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Dans les coulisses de la guerre d'Irak


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Harun Yahya
Dimanche 29 Avril 2007

English Pravda, le 17 avril 2003


Le plan pour la guerre d'Irak, qui a éclaté face à l'opposition du monde entier, a été élaboré il y a au moins des décennies, par les stratèges Israéliens.


​​​​Dans sa tentative de réaliser sa stratégie de déstabiliser ou de diviser les États Arabes du Moyen-Orient, Israël a l'Égypte, la Syrie, l'Iran et l'Arabie Saoudite sur sa liste de cibles ultérieures.


​​​​Pendant que ces lignes sont écrites, les États-Unis d'Amérique ont commencé à attaquer l'Irak. Malgré le fait que la plupart des pays du monde, et même la majorité de leurs alliés, y sont opposée, l'administration US est résolue à poursuivre l'attaque. Quand nous regardons dans les coulisses de cette insistance, il semble qu'Israël et son puissant lobby aux USA, ont la plus grande part dans la situation.


​​​​En fait, la politique d'Israël vise la fragmentation de l'Irak qui a de profondes racines historiques ...



Le plan séculaire Israélien pour diviser l'Irak


​​​​Un ambitieux rapport intitulé « Une stratégie des années 80 pour Israël, » qui paraissait en février 1982 dans le périodique Kivunim de la World Zionist Oragnization, révélait une stratégie visant à faire de la totalité du Moyen-Orient une sorte « d'espace vital » pour Israël. Le rapport, élaboré par Oded Yinon, un journaliste Israélien autrefois attaché au ministère des Affaires Étrangères d'Israël, exposait le scénario de la « division de l'Irak » en ces termes :


L'Irak, riche en pétrole d'une part et intérieurement déchiré de l'autre, est un candidat assuré comme cible d'Israël. Sa dissolution est bien plus importante pour nous que celle de la Syrie... Une fois encore, l'Irak n'a aucune différence essentielle avec ses voisins, bien que sa majorité soit Chiite et que la minorité régnante soit Sunnite. Soixante-cinq pour cent de la population n'a pas la parole sur la politique, dans laquelle une élite de vingt pour cent détient le pouvoir. De plus, il y a une grande minorité Kurde dans le nord, et s'il n'y avait pas la force du régime régnant, l'armée et les revenus pétroliers, la situation future de l'Irak ne serait en rien différente de celle du Liban dans le passé... En Irak, la division en provinces le long des lignes ethnico-religieuses comme en Syrie durant l'époque Ottomane est possible. Ainsi, trois États (ou plus) existeront autour des trois villes principales : Régions de Bassora, de Bagdad et de Mossoul, et les régions Chiites dans le sud seront séparées des Sunnites et du nord Kurde. (1)

​​​​Ce n'était pas la seule annonce du plan Israélien pour atomiser le Moyen-Orient, dont l'Irak. Comme Israel Shahak -- érudit Israélien notable connu pour son dévouement à une solution pacifique au Moyen-Orient -- l'expliquait, Yinon se faisait juste l'écho des projets des faucons Israéliens :


L'idée que tous États Arabes devraient être décomposés, par Israël, en petites unités, s'est présentée encore et encore à la pensée stratégique Israélienne. Par exemple, Ze'ev Schiff, le correspondant militaire de Ha'aretz (et probablement le mieux informé en Israël, à ce sujet) écrivait sur ce qui pourrait arriver de « mieux » pour les intérêts Israéliens en Irak : « La dissolution de l'Irak en un État Chiite, un État Sunnite, et la séparation de la partie Kurde » (Ha'aretz 2/6/1982). En fait, cet aspect du plan est très ancien. (2)

​​​​Le plan était donc sérieux et cela a été confirmé par le soutien séculaire Israélien aux minorités non-Arabes et non-Musulmanes dans les États Arabes Musulmans. Les Kurdes en révolte au nord de l'Irak étaient l'un de ces alliés stratégiques d'Israël. Pendant leur révolte contre le régime de Bagdad, de 1961 à 1975, ils ont été soutenus financièrement et militairement par Israël. Les Israéliens aimeraient voir découper la partie nord de l'Irak, par n'importe quel moyen sanglant et dévastateur comme le serait une guerre civile. Cependant, la révolte a échoué en 1975, après la perte du soutien de son principal patron, le Shah [d'Iran].


​​​​Quinze ans après, une nouvelle occasion s'est présentée pour Israël, une opportunité provenant des ambitions du dictateur Irakien, Saddam Hussein.



Rôle d'Israël dans la Guerre du Golfe


​​​​Le dictateur Irakien Saddam Hussein, après sa guerre sanglante contre l'Iran dans les années 80, a envahi le Koweït dans une attaque soudaine le 1er août 1990, provoquant une crise internationale. Israël était en tête de liste des forces qui ont favorisé cette crise. Israël était le plus féroce défenseur de l'attitude adoptée par les États-Unis à la suite de l'invasion du Koweït. Les Israéliens considéraient même les États-Unis comme modérés, et voulaient une politique plus dure. Jusqu'à un tel degré en fait que le président d'Israël Chaim Herzog a recommandé que les étasuniens utilisent des armes nucléaires. D'autre part, aux États-Unis le lobby Israélien travaillait pour provoquer une attaque de grande envergure contre l'Irak.


​​​​À l'étude, l'ensemble de cette situation a favorisé l'idée aux États-Unis que l'attaque contre l'Irak avait été projetée en réalité dans l'intérêt d'Israël. Pat Buchanan a résumé sommairement cette idée par les mots « Il y a là seulement deux groupes qui battent les tambours pour la guerre au Moyen-Orient : Le ministère de la défense Israélien et ses supporters aux Etats-Unis. »


​​​​Les Israéliens avaient aussi inauguré une grande campagne de propagande sur le problème. Puisque cette campagne a été en grande partie menée en secret, le Mossad est aussi entré dans l'équation. Le franc-tireur du Mossad, l'agent Victor Ostrovsky a fourni des informations importantes à ce sujet. Selon Ostrovsky, Israël voulait que les États-Unis fassent la guerre à Saddam longtemps avant la crise du Golfe. À tel point en fait, qu'Israël a commencé à mettre le plan en application juste après la guerre Iran-Irak. Ostrovsky a signalé que le département de Guerre Psychologique du Mossad (LAP - LohAma Psychologist) a effectivement entrepris une campagne pro-guerre en utilisant des techniques de désinformation. (3)



Un agent du Mossad décrit la Guerre du Golfe


​​​​Ostrovsky a décrit comment le Mossad s'est servi pour cette campagne d'agents et de sympathisants dans les diverses régions du monde. Parmi les outils utilisés dans la campagne il y avait les horribles massacres faits par les missiles lancés contre les cibles civiles en Iran pendant la guerre 'Iran-Irak. Comme Ostrovsky le fait comprendre, l'utilisation tardive par le Mossad de ces missiles comme outil de propagande était assez singulière, puisque ces missiles avaient en fait été orientés sur leurs cibles par le Mossad, avec l'aide d'informations des satellites US. Ayant soutenu Saddam durant toute sa guerre contre l'Iran, Israël révélait maintenant ses crimes. Ostrovsky écrit :


Les chefs du Mossad savaient que s'ils pouvaient faire que Saddam paraisse suffisamment mauvais et comme une menace pour la fourniture pétrolière du Golfe, dont il avait été le protecteur jusqu'à ce moment, alors les États-Unis et leurs alliés ne le permettraient pas, et prendraient des mesures pour éliminer toute son armée et son potentiel d'armes, surtout s'ils étaient amenés à penser que cela pourrait être leur toute dernière chance avant qu'il devienne nucléarisé. (4)

​​​​Les Israéliens étaient si déterminé à ce sujet, et en ce qui concerne les États-Unis, que le 4 août 1990, le ministre des affaires étrangères David Levy a diplomatiquement émis une menace formulée à William Brown, l'ambassadeur US en Israël, déclarant qu'Israël « espérait que les États-Unis accompliront tous les buts qu'ils ont dressé pour eux-mêmes au début de la crise du Golfe, » en d'autres termes qu'ils attaquent Irak. Selon Levy, si les États-Unis ne faisaient pas ainsi, Israël agiraient unilatéralement. (5)


​​​​Ce serait un énorme avantage pour Israël de faire s'engager les États-Unis dans la guerre pendant qu'Israël reste entièrement à l'écart : et c'est en effet ce qui est arrivé.



Israël force les États-Unis à faire la guerre


​​​​Cependant, les Israéliens ont été activement impliqués dans les plans de guerre US. Quelques officiers de l'état-major US impliqués dans la planification de l'Opération Desert Storm ont reçu de la part des Israéliens des conseils tactiques pointus tels que « la meilleure manière d'atteindre Saddam est de frapper sa famille. »


​​​​La campagne de propagande inspirée par le Mossad rapportée par Ostrovsky a provoqué le soutien public nécessaire à la guerre du Golfe. Ce sont encore des aides locaux du Mossad qui ont provoqué l'excitation pour la guerre. La firme de pression [spécialisée en fait dans la manipulation de l'opinion publique, NDT] Hill and Knowlton, dirigée par Tom Lantos du lobby Israélien, a préparé un scénario dramatique pour convaincre les membres du Congrès à la guerre contre Saddam. Turan Yavuz, un éminent journaliste Turc, décrit l'incident :


Le 9 octobre 1990. La société de pression de Hill and Knowlton a organisé une séance au Congrès sur les « barbaries de l'Irak. » Un certain nombre de « témoins oculaires » amenés à la session par la firme de pression maintenaient que les troupes Irakiennes avaient tué les nouveau-nés dans les salles d'hôpital. Un « témoin oculaire » décrivait la sauvagerie avec d'énormes détail, disant que les soldats irakiens avaient tué 300 nouveau-nés dans un seul hôpital. Cette information a profondément troublé les membres du Congrès. Cela marchait dans l'intérêt du président Bush. Cependant, il apparut plus tard que la témoin oculaire amenée par Hill et Knowlton au Congrès était en fait la fille de l'ambassadeur koweïtien à Washington. Néanmoins, le récit de la fille fut suffisant pour que les membres du Congrès affublent Saddam du surnom de « Hitler ». (6)

​​​​Ceci amène juste à une conclusion : Qu'Israël a joué un rôle important pour que les États-Unis fassent leur première guerre en Irak. La seconde n'est pas très différente.



Le prétexte de la « guerre contre le terrorisme »


​​​​Contrairement à la croyance populaire, le plan pour attaquer l'Irak et renverser par la force le régime de Saddam Hussein a été préparé et inscrit à l'ordre du jour de Washington longtemps avant la genèse de la « guerre contre le terrorisme, » qui a émergé à la suite du 11 septembre. La première indication de ce plan a émergé en 1997. Un groupe de stratèges bellicistes pro-Israéliens à Washington a commencé à proposer le scénario de l'invasion de l'Irak en manipulant le groupe d'experts (think-thank) « néo-conservateur » appelé PNAC (projet pour le nouveau siècle américain). Les noms les plus notables du PNAC étaient ceux de Donald Rumsfeld et de Dick Cheney, qui comme secrétaire de la défense et vice-président seront les personnages les plus influents de l'administration de George W. Bush.


​​​​Un article a intitulé « L'invasion de l'Irak n'est pas une nouvelle idée de la clique Bush : Le plan était dressé 4 ans avant le 911 », écrit par William Brunch et publié dans le Philadelphia Daily News, exposait les faits suivants :


Mais en réalité, Rumsfeld, le vice-président Dick Cheney, et une petite bande d'idéologues conservateurs avaient commencé à faire cas d'une invasion US de l'Irak dès 1997 -- presque quatre ans avant les attaques du 11 septembre 2001 et trois ans avant que le président Bush prenne le pouvoir.
Un obscur groupe politique de droite à l'aspect inquiétant, appelé Project pour le Nouveau Siècle Américain, ou PNAC -- affilié à Cheney, Rumsfeld, Paul Wolfowitz l'adjoint supérieur de Rumsfeld et à Jeb le frère de Bush -- pressaient même le président de l'époque, Clinton, pour envahir l'Irak en janvier 1998. (7)


Le pétrole est-il le véritable enjeu ?


​​​​Pourquoi les membres du PNAC étaient-ils aussi déterminés à attaquer l'Irak ? Le même article continue :


Alors que le pétrole est en arrière-plan des déclarations politiques du PNAC sur l'Irak, il ne semble pas être la force d'entraînement. Ian Lustick, professeur de science politique à l'Université de Pennsylvanie et expert sur le Moyen-Orient, lors d'une critique de la politique de Bush, disait que le pétrole est vu par les partisans de la guerre surtout comme un moyen de payer la coûteuse opération militaire.
« Je suis du Texas, et tous les hommes du pétrole que je connais sont contre l'action militaire en Irak, » a dit Schmitt du PNAC. « Le marché pétrolier n'a pas besoin de bouleversement. »
Lustick pense qu'une motivation cachée plus puissante peut être Israël. Il a dit que les faucons de l'administration Bush croient qu'une démonstration de force en Irak convaincra de façon ou autre les Palestiniens d'accepter un plan de paix à des conditions favorables pour Israël... (8)

​​​​C'est, donc, la motivation principale derrière le plan d'attaquer l'Irak : Servir la stratégie d'Israël au Moyen-Orient.


​​​​Ce fait a été aussi reconnu par d'autres experts sur le Moyen-Orient. Cengiz Çandar, un expert Turc sur le Moyen-Orient, par exemple, décrit le vraie puissance derrière le plan d'attaquer l'Irak ainsi :


... Qui dirige l'attaque contre l'Irak ? Le vice-président Dick Cheney, le secrétaire de la défense Rumsfeld, la conseillère à la Sécurité Nationale Condoleeza Rice. Ce sont les partisans au « niveau supérieur » de l'attaque. Pourtant le reste de l'iceberg est encore plus riche et plus intéressant. Il y a un certain nombre de « lobbies. »
Les dirigeants de ces lobbies sont l'équipe de l'Institut Juif pour les Affaires de Sécurité, les pro-Likoud et la droite Israélienne et les connus pour leurs relations étroites avec les fabricants d'armes US. Ceux-ci ont des relations étroites avec le « lobby d'armes, » Lockheed, Northrop, General Dynamics et l'industrie militaire Israélienne... Le principe fondamental du JINSA est ceci : La sécurité des USA et d'Israël sont inséparable. En d'autres termes, c'est la même chose.
L'objectif du JINSA n'est pas que le renversement du régime de Saddam en Irak : il soutient aussi le renversement des régimes Saoudien, Syrien, Égyptien et Iranien dans une logique « de guerre totale, » et l'importation ultérieure de la « démocratie. » ... En d'autres termes, un certain nombre de Juifs étasuniens sur la même longueur d'onde que les factions les plus extrêmes en Israël comprenant à l'heure actuelle les faucon de Washington. (9)


La stratégie Israélienne pour le Moyen-Orient Musulman


​​​​En bref, ce sont ceux de Washington qui encouragent une guerre ciblant d'abord l'Irak et puis l'Arabie Saoudite, la Syrie, l'Iran et l'Égypte. La caractéristique distinctive de ceux-ci est qu'ils sont alignés sur le « lobby Israélien, » et même équivalents.


​​​​Peu importe la manière dont beaucoup parlent des « intérêts étasuniens, » ces gens soutiennent en réalité les intérêts Israéliens. La stratégie de faire la guerre contre l'ensemble du Moyen-Orient et de tourner contre eux tous les peuples de la région ne peut être dans l'intérêt des États-Unis. L'adoption d'une telle stratégie peut seulement être possible s'ils sont liés à Israël, au moyen du lobby Israélien, qui est extrêmement influent dans la politique étrangère de ce pays.


​​​​C'est pour ces raisons que derrière la stratégie qui a commencé à être mise en marche après le 11 septembre, visant à réarranger le monde Islamique entier, se trouve la stratégie de domination du Moyen-Orient d'Israël. Depuis sa fondation, Israël est destiné à restructurer le Moyen-Orient, à le rendre maniable et sécurisé pour lui-même. La recherche de sécurité est bien entendu légitime, mais la manière dont Israël a choisi d'atteindre ce but est mauvaise : Dès le début, Israël a décidé d'établir sa sécurité derrière un « mur de fer » qui le séparerait des Arabes, et le plus important de tout, de protéger les terres qu'Israël occupe par des méthodes d'invasion, de colonisation et de dépopulation. Cette stratégie a eu pour conséquence un siècle de désaccord constant entre Israéliens et Arabes. Si Israël avait choisi une voie paisible pour garantir son existence, par la construction de bonnes relations avec ses voisins Arabes en s'abstenant d'agresser, les Juifs et les Musulmans pourraient coexister pacifiquement au Moyen-Orient, comme ils ont fait avant pendant des siècles.


​​​​Pourtant, l'idéologie sioniste radicale refuse toujours toute chance à la paix et essaye implacablement de transformer tout le Moyen-Orient afin de créer un « espace vital » pour Israël. Elle a utilisé son influence aux États-Unis dans ce but ces dernières années, et elle oriente largement la politique de Washington sur le Moyen-Orient. Le climat d'après le 11 septembre a donné à l'Israël l'opportunité qu'il cherchait. Les idéologues pro-Israéliens qui pendant des années ont proposé le mensonge que l'Islam lui-même -- pas quelques militants radicaux qui utilisent l'Islam comme d'un abri -- constituait une menace pour l'Occident et les États-Unis, et qui ont encouragé le faux concept d'un « clash des civilisations, » ont essayé de pousser les États-Unis contre le monde Islamique suite au 11 septembre. Dès 1995, Israel Shahak de l'Université Hébraïque de Jérusalem a écrit l'obsession de l'ancien premier ministre Israélien Rabin avec « l'idée d'une croisade anti-Islamique menée par les Israéliens ». Nahum Barnea, un commentateur du journal Israélien Yediot Ahronot, a déclaré que l'année même Israël faisait des progrès « pour devenir l'avant-garde occidentale dans la guerre contre l'ennemi islamique. » (10)


​​​​Tout ce qui est arrivé dans années qui ont suivi est que les faucons Israéliens ont fait connaître encore plus clairement leurs intentions. Le climat politique à la suite du 11 septembre a préparé la terrain pour que cette intention soit une réalité.



La seule voie à la paix mondiale : Une union Islamique


​​​​La situation peut être récapitulée ainsi : Le but d'Israël est de remodeler le Moyen-Orient en conformité à ses propres intérêts stratégiques. Afin de le faire, il a besoin d'une « puissance mondiale. » Cette puissance est les États-Unis ; et les faucons Israéliens, grâce à leur influence là-bas, essayent de faire une stratégie étasunienne militante contre le monde Islamique. Bien qu'Israël soit un petit État avec une population de seulement 4,5 millions d'habitants, les plans élaborés par les stratèges Israéliens et leurs homologues occidentaux sont de diriger les affaires du monde.



Qu'est-ce qui doit être fait face à ça ?


​​​​1) Il y a besoin d'adopter une « opposition aux activités des lobbies » face à l'influence du lobby Israélien aux États-Unis afin de développer le dialogue entre les États-Unis et le monde Islamique et de l'inviter à chercher des solutions paisibles en Irak et aux problèmes similaires. Une grande partie des États-Unis souhaite voir son pays adopter une politique plus juste au Moyen-Orient. Beaucoup d'hommes d'État, de stratèges, de journalistes et d'intellectuels l'ont exprimé, et un mouvement de « paix des civilisations » doit mis en avant en coopération avec elles. L'approche invitant l'administration US à des solutions pacifiques doit être mise en avant aux niveaux gouvernemental et civil de l'organisation de la société.


​​​​2) Une réconciliation entre Israël et le Moyen-Orient Musulman doit être cherchée. Il y a beaucoup de « pacifistes », c'est-à-dire, aussi des Israéliens pro-paix. Beaucoup d'hommes d'État Israéliens, de chef religieux, de leaders de l'opinion et de nombreux juifs tout autour du monde invitent l'État Israélien à se passer de son occupation brutale et d'accepter une paix juste pour vivre avec ses voisins Arabes. La coopération avec eux, particulièrement au niveau interconfessionnel, devrait être lancée et encouragée. Une chose devrait ne jamais être oubliée : La montée du radicalisme, de l'hostilité et de la violence est mauvaise pour toutes les parties.


​​​​3) À côté de tout cela, une solution enracinée plus profonde se situe dans un projet qui peut résoudre tous les problèmes entre le monde Islamique et l'Occident et traiter la séparation, la souffrance et la pauvreté dans le monde Islamique et le changer totalement : Une union Islamique. Les développements récents ont prouvé que le monde entier, non seulement les régions Islamiques, ont besoin d'une « union Islamique. » Cette union devrait guérir les éléments radicaux du monde Islamique, et établir de bonnes relations entre les pays Musulmans et l'Occident, surtout avec les États-Unis.


​​​​Cette union, peut trouver une solution à la mère de tous les problèmes : Le conflit Israélo-Arabe. Avec Israël reculant à ses frontières d'avant 1967 et les Arabes reconnaissant son droit à exister, là peut être une vraie paix au Moyen-Orient. Et les Juifs et les Musulmans -- les deux enfants d'Abraham et les croyants en un vrai Dieu -- peuvent paisiblement coexister en Terre Sainte, comme ils l'ont fait pendant les siècles passés. Alors, Israël n'aurait pas besoin de stratégie pour déstabiliser ou diviser les États Arabes. Et il ne devra pas faire face aux conséquences de l'occupation sous forme de terrorisme et de craintes constantes d'anéantissement. Ensuite, les enfants des Israéliens et des Irakiens (et des Palestinien) pourront grandir en paix et en sécurité. C'est un Moyen-Orient auquel travaillerait toute personne raisonnable pour le voir.



1 - (ed) Israel Shahak, Le plan sioniste pour le Moyen-Orient ; de Oded Yinon « Une stratégie pour l'Israël dans les années 80 », publié par l'Association of Arab-American University Graduates, Inc. Belmont, Massachusetts, 1982 document spécial No. 1 (ISBN 0-937694-56-8) ;


2 - (ed) Israel Shahak, Le plan sioniste pour le Moyen-Orient ;


3 - Victor Ostrovsky, The Other Side Of Deception (L'autre face de la tromperie), pp. 252-254.


4 - Victor Ostrovsky, The Other Side Of Deception, p. 254


5 - Andrew et Leslie Cockburn, Dangerous Liaison, p. 356.


6 - Turan Yavuz, ABD'nin Kьrt Kartэ (la carte Kurde Des USA), p. 307


7 - William Bunch, Philadelphia Daily News, 27 janvier 2003


8 - William Bunch, Invading Iraq not a new idea for Bush clique (L'invasion de l'Iraq n'est pas une idée de la clique Bush), Philadelphia Daily News, 27 janvier 2003


9 - Cengiz Çandar, Iraq and the 'Friends of Turkey' American Hawks (Irak et les amis de la Turquie les faucons étasuniens «, Yeni Юafak, 3 septembre 2002.


10 - Israel Shahak, Downturn in Rabin's Popularity Has Several Causes (La baisse de popularité de Rabin a plusieurs causes), Washington Report on Middle East Affairs, mars 1995.



Harun Yahua


​​​​ L 'auteur, qui écrit sous nom de plume de Harun Yahya, a publié de nombreux livres sur des questions politiques, relatives à la religion et scientifiques. Harun Yahya est un auteur bien connu qui a écrit de très importants travaux révélant l'imposture des évolutionnistes, l'inadmissibilité de leurs prétentions et les obscures liaisons entre le Darwinisme et les idéologies sanglantes. Certains des livres de l'auteur ont été traduits en de nombreuses langues. Les livres de Harun Yahya font appel à tous, Musulmans et non-Musulmans, indépendamment de leur âge, race et nationalité, car ils se concentrent sur un objectif : Ouvrir l'esprit des lecteurs en leur présentant le signe de l'existence éternelle de Dieu.



http://english.pravda.ru/mailbox/22/98/387/9770_moslem.html

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info





Dimanche 29 Avril 2007


Commentaires

1.Posté par soakely le 04/05/2007 21:48 | Alerter
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