Proche et Moyen-Orient

Damas à Hariri: Attention aux lignes rouges



Mercredi 20 Octobre 2010

Damas à Hariri: Attention aux lignes rouges
Selon des sources syriennes bien informées et citées par le quotidien libanais al-Akhbar, le dossier libanais  a dominé la rencontre entre le président syrien Bachar al-Assad et le roi saoudien Abdullah ben Abdel Aziz, samedi dernier à Riyad.

Les sources ont indiqué que la visite a été planifiée à l'avance, et qu’il y avait un accord sur les détails du lieu et sur la durée de la rencontre !  Voire, que ce tête-à-tête a eu lieu sur une demande expresse du roi Abdallah qui a tenté d’intervenir en faveur d’une visite du premier ministre Saed Hariri à Damas mais peine perdue !

Les sources ont souligné que la Syrie et l'Arabie Saoudite ne sont pas  parvenues à un accord sur le Tribunal spécial du Liban, et  que Riyad n'a pas annoncé explicitement sa volonté de retirer sa couverture du TSL, en dépit de son insistance à éviter toutes les causes d'affrontement avec les dirigeants syriens.  Aussi, l’Arabie saoudite a évité d’évoquer les plaintes émises par Damas contre des hommes proches de Hariri, tout comme elle a également évité de parler de toute pression sur Hariri pour modifier sa position concernant l’acte d'accusation.

Ces sources ont rapporté que la Syrie estime que Hariri «n'a entrepris aucune action en vue d'ouvrir une nouvelle page avec elle », et que le président Assad a parlé franchement et longuement sur «l’insatisfaction de la direction syrienne à l’égard du comportement de  Hariri qui reste tendu quand il visite la Syrie. »
 
Les sources ont ajouté: «la réaction de Hariri et des groupes qu’il finance à l’égard des mandats d'arrêt émis par la justice syrienne prouve que le Premier ministre libanais est incapable de se débarrasser de ses rancunes, et qu’il est faible pour aller de l'avant».
 
Des  sources syriennes responsables ont indiqué que Hariri doit prendre certaines positions à savoir :
 
-Il doit respecter les règles du jeu et reconnaitre que personne, y compris lui-même, ne peut violer  les lignes rouges. La Syrie estime que le Hezbollah est une ligne rouge, et Hariri doit respecter cette ligne et ne pas essayer de passer de travers.
-Hariri peut discuter de la modification des accords avec la Syrie mais en aucun cas il ne peut demander à la Syrie de poignarder le Hezbollah..
-Si Hariri réalise l’importance des lignes rouges, il doit retirer sa couverture du Tribunal spécial du Liban qui cherche à éradiauer la résistance, et  prendre des mesures concrètes pour annuler le TSL  qui a prouvé durant ces dernières années qu'il est politisé et destiné à discréditer les opposants aux États-Unis et à l’entité sioniste , et ne pas parler que le TSL est devenu une réalité qu'on ne peut pas surmonter.

- Il faut que Hariri sache que la laïcité de la  Syrie est différente dans beaucoup de choses du Hezbollah qui est un parti avec une dimension dogmatique religieuse, et que la position de la Syrie à l’égard de la résistance est liée au sort de la région. Il est donc dans l’intérêt de  Hariri de  «placer son enthousiasme dans la libération des terres libanaises plutôt que dans le désarmement du Hezbollah».
-Et si la Syrie exige de Hariri le respect des lignes rouges, elle sait pour sa part que chaque parti  a ses lignes rouges et s'engage à respecter les lignes rouges de l'Arabie saoudite, et celles de Hariri.
 
Cela dit, les sources syriennes ne fixent pas de grands espoirs sur le TSL, même si Damas loue les efforts de l'Arabie saoudite, toutefois elles estiment que «les mandats d'arrêt représentent un facteur d'équilibre face à l'acte d'accusation, parce que ceux qui disent que le pouvoir judiciaire syrien est politisé ne peuvent pas convaincre les autres que la justice internationale ne l'est pas !
 
Des sources syriennes n’excluent pas que l'acte d'accusation sera publié  bientôt, «étant donné la difficulté à Hariri de résister à la pression, et aussi parce que  l'Arabie Saoudite n'a pas réussi à trouver une solution ». Par conséquent, Damas estime que la façon dont les Libanais vont réagir à  l'acte d'accusation est une affaire interne, notant qu’il y a deux périodes à l’acte d’accusation: la première aura comme scène les institutions publiques, et la seconde dont  le théâtre est déterminé par la position de Hariri à l’acte d’accusation ».

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Mercredi 20 Octobre 2010


Commentaires

1.Posté par dik le 20/10/2010 23:46 | Alerter
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Ni l'histoire, ni la géographie n'aident le Liban à tenir tête aux influences de voisins intéressés et puissants. C'est un peu le Laos du Moyen-orient. Il a donc tout intérêt, pour survivre, de choisir son front sans céder aux sirènes venues de si loin! Et il n'y aurait pas d'autre choix que de s'adosser à la Syrie, car l'Arabie Saoudite, les US ou Israël c'est du pareil au même!

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