Conflits et guerres actuelles

Darfour : les Nations Unies poursuivent l’évacuation de ses membres non essentiels


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Jeudi 17 Juillet 2008

L’ONU a continué d’évacuer mercredi des membres de son personnel non essentiel au Darfour, dans l’ouest du Soudan, où les forces de paix étaient en état d’alerte après les accusations de crimes de guerre contre le président Omar el-Béchir devant un tribunal international.

L’évacuation reportée mardi pour des raisons techniques d’une cinquantaine de personnes d’El-Fasher (nord-Darfour), a été effectuée mercredi, selon une porte-parole de la mission conjointe ONU-UA au Darfour (Minuad).

"Un avion a décollé ce matin avec les gens d’hier. Deux autres vols sont prévus aujourd’hui" en direction d’Entebbe (Ouganda) et de Al-Obeid (centre du Soudan), a indiqué Joséphine Guerrero.

Au total, environ 150 membres de la Minuad devaient quitter le Darfour mercredi, a ajouté la porte-parole. Un premier contingent de 32 personnes a quitté mardi Nyala, la capitale du sud-Darfour, pour Entebbe.

La Minuad a annoncé qu’elle transférerait en Ethiopie ou en Ouganda du personnel non essentiel malgré les assurances des autorités soudanaises de faire leur possible pour protéger soldats et travailleurs humanitaires.

Ces départs concernent une partie seulement des 10.000 personnels de la Minuad déployés au Darfour, en guerre civile depuis 2003. Selon les responsables locaux, leur retour pourrait intervenir dans les jours ou semaines à venir, si la mission abaisse son niveau de sécurité.

Ce "redéploiement temporaire du personnel non essentiel", selon l’ONU, fait suite à l’appel lundi du procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, à lancer un mandat d’arrêt contre le président soudanais qu’il a accusé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, une province en guerre civile depuis 2003.

Des responsables soudanais et occidentaux ont prédit que la démarche de la CPI pouvait provoquer des représailles contre les ambassades occidentales et les missions de paix de l’ONU au Darfour et dans le sud du pays. L’ONU a cependant assuré que ses missions n’étaient pas remises en cause.

La Minuad a lié ces retraits à une embuscade la semaine dernière où huit soldats ont été tués et une vingtaine blessés par des miliciens.

Un soldat de la Minuad tué au Darfour

Un soldat de la Mission des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad) a été tué par balle au Darfour, dans l’ouest du Soudan, une semaine après la mort de sept autres soldats tués par des miliciens, annonce une porte-parole de l’Onu.

Le soldat a été tué lors d’une patrouille dans l’ouest du Darfour, a indiqué sans autre précision Marie Okabe, porte-parole de l’Onu.

L’incident s’est produit peu avant 17h00 et le soldat tué était nigérian.

"Il s’agissait d’un vol de voiture. Il a opposé une certaine résistance et il a été abattu", a déclaré à Reuters Balla Keita, commandant de secteur pour l’Etat du Darfour occidental.

Shereen Zorba, porte-parole de la Minuad au Soudan, a condamné l’agression qui s’est produite près de la frontière tchadienne et elle a souligné que la force de maintien de la paix avait atteint les limites de ses capacités.

"Nous invitons la communauté internationale à agir rapidement pour renforcer la force. Nous avons besoin de renforts, sinon nous sacrifions en vain les vies de nos hommes et de nos femmes", a-t-elle dit.

La semaine dernière, des soldats et des policiers de la Minuad qui effectuaient une patrouille de routine sont tombés dans le nord du Darfour dans une embuscade tendue par des miliciens armés se déplaçant à bord d’une quarantaine de véhicules. Sept membres de la Minuad ont été tués et une vingtaine ont été blessés.

Un diplomate du Conseil de sécurité a déclaré mercredi que dans un compte-rendu fait à huis clos après l’attaque, Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu, avait donné au Conseil de sécurité des détails établissant des liens entre les miliciens et le gouvernement soudanais.

Khartoum s’est défendu de toute implication. Son représentant permanent à l’Onu, Abdalmahoud Abdalhaleem, a imputé l’attaque à un groupe de rebelles du Darfour, la SLM Unity.

Aucune information n’a filtré sur les auteurs de l’attaque de mercredi.

Les responsables de l’Onu ont indiqué que le personnel de la Minuad était en état d’alerte depuis que Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, a demandé que la CPI délivre un mandat d’arrêt à l’encontre du président soudanais Omar Hassan al Bachir, soupçonné de génocide au Darfour.

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Jeudi 17 Juillet 2008

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