Les responsables de haut rang de la RII qui se trouvaient en Suisse pour participer au Forum économique mondial de Davos, ont affirmé, lors des interview séparées avec les médias européens, que les activités nucléaires iraniennes étaient pacifiques et que l'adoption d'une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité ne pourrait, donc, pas un quelconque incidence sur leur poursuite. Entre autres, le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Saïd Jalili a rappelé, lors de son interview avec la chaîne EuroNews, que les Américains avaient reconnu, eux-mêmes, que l'Iran n'avait aucune activité nucléaire militaire. Pour sa part, le chef de la diplomatie iranienne, Manoutchehr Mottaki a conseillé, au micro de la BBC, aux membres permanents du Conseil de sécurité d'attendre, plutôt, la publication, au mois de mars, du rapport du Directeur général de l'AIEA, au lieu de préparer, hâtivement, la ratification d'une nouvelle résolution contre l'Iran. La chaîne de télévision russe RT a, par ailleurs, consacré une interview au conseiller supérieur du Président iranien, Seyyed Mojtaba Samareh Hachémi, lequel a affirmé, lui aussi, que l'adoption d'une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité contre l'Iran, serait inefficace, du point de vue politique et économique, et que les Etats-Unis feraient mieux de réviser leurs politiques hostiles envers les activités nucléaires de l'Iran. Le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique a insisté, lors de sa visite, d'il y a deux semaines, à Téhéran qu'aucune dérive militaire n'existait dans les activités nucléaires de l'Iran et souhaité que ce dossier soit renvoyé à l'Agence viennoise. Cependant et malgré tous les rapports répétitifs des experts et inspecteurs de l'AIEA, sans oublier, le rapport du Renseignement américain, les Etats-Unis, et leurs alliés franco-britannique, cherchent à faire adopter une nouvelle résolution par le Conseil de sécurité contre l'Iran. Quoi qu'il en soit, l'accord conclu entre El-Baradeï et les responsables iraniens, lors de leurs dernières négociations, donne à l'Iran ainsi qu'à l'Agence viennoise, l'occasion de résoudre, via une bonne coopération réciproque, les questions restées en suspens. Et toute nouvelle résolution du Conseil de sécurité ne pourrait, nullement, entraver les activités nucléaires et l'essor économique de l'Iran, malgré tous les efforts et souhaits de ses ennemis.