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International

David Miliband au Pakistan




Dans le brouhaha des surenchères et des polémiques ‎qui rythment l'actualité de notre planète terre, la diplomatie ‎du Foreign Office britannique suit tout doux sa ligne de ‎conduite. Alors que ces derniers mois, dans cet intervalle ‎où le 10 Downing Street changeait de locataire, elle ‎réapparaît sur l'échiquier international. Après la visite ‎Premier ministre aux Etats-Unis d'Amérique, c'est au tour ‎du patron de Foreign Office, David Miliband de prendre ‎l'avion. Lui, il a choisi Islamabad où il discutera pendant ‎deux jours, avec les autorités pakistanaises depuis le ‎président Musharraf au Premier ministre Youssef Reza ‎Gilani, surtout de la lutte anti-terrorisme. L'escalade de ‎l'insécurité en Afghanistan et les régions tribales figure au ‎menu des entretiens du chef de la diplomatie britannique ‎avec les responsables pakistanais. Et cela vient ‎curieusement en écho à ce que Washington cherche à ‎suggérer, prétendant que les milices islamistes dans les ‎régions tribales du Pakistan envisagent de s'unir avec les ‎Taliban pour attaquer les Etats-Unis et leurs alliés en ‎Afghanistan. A travers de telles allégations, Washington ne ‎prépare pas en connivence à ses alliés, en premier Londres, ‎une attaque manu militari contre les régions tribales, en ‎d'autres termes contre le territoire d'un pays souverain. Ce ‎qui explique la réticence des autorités pakistanaises à ‎donner le feu vert à la répression des milices, dans les ‎régions tribales, en dépit de longues heures de conciliabules ‎et concertations qu'ont eu les Américains avec elles. David ‎Miliband a donc pris le chemin d'Islamabad dans le sillage ‎des entretiens du Premier ministre Gordon Brown avec le ‎président Bush à Washington, qui avaient convenu de ‎renforcer leur union dans la guerre en Afghanistan. Il va ‎sans dire que le projet des deux cousins transatlantiques ‎n'est pas au goût du peuple pakistanais, suscitant sa colère ‎n'y voyant qu'une ingérence flagrante dans ces affaires ‎intérieures. Dans ce sens, le ministre des Affaires ‎étrangères Shah Mahmood Qureshi a même parlé d'un ‎changement de cap de la diplomatie pakistanaise. La ‎montée en force des Talibans en Afghanistan, dont la ‎conséquence inévitable est le bilan ascendant des pertes de ‎la coalition, a mis l'administration Bush et le gouvernement ‎Brown dans une situation embarrassante, qui n'ont pas été à ‎la hauteur de cette guerre, quoiqu'ils y soient depuis sept ‎ans dans ce pays. Ils cherchent donc midi à onze heures, en ‎forçant le Pakistan à les aider sous prétexte de la lutte anti-‎terrorisme, faisant fi des vives protestations d'Islamabad ‎pour qui l'ingérence du tandem Londres-Washington dans ‎son pays, ne ferait qu'affecter davantage les relations.

Lundi 21 Avril 2008

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