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Dé(génération) porno


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Ce qui suit est la publication d'un article diffusé sur le web à propos d'un film sur l'industrie du porno :

Les témoignages non officiels des coulisses de l'industrie du sexe sont rares. Un film, présenté par une association au parlement suédois dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression et la pornographie, rassemble des confidences édifiantes d'actrices, de policiers, de producteurs. "Shocking Truth" est son nom. Attention : visionnage violent. Et vraie colère.


sakeyou@caramail.com
Jeudi 29 Mai 2008

Dé(génération) porno
Dépassée Annabel Chong, qui, en 1995, passait sous 251 partenaires en dix heures… Angela Houston, 30 ans, en 1999, s’est fait 622 hommes en 7 heures, soit un homme toutes les 40 secondes. Candy Appels a pour sa part été interrompue au 742ème par la police de Los Angeles. Quant à Sabrina Johnson, 23 ans, elle s’entraîne pour battre le record du gang bang, 2000 hommes en 24 heures prévus à la Saint-Sylvestre.

Aucune étude ne dresse encore le portrait psychologique de ces candidates au viol collectif. Mais Annabel Chong revivait en direct, dans son film, le traumatisme d’un viol véritable. Et Angela, Sabrina, Candy, qui sont-elles ? Qui sont ces femmes qui se disent heureuses après s’être fait passer dessus par une armée ? Qui sont ces Candy, Cookie et autre Molly ? Qui sont ces êtres humains qui se cachent sous des noms de chiennes ou de friandises ? Aujourd’hui, les témoignages sortent. Nous avons visionné « Shocking Truth », film suédois réalisé à partir d’interviews et de montages de films pornographiques diffusés dans le nord de l’Europe, et présenté au parlement suédois en 2000 dans le cadre d’une réflexion sur la liberté d’expression dans la pornographie.

Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d’affilée, se cache un être humain.

Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s’évanouit pendant les plans coupés. Qu’on redresse tant bien que mal pour l’éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd’hui. Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux. Certes, ne pas penser qu’un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s’effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d’en jouir plus tranquillement. Mais ce n’est pas la réalité.

Ne pas y penser, c’était mon cas avant. Avant de m’intéresser à l’envers du décor. Même si l’univers formaté et prévisible des films pornos m’a toujours paru ennuyeux, je ne dédaignais pas une vidéo de temps en temps, quelques scènes un peu crades pouvaient même me mettre en train, par contagion joyeuse de l’effet salope. Mais c’était avant. Une fois qu’on sait, il faut bien avouer que ça gâche le plaisir.

Qui sont-elles ?

J’ai commencé cette enquête sans a priori. Entre filles, c’est vrai qu’on se demande. Après tout, celles qui se font mettre par cinquante mecs dans les pornos, d’accord, elles aiment sûrement pas ça, mais n’ont-elles pas choisi ? Elles sont payées pour ça. Même si elles ont besoin d’argent, elles pourraient quand même faire autre chose, non ? Travailler en usine, vendeuse, autre chose.

Mais est-ce vrai ? Avant les grandes luttes sociales, les filles qui bossaient dans les usines chimiques pourries et maladives se mutilaient en connaissance de cause, tout en rêvant de passer à travers. Ces filles auraient-elles pu choisir autre chose ? En vérité, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que le spectateur consomme à longueur de vidéo ? Tous des enculeurs fougueux et des salopes qui aiment ça ? Ou encore des fainéantes qui refusent de bosser ?

Réponse d’un producteur de porno suédois* : « Ce sont très souvent d’anciennes victimes de viols ou d’inceste dans l’enfance. » Et puis, après un temps : « Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement ».

Quant aux hommes ? Réponse du même producteur : « Les hommes ne doivent pas être émotifs pendant. Il ne faut pas, par exemple, qu’ils attendent une réponse de leur partenaire, qu’ils soient attentifs à leurs réactions. Alors, s’ils sont émotifs, ils ne peuvent pas vraiment faire ce travail. En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines. »

Réponse d’un ancien commissaire, qui a rencontré d’innombrables prostituées et actrices du hard* : « J’ai connu des milliers de filles. En fait, j’ai plus l’impression d’avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l’enfance. »

Voilà un début de réponse sur les être humains qui travaillent dans le porno. Que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Suède, la constatation des associations, après avoir recueilli de nombreux témoignages est la même. Les milieux défavorisés fournissent un vivier de pauvres filles pour la prostitution et la pornographie. Très souvent victimes d'inceste et violées pendant l’enfance. Ou accrochées aux drogues. Or, constatent les associations, les victimes d’inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d’un traitement ou d’un processus d’aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu’avec des chiens, des ânes, des chevaux, etc. Chacun y trouverait son compte, que ce soit les services sociaux déjà saturés et incapables de répondre à la demande, ou, bien sûr, les boîtes de production du X tout venant, qui font leur beurre sur ces anciens enfants martyrisés, habitués à la douleur comme à la docilité. Voilà le voile que lèvent les associations sur ces filles. Le corps des plus défavorisés utilement recyclés pour servir de liant social.

Ce n’est pas seulement un scandale mais une horreur. A grande échelle.

Aux USA, l’industrie du porno dégage 4 à 6 milliards de dollars par an. Plus que l’industrie du film et du disque réunie. La diffusion de "Playboy" et de "Penthouse" (24 millions d’exemplaires) est deux fois plus importante que celles de "Newsweek" et de "Time" réunies… Toujours aux USA, 75 % des magasins de vidéo vendent des K7 ou DVD pornos, qui leur assurent entre 50% et 60 % du chiffre d’affaires. Et 65 % des connexions sur le net concernent des sites pornographiques. Derrière les chiffres, combien de corps ?

Backstage : deux filles interviewées * entre deux scènes, du sperme plein le visage. La première, sourire figé, terrible, regard fixe : « Je sais que je suis une grosse pute. Mais je ne me rappelle plus quand ça a commencé » . La seconde : « Peut-être… quand je me suis fait enculer par l’avocat de mon père. Enfin, je ne sais plus si c’était son avocat ou un de ses collègues. J’avais douze ans. » Tout cela dit avec l’indispensable sourire caméra et en enfonçant un doigt manucuré dans une chatte épilée et parfaitement sèche.

Voilà la situation d’être humains entrés volontairement dans le bagne moderne du sexe, si on peut considérer comme un acte de volonté l’impossibilité de refuser des violences nouvelles pour les rescapés de violences anciennes. Qu’advient-il d’eux, une fois entrés ? Maladies, suicides… Comment savoir ? On apprend des associations que la plupart des actrices touchant à la zoophilie se sont suicidées. Enfin, celles dont on connaît le nom. La junkie édentée ramassée dans la rue pour se faire mettre par un lévrier afghan, celle qui pose pour la jaquette du dvd bien en évidence dans le bac prés de l’entrée du sex-shop à côté de chez moi, celle-là, où est-elle aujourd’hui, que lui est-il arrivé depuis? Suicide ? Overdose ? Les culs anonymes passent et crèvent. Qu’importe. Le réservoir à paumés et à déchets sociaux est disponible, à la merci des fantasmes érigés en loi. Ce n’est pas la matière première qui manque.

Mais après tout, comme le dit un autre producteur* : « Il n’y a pas de loi interdisant de faire de l’argent dans un système capitaliste. Je n’ai pas inventé le capitalisme. Je suis innocent. »

L'écran et la réalité

Sur l’écran, le spectateur de porno, à quelques stars près, voit finalement des filles qui se ressemblent toutes. A la couleur des cheveux et la grosseur de poitrine près. Difficile après tout de faire la différence entre un anus et un anus, une bouche à pipes et une bouche à pipes. Pas grand chose d’humain là-dedans, mais plutôt l’excitation au spectacle de morceaux de corps, de viandes avides, gémissants et presque toujours anonymes. C’est d’ailleurs justement cet anonymat, cette facilité, ce côté immédiat et à vif de l’acte sexuel qui font l’intérêt de ce genre de film. Alors, où est le problème ? Au nom de quelles idées réactionnaires condamner mon plaisir ? En quoi la vision de ces scènes peut-elle représenter un danger pour moi, pour les jeunes habitués à une telle sexualité mécanisée et mercantile, etc… ? Telles sont les questions que se pose aujourd’hui le spectateur. Ces questions sont évidemment légitimes, et peuvent faire l’objet d’innombrables débats. D’ailleurs, on les entend partout, de "Max" à l’"Observateur", chez Delarue, sur TF1… Mais le débat ne peut s'en tenir à la seule logique du spectateur, des fantasmes du spectateur. Parce que la réponse à la question « Qu’arrive-t-il et que deviennent les hommes et les femmes sur le tournage d’un film pornographique » n’est pas entièrement contenue dans les images que vous visionnez tranquillement sur votre vidéo (même si certaines choquent par leur inhumanité ou la souffrance visible des actrices).

Rappelez-vous "Gorges Profondes", le film X culte des années 1970, où tout le sexe se réduit à des pipes, queue à fond dans la gorge, ce qui ferait jouir à coup sûr l’héroïne. Pendant le tournage, Linda Marchiano, alors connue sous le nom de Linda Lovelace, était battue et menacée d’un pistolet par son compagnon afin de pouvoir accomplir les performances buccales qui ont fait du film une des œuvres fondatrices de la pornographie. Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux Etats-Unis, qu’elles aient été victimes de viols ou que leurs petits amis aient voulu réitérer à la maison l’exploit que Marchiano n’avait pu signer que menacée, dans un état second.

Tournage X*. Une petite blonde assez mince se fait sodomiser sans ménagement par un mec puis par un autre puis par un troisième. Ils font la queue sans état d’âme, bite à la main. Les larmes font couler le maquillage. Difficile de confondre les cris avec des cris de plaisir. Entre le deuxième et le troisième type, qui la secoue comme un sac, elle chancelle et ses yeux virent au blanc. Plan coupé. Séquence suivante, nouvelle enculade, avec en plus trois mains plongées dans son vagin, la fouillant sans ménagement. Quand son partenaire se retire, elle manque tomber. Une main la redresse par l’épaule et lui plaque le visage sur une bite. Elle doit sucer, tout avaler. Interview backstage de cette fille. Les larmes ne sont pas encore entièrement séchées : - Q : Si un inconnu vous mettait sa bite dans la bouche en pleine rue, ça vous dérangerait ? - R : Vous croyez que je les connais bien, les hommes avec qui je viens de tourner ? Je ne les avais jamais rencontrés avant le tournage. Alors si un inconnu jouissait dans ma bouche, non, ça ne me dérangerait pas. Et puis un sourire caméra, d’autant plus atroce qu’on a encore en mémoire les grimaces de douleur de la scène précédente. Elle ajoute : « Mais n’oubliez jamais que j’aime ça. J’adore le sexe, je suis une vraie pute et j’aime ça. » Elle aime vraiment tomber dans les pommes enculée par tous ces mecs ? Ou est-ce la thèse officielle ? Ou pire : finit-elle par le croire ? Et que penser de celles qui diraient aimer ça avec des chiens ou des mulets ? Après la servitude volontaire, voici la torture volontaire, ultime horreur moderne. Backstage, encore. Une autre actrice *, le visage également baigné de sperme. - Q : De quoi avez vous peur ? - R : De devenir un animal. Je ne suis plus un être humain. Je me sens comme un animal.

Même question posée à une autre fille *, en train de sucer un gode fluorescent. Elle sort le gode de sa bouche, et d’un coup son regard change. Eteint. Fixe. Perdu. - Q : De quoi avez vous peur ? - R : De devenir rien. Et ensuite moins que rien.

Backstage toujours. Elle a au plus 24 ans *. Elle raconte son expérience d’ex-actrice de porno et s’écroule en larmes. Elle parle de Cookie en disant « elle », comme s’il s’agissait d’un corps étranger, comme si elle ne pouvait pas raconter à la première personne. Car Cookie, c’est elle. Cookie devait tourner une double pénétration. Elle s’est mise à pisser le sang. Il a fallu couper. Les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu’elle s’essuie, en la traitant de conne parce qu’elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. Elle est payée pour ça, n’est-ce pas. Elle a choisi ça. Cookie dit encore, parlant toujours d’elle-même à la troisième personne : « Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d’urgence. » Cookie n’est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Les histoires sortent. Une fille condamnée à la chaise roulante suite à un gang bang. Une autre passe six mois à l’hôpital. Comme le raconte Raffaëlla Anderson dans son terrible témoignage, "Hard" : « Prenez une fille sans expérience […], loin de chez elle, dormant à l’hôtel ou sur le tournage : faites lui faire une double pénétration, un fist vaginal, agrémenté d’un fist anal, parfois les deux en même temps, une main dans le cul, parfois deux. Tu récoltes une fille en larmes, qui pisse le sang à cause des lésions, et qui généralement se chie dessus parce que personne ne lui explique qu’il faut faire un lavement. De toute façon, c’est pas grave, la merde fait vendre. Après la scène qu’elles n’ont pas le droit d’interrompre, et de toute manière personne ne les écoute, les filles ont deux heures pour se reposer. Elles reprennent le tournage. »

Limiter le débat à la problématique du plaisir du spectateur est dangereux, parce que ce qu’il voit à l’écran n’est pas la réalité. On parle parfois avec horreur des snuff movies, où les filles seraient torturées à mort. Mais certains films pornographiques se rapprochent des snuffs movies, les tortures sont coupées au montage. Les témoignages sortent des studios. Les images aussi. Jamais on ne voit un gang bang, une double, triple, multiple pénétration ou un fist-fucking, filmé sans coupe, sans montage. Parce qu’alors, comment ne pas ouvrir les yeux, comment imaginer qu’on puisse infliger une telle violence à un corps sans conséquences et sans séquelles ?

Raffaëlla : « Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la nième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l’intérieur. Tu réitères jusqu’à ce que ce soit propre. Rien que ça, ça fait mal. […] Après ça, j’ai besoin de me mettre sous la couette une heure pour oublier combien j’en souffre. […] Aucune position ne convient. Tu tournes dans tous les sens mais y a rien qui t’apaise. Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope […]. Rien ne vaut une telle souffrance. »

La pornographie tout sourire n’est possible que dans un monde virtuel, où les cris de souffrance sont remplacés par des gémissements de plaisir et des appels à y aller plus fort.

Déshumanisation

Voilà pourquoi, il est devenu non seulement stupide mais criminel de faire du débat sur la pornographie un débat « d’idées », où les défenseurs de la censure s’opposent aux soi-disant libres-penseurs sur le thème « quel effet sur le spectateur ? ».

Il est devenu en revanche urgent de s’interroger sur le processus de déshumanisation de milliers d’hommes et de femmes engagés dans la pornographie à la chaîne. Les témoignages sur les coulisses de la pornographie m’ont bouleversée et horrifiée. Il y résonne des échos familiers qu’on aurait bien voulu ne plus jamais entendre. Relisez n’importe quel témoignage de rescapés, consultez n’importe quel document sur la torture. Cela se passe, cela s’est toujours passé de la même manière. En Europe, en Afrique, en Amérique. Le processus de torture vise à priver un être humain de sa qualité d’être humain. La torture vise à le réduire à l’état d’animal, à l’anéantir jusqu’à ce que lui-même ne se considère plus comme humain, mais comme rien, moins que rien.

À chaque fois que l’on visionne un film pornographique, il faut s’en souvenir. Qu’advient-il de ces filles dont la plus grande peur est d’être devenue « un animal » ou « rien, moins que rien » ? Nous le savons. Certaines meurent de cancers, du sida ou d’hémorragie. Beaucoup conservent des séquelles physiques et psychologiques qui les poursuivent longtemps. Rocco Sifredi lui même a reconnu un jour que certaines « actrices » du porno bas de gamme, ultra majoritaire, avaient le sexe et l’anus détruits. L’américaine Catherine Mac Kinnon, qui a recueilli des dizaines de témoignages, décrit une de ces femmes de manière saisissante : « Elle n’a pas de nom. C’est une bouche, un vagin et un anus. Qui a besoin d’elle en particulier quand il y en a tant d’autres ? Si elle meurt, à qui manquera-t-elle ? Qui portera son deuil ? Qui s’en inquiètera si elle disparaît ? Qui est-elle ? Elle n’est personne. Littéralement, personne »

En Australie, beaucoup d’actrices ont recours à des opérations chirurgicales spécifiques. Il ne s’agit plus maintenant de retouches « classiques » (comme augmenter le volume des seins) mais de se faire ôter les grandes lèvres, afin que le vagin soit plus visible à l’écran… Rien qu'un trou.

Spectateur bourreau

Il faudrait traiter les rescapés de ce bagne moderne avec le même respect, les mêmes précautions que les rescapés de la torture. Après cette enquête et avoir visionné les images de « Shocking Truth », je sais que je ne pourrai plus regarder un film porno comme avant. Je demande à sortir de la logique du spectateur. Qu’il nous suffise d’écouter notre corps. Il n’y a pas de débat d’idées sur le porno sans un débat de chair. Nous nous indignons du massacre des bébés phoques, du gavage des poulets, jusqu’aux animaux mal traités dans les tournages X. Citons pour rire, pour le fou- rire car sans folie, il faudrait en pleurer, cet avis d’un internaute sur la zoophilie « [même si j’adore la sexualité filles / animaux] je ne peux cependant, en tant que technicien vétérinaire, défendre l’idée d’une interaction sexuelle entre l’être humain et l’animal, parce que cela ruinerait la psyché de l’animal et le ferait ensuite agir de façon intolérable au regard des règles de politesse de la société humaine. De plus, il serait mal d’encourager un animal innocent à suivre les traces du mâle humain, en quête d’un idéal inaccessible ». Froid dans le dos.


Virtuel mortel

Imaginons un instant qu’ait lieu une campagne d’information des spectateurs, avec diffusion sur une chaîne généraliste d’un film documentaire (du type « Shocking truth ») comportant des images porno tournées « backstage » . Pour la plus grande majorité, le passage d’une représentation virtuelle à une réalité physique atroce contribuerait à une diminution considérable, si ce n’est à une disparition totale de l’excitation provoquée par ces images. C’est à ce stade, et à ce stade seulement, qu’il faut réintégrer le point de vue du spectateur pour comprendre les résistances que soulèvent aujourd’hui les attaques dirigées contre la pornographie. Ce spectateur, ces millions de spectateurs, une fois privés de leur jouissance virtuelle, devraient chercher d’autres ressources pour leur plaisir onaniste. Mais combien d’entre eux en sont-ils encore capables ?

Il ne faut pas sous-estimer la terreur et l’agressivité que suscitent chez certains la fin du rêve pornographique, la fin de l’image de la femme-trou, le désarroi que serait pour eux la perte d’un univers fantasmatique virtuel qui est souvent leur principal accès à la jouissance. Comment jouir dans le monde réel ? Comment jouir de chair et d’odeur et du poids et de la présence vivante et souffrante d’une femme ? Il est urgent de proposer aux adolescents une autre vision du sexe et de l’amour que celle des femmes-orifices et des enculeurs-performance. On peut d’ailleurs se demander quels bons petits soldats dociles, quelles brutes obéissantes et conditionnées on cherche à faire des hommes, pendant qu’on transforme les femmes en animaux / objets méprisables et maltraités. Les chefs de guerre serbes dopaient leurs troupes aux films pornos avant de faire des descentes dans les villages ? Tout est fait pour que le spectateur onaniste reste enfermé dans l’ignorance de son propre corps et donc forcément aussi dans celle du corps de l’autre - en psychopathe qui non seulement ne réagit plus à la souffrance d’autrui, mais en jouit. La question du spectateur est : quelle humanité préparons nous, et voulons nous fabriquer des générations d'individus conditionnés, dociles, économiquement performants, prêts à tolérer n’importe quelle abomination de la part du corps social qui les entretiendra dans leur jouissance maladive?

Amoureux de la chair, des odeurs, de la sueur, des infinis jeux du sexe, nous ne nous devons pas seulement d’informer nos semblables sur les violences de la pornographie industrielle. A nous de témoigner de notre joie de vivre dans le monde réel et de défendre avec délectation les formes infinies de la jouissance incarnée. La joie, plus forte que le gang bang.


Merci de tout cœur à Malka Malkovich et à Solenne Bardé, pour leur aide précieuse, pour leur courage et pour leur joie de vivre.

I.S.

* Tous les témoignages marqués d’une * sont filmés dans « Shocking Truth ».

Isabelle Sorente, ancienne élève de l'école Polytechnique, est romancière et auteur de théâtre. Elle a publié "Le Coeur de l'ogre" (JC Lattès, 2003), "La Prière de septembre" (JC Lattès, 2002), "L" (JC Lattès, 2001) et "Hard Copy" (Actes Sud, 2001).

jeudi 04 Janvier 2007




Agés 11 et 12 ans, ils violent une fillette de 10 ans et diffusent la scène dans leur collège...

Deux préadolescents de 11 ans et 12 ans ont été mis en examen mardi pour avoir violé la sœur du second âgée de 10 ans à la Queue-les-Yvelines (Yvelines) et diffusé la scène via un portable dans leur collège Maurice-Ravel à Montfort-l'Amaury (Yvelines), a indiqué ce vendredi une source judiciaire à l'AFP.

Il y a huit jours, le plus jeune des deux garçons avait invité chez lui son copain, venu accompagné de sa sœur. Ils avaient regardé un film pornographique et décidé de reproduire toutes les scènes avec la fillette, a raconté une source judiciaire, confirmant une information du «Parisien».

«Un dérapage de gamins»

Les deux garçons, élèves de sixième, avaient filmé les scènes et diffusé les images à une centaine d'élèves via un téléphone portable pendant une semaine.

Agés de moins de 13 ans, ils ne peuvent faire l'objet que de sanctions éducatives, tel qu'un placement ou un stage dit de réparation pénale, a précisé une source judiciaire.

«Il est évident que nous ne faisons pas face à des pervers: il s'agit d'un dérapage de gamins, d'un problème d'éducation dans un milieu pourtant aisé», a estimé cette source.

«Collégiennes traumatisées»

L'inspection académique doit envoyer ce vendredi aux parents des élèves du collège une lettre «pour rappeler les dangers que peuvent représenter pour les enfants Internet, les vidéos et les portables», a expliqué le rectorat de Versailles.

Une cellule d'écoute psychologique doit également être mise en place dans l'établissement où les élèves, et notamment «les collégiennes sont traumatisées», a expliqué ce porte-parole.

Par http://www.20minutes.fr/



Quelques statistiques :

* Les chiffres:

De plus en plus d’adolescents regardent des pornos : D’après une étude du CSA, 80 % des garçons entre 14 et 18 ans et 45 % des filles du même âge déclarent avoir vu au moins une fois un film X durant l'année passée. Plus les répondants sont âgés, plus la fréquence de consommation augmente. Néanmoins, près d’un mineur sur 10 consomme régulièrement, c’est à dire au moins une fois par semaine.
(Source: CSA)

* Les différences entre les sexes:

Lorsqu’on étudie les consommateurs de pornographie par sexe, on constate de fortes différences entre les 2 sexes. En effet, plus de 50% des garçons regardent des films "porno" au moins une fois par mois, seule une fille sur 3 consomme autant.
(Mutualité Socialiste, Enquête jeunes – Sexualité 2006)

* Les sources des films pornos:

L’accès aux contenus pornographiques peut être très divers: Si les filles ont vu des films X principalement à la télévision, les garçons les visionnent également en vidéo et sur internet.
(Source: CSA)

Les ados se trouvent de plus en plus tôt en possession d’un portable. Concernant la réception de contenus pornographiques, le rôle du portable a augmenté ces derniers temps.
Autre danger: les chats, particulièrement fréquentés par les adolescents entre 12 et 15 ans.
(JIM, 2007 )

* Conséquences:

Un jeune de 15 ans sur 10 a déjà connu sa première relation sexuelle.

En ce qui concerne la sexualité des filles, elles sont plus de 44% à juger négativement les effets de la pornographie. Les garçons ne sont que 28,47% à partager cet avis.

L'opinion est bien différente selon qu'on interroge les garçons ou les filles. En effet, les garçons expriment une opinion plutôt positive à l'égard de la pornographie (54 % disent que cela les amuse et les distrait), alors que les filles notifient leur aversion pour ce type d'images (56 % disent que cela les dégoûte).
(Mutualité Socialiste, Enquête jeunes – Sexualité 2006)



"Montrer des limites et veiller à leur respect"

Interview de Volker Höhlein, travailleur social

Membre actif de l’Association « Wendepunkt », Volker Höhlein s’occupe d’enfants et adolescents victimes d’abus sexuels. Il aide plus particulièrement des jeunes qui ont vécu une telle expérience et conseille l’entourage familial de ces victimes.

ARTE : A en croire les statistiques, les adolescents sont de plus en plus consommateurs de pornographie. Est-ce que ce comportement a une incidence sur votre travail ?
Volker Höhlein : Nous sommes bien sûr touchés par cette tendance. Nous essayons de sensibiliser les jeunes aux risques d’abus par le biais des téléphones portables et de l’internet. Nous sommes très régulièrement confrontés à des enfants et adolescents qui ont déjà été en contact avec des contenus à caractère pornographique ou qui ont été invités ou forcés par une personne malveillante à écouter ou visionner de tels contenus, alors qu’ils n’avaient aucun moyen de se rendre compte de la portée de cet acte. Les travailleurs sociaux et les enseignants nous parlent de jeunes qui se filment mutuellement, dans des situations mettant en scène des actes de violence par exemple, pour diffuser ensuite ces films. Des parents viennent nous consulter parce qu’ils ont appris que leurs enfants étaient confrontés à des propositions équivoques par téléphone portable ou sur internet. La toile, comme les téléphones portables, sont devenus des objets familiers de la vie quotidienne pour les enfants. De ce fait, ils représentent une source importante de dangers pouvant conduire à des abus sexuels. Des thèmes comme amour, sexualité et violence se mélangent aujourd’hui à plus d’un titre et nous constatons une grande immaturité dans la manière d’aborder cette évolution. Ce qui manque aussi c’est la prise de conscience de la limite entre simple blague et situation sérieuse.

ARTE : Cette dérive est-elle dangereuse à vos yeux ?
Ce qui est dangereux, c’est l’inconscience avec laquelle ces moyens de communication sont utilisés. De nombreuses situations qui n’étaient jusque-là que des notions abstraites, sont aujourd’hui illustrées par des images et des films. Les enfants et adolescents ont aujourd’hui libre accès à la télévision et à internet, souvent par le biais du poste de télévision dans la chambre d’enfants. Ils sont dès lors confrontés à une dimension arbitraire dans l’utilisation de ces moyens de communication qui se répercute ensuite sur d’autres médias. Avec les téléphones portables par exemple, tout le monde a aujourd’hui une caméra à portée de main. Là aussi, avec une absence totale de discernement. Tout le monde peut filmer ce qu’il veut et diffuser ces enregistrements, mais personne ne montre aux enfants où sont les limites d’un tel comportement.

ARTE : Dans le temps, cette tendance concernait surtout les garçons alors qu’aujourd’hui, on observe un changement de plus en plus marqué du comportement sexuel des filles. Quelles sont les raisons de cette évolution ?
Avec l’émancipation des filles qui se sont appropriées, à tort dans certains cas, le comportement des garçons et des hommes. Les femmes sont aussi devenues plus naïves en ce qui concerne leurs propres limites et possibilités. Les filles prennent aujourd’hui plus facilement des risques. La conséquence est qu’elles deviennent aussi des proies plus faciles. Elles ne voient aucun problème à partir à l’aventure avec d’autres adolescents qu’elles connaissent à peine. Dans un des cas que nous suivons, cela s’est terminé par un viol collectif. Un autre cas montre très clairement que la fille concernée avait perdu toute notion de ses limites, alors que la connaissance de ces limites est très importante pour le développement sexuel des enfants. Ici, la responsabilité des parents est clairement engagée dans la mesure où ils ont omis de montrer ces limites à l’enfant et où ils n’ont pas non plus veillé à leur respect.

ARTE : Comment les parents doivent-ils réagir quand leurs enfants sont au contact de contenus à caractère pornographique ou violent ?
Souvent, les parents ne savent malheureusement pas qui leur enfant fréquente ou ce qu’est un tchat sur internet. Ils devraient se familiariser le plus tôt possible avec l’ordinateur et internet pour apprendre à leurs enfants, au plus tard vers 10 ou 12 ans, comment se servir de cet outil de communication en toute sécurité. Il est parfaitement normal que les enfants essaient de transgresser les règles imposées par les parents. Mais il est très important aussi de fixer de telles règles et, le cas échéant, de sanctionner les transgressions. Pas seulement dans une finalité de contrôle, mais aussi pour montrer qu’ils s’intéressent à l’enfant. Les parents devraient toujours privilégier l’échange direct et être à l’écoute des enfants. S’intéresser à leurs réactions, à leurs sentiments après avoir été confrontés à des contenus pornographiques. En ce qui concerne les adolescents, il est très important de prendre position par rapport à ces contenus, notamment en ce qui concerne l’image de la femme véhiculée par la pornographie.

ARTE : Très concrètement, comment peut-on protéger ses enfants ?
Il est relativement facile de « sélectionner » les contenus sur internet par le biais de filtres parentaux. La prudence est de mise en particulier sur les tchats. Les jeunes ne devraient en aucun cas donner leur nom ou leur adresse sur internet ou accepter des rendez-vous avec des inconnus. Il faut apprendre à son enfant à partir de quand la méfiance est de mise, évoquer avec lui des scénarios potentiellement dangereux. Les agresseurs ont des stratégies très subtiles pour construire petit à petit une « relation » avec l’enfant ou l’adolescent, pour abattre lentement les barrières jusqu’au moment où ils lui proposent une rencontre.

ARTE : Quelle est la responsabilité des écoles et des enseignants dans ce contexte ? Est-ce qu’il existe un enseignement dans ce domaine ?
J’estime qu’il serait judicieux de proposer une sorte de permis internet pour les enfants qui ont accès à l’outil informatique à l’école. Dans les écoles, le sujet reste un tabou alors que les enseignants en particulier devraient se pencher sur ce problème en proposant un enseignement adapté à l’âge de leurs élèves. Des mesures préventives pourraient être mises en place dès l’école maternelle, en apprenant par exemple aux enfants à faire confiance à leurs sentiments.



Les jeunes, consommateurs et victimes

Qu’il semble loin le temps des aventures érotiques d’Emmanuelle et de ses images suggestives… Aujourd’hui, la société développe clairement une saveur pornographique, avec des consommateurs pornophages de plus en plus jeunes et, forcément, une vision de la sexualité totalement erronée.

Le raz-de-marée sexuel submerge aujourd’hui notre quotidien. Des publicités porno-chic à tire-larigot, le règne de l’image sur l’imaginaire des pré-adolescents, l’envie de faire comme les « grands » et une première appréhension de la sexualité et des rapports hommes-femmes qui passe au travers d’images pornographiques charriant violence, clichés et pratiques crues ne tournant plus qu’autour du génital et faisant abstraction de tout sentiment.
Les jeunes, pré-adolescents et adolescents, comme tout-un-chacun d’ailleurs, ont très facilement accès aux images et contenus pornographiques qui ne sont désormais plus qu’à portée de clic de souris. Internet a remplacé la télévision et certains sites proposent, gratuitement ou contre paiement, des séquences porno de qualité diverse. C’est l’univers du cybersexe.

La fabrication d’une génération perturbée
L’accès se banalise donc fortement, et d’après le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), près d’un tiers des 9 – 15 ans ont déjà visionné au moins une minute de film X, que ce soit à la télévision, sur internet ou même par téléphone portable. Autre tendance, entre 14 et 15 ans, huit garçons sur dix voient au moins un film porno par an, et un garçon sur trois en visionne plus de dix chaque année. Regarder du porno semble donc monnaie courante et d’après une étude européenne menée en 2003 auprès de 16.000 collégien(ne)s français(es), les filles seraient plus traumatisées que les garçons : 56% d’entre elles affirment que ces images les dégoûtent, 28% qu’elles les mettent mal à l’aise et 16% qu’elles les choquent ; en revanche, chez les garçons, 54% se déclarent amusés, 34% avouent que cela leur plaît et 12% qu’elles leur sont utiles.
« Bien évidemment, comme l’affirme le sexologue et directeur de l’institut de sexologie Jacques Waynberg, la curiosité sexuelle est normale à cet âge. Pour le puceau, il s’agit de voyeurisme polisson. Mais le principal problème, ici, est que la constitution de la sexualité ne se fait pas par l’imaginaire. Et l’impact peut s’avérer catastrophique sur des jeunes sans aucune expérience ». En fait, ces représentations sommaires et crues du rapport sexuel font illusion et, surtout, font mine d’être une représentation de la réalité. « Nous sommes en présence d’un substitut artificiel à la sexualité, poursuit Jacques Waynberg, la vision est tronquée, comme si, pour apprendre la langue française, nous ne lisions que des romans policiers. Dans le cas des films pornographiques, c’est identique. Tout le champ de la sexualité n’est pas dévoilé ». Conséquence : la fabrication d’une génération qui risque d’être « incapable d’avoir et de construire une sexualité pleine et riche ».

Le porno joue donc un rôle de substitut à une éducation sexuelle qui n’existe plus nulle part : l’établissement scolaire s’en dédouane ou aborde le sujet sous l’angle scientifique et biologique, la famille reste dans la majeure partie des cas hermétique à ces thématiques et les discussions entre copains se résument à des comparaisons de performances, réelles ou fantasmées.
« L’homme nage constamment dans l’épouvante, il est uniquement obsédé par la taille du sexe, précise Jacques Waynberg. Et son seul objectif, c’est de parvenir à remplir la béance féminine par la pénétration. Cela correspond au complexe bien connu de la castration ».

Le sexe, produit éphémère de la société de consommation
Dérives majeures de la pornographie, les pratiques sexuelles. Et puisque règne le diktat de la performance, l’homme doit correspondre à l’image d’un Rocco Siffredi, il devrait enchaîner les érections comme un infatigable étalon et pratiquer la sodomie dans ses rapports avec ses partenaires. « C’est une situation inquiétante, commente Jacques Waynberg. Le jeune téléspectateur d’un film porno s’identifie à des interprètes dont le métier consiste à faire du sexe et qui ne correspondent pas à la norme. Chez eux, il n’y a pas de sentiment. Ca développe forcément un complexe. Et puis les pratiques ne sont également pas la norme : la sodomie, le triolisme, les orgies. Femmes et hommes ensuite, s’ils sont trop influencés par cela, se demandent s’ils sont normaux parce qu’ils n’aiment pas ça ». La déferlante tout-sexe constitue donc un vrai danger et, selon l’anthropologue, psychiatre et sexologue Philippe Brenot, « le porno est le plus mauvais modèle qui soit en termes de sexualité : corps morcelés, gros plans sur les organes génitaux, cadences accélérées, violences des gestes et des mots… Cela génère de la dévalorisation de l’autre et de soi ». Le poids du sexuellement correct ne cesse de se renforcer et l’érotisme, lui, disparaît totalement des relations.
Par ailleurs, l’homme apparaît toujours comme le dominateur et la femme comme une créature dont l’unique rôle consiste à se soumettre aux envies bestiales du mâle, une partenaire jetable réduite à l’état d’objet. Du coup, les garçons, par ces représentations, ont tendance à classer les femmes en deux catégories : les « faciles » avec lesquelles on peut tout faire – illustration malheureusement bien réelle en est livrée par les « tournantes », les viols collectifs –, et les autres auxquelles on peut éventuellement s’attacher sentimentalement.
Certains spécialistes évoquent aussi aujourd’hui la « sexualisation de l’enfance ». Si l’âge de la première relation sexuelle se situe autour de 17 ans, les jeunes semblent vivre des expériences étonnantes de plus en plus tôt et le phénomène semble même se banaliser. Dans certaines cours d’écoles et de collèges, la tendance est à la fellation et à la masturbation, les vestiaires et les toilettes sont parfois sous haute surveillance et la mode est au « fuck friend », symbole d’un sexe consommé pour être immédiatement jeté aux oubliettes, à l’image d’un produit éphémère sans autre intérêt que le plaisir qu’il procure dans l’instant.

La pornographie, addictive et asservissante
Dernier aspect marquant dans l’actuelle société pornophage, l’impact des nouvelles générations de téléphones portables. Ces appareils deviennent, à l’instar des caméscopes ou caméras numériques, des moyens de plus en plus fréquents pour fabriquer son propre film amateur ou capter des scènes de sexe, à l’image du happy slapping et des actes de violence gratuite dont des séquences sont ensuite diffusées sur la toile.
Les jeunes générations s’emparent de ces outils et surfent sur une vague pétrie d’un exhibitionnisme valorisant et de la nécessité d’afficher, encore et toujours, le culte incontournable du phallus.
Voilà donc encore l’un des aspects du grand chapitre des dangers de la pornographie qu’Alexandre Soljénitsine assimilait à un asservissement de plus dans la société contemporaine : « On asservit mieux les hommes avec la pornographie qu’avec des miradors ». Affirmation reprise et confirmée par plusieurs études d’ampleur sur le phénomène de la pornographie dont certaines pointent essentiellement un danger majeur : le risque de la misère culturelle lié à la consommation à outrance, voire addictive, de la pornographie.
Les réalités sensorielle, émotionnelle et existentielle disparaissent au profit d’impostures et de leurres virtuels. Un nouvel ordre sexuel – né en 1953 avec l’avènement du magazine Playboy – se met au service d’une réalité encore bien plus concrète, sonnante et trébuchante : l’industrie du porno représenterait aujourd’hui un chiffre d’affaire annuel estimé à près de 60 milliards d’euros.


Jeudi 29 Mai 2008


Commentaires

1.Posté par xxchris le 29/05/2008 14:13 | Alerter
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'tain!!ça fait froid dans le dos...Ces témoignages ,aussi dur soient-ils,doivent être
montrés a grande échelle...

2.Posté par ben le 29/05/2008 15:10 | Alerter
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bonjour
j ai pas tout lu trop hard au niveau des mots et des répercutions même pour un adulte
a choisir entre les pays arabes qui OBLIGES leur femmes à se voiler et qui finalement ne les font pas souffrir autant que nous, et notre mode de vie hyper "libérée" j ai vraiment du mal
de part et d autre de la Méditerranée nous sommes tombés dans un extrémisme liberticide
société on/off lumière/ténèbres tout/rien
ici femme libre provocatrice à souhait et sans pudeur
là bas femme oppressé vie obtue et domination virile

6000 ans d humain pour en arriver là!!!

un chanteur a dit :
"la vérité nous fera plus peur"

qui est prêt à entendre la vérité sur lui même

je pense que tout se résume à une question de vérité

"la justice est la sainteté sont les filles de la vérité"
c est un verset biblique (rendons à César ...)

salut

3.Posté par françoise le 29/05/2008 22:38 | Alerter
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Le seul animal qui ne delimite pas son territoire qui ne se bat pas avant de s'accoupler et qui ne manifeste aucun jalousie vis a vis de sa femelle est le porc.donc les gens qui pratiquent la pornrgraphie sont pire que les porcs.

4.Posté par Dumas le 30/05/2008 18:13 | Alerter
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Sommet de la bêtise ce texte ...
Comment peut-on encore penser comme ça de nos jours ?

5.Posté par Sakeyou le 30/05/2008 21:18 | Alerter
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@ Dumas,

Ton commentaire ne fait que confirmer l'avance éthique et sociale des Pays nordique par rapport à leurs voisins...

@ Ben,

Certes le texte est cru mais il faut bien appeler un chat "un chat".
Quant à l'image de la femme "orientale" que tu donnes, heureusement que les clichés ne tuent pas, car tu serais bel et bien mort à l'heure où je te parle....

6.Posté par perceuse le 01/06/2008 00:01 | Alerter
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moi c'est cette phrase "sommet de la betise ce texte..." qui me fait me demander comment on peut encore penser ça de nos jours. t'aurai pu etre plus bavard et développer ton point de vue, y'a quoi à sauver dans le porno, de nos jours ? ça gâcherait tes week-ends, de critiquer cette industrie ?

7.Posté par pehas le 03/06/2008 18:59 | Alerter
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je vous remercie pour votre article. je ne regargerai plus un flim porno
merci.

8.Posté par lazer le 04/06/2008 10:15 | Alerter
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Bonjour a tous,

Juste pour reprendre le message de ben. Cette annee j ai vecu en egypte et il donc ai ete au contact de ces terroristes musulmans qui fument de l opium, voilent, et batent leurs femmes!!!!!

En fait c est une societe ou le sexe est un vrai tabou, ou la pluplart des gens sont vierge, a defaut d aller voir une prostitue, jusqu a lage de 25ans et plus en moyenne...cette patcularite semble creer un plus grand respect de l Homme, et une plus grande consideratio pour ls sentiments, meme si cela n empeche pas les hommes de posseder les femmes lors de la naissance et du mariage, ou de constater des sevices sexuel ou viols...l influence de nos pays (dit "avances"), en terme de sexualite est aussi tres importante, le chocs des cultures est aussi des deux cotes ne l oubliez pas.

parmis les femmes voilees, il ne faut pas oublier que certaines le decident, l extremisme ne frappe pas qu un seul sexe.

En tout lieu toutes epoque et dans tout les cas la femme a toujours ete prise comme un objet, en passant en "douceur" de l autorite du pere a celui du mari, lui meme choisit par le pere....en passant "violement" d une atrocite a une soumission....les histoire sont nombeuses

Seules les methodes changent et je ne peut concevoir pour le moment que la place de la femme, de facon inter comunautaire ou, dans nos societes "developpees", soit un jour non loin d un soupcon d egalite...

Peut importe la methode le resultat reste le meme ici ou la_bas...hypocrite, violent, religieux.....ou pas.

L homme est par nature le plus stupide et incoherent des animaux.
Pourquoi tout le monde voudrait que l on soit "plus humain"??!!!
Nous sommes de simples animaux, et de la la comparaison avec notre homologue appele mouton prend tout son son sens.

De tout ce que je peux voir, lire et entendre dans notre societe, il ne rssort que le mauvais, n oublier jamais tout les bons cotes de l homme ils sont toujours devalues car nous voulons et avons ete conditionnnes a vouloir plus. plus loin, plus profond.....

9.Posté par whereislove le 06/06/2008 23:17 | Alerter
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C'est vrai que je me posais des questions sur l'industrie du porno et ça ne fait que confirmer tout le mal que je pensais de cette industrie. J'ai toujours eu pitié pour les filles qui sont dans cette industrie, c'est vraiment atroce. Bref c'est un texte à faire circuler.

10.Posté par Rayvolt le 07/06/2008 16:55 | Alerter
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salut,
J'ai trouvé ce texte poignant et attristant d'une part mais d'une autre part j'ai du mal à comprendre que ces femmes qui disent souffrir dans ce monde pornographique ne font rien où peu pour y sortir. Certes il y a des abus et de la monstruosité de la part de l'industrie mais ces filles tout de même c'est elle qui ont fait la démarche, c'est elle qui ont vendues leur corps et la plupart n'ont pas été forcé. Au 21 éme siècle, qui n'a pas entendu parler, plus où moins, du porno et des choses douteuses qui s'y passent. Aujourd'hui, on vit dans une société dictée par l'apparence, le paraitre, la consommation, par l'extravagance. Quasiment toutes ces jeunes actrices qui font du pornos sont attirées apr l'apât du gain, par le côté showbizness et certaines trouvent dans le porno un moyen (détourné) de parvenir à leur fin, à leur but. Certes, il y a l'envers du décors, les choses qu'on ne voit pas devant la caméra mais tout de même à les entendre elles aiment ça. Elles le revendiquent elles-mêmes haut, fort et fièrement. Certes des pourries s'en font pleins les poches ces actrices pornos elles savent ce qu'elles veulent et comment y arriver! A tout prix. Le porno est devenue une alternative de beaucoup de jeune fille qui ont ratées leur entrée dans le cinéma, dans la chanson, dans le manequinage alors le porno leur ouvrent les portes du cinéma, da la télé, da la célébrités, de l'argent facile, des tours du monde...Malgrès tout ce qu'on peut dire, la plus grande majorité des actrices pornos ont fait ce choix par fantasme, facilité et n'ont pas toutes été violés dans leur enfance..


Pour lazer :
Je suis assez d'accord avec l'analyse de lazer. C'est une très bonne analyse et les mots sont bien choisis. Ton argumentation est une vérité absolue.

Pour les autres qui disent que les pays nordiques sont en avancent par rapport à leurs voisins : si c'est pays sont en retard à qui la faute? Posez-vous la question et répondez-y à vous même et si vous êtes honnêtes avec vous mêmes alors vous conclurez que le retard des ces pays est de notre faute. Oui de notre faute car rappelez-vous que la plupart de ces pays ont été annexés, envahies, opprimés et oppressés, colonisés par nous et tout cela sous le jous et la bénédiction de l'église. Définitivement oui à cause de, nous les pays nordiques... On a pillé, violé, battus, massacré, soumis ces peuples par conséquent n'oubliez pas qu'on les as empêché de s'émanciper. Empêché leur pays d'évoluer. La plupart de ces pays n'ont eues leur indépendance que très récemment et par conséquent ces pays ont pris un large retard. Donc encore une fois à qui la faute? Aux pays nordiques, à nous en sommes.

Puis cessez donc de toujours tout ramener sur les musulmans. De toujours tout ramener sur l'Islam. De toujours tout ramener sur les terroristes. Les premiers à souffrir de l'extremiste ce sont le peuple même de ces pays dit "en retard"...
"dé(génération) porno" est très bien relaté et parler de l'Islam n'a rien à voir avec cela...certain pourrait mal l'interprêter et parler des pays du Maghreb et hors sujet là!

Puis on nous rabat encore le port du voile mais c'est une très bonne remarque de laser de dire qu'il ne faut pas oublier que ce sont elle qui choisissent de le porter et rien ne peux aller contre leur décision... Le choc culturel est très fort là-bas comme ici. Et chacun le voit de son côté.

POUR SAKEYOU : :
Je ne sais pas si j'interprète mal vos dires :" Ton commentaire ne fait que confirmer l'avance éthique et sociale des Pays nordique par rapport à leurs voisins.". mais c'est vraiment". Je le ressent mal. J'ai l'impression que vous rejetez la faut sur vos voisins mais c'est de nous d'où vient la faute par rapport au porno alors ne venez pas mettre cela sur la faute de nos voisins. Et si vous pensez vraiment que nous sommes en avances ethique et social sur nos pays voisins alors votre perception est flouée. Parce-que si, par rapport au texte dé(génération) porno, vous croyez définitivement que nous avons de l'avance et bien alors vous n'avez rien compris. Quelle arrogance !!! On apprend tellement des autres, de ceux et celles qui sont différents. C'est tellement enrichissant d'apprendre de son voisin. C'est peut-être ça qui manquent aux hommes (et femmes) pour rendre les choses meilleurs dans ce monde. L'histoire l'a démontré à plusieurs reprises dans toutes les cultures, dans tous les pays : chaque pays fut première puissance mondiale et à dirigé le monde...Bientôt ça sera autour de la Chine.

C'est fou toute cette hypocrisie. Dire que ces pauvres filles souffrent et de l'autre côté dir que les pays voisins sont en retard comme si notre société occidentale était la meilleure au monde. Mais regardez toute cette souffrance, cette peine, ce mal, ces guerres, cette intolérance, cette peur qu'engendre notre société et ceux malgrès l'avance qu'on a par rapport à nos pays voisins. Qui choisit de de laisser faire en sorte que ces films pornos passent sur nos chaines et arrivent aux yeux de nos enfants? Nous. Alors au leiu de faire l'hypocrite cessez d'être complice.
Si c'est ça le modèle que vous adorez et idôlatrer alors je préfère encore qu'une météorite éfface tout pour tout recommencer.

Ciao.





11.Posté par Nemorensis le 07/06/2008 17:31 | Alerter
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Bonjour,

j'ai déjà lu cet article, en tout cas la première moitié dans son intégralité il y a déjà quelques années...

L'article est bon car il propose un questionnement valable sur ce qui se passe derrière la caméra. En tant que "bon" consommateur de porno et, à l'époque, dôté d'un âge inexpérimenté, j'étais allé jusqu'à me demander si la sodomie faisait si mal que ça. Je culpabilisais de jouir devant ces victimes de l'industrie du porno.

Bof...

Aujourd'hui, je ne renie pas les faits. Il existe une catégorie de productions pornographiques qui correspond à la description faites dans l'article ; mais pour être un "consommateur expérimenté", je crois qu'on établit un peu trop rapidement une généralité en l'associant au cliché négatif que nous fournit notre héritage judéo-chrétien sur le milieu pornographique.

Première constatation : De ma propre expérience basé sur un nombre conséquent de rapports et de conversations, les femmes (et les hommes) ont une faculté de dilatation telle que, avec du savoir faire et surtout beaucoup de détente (donc un état de bien-être?!!), ils peuvent pratiquer sans AUCUN ménagement la pénétration anale. Et j'ajoute que non je ne suis pas un bourreau, mais plutôt je ne m'arrête pas simplement à des pré-supposés... Il est d'ailleurs dommage pour beaucoup d'entre vous que l'on doive encore vous expliquer que ça ne fait pas forcément mal :(

D'autre part, les séquences de sodomie des actrices sont bien souvent anticipables avant même qu'un phale ne se dirige vers un anus puisque lors d'un changement de plan, on voit ce dernier plus ouvert qu'avant. Preuve que l'anus a été préparé dans le plus grand respect du corps du pénétré.

Concernant les gorges profondes, ça existe, ça s'apprend aussi, par jeu et par envie aussi. Il y a des filles qui ne jurent que par ça! Peut-être que leur oralité les travaille au sens Freudien du terme, mais je dirai aux culs serrés et autres naifs que TOUT LE MONDE A DES PROBLEMES! Pour certaines, ça les détend comme sucer son pouce version hard...

Ensuite, je ne dénie pas qu'il y a un parallèle à faire entre les relations sexuelles et la psyché d'une personne mais je refuse de porter un jugement dessus pour la simple raison que je considère l'acte sexuel d'une part tel qu'on l'entend au sens romantique du terme mais, MAIS AUSSI comme un moyen cathartique (décharge émotionnelle). Vous mattez des films qui font peur vous ? ;) De ce fait, la notion de second degré est importante et se base sur la confiance réciproque des partenaires ou... leur négligeance. Et pour moi c'est là où tout se joue ! Le problème n'est pas ce qu'on fait quand on "coppule", c'est d'abord son contexte, à savoir avec qui, où, dans quel moment, pourquoi, quel état, pourquoi etc.

Pour revenir aux actrices, je me questionne plus sur la pornographie en tant que symptome pathologique que comme véritable problème car prosaïquement une pénétration n'est pas quelque chose de douloureux. Je vous renvoie aussi à la fin de mon paragraphe précédent en posant la question suivante :

Pouvons critiquer le métier de harder/hardeuse si le milieu dans lequel il est pratiqué souscrit à une éthique du travail en particulier sur le respect des gens qui y travaillent ? Je pense notament au porno chic ou au studio canal qui ne sont pas les pires endroits pour travailler.

Enfin, on parle de déterminisme à cause de viols. C'est certain! Mais je m'intéresse plutôt à ce que procure le fait de travailler dans le porno chez ces personnes. Se retrouvent-elles entre elles par instinct grégaire ou par empathie ? Cela permet-il de travailler sur le traumatisme ou au contraire de le stigmatiser ? Doivent-ils inévitablement passer par là ? Ne ferions-nous pas d'encourager un milieu porno de qualité plutôt que tout mettre dans le même panier ?

Peut-être qu'on vit des sentiments similiares à ces professionnels mais moins intense, ou peut-être sommes nous dôtés d'un surmoi familial et culturel plus imprimé qui fait que nous ne franchissons pas le pas de ce libertinage classée danger?

Je terminerai en disant que mes pratiques sexuelles choquantes (!) ont toujours plu à mes petites amies ou mes copines d'un soir. Où se place le débat dans ces cas là ? Et pourtant j'aime la poésie et je déteste les boites pour leur côté ambiance vulgaire et en dessous du nombril ^^ !

12.Posté par Sakeyou le 07/06/2008 23:38 | Alerter
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@ Rayvolt,

Quand je dis "nordique" je parle de la Suède, Norvège et Finlande.

Quand je dis "voisins" je parle de la France et Cie...

13.Posté par benedicte le 08/06/2008 18:29 | Alerter
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Il y a une incompréhension, et c'est curieux, sur l'appellation pays nordiques employée par @Sakeyou, qui pourtant est claire, il parle des pays scandinaves, par rapport au reste de l'Europe, et non dans une optique judéo-christianisme/islam. D'ailleurs les religions judéo-chrétiennes n'ont rien à envier à l'Islam, concernant le mépris et l'infériorisation des femmes, ces 3 religions ont été utilisé pour les maintenir dans un statut d'infériorité et de mise sous-tutelle comme une sorte de propriété des hommes. ça fait très peu de temps que ça a évolué sur le plan là chez nous, et ça évolue également dans les pays musulmans. La Suède lutte aussi depuis quelques années contre la prostitution, sans criminaliser les prostituées, ayant conscience de leur situation, mais en s'en prenant aux clients ! ... maintenant étant donné que l'approche sous cet angle est une première, ce n'est certainement pas parfait dans la mise en oeuvre, mais c'est le bon angle d'approche.

Et la pornographie n'est pas une émancipation des femmes ou libération de leur sexualité, bien au contraire, elle est un enfermement tout aussi pervers que le puritanisme. La pornographie c'est imposer un comportement de prostituée aux femmes en guise de libération comme alternative à la virginité jusqu'au mariage. Dans les deux cas c'est une dépossession de la femme de son corps et de son intégrité physique et psychologique, tout en la ramenant à du bétail dont les hommes useraient à leur guise, ventre ou trous. Ce qui fait que je suis également d'accord avec @ben.

@ Rayvolt
C'est fou comme c'est difficile d'être ouvert à l'autre et d'admettre la réalité, que non, pas plus que pour la prostitution, la grande majorité ne choisisse pas vraiment, et que c'est la destruction psychologique subie souvent dans l'enfance qui les amène là, parce qu'on leur a ôté tout respect, toute dignité d'elles-mêmes, mais je pense que c'est pareil pour certains acteurs du porno gay, qui subissent les mêmes traitement. Bien sûr qu'on trouvera toujours à exhiber pour donner bonne conscience à tout le monde, et masquer la réalité, des personnes revendiquant un choix libre et épanoui, qui représente moins de 5% ... érigeant le cas particulier en généralité, pour nier et occulter la souffrance du plus grand nombre ! Et puis un être humain, défendra sa misère ou sa souffrance, ou la revendiquera comme un choix, parce que c'est tout ce qu'il a quand il n'a aucun espoir d'en sortir, quand il n'a jamais rien connu d'autre, et qu'à ses propres yeux il ne vaut plus rien, tu n'as jamais du vraiment souffrir ou être ouvert aux souffrances des autres, pour parler ainsi et ne pas comprendre comment on peut en arriver là ... la souffrance que je connais mais je sais aussi qu'il y a pire que ce que j'ai vécu. Je ne suis pas tombée là-dedans, ni dans autre chose, mais j'ai un putain de caractère , tout le monde n'a pas les mêmes armes !

@ Nemorensis
Le commentaire ci-dessus est également pour toi. Mais j'ajouterais, que me gonfle particulièrement, le discours pervers de la pensée unique de caniveau pornographique sur la sexualité, qui prétend que sont coincés et surtout coincées toute nana ne se comportant pas en fonction de fantasmes malsains d'une partie de la population masculine, incapable de partage de désir et plaisir avec l'autre.
Ton commentaire est un exemple presque exhaustif du discours manipulatoire, d'une personnalité perverse.
Tous ceux qui regardent de la pornographie ne sont pas pervers, mais toi tu es un pervers pornographe, un puritain qui se vautre dans la transgression de sa morale judéo-chrétiens, pas étonnant que tu l'évoque, tu ne peux pas t'en empêcher, comment pourrais tu te vautrer dans le stupre, dans ce qui est "mal" aux yeux de cette morale, si elle t'était étrangère ? D'où cette obsession malsaine pour la sodomie, l'anus, la m**** en fait. Puisque tu fais dans la psycho de bazar, je te la retourne ... un blocage au stade anal peut-être ?
Quand à des termes comme catharsis émotionnelle, tu devrais éviter, tu es aussi dépourvu d'affect qu'un serpent, donc tu ignores ce que ça signifie.
Et la "préparation de l'anus dans le respect du corps", ça situe tout de suite. le respect de l'autre est celui de son intégrité physique et psychologique, le laissant libre de ses propres choix ... c'est typique des personnalités perverses et manipulatrices de dévoyer le sens des mots. Parler de respect alors que lisant tes propos on imagine très bien les pauvre filles traitées comme de la viande sur l'étal d'un boucher, des anus que l'on dilate et pour les enfiler sans ménagement ... cesse d'utiliser le mot respect et d'autres qui te sont totalement étrangers !
Et ne parle à la place des femmes, avec qui tu qui tu n'as visiblement jamais vraiment parlé, qui bien entendu, adorent selon toi, être considérées comme des sacs à foutre par des tordus qui ont besoin d'un défouloir.
Tu lis de la poésie, et n'aime pas les night-club, la belle affaire, comme si on ne pouvait pas être pervers en étant pédant, intello (péjoratif pas confondre avec intelligent) et snob !
Tu n'as pas de chance, je suis amorale, l'union sexuelle est un acte de vie, je ne vois pas en quoi le corps ou la sexualité devrait être considérés comme sale ou tabou, et le puritanisme et la pornographie sont les deux faces d'une même perversion de la sexualité. D'ailleurs je suis une salope pour les puritains, et une coincée pour les pornographes ... parce que je ne suis ni l'un, ni l'autre. Et si je fais ce commentaire, c'est que j'aimerais bien que les jeunes n'aient pas comme seule alternative, le choix entre deux perversions, mais puisse trouver leur chemin au-delà et développer une sexualité libre, qui ne soit pas obsessionnelle mais heureuse et épanouie, parce que c'est un aspect du relationnel à l'autre ... et que ceux et celles qui se sentent agressés, légitimement par le discours et les images pornographiques, ne se réfugient pas dans le puritanisme, parce qu'ils pensent qu'il n'y aucune autre alternative...


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Je regrette que personne n'intervienne sur les conséquences de cet envahissement pornographique sur les jeunes et les enfants, pourtant toute une partie de cet article y est consacré, et qui suffit en soi pour comprendre qu'en dehors de toute morale, la pornographie est malsaine et réductrice, dangereuse en tant que stéréotype conditionnant des représentations hommes/femmes qui touchent à la sphère privée, donc tout le monde, et profondément destructrice de tout relationnel humain, mettant la majorité des gamines dans une situation d'être victimes d'agressions et violences physiques et sexuelles, et les gamins d'être des agresseurs physiques et sexuels !
Il ne faudra pas se plaindre ensuite (je m'adresse aux machos en particulier) d'une montée d'un féminisme radical voyant en tout homme un agresseur potentiel ! Au USA 1 étudiante ur 3 est victime d'un viol sur les campus universitaires ! Elle est belle la société pornographique, avec des gamins de 11 ans qui violent leur soeur de 10 ans, et pas dans une famille dégénérée par l'alcool vivant dans la misère et l'inculture !
Personne ne réagit ? C'est vrai que réagir est remettre en cause les fondements même de la pornographie, de l'image donnée de la femme, du fait que ce n'est pas le désir sexuel qui est mis en scène dans la pornographie, ni le plaisir, mais la domination, possession de l'autre comme objet par utilisation du sexe, avec une escalade depuis des années de la mise en scène de l'asservissement, l'avilissement, l'humiliation, la violence, le viol, la torture de l'autre, des femmes bien sûr, mais dans le porno gay on a la même chose envers les hommes à qui ce rôle de "femme" est dévolu.
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Dans la pornographie, les organes génitaux sont omniprésents, mais la sexualité est absente de cet emboîtage de masse de plus en plus malsain. Et pervers, car il occulte la sexualité, cette énergie vitale qui n'est pas dans la tête, et que le fantasme ne peut faire naître, qui n'est pas que corporelle ou sensorielle, qui ne peut être engendrée non plus en appuyant sur les interrupteurs d'un corps considéré comme une machine, bien sûr ça procure des sensations, mais le véritable plaisir, est une énergie qui se déploie à l'intérieur, qui irradie dans tous le corps et l'emporte comme une déferlante, pour refluer ensuite par vague, pour finir par te laisser flotter heureux et en paix ... et là tu comprends pourquoi certain/es ont parlé de 7ème ciel, 7ème tu ne saurais pas vraiment dire, mais ciel sûrement :)
Mais tu ne peux le mettre en scène, ni le faire sur commande, ni le faire à la chaîne, impossible de faire du X avec ça, le X dénie l'existence de ce qu'il ne peut vendre, prétendant que la sexualité est dans la tête, uniquement fantasme de possession, alors que la sexualité est une énergie vitale intérieure en recherche d'union, de fusion. Dis à l'emporte-pièce, lorsqu'on baise avec sa tête et qu'on pense avec sa queue on a un problème de compréhension de ses fonctions vitales ! Et ce n'est pas étonnant que ce soit un désastre tant sur le plan d'un véritable plaisir que sur le plan relationnel.

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Pour ceux et celles qui pensent qu'il serait normal qu'il y ait une certaine violence dans les rapports sexuels, que vouloir interdire la violence serait une répression de la sexualité, voire la rendrait impossible, je dirais qu'il y a confusion entre violence et intensité. La violence est toujours une agression de l'autre ou en défense d'une agression par l'autre, elle n'a aucune place dans une relation intime, maintenant une union sexuelle peut être physiquement intense ou sensoriellement intense, infiniment câline ou totalement ludique, selon l'humeur partagée du moment ... c'est aussi vivant et changeant que les couleurs du temps, il n'y a pas de règles de forme, c'est un esprit de fond.

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Je vais adresser un message aux femmes et surtout aux jeunes filles, reprenant grosso modo le discours qui est tenu auprès des enfants pour tenter de leur permettre de se prémunir de la pédophilie :
"votre corps vous appartient, il n'est pas nécessaire que ça vous fasse physiquement mal pour que vous disiez NON. ça ne vous plaît pas, ça vous met mal à l'aise, vous n'avez pas envie, etc ... vous dites NON, et vous n'avez pas à justifier votre refus ! Vous seule savez ce dont vous avez envie ou non, ce qui vous fait plaisir ou non, personne n'a le droit de prétendre vous imposer ou faire subir des pratiques en exerçant une violence physique bien entendu mais également psychologique en pratiquant le chantage ou manipulation.Quelques exemples :
chantage à l'affect, généralement fait par des hommes qui en sont totalement dépourvus.
"c'est que tu ne m'aimes pas si tu te laisse pas faire", non c'est qu'il ne vous aime pas, puisqu'il se fout éperdument de ce que vous éprouvez, vous n'êtes qu'un objet dont il veut pouvoir disposer.
"tu es égoïste, tu ne veux pas me donner de plaisir" pareil, vous n'êtes pas un objet à sa disposition, vous n'êtes pas la pour le servir, vous existez !
"si tu le fais pas je te quitte" laissez le partir, vous n'aurez pas de mal à trouver plus humain !
Manipulation visant à vous faire sentir idiote ou coincée :
"toutes les filles le font et adorent ça" d'une part c'est faux, d'autre part même vous seriez seule à ne pas vouloir, c'est votre droit !
"c'est parce que tu n'as pas essayé ou ça va te faire au départ mais tu adoreras ensuite", "tu es coincée et tu refuses d'avoir du plaisir" ou "si tu n'as de plaisir c'est que tu es frigide" jeter le mec immédiatement avec fin de non-recevoir, discours tenus par les pervers, tenez-vous en à ce que vous ressentez. Concernant spécifiquement la sodomie, vous n'avez aucune obligation, vous avez la nature de votre côté pour refuser, maintenant si ça vous tente d'essayer c'est une chose, mais vous n'avez aucune obligation, ni d'accepter, ni de recommencer si après avoir essayé vous n'avez pas aimé, et vous n'avez pas à vous justifier. Si vous avez un vagin et un anus séparé, ce n'est pas pour rien. Quand vous désirez réellement l'autre, elle est où la chaleur dans votre corps, où c'est que ça se tend, se durcit, se lubrifie naturellement pour épouser la forme de l'autre qui a fait de même pour que l'union soit possible et sans douleur ?

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Message aux hommes, car tous ne sont pas adeptes de la pornographie, malgré ce que l'on tente de faire croire, puisque la plupart du temps seuls les "sectateurs" de la pornographie s'expriment, que d'autres vivent dans le carcan des images qu'elle diffuse et n'osent pas admettre qu'ils ne sont pas comme ça, tellement ils redoutent d'être raillés par les autres ... et que c'est aussi un problème pour les hommes et non pas que pour les femmes, et là aussi pour les plus jeunes en particulier.
Il est vrai que l'on présente peu d'hommes s'élevant contre la pornographie et les images malsaines qu'elle véhicule, pourtant ils ne sont par marginaux, par contre on exhibe, des femmes qui prétendent la pornographie comme en allant de soi, alors qu'elles sont très minoritaires ... c'est une véritable omerta sur la sexualité qui est posée par la pornographie.
Sans compter les hommes qui vont avoir leur sexualité complètement bloquée, qui imprégné de la violence faite aux femmes dans la pornographie, auront peur de se laisser aller, persuadé que si ils le font, ils risquent d'exercer ce type de violence envers leur partenaire. Dans ce cas on se retrouve avec une frigidité masculine, pas une impuissance, mais une incapacité au désir et au plaisir, alors qu'il est nécessaire de lâcher prise et de se laisser à l'autre pour en partager. Contrôler ce désir intérieur, c'est l'éteindre. Or ce désir n'est pas lié un fantasme de domination, mais un désir d'union, il est porteur d'intensité, mais exempt de violence et d'agression... raison pour laquelle j'ai fait la distinction plus haut. S'ouvrir à lui et à celui de l'autre et s'y abandonner ensemble, ne présente aucun risque excepté celui de partager du plaisir :)
Ce n'est pas une théorie, mais un constat. Les hommes qui sont dans cette situation de blocage, sont justement parti des personnes qui n'ont pas perdu ce véritable désir, et qui auraient développé une sexualité épanouie si la pornographie n'avait pas engendré l'idée que le désir sexuel masculin est un désir de possession agressive du corps des femmes ... ce qui relève du fantasme machiste, et non de la réalité du désir sexuel.

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à tous et toutes, reprenez contact avec votre corps, apprenez à le redécouvrir, à le laisser parler, à découvrir ensemble celui de l'autre et l'écouter parler ... rendez-lui ce qui lui appartient, sortez du monde de l'image, éteignez la lumière s'il le faut, pour retrouver la perception de vos sens, et vous finirez par être surpris de ce que vous découvrirez ... un univers de sensorialité et de plaisir que vous ne pouvez pas imaginer, si votre image de la sexualité est la pornographie. Essayez !
Mais il faut être capable de regarder l'autre comme un être humain, une personne, d'avoir envie de partager quelque chose avec elle ou lui, pas nécessaire que ce soit pour la vie, mais il faut être deux dans cet état d'esprit pour que ça fonctionne, et ça fonctionne du premier coup, il faut prendre le temps de se découvrir l'un l'autre, de s'apprivoiser ... ça ne marche avec n'importe qui tiré au sort, c'est une sorte d'alchimie, c'est aussi la chaleur et tendresse partagées avant et après, ben oui et nous avons tous besoin aussi, nous ne sommes pas des machines, mais des êtres vivants.

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J'ai cité l'expression de 7ème ciel, mais il y a une autre expression celle de "petite mort". Il est évident que cette expression n'évoque pas de plaisir, une énergie vitale, mais un sentiment morbide, un fantasme de mort.
Ce qui équivaut à voir, en un acte, qui est un acte de vie, qui en permet le renouvellement et la propagation ... un acte de mort, et nier l'existence et la puissance de cette énergie vitale qui nous amène à chercher à nous unir les uns aux autres pour que la vie n'ait pas de fin ... la pornographie porte la même négation et le même regard morbide, et prétend l'instituer en normalité, voire en loi naturelle ... faut pas déconner, j'aime vraiment la vie, alors la pornographie ... non merci !

14.Posté par Nemorensis le 09/06/2008 11:18 | Alerter
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Salut,

je ne vais pas développer car je n'en ai pas le temps au vu de ton long pavé comme j'en ai rarement vu dans les commentaires d'un article.

Je suis d'accord avec 70% de ce que tu racontes, en partant des banalités du genre "votre corps vous appartient, il n'est pas nécessaire que ça vous fasse physiquement mal pour que vous disiez NON" (qui laisse à penser que tu as eu besoin de réfléchir sur la sexualité depuis la case départ...) jusqu'à des propos plus fouillés et subtiles sur "l'énergie sexuelle" ou encore "Dans la pornographie, les organes génitaux sont omniprésents, mais la sexualité est absente de cet emboîtage de masse de plus en plus malsain."..

Toutefois, malgré la prise en compte de différentes situations, je te trouve manichéenne, à vif, et victime dans ton élocution.

Je ne pense pas que je n'ai pas de sentiments. Je me fais l'avocat du diable d'un article trop entier (comme toi...). Je n'ai jamais forcé, ni provoqué des regrets à une femme, ces dernières m'ont d'ailleurs toujours dit que j'avais pas une attitude macho contrairement aux autres mecs qu'elles avaient rencontré alors ton commentaire me désole par son aspect péremptoire et catégorique, volontairement insultant qui démontre la faiblesse psychologique que tu as sur le sujet. Dsl

Tes réponses sont vraies, le respect, le 7° ciel sont des choses que je connais. Mais ne me dit pas qu'en couple, à chaque fois que tu couches, tu fais l'amour d'une manière la plus sentimentale qu'il soit. Ne serait-ce que parce que tu n'es pas toujours d'humeur égale (et je te le souhaite parce que c'est ça qui fait la richesse d'un caractère! ). Alors ouais, il y a faire l'amour et niquer et je crois que ni l'un ni l'autre ne sont mal. Ils sont mals quand tu es extrêmiste dans l'un ou dans l'autre, à l'image de la vie qui n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est les 2 pour reprendre la notion d'équilibre des énergies (/sexuelles), de mon point de vue en tout cas.

Dans ton cas, tu parais à vif sur le sujet et tu réagis par l'agression. Tu critiques la violence mais tu passes des heures à rédiger un message de mépris masqué sous une volonté de rendre la "bonne sexualité" aux gens. Ce personnage n'a rien de bien crédible, parce que partial, mais encore une fois beaucoup de choses que tu as dites sont vraies...

Concernant les films porno et pour répondre aux attaques, en vrac :

Les fims avec les poupées/marionnettes ne m'intéressent pas. Elles ne dégagent rien et sont le reflet du porno démontré dans l'article.

Les films d'organes ne me plaisent pas. Ca ne raconte rien. Je préfère les rares films où l'actrice dégage quelque chose de sexuel, (du chien quoi!) et où l'on voit des gros plans sur... son visage.

Pourtant j'aime bien que ça soit hard! Je ne me freine pas sur ce sujet.

Tu confonds violence et méchanceté. La pénétration est un acte violent (intense), d'autant plus pour la femme car c'est elle qui est pénétrée. Il peut être violent dans sa douceur ; mais, ça peut-être aussi un acte méchant !


Voilà j'ai répondu, mais merci de ne pas tourner au règlement de compte. Parlons plutôt de la pornographie en générale, sans affirmation assassine.

Merci

15.Posté par Pierre Cavalier le 13/06/2008 10:09 | Alerter
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Difficile de faire une liste exhaustive des erreurs, des contrevérités et des aberrations que comporte ce texte d'Isabelle Sorrente. Un exposé qui a déjà suscité bon nombre de réactions sur la toile, puisqu'il s'y promène depuis maintenant quelques années et que j'ai donc plusieurs fois évoqué (révoqué ?) ailleurs...

Je suis toujours amusé par les réactions des internautes, même si elles paraissent souvent logiques, eu égard au tableau ici peint, de l'univers pornographique. Il se trouve hélas pour Isabelle Sorente et les auteurs du film Shocking Truth, que je connais parfaitement le monde du cinéma pornographique, puisque j'en suis un observateur attentif depuis quinze ans.

En qualité de journaliste spécialisé (en l'occurence, pour le magazine Hot Vidéo, auquel je suis toujours attaché...), j'ai passé des années sur les plateaux de tournage européens, américains et bien entendu, français, qu'ils soient professionnels ou (très) amateurs. J'ai côtoyé de très près des centaines d'actrices de X dont j'ai souvent approché l'intimité et dont j'ai très bien connu l'histoire.

Mais curieusement, contrairement aux auteurs de Shocking Truth qui n'ont eu besoin que d'un tournage, je n'ai assisté en quinze ans qu'à une demi-douzaine de situations difficiles à défaut d'être vraiment choquantes. Et encore s'agissait-il le plus souvent de mauvaises conditions de travail, ce qui arrive en effet régulièrement, les budgets alloués aux réalisateurs de X étant globalement faméliques. Les acteurs peuvent ainsi se retrouver à tourner dans des endroits à peine chauffés, avec des sandwichs pour repas. Mais dans ces cas-là, tout le monde est logé à la même enseigne, acteurs, techniciens, réalisateur... et journaliste ! Et lorsque de telles situations se présentent, personne n'a envie d'imposer quoi que ce soit aux acteurs, dont dépend l'issue de la scène.

La contrainte dans le milieu de la pornographie est exceptionnelle, une actrice est toujours parfaitement libre de refuser une pratique qui ne lui plaît pas et vous pouvez croire que beaucoup d'entre elles ne s'en privent pas et posent leurs conditions sans que ni le réalisateur et encore moins le producteur, que l'on ne voit jamais, ne rechignent.

Quant au parcours des actrices, il est bien évidemment propre à chacune. Certaines ont effectivement eu des enfances difficiles, certaines ont subi des violences, sexuelles ou non, et il semble en effet que cela soit un peu plus fréquent chez les actrices de X que dans d'autres milieux, encore qu'aucun journaliste n'ait jamais songé à aller poser la question aux caissières, aux coiffeuses ou aux représentantes de n'importe quel autre milieu professionnel. Cela serait évidemment beaucoup moins racoleur...

Non, les actrices de porno ne sont pas issues du milieu de la prostitution, non, le porno n'est pas financé par la mafia qui a d'autres sources de revenus bien plus conséquentes (la vidéo porno génère en France moins de 80 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, vraiment pas de quoi se relever la nuit. Combien pour la drogue ou le trafic d'armes ?), non, les actrices ne sont ni contraintes, ni battues, ni violées, non, personne ne les oblige à coucher avec des animaux (n'importe quoi...) ou des extraterrestres et non, toutes ne finissent pas dans un caniveau avec une seringue dans le bras (a vrai dire, je n'ai même jamais connu d'exemple...). Quant aux suicides, ils existent, mais dans des proportions moindres, probablement moins élevées que dans bien d'autres milieux socioprofessionnels (police, prisons, employés de chez Renault...). En France, on ne recense par exemple qu'un seul suicide qui est celui de Karen Lancaume, que les âmes bien-pensantes se sont empressées d'attribuer à son passé sulfureux.

J'ai très bien connu Karen et je peux donc affirmer que les raisons de son geste sont autrement plus complexes que ça. Un suicide en quarante ans d'histoire de porno français, on ne peut guère parler d'épidémie... Certes, les actrices américaines sont un plus nombreuses à s'être donné la mort, mais il y a aussi dix fois plus de hardeuses aux États-Unis qu'en France...

Cookie ? Candy ? Molly ? Qui sont ces filles citées dans le reportage évoqué par Sorente ? Mystère... J'ai eu beau chercher (et je pense posséder les meilleures sources pour ça, puisque nous avons des contacts avec les pornographes du monde entier), je n'ai rien trouvé, sinon les soupirs d'affliction des professionnels du X une nouvelle fois stigmatisés par des journaleux en mal d'audience.

Quant à Linda Lovelace, il ne faut qu'un peu de culture pornographique pour savoir que tout est faux dans ses affirmations. Linda a commencé le porno en 1969 sous la houlette de son mari Chuck Traynor, qui était effectivement un triste personnage, ancien marine devenu proxénète. Pendant trois ans, Linda a tourné des dizaines de loops, courts-métrages pornos qui circulaient alors sous le manteau, avant de rencontrer en 1971 le réalisateur Gerard Damiano. Nous avons rencontré Gerard Damiano en 1996, un homme absolument charmant avec qui nous avons évoqué Deep Throat (Gorge profonde), son premier film réalisé en 1972 et qui a donc rendu célèbre Linda Lovelace. Gerard a bien ri en entendant évoquée une fois de plus l'histoire du revolver posé sur la tempe de Lovelace. Il avait du mal à croire que cette vieille légende puisse encore être d'actualité, lui qui se souvenait si bien de la Linda d'alors, capricieuse et volage, bien loin de toute contrainte et dûment rémunérée pour sa prestation (par un argent effectivement douteux, le film ayant été financé par un producteur en cheville avec la pègre locale...).

Cette légende du revolver vient de Linda elle-même et de personne d'autre. Elle la décrit dans les ouvrages qu'elle a rédigés après avoir rejoint des ligues de vertu, devenant alors une intégriste religieuse farouche.

Pour ce qui est de Raffaëlla Anderson - que nous avons aussi très bien connu - le problème est un peu différent. Elle a en effet débuté avec un réalisateur réputé pour ne pas être particulièrement tendre avec les actrices et il est fort possible qu'elle ait mal vécu cette période. Mais il s'avère justement que ce réalisateur (qui n'exerce quasi plus aujourd'hui) était alors montré du doigt par tous les autres professionnels du X, qui désapprouvaient unanimement ses méthodes. Lorsqu'elle s'en est affranchie, je peux vous assurer que Raffaëlla a vécu des moments beaucoup plus sympathiques au cours de sa carrière d'actrice et en a bien plus profité que ne le laisse entendre son livre Hard (qui au passage, lui a rapporté pas mal d'argent en dépassant les 100 000 exemplaires vendus - le porno a aussi ses bons côtés...)

Néanmoins, il existe probablement dans des pays défavorisés une pornographie plus sordide (et encore, j'ai fait deux enquêtes sur le porno en Colombie, qui n'est pas vraiment réputé pour être un pays riche et j'y ai vu de très bonnes conditions de travail, où le respect des actrices était toujours de mise...), exercée par des individus peu recommandables, mais elle demeure extrêmement marginale et n'est absolument pas représentative.

Le milieu de la pornographie alimente certes les fantasmes racoleurs des médias à scandale, mais sa réalité est beaucoup moins intéressante et hélas pour eux, bien plus ordinaire que sordide. La vidéo pornographique est un marché qui fonctionne comme les autres, où il existe ni plus ni moins d'excès qu'ailleurs, où des gens travaillent comme ailleurs, avec peut-être juste un peu plus de liberté, n'en déplaise à Isabelle Sorente, dont on peu affirmer sans grand risque d'erreur, qu'elle n'a jamais mis les pieds sur un plateau de tournage X...

16.Posté par MAXIME le 24/10/2008 14:08 | Alerter
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JAI TRES MAL AU COEUR APRES AVOIR LU CET ARTICLE.OU VA NOTRE MONDE.CE LA MA FAIT COMPRENDRE LA GRAVITE DES DANGER DE CET INDUSTRIE QUI RONGE NOTRE SOCIETE AUJOURD HUI.VERITABLEMENT NOTRE MONDE APRIS LE CHEMIN DE LA PERDICTION.CONSEIL; s accrocher au au SEIGNEUR JESUS CHRIST ET FAIRE TOUT PAR TOUT LES MOYEN PR EVITER CES IMAGE DEGRADANTES. ET QUI AVILISSE L ETRE HUMAIN.HO SEIGNEUR PARDON CE QUI FONT CETTE PRATIQUE ET PERMET LES DE SE REPENTIR ET SE TOURNEE VERS TOI.

17.Posté par ben le 24/10/2008 23:15 | Alerter
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@sakeyou
Certes le texte est cru mais il faut bien appeler un chat "un chat".
Quant à l'image de la femme "orientale" que tu donnes, heureusement que les clichés ne tuent pas, car tu serais bel et bien mort à l'heure où je te parle....

sans souci mon frère tu peux appeler ce que tu veut mais ce que j ai dit c est que c était trop dur pour moi d entendre ca ce qui signifie que étant sexuellement faible l article pourrait me faire tomber dans des travers
après que toi tu soit plus fort et que tu puisse lire sans avoir de mauvaises pensées j en suis très heureux mais Jésus à dit ,celui qui regarde une femme et qui la convoite dans son coeur a deja commit adultère avec elle, la pornographie est toujours liée à la grossièreté

deuxio je suis d origine algérienne et en me promenant sur un marché une jeune fille qui a passé l age nubile s est fait tapé dessus par un chibani parcequ elle n avait pas de voile c est un cliché ca
ok c en est un tu dit
il n y a personne qui a défendu la petite
qu as t elle fait pour prendre des coups?
elle n était pas coupable d avoir "allumé"!
non le coupable c est le gars qui est plein de mauvaises pensées mais qui ne se juge pas lui meme, c est elle qui doit se cacher
mon propos était nuancé
toutes les euro ne sont pas des prostitués
toutes les magrébines ne sont pas en prison
mais force est de constater qu il y a des généralités et nier une généralités c est nier une nation

j errete la ca devient long

18.Posté par reno le 26/12/2008 19:26 | Alerter
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Pierre Cavalier
merci pour vos precisions,j'ai bien cru que personne n'etait au courant pour cet article ridicule.

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