu'il lisait aussi l'arabe). On peut lire par exemple dans sa Correspondance avec Eckermann : « Vous devriez avoir étudié comme moi depuis cinquante ans l’histoire de l’Église pour comprendre comme tout cela se tient. Par contre, il est extrêmement curieux de voir avec quelles doctrines les mahométans commencent leur éducation. Ils inculquent tout d’abord à leurs jeunes gens comme base de la religion la conviction, que rien ne peut arriver à l’homme qui ne lui soit déjà depuis longtemps prédestiné par une puissance divine, régulatrice de toutes choses, et les voilà cuirassés pour la vie ; ils sont tranquilles et n’ont presque plus besoin d’autre chose ».[2] Cette foi en la prédestination et à l'inéluctabilité du décret divin n'est pas une simple vue de l'esprit, mais Goethe la pratique de façon effective dans les moments les plus incertains de sa vie. Et lorsque les armées révolutionnaires françaises et plus tard napoléoniennes, envahissent et occupent les états allemands, il écrira dans ses souvenirs : « Le danger me menaçait et j’ai cru subitement à la réalisation irréversible de la volonté divine. Cette croyance m’a beaucoup aidé dans ces moments délicats. En vérité, l’Islam a été mon meilleur guide dans cette situation ». Dans ''West-östlichen Divan'' : « La foi dans le Dieu Unique a toujours cet effet, qu’elle élève l’esprit, parce qu’elle indique à l’homme l’unité dans son propre être ». On sait aussi que Goethe a profondément médité certains versets très particulièrement, tel le verset 115 de la sourate la Vache : « A Dieu seul appartiennent l'Est et l'Ouest. Où que vous vous tourniez, la Face (direction) de Dieu est donc là, car Dieu a la grâce immense ; Il est Omniscient » et le verset 144 de la sourate La famille d’Imran: « Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés - s'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? ». Dès lors, on peut tenter d'expliquer cette attirance envers l'Islam par plusieurs idées philosophico-religieuses qui apparaissent ici chez Goethe et qui vont se perpétuer plus tard chez d'autres esprits allemands, car il apparaît évident que l'attrait de l'Islam chez Goethe est sûrement dû : - au refus islamique de l'anthropomorphisme - au monothéisme véritable et anticlérical de l'Islam - à l'acceptation et soumission à l'ordre divin - au simple caractère humain du prophète Mohammed - à la supériorité et l'excellence de l'esprit mohammedien Ce sont ces cinq idées principales qui ressortent de tous les écrits et analyses de Goethe sur l'Islam et son prophète. On voit bien ici, que cette attirance n'est pas due à la forme ou à l'esthétique de l'Islam, ni à ses œuvres et réalisations historiques du point de vue de sa civilisation, mais bel et bien à des points du dogme musulman lui-même. Dès lors, nombreux seront ses témoignages islamophiles dans les correspondances qui ont été conservées, mais aussi parmi ses diverses œuvres, romans, poésies ou pièces de théâtre. A Gottfried Herde, il écrit : « J’invoque Dieu pour toi comme Moise dans le saint Coran, quand il dit : "Seigneur, ouvre-moi ma poitrine ». A Zetler : « C’est dans l’islam que je trouve parfaitement exprimées mes idées ». Dans sa lettre à J.H. Meyer : « Il nous faut persister en Islam ». [3] A Willemer : « Tôt ou tard nous devrons professer un islam raisonnable ». [4] A Schopenhauer : « De quelque façon que nous voulions nous donner du courage, Nous vivons tous en islam ». [5] Parfois ces proclamations sont si profondes qu'elles témoignent de bien plus qu'une islamophilie, qu'il s'agisse de son opinion du Coran : « Que le Coran soit le Livre des livres, je le crois comme le croit un musulman » ou du prophète lui même : « il est un prophète, il n’est pas un poète ; donc le Coran doit être considéré comme une loi divine, non pas comme le livre d’un être humain, écrit pour l’instruction ou le loisir ». Semblant comprendre que le Coran est, aussi et surtout, un codex divin établissant un plan que l'humanité doit comprendre pour pouvoir l'appliquer, et non pas de la simple littérature religieuse... Il va même plus loin en énonçant des propos qui sont à rattacher à la croyance sunnite orthodoxe concernant le Coran : « Je ne sais pas si le saint Coran est pré-éternel et je ne me demande pas s’il est contingent, mais je sais que le Noble Coran est le père de tous les livres » ce qui pourrait être compris par les spécialistes comme une réfutation de la doctrine ultra-rationalisante mou'tazilite [6] ou de toutes polémiques théologiques spéculatives autour du Coran. On peut opposer cet état d'esprit de Goethe à certains de ses contemporains français, tel Voltaire avec qui il a souvent été comparé. L’œuvre de Voltaire peut-être comprise comme une guerre incessante à l’Église et aux Christianismes et à travers cela contre toute transcendance monothéiste. Même sa célèbre pièce intitulée « Mahomet ou le fanatisme » visait en réalité l’Église et son clergé (tout en faisant deux coups d'un seul jet !). On sait que Goethe fut l'un des traducteurs allemands de la pièce de Voltaire, lui-même rédigea peu après une pièce ayant pour sujet le prophète, d'un traitement totalement différent, il n'en reste que très peu de trace, mais il avoue lui-même, qu’après avoir lu celle de Voltaire : « ... se développa en moi le dessein de représenter […] la vie de [Mohammed] que je n'ai jamais pu considérer comme un imposteur... ». [7] Concernant une prétendue conversion à l'Islam de Goethe, absolument rien ne permet de le dire, mais on sait que lui « ne refuse pas le soupçon que lui-même soit un musulman ». [8] Ces positions islamophiles de Goethe vont être reprises à sa manière par notre deuxième esprit allemand, Friedrich Nietzsche (1844-1900), plus de 50 ans après. Lui aussi fut un lecteur de Voltaire, dont il prit d'ailleurs le contre-pied, et il considéra le prophète de l'Islam comme l'un de ces esprits supérieurs de l'Humanité, de ces êtres exceptionnels dont les enseignements cherchent à élever les hommes et les sauver (du moins la minorité qui ont en eux de hautes qualités) de l'inévitable déchéance vers laquelle les pousse leur misérable condition. Là encore, on ne peut pas comprendre « l'islamophilie » de Nietzsche sans comprendre sa critique du christianisme et du monde Occidental. Si certains essaient aujourd'hui de relativiser considérablement ses propos, il n'en reste pas moins qu'il se situe dans la juste lignée des cinq idées principales que l'on a extirpées chez Goethe. A ceci près qu'entre Nietzsche et l'Islam, on trouve plus l'attrait de la virilité et de tous ses symboles, l'éloge de la vie dans toute sa réalité terrestre, au delà d'un mysticisme pseudo-religieux utopique abscons, et finalement hypocrite puisqu'il dénature profondément l'homme au lieu d'en tempérer ses excès. Il écrit dans l'Antéchrist, paragraphes 59 et 60 : « Si l’Islam méprise le christianisme, il a mille fois raison : l’Islam suppose des hommes pleinement virils…Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds !) – Pourquoi ? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure !… Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière [...] Voyons donc les choses comme elles sont ! Les croisades ? Une piraterie de grande envergure, et rien de plus ! La noblesse allemande, au fond une noblesse de Vikings, y était dans son élément : l’Église ne savait que trop bien comment on tient la noblesse allemande… [...] La noblesse allemande est à peu près absente de l’histoire de la culture supérieure : on en devine la cause… Le christianisme, l’alcool – les deux grands moyens de corruption… En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance : ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. « Guerre à outrance avec Rome ! Paix et amitié avec l’Islam » C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II [Hohenstauffen]." Il est donc assez risible de voir comment la philosophie antireligieuse de Nietzsche est aujourd'hui utilisée par des islamophobes contre l'Islam. Les analyses nietzschéennes sont proportionnellement plus antichrétiennes qu'antireligieuses. Et heureusement pour le philosophe du terroir Michel Onfray ou le béni-oui-oui tunisien Abdelwahab Meddeb que le ridicule ne tue plus[9], car ces philosophes auraient dû savoir que la critique de Nietzsche envers la religion est avant tout une critique purement allemande contre le judéo-christianisme occidental et à ce titre, on comprend mieux sa sincère islamophilie. Notre troisième regard allemand sur l'Islam fera sûrement couler beaucoup d'encre et susciter la polémique, mais en le replaçant dans notre parcours et en le situant idéologiquement à la suite de Goethe et surtout de Nietzsche, on pourra comprendre qu'Adolf Hitler (1885-1945) constitue une suite logique dans cette analyse. Le problème évident est qu'Hitler symbolise le stade suprême et paroxystique d'une fin de cette tradition islamophile allemande dont nous avons essayé de reconstituer la genèse. Il nous faut donc au préalable dénazifier Hitler dans notre esprit, pour comprendre Adolf, l'assidu lecteur de Nietzsche. Tout en n'oubliant pas qu'Hitler souscrivait totalement à l'analyse nietzschéenne sur l'Islam et le christianisme, mais y souscrivait en tant qu'homme de pouvoir et chef d’État en guerre. Hitler reprend donc le postulat de Goethe, partagé par bon nombres d'islamophiles et d'orientalistes, d'une supériorité certaine du monothéisme professé par l'Islam : « Nous ne comprenons pas que les prêtres s’imaginent Dieu à la ressemblance d'un homme. De ce point de vue, les disciples de [Mohammed] sont, de loin, supérieurs aux prêtres, parce qu'ils n'éprouvent pas le besoin de se figurer Allah physiquement ! »[10]. De même, l'esprit de corps et d'unité a profondément marqué Hitler. Et en tant qu'héritier du pangermanisme, il n'était pas insensible à cette fraternité islamique qui soudait l'ensemble de la oumma : « C'est en effet une particularité du monde musulman que ce qui touche les uns, en bien ou en mal, y est ressenti par tous les autres, des rives de l'Atlantique à celles du Pacifique ». [11] L'influence nietzschéenne est si forte, que dans certains de ces mots, on a l’impression de relire Nietzsche lui-même dans l'Antéchrist : « La civilisation a été un des éléments constitutifs de la puissance de l'Empire romain. La même chose se produisit en Espagne sous la domination des arabes. La civilisation y atteint un niveau rarement atteint. Une époque, indiscutablement, d'humanisme intégral, dans laquelle régna le plus pur esprit chevaleresque. L'intrusion du christianisme y a apporté le triomphe de la barbarie. L'esprit chevaleresque des Castillans est en effet un héritage des Arabes ». [12] Et comme Nietzsche, c'est la virilité, ses symboles et sa culture qu'Hitler admira le plus en tant que chef politique et militaire : « Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l'influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l'islam triomphe. Cette religion récompense l'héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d'un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme ». [13] Chose étonnante et particulière chez Hitler, il dissocie très nettement les Arabes, en tant que peuple, de l'Islam en tant que religion, comme s'il avait intériorisé le fait que les Arabes n'ont été qu'un simple moteur dans la diffusion historique de l'Islam. Et un moteur pouvant, pour lui, être remplacé absolument par les Germains : « Si les arabes avaient gagné la bataille, le monde entier serait aujourd’hui musulman. Ils auraient en effet imposé aux peuples germaniques une religion dont le dogme, propager la foi par l’épée et soumettre tous les peuples à cette foi, était comme fait pour les Germains… Les conquérants [arabes] n’auraient pas pu se maintenir contre les indigènes [germains] plus vigoureux et habitués à la rudesse de cette nature où ils avaient grandi, si bien que, pour finir, ce ne sont pas les Arabes mais les Germains, convertis à la foi musulmane, qui auraient été à la tête de cet empire mondial islamique ». [14] C'est ainsi qu'on peut dire que Hitler germanise l'Islam par et pour sa propre idéologie, afin de remplir ses propres objectifs. On peut donc affirmer qu'il y a dans l'interprétation de l'Islam chez Adolf Hitler une mixture profonde entre son programme et ses désirs issus de la tradition pangermaniste (que le nazisme a repris) et son attirance vers l'Islam issue de tradition islamophile allemande. Ainsi, on voit aussi la nette différence entre l'islamophilie passive du philosophe Nietzsche et l'islamophilie impérialiste et hégémonique d'Hitler : tout en remarquant que Nietzsche a tendance à essentialiser l'Islam aux Arabes, notons que la vision d'Hitler, qui dissocie l'Islam des Arabes, est beaucoup plus contemporaine... Ce qui, somme toute, est tout à fait normal puisque Hitler était avant tout un ''animal'' politique, aussi froid que pragmatique. Comprenons bien ici, que notre référence à Adolf Hitler est due au caractère profondément allemand de sa réflexion, forgée aussi bien dans les cercles pangermanistes à Vienne en Autriche dans sa jeunesse qu'à Munich au cœur de la Bavière conservatrice. Il est l'héritier de toute une culture qui n'est ni née ni morte avec lui. Alors que l'idéologie nazie est non seulement tardive, mais constitue une excroissance négligeable dans cet héritage (aux conséquences certes immenses), elle est donc totalement hors-sujet dans notre démonstration. Hitler correspond donc bel et bien à la fin de cette islamophilie traditionnelle allemande que nous avons commencé à mettre en évidence avec Goethe. Relation germano-musulmane et l'orientalisme sans colonialisme Il faut encore rappeler un autre élément à souligner pour comprendre l'une des facettes de cette islamophilie allemande : c'est l'absence de visée coloniale ou impérialiste envers les pays musulmans de la part de l'Allemagne, telles qu'elles ont pu exister avec la France et le Royaume-uni, mais aussi dans une moindre mesure avec l'Italie et l'Espagne. Nous avons rappelé que l’édification d'un État-nation allemand s'est réalisé extrêmement tard, en comparaison avec d'autres grands pays européens. Il faut rappeler que l'espace culturel allemand relativement vaste au cœur de l'Europe (des Alpes aux Pays Baltes) a pu être une des raisons parmi beaucoup d'autres ayant retardé cette tache. Dès lors l'Allemagne (unifiée dès 1871) est pratiquement absente de l'expansion coloniale européenne, n'héritant que des «miettes» du gâteau africain. Il y a donc eu très tôt de l'Allemagne pour l'Islam, une vision neutre et non motivée par des intérêts politiques impérialistes. Ce qui s'est d'ailleurs manifesté par une alliance avec le Califat ottoman et même une surenchère contre la France pour l’empêcher de s'accaparer le Maroc pour ''protéger son indépendance'' (crise de 1905 et 1911). C'est sur ce postulat que dès le début du XIXe siècle s'est développé une école orientaliste allemande qui encore une fois se détache des autres, par la méthode objective et la rigueur intellectuelle dans l’étude de l'Islam. En comparaison avec d'autres traditions orientalistes (et notamment la tradition française alors qu'elle lui est paradoxalement tributaire) nombre de ces études montrent une honnêteté dans l'analyse du fait « islam », car : « Alors que les Français et les Anglais voyaient l’Orient comme un territoire à exploiter et à administrer, les Allemands s’y sont impliqués surtout de façon académique et savante. Par là, l’orientalisme allemand est devenu, plus qu’ailleurs, un modèle de référence en tant que science universitaire ». [15] C'est peut-être une de ces raisons qui fait que toute cette culture désintéressée et savante, au sens neutre et objectif du terme, a permis aux esprits allemands de souffrir de moins de préjugés et de sentiments d'animosité envers l'Islam, puisqu'ils accédèrent directement aux sources de l'Islam avec un esprit purement scientifique sans autre intérêt que la science. Comment ne pas penser par exemple au Best-seller de l'allemande Sigrid Hunke "Le soleil d'Allah brille sur l'occident" ? Héritière tardive mais directe de cet orientalisme allemand, elle témoigne dans cette œuvre et à de nombreuses reprises, de la proximité entre l'esprit allemand et l'esprit musulman... Au contraire de l'orientalisme français qui, lui, servait des buts politiciens impérialistes et coloniaux : il fallait donc discréditer l'ennemi et le faire haïr aux yeux des Français eux-mêmes, l’étudier pour l'amoindrir, en faisant en sorte de s'attaquer doctrinalement à l'Islam pour réduire son potentiel de résistance auprès des indigènes, voire même le détruire dans le cas extrême de la tradition antireligieuse française. (Ceci dit, relativisons bien les choses, cela ne veut pas dire que l'orientalisme allemand était absolument islamophile et l’École française absolument islamophobe : ce serait réducteur ; mais il y a des tendances qui sont très nettement visualisables, toutes proportions gardées...) L'islam et les Allemands Si on s’intéresse à la ''psychologie allemande'', lointain héritier de son ''esprit germanique'' particulier, que l'on peut qualifier de traditionaliste, conservateur, profondément attaché à la culture, à la terre et à la notion de peuple et d'unité, mais aussi à sa ''rationalité et sa rigueur'' aussi bien dans l'athéisme que dans la foi en une entité divine transcendante, on comprend aujourd’hui que l'Islam attire particulièrement les Allemands. Dès lors que cela soit le Goethe dont on vante partout le génie, qui disait qu'il trouvait dans l'islam l’expression de ses sentiments profonds, ou Nietzsche qui sentait aussi que l'Islam était : "au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens" et le cas extrême d'Hitler qui pensait que : « les peuples régis par l'Islam seront toujours plus proches de nous que la France, en dépit de la parenté du sang » tout converge vers l'idée qu'il y a sans doute des éléments dans le Moi profond de la conscience allemande, qui inclinent vers une islamophilie, bien plus que chez d'autres peuples européens. C'est ainsi que lorsque ces Allemands en quête de spiritualité et d'une foi en une Entité Divine, fatigués d'un christianisme qui substantiellement n'a jamais répondu à leurs forts sentiments intérieurs, commencent d'abord à rejeter cette théologie construite et fabriquée de mille et une contradictions, trop longtemps étouffées et à l’étroit dans l'esprit germanique. Alors que l'Islam plein d’énergie vitale et de vigueur, épousant naturellement l'humanité dans ce qu'elle a de grand, et réfreignant absolument ce qu'elle a de plus bas, cet Islam remettant l'homme à sa place dans l'ordre naturel, terrestre et cosmique, et Dieu là où sa Majesté inatteignable au commun du mortel doit être, cet Islam dont les valeurs solides et profondes s'enracinent au plus profond des êtres pour culminer aux plus hautes sphères morale, éthique et spirituelle, répond absolument au désir de Foi de ces Allemands quand celui-ci se fait ressentir. De même, on sait que sur le podium des conversions à l'Islam en Europe, l'Allemagne est sans doute en première position, et cela est encore beaucoup plus significatif si on considère la faible présence des musulmans dans ce pays comparée à d'autres (5% de la population allemande, contre 6% en Angleterre, 8 à 10% en France). Tout cela nous confirme ces personnalités allemandes et tend à affirmer l'existence d'un lien (à déterminer clairement) pour expliquer la relative inclinaison allemande en faveur de l'Islam. D’après certaines études historiques, les Allemands semblaient déjà représenter un nombre important de convertis européens à l'Islam au début du vingtième siècle (notamment entre 1900 et 1933). Aujourd'hui encore les chiffres records de conversion semblent affoler certains politiques et officiels Outre-Rhin puisque près de 5000 Allemands et Allemandes choisissent l'Islam comme religion chaque année. Il existe sûrement dans l'Islam une sensibilité particulière et/ou certains éléments difficilement identifiables et qui sont donc encore de l'ordre de la sensibilité et de l’abstrait rappelant ceux d'une culture germanique, d'un esprit et tempérament qui lui est propre. Ou du moins, il y a peut-être une vision musulmane de l'Homme et du Monde qui rappelle cette antique ''Weltanschauung' [16]' germanique. Une vision germanique que l'on doit, à l'heure actuelle, s'efforcer d'épurer des scories du paganisme pour pouvoir comprendre cette possible connexion. Un ''Dumézil islamologue'' [17] aurait pu nous en dire davantage sur cet étrange sentiment que certains Allemands ont, souvent inconsciemment et sans pouvoir l'exprimer, pour l'islam, et que certains musulmans ressentent aussi pour la culture allemande... Au delà de tout ceci, il ne s'agit pas pour nous d'oublier que l'Allemagne contemporaine est profondément et avant tout européenne et occidentale. Et en tant que telle, elle subit aussi la tentation de l'islamophobie la plus primaire qui soit, et parfois elle se fait plus durement ressentir qu'ailleurs, aussi paradoxal que cela puisse paraître et après avoir rappelé tout ceci. Sa décomposition morale et culturelle, son inféodation à l'ordre politique international, libéral et atlantiste favorise cette islamophobie, et paradoxalement - d'une certaine manière tout comme pour la France- c'est en retrouvant ses racines germaniques qu'elle se fera beaucoup moins islamophobe et encore plus islamophile.

Aïssam Aît-Yahya pour Anâ-Muslim

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[1]. http://germanie.wikidot.com/la-route-de-l-ambre [2]. Conversations de Goethe avec Eckermann, Jean Chuzeville, Gallimard, 1988 [3]. (29/VII/1816) [4].(15/VI/1817) [5]. « Im Islam leben wir alle , unter welcher Form wir uns auch Muth machen» (Goethe à chopenhauer 19/IX/1831) [6]. Doctrine hétérodoxe professant que le Coran était une créature, créée par Allah, les implications de cette croyance peuvent amener à la destruction de la base même de l'Islam. [7]. Dichtung und Wahrheirt, III, 14, Goethe. Cité par José Michel Moureaux dans ''Écho du théâtre voltarien'' [8]. Divan occidental et oriental. [9]. L'islamophobe Michel Onfray grand admirateur de l'athéisme de Nietzsche, avait réalisé une violente charge contre l'Islam sur une radio publique. Quant à Abdelwahab Medded il a voulu aussi reprendre la posture de Nietzsche contre l'islam. Voir ''De l'idéologie islamique française'' Page 356-357 [10]. «Testament » de Adolf Hitler, rapporté par Martin Bormann lui même au quartier général du Fürher, du 4 février au 2 avril 1945, édition préfacée par François Genoud. [11]. Op. Cit. [12]. Op. Cit. [13]. Op. Cit. [14]. «Au cœur du Troisième Reich» Albert Speer, page 138 [15]. L’orientalisme allemand au XIXème siècle: entre science et nationalisme. Raphaëlle Metais.
[16]. Terme allemand signifiant "vision et interprétation du monde''
[17]. Georges Dumézil (1898-1986), spécialiste français des études indo-européennes, et notamment du monde germanique.


Samedi 29 Décembre 2012


Commentaires

1.Posté par BD le 29/12/2012 20:58 | Alerter
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le peuple germanique est le plus civilisé des occidentaux ...les latins,les anglosaxons,les slaves,russes ,les francais n'ont fait que suivre les germains ...toutes les technologies proviennent du peuple allemands ...
les allemands sont ceux qui ont admiré l'islam et ont etudié les avancés scientifiques ds musulmans ..
le peuple germanique a permis aux européens de se developper ..voilà la realité des choses

2.Posté par BD le 29/12/2012 21:05 | Alerter
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de plus ,les germains n'ont pas eu d'empire coloniale à caractere raciste et n'ont pas exploités les faibles dans le monde que ce soit en afrique ,en asie etc
les allemands se sont attaqués à leurs adversaires de façon equitables car il faut savoir que c'est ,la france ,l'angleterre qui ont declaré la guerre à l'allemagne d'hitler et hitler a gagné la guerre sur la france ...
les allemands ont du affronter plusieurs ennemis les anglosaxons,les americains ,les russes,le reste du monde etc
s'il n' y avait pas eu les americans ,etc ,la france à l'heure d'aujourd'hui serait tout simplement un territoire allemand ....de plus ,il n' y avait pas de resistance francaise à proprement dite ,...les resistants se comptaient du bout des doigts ....les francais ne sont pas les valeureux talibans ,irakiens qui par leur sang ont delivré leur pays ...

3.Posté par BD le 29/12/2012 21:07 | Alerter
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il fallait voir les anciens tunisiens disaient que ceux qui les respectaient etaient les nazis et non pas les français ou italiens qui etaient des racistes primaires ...
l'allemand etait civilisé ,courtois ..

4.Posté par Pace le 29/12/2012 21:42 | Alerter
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Les germains islamophiles? Et pourquoi pas les Russes animistes...

Très amusant et représentatif du désespoir de l'islam à trouver des repères en Europe, finalement la taqqiya est plus rafraichissante à entendre car au moins elle oblige à un minimum de culture et de réflexion pour être démantelée. Ca me rappelle aussi certains musulmans qui s'évertuent à faire dire à la bible qu'elle annonce mahomet et l'islam, ça marche fort auprès des QI

5.Posté par BD le 29/12/2012 21:48 | Alerter
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@pace

on parle du peuple germain et non pas du peuple francais ou russe..
on se focalise sur l'elite européenne et votre reaction symbolise la mentalité française ,voilà pourquoi on parle du peuple germain qui est doué d'intelligence,de sens ,de pragmatisme ...
au dela de la religion ,le peuple germain par son travail,son organisation,son honneur,son courage et sa bonne mentalité doit etre un exemple pour le peuple arabe ou plutot le peuple arabe doit retrouver toutes ces qualités qui ont fait du peuple arabe un exemple pour l'humanité

6.Posté par BD le 29/12/2012 21:55 | Alerter
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en allemagne ,meme le niqab n'est pas interdit ...sauf en france,belgique,italie,espagne qui sont des pays latins ,qui ont toujours eu une haine vis à vis de l'islam ,voilà le vrai visage de l'elite francaise :LA HAINE et apres ça ils ont le culot de nous parler des droits de l'homme ,de la liberté d'expression ,quelle hypocrite ,une des qualité premiere de la france et des pays latins ,du sud qui sont devenus les boulets de l'europe ...et l'allemagne doit subir financierement et economiquement leur nullité ,mauvaise gestion ......

7.Posté par R.I.P le 29/12/2012 22:03 | Alerter
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@Pace

Taqqiya !!! parce que pour toi c'est plus comme avant ! ... kiss man !

Cet article ne parle pas du désespoir de l'islam à chercher des repères en Europe, il parle plutôt de la possession de l'islam des cœurs ... quoique ce soit la couleur ou la civilisation l'islam est capable de pénétrer et laisser ses empreintes ... ce n'est pas la peine de penser au terrorisme ! , maintenant tout le monde joue à découvert et tout le monde est capable de voir et analyser ce qui se passe SAUF pour les étant dépourvu de QI !!!

8.Posté par polo33 le 30/12/2012 04:12 | Alerter
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Rousseau ennemi de l'Athée traitre Voltaire voyait l'oeuvre de dieu dans la nature et concevait sa spiritualité débarrassée de son expression cléricale comme un ciment commun permettant d'atteindre les préceptes d’égalité et de justice pour tous
Voltaire pactisait avec l'obscurantisme du clergé et la bourgeoisie anti religieuse et il était profondément athée en cachette
dire que l'atheisme libertaire est progressiste est un mensonge philip val est un parfait exemple ,il a defendu
les dessins islamophobe et raciste du journal danois ,il a cautionné la pensée messianique atlanto sioniste de George Walker Bush
tout en disant défendre la laïcité et l’athéisme ,
,l'histoire de voltaire le prouve
il se disait fervent des lumières ,mais était pour le maintien de l'emprise des élites et la verticalité du pouvoir
tout en pactisant avec les forces obscures

9.Posté par Depositaire le 30/12/2012 10:53 | Alerter
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Article intéressant. C'est précisément en étudiant l'histoire que l'on arrive à dégonfler cette bulle islamophobe qui repose sur l'ignorance.

Si malheureusement l'Allemagne contemporaine à fini par céder aussi aux sirènes de l'islamophobie, cela est surtout du à ses dirigeants et à ses médias qui, comme en France, sont accaparés par les multinationales, et qui suivent l'idéologie mortifère de l'oligarchie américaine. Mais je ne suis pas sur que le peuple allemand soit complétement dupe de cette situation, de même que tous les autres peuples.

Pour s'en convaincre, il n' a qu'à voir à quel point il y a un engouement pour tous les ouvrages qui traitent de l'Islam, à commencer par le Coran. Donc les médias et les politiciens de tous bords, en France, comme en Allemagne et partout en Europe, peuvent bien continuer à sortir leur baratin islamophobe avec l'aide de certains pseudo philosophes qui gagneraient à se taire tellement leurs propos sont ridicules, les peuples ne sont pas dupes.

10.Posté par Zaheer le 30/12/2012 12:07 | Alerter
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Je comprends mieux pourquoi la mass media voulut fair tout un tapage sur la circoncision. Ils veulent que les musulmans haissent le peuple germain. Mais ironiquement ça n'a pas marché à cause de la pression juive...
Leur rationalisme est réceptif au message du Qoran et ne le rebute nullement car dépouillé de l'athéisme primaire qu'on inoculé des déistes des loges sataniques...

11.Posté par Zaheer le 30/12/2012 12:10 | Alerter
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Exellent article, au passage. Qu 'Allah vous récompense Aïssam Aît-Yahya.

12.Posté par Zaheer le 30/12/2012 12:22 | Alerter
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Un bémol. Les conquérants arabes islamisés n'ont pas imposé par la force l'islam. Ils ont libéré les autres peuples de leur état de serf maintenu par le joug des romains et de leurs vassaux provinceaux. Attention au tropicalisme nazi qui est le revers du sionisme.

13.Posté par Kane le 30/12/2012 14:28 | Alerter
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Volte-Face vers l'Islam - L'Islam et la diabolisation occidentale
http://www.youtube.com/watch?v=fMfeAlu7dpw
http://www.youtube.com/watch?v=-YMEBfP-96A

14.Posté par opale le 30/12/2012 16:16 | Alerter
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@ BD
Demandez aux Héréros de Namibie ils vous raconteront l'histoire méconnue des allemands en Afrique.

Salam @ tous!

15.Posté par Abdelkader Dehbi le 31/12/2012 18:06 | Alerter
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Merci à l'auteur M. Aïssam Ait-Yahia pour ce cours magistral et très pédagogique, sur les origines historiques et sociologiques qui ont présidé aux divergences idéologiques entre les deux grandes Ecoles de l'Orientalisme européen – l'allemande d'une part et, d'autre part, la britannique, la française et diverses autres nationalités. Origines qui ressortent limpidement de votre texte.
Le lecteur appréciera aussi, la précaution que vous prenez en soulignant la distance académique qui est la vôtre – celle d'un chercheur – en parlant de Adolphe Hitler et qui met derechef votre exposé, hors de portée des réactions épidermiques, stupides et instinctives des sionistes de tout bord qui prétendent outrageusement s'approprier tel ou tel segment de l'Histoire, ancienne ou contemporaine, en interdisant aux chercheurs et universitaires de formuler des opinions contraires – sous peine d'anathème d'antisémitisme ou de révisionnisme – à la doxa historique établie et verrouillée depuis Nuremberg, par des escouades d'imposteurs de la farine des Albert Malet et autres Jules Isaac qui ont réussi le coup de force de mettre sous une chape de plomb le dogme chrétien du "crime de déicide" contre les juifs, pour le remplacer par le concept totalement usurpé de "judéo - chrétienté". Juste pour mieux cogner ensemble sur l'Islam et les musulmans.

Petite remarque de traduction si vous le permettez :

La traduction la plus pertinente de la "basmala" بسم الله الرحمن الرحيم est :
"Au nom de Dieu Le Clément, Le Miséricordieux", dépouillée des adverbes inutiles tels que, "tout miséricordieux" ou "très miséricordieux", pour la simple et bonne raison qu'il s'agit des Noms d'Attributs Absolus de Dieu et de Lui Seul.

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Jérémy Lehut | 10/12/2014 | 6590 vues
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