Sciences et croyances

DU MERCURE DANS LES SOINS DENTAIRES : UN SCANDALE SANITAIRE MAJEUR



Lundi 18 Mai 2009

DU MERCURE DANS LES SOINS DENTAIRES : UN SCANDALE SANITAIRE MAJEUR
Le MERCURE (Hg) est un métal trace dont la toxicité est connue et redoutable : c’est un neurotoxique, un reprotoxique, un immunotoxique, un génotoxique

Le mercure métallique est classé parmi les substances CMR2 (cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction) qui doivent être chassées de tous les usages pour leur dangerosité.

Au cours de la vie, le mercure s’accumule dans l’organisme : c’est un toxique bioaccumulable.
Rejeté dans l’environnement, il s’y accumule aussi : c’est un polluant persistant qui se concentre tout au long des chaînes alimentaires aquatiques sous sa forme méthylée, contaminant les poissons carnassiers (bioamplification).


LES AMALGAMES, SOURCE MAJEURE D'EXPOSITION

Les amalgames dentaires sont composés pour 50% de mercure métallique, et représentent la 1ère source d’exposition à ce métal dans les pays développés.

Il est reconnu que le mercure :

  • est libéré par les amalgames puis s’accumule peu à peu dans les organes (cerveau, reins...),
  • traverse le placenta et imprègne les organes du fœtus puis du nourrisson,
  • contamine le lait maternel.

Les porteurs de nombreux amalgames ont en moyenne 10 fois plus de mercure dans leur cerveau que ceux qui en portent peu (Guzzi, 2006).

De nombreuses études permettent de suspecter un lien entre l’emploi de l’amalgame et des maladies chroniques dans les pays utilisateurs (maladies neurodégénératives, maladies autoimmunes…).

L'ASSOCIATION NAMD :

Réfute :
le rapport officiel français (Afssaps 2005) sur les amalgames dentaires qui conclut à leur innocuité et recommande leur usage pour tous les français, y compris les femmes en âge de procréer et les enfants.


Demande :

  • l’interdiction rapide des amalgames dentaires, comme l’ont déjà décidé la Norvège, le Danemark et la Suède,
  • la reconnaissance de l’intoxication aux métaux dentaires de nombreux Français et une prise en charge adaptée des malades (détoxication)



A l’heure où l’Union européenne s’apprête à faire appliquer l’interdiction de l’importation et de l’exportation du mercure dans tous les pays membres et où le mercure est en voie d’être abandonné dans toutes ses applications industrielles au niveau mondial, pourquoi persister dans cette folie qui consiste à placer un si puissant toxique dans la bouche des humains ?

La bouche des citoyens sera-t-elle l’ultime endroit où l’on pourra encore stocker ce métal à la toxicité redoutable ?



IMPORTANT

 


Toute intervention sur un amalgame dentaire (dépose ou fraisage avant une pose de couronne par exemple) comporte des risques graves en raison d'une libération de vapeurs de mercure en quantité importante.

C'est pourquoi nous ne préconisons pas de systématique dépose des amalgames, décision qui doit toujours être prise en parfaite connaissance de cause, et accompagnée d'un suivi médical par un médecin "averti".

Toute intervention sur un amalgame doit être faite selon un PROTOCOLE très strict précisant toutes les précautions à prendre. (voir aussi le protocole préconisé par l'IAOMT)

Par ailleurs, nous ne préconisons aucun traitement de désintoxication en particulier, mais tâcherons d'informer au mieux (y compris sur les éventuels risques) en nous appuyant sur des publications scientifiques.

Nous signalons le danger que représente toute auto-médication avec des chélateurs de métaux dits lourds ; ceux-ci nécessitent un avis et un suivi médical durant toute la période du traitement.

En aucun cas les informations générales délivrées sur ce site ne doivent être interprétées comme des prescriptions médicales.


HISTORIQUE

 

L’association NON AU MERCURE DENTAIRE (NAMD) a été créée en mars 1998 autour du Dr Melet, médecin épidémiologiste, par un petit groupe de scientifiques et de patients intoxiqués aux métaux dentaires.


Double mission de NAMD

Dès sa création, les 2 principales missions de NAMD sont l’alerte sanitaire et le soutien aux personnes intoxiquées. Avec peu de moyens, l’association tente d’informer le public sur les problèmes de santé liés aux métaux dentaires (notamment via une pétition qui est rapidement signée par des milliers de personnes), de mettre en relation et de soutenir les victimes portant plainte pour empoisonnement et de prendre contact avec les autorités françaises et européennes afin qu’elles imposent aux fabricants des tests de toxicité.

Dépôt de plaintes (1997)

L’exemple de l’Allemagne (procès Degussa) a été suivi : une cinquantaine de patients soutenus par l’association déposent une plainte au pénal (contre X, pour empoisonnement aux métaux dentaires). Pour des raisons de territorialité, le procureur et le juge d’instruction décideront en 2001 d’annuler la plupart de ces plaintes.

Rapport du CSHPF (1998)

L’alerte sanitaire lancée par le Dr Melet et l’association NAMD et relayée dans la presse, en mars 98 dans Marianne et avril 98 dans l'Humanité les nombreux courriers envoyés par LRAR aux autorités sanitaires et surtout les questions écrites des parlementaires à l’Assemblée Nationale ou au Sénat (la première par Claude Huriet le 23 oct 1997) poussent les autorités sanitaires à mettre en place, fin 1997, un groupe de travail sur les risques liés aux amalgames dentaires, au sein du conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF). Le rapport du CSHPF sort en mai 1998 (lire les commentaires de NAMD).

Demande d’enquête parlementaire et rapport de l’OPECST (1999 – 2001)

L’association est à l’origine de la demande de constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les amalgames dentaires par André Aschieri (1999), demande rejetée par les parlementaires, qui ont préféré saisir l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST). L’Office élargit la problématique à l’ensemble des "métaux lourds". Le Docteur Melet est auditionné par le rapporteur Miquel en juillet 2000 et envoie à l’OPECST le compte-rendu écrit de son audition. L’Office remet son rapport sur les "métaux lourds" en 2001 (lire les commentaires de NAMD), dans lequel le nom du Dr Melet ne figure pas dans la liste des personnes auditionnées.

Signalements d’incidents (2001 - 2003)

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) reçoit une centaine de signalements d’incidents relatifs à l’amalgame dentaire émanant de patients et de praticiens (médecins ou dentistes), suite à un important travail d’un administrateur de NAMD sur ce dossier. Pendant 2 ans, l’Agence n’enregistre pas ni n’évalue ces signalements, contrairement à ce que prévoit la réglementation française de matériovigilance.

Expertise officielle française sur les risques liés à l’amalgame ( AFSSAPS - 2003-2005)

Devant l’insistance de nombreux auteurs de signalements et de celle de l’association Non au mercure dentaire (NAMD), et suite à l’intervention du Directeur général de la santé que l’association rencontre en mars 2003, l’Afssaps doit organiser un Audit pour "faire le point sur l’amalgame dentaire". Elle met en place en août 2003 un groupe de travail constitué de 14 experts, qui rend oralement ses conclusions en décembre 2003, puis son rapport écrit en octobre 2005, assorti de recommandations. Quatre sur ces quatorze experts n'ont pas participé aux séances et ne sont pas signataires de ces recommandations finales. En savoir plus 

Ce Rapport a été soumis à une étude détaillée, menée par la conseillère scientifique de l'association. Ce travail a donné corps à une critique argumentée qui a valeur de réfutation de cet audit officiel français.
(cf. onglet "Dossier sanitaire /France/Rapport de l'AFSSAPS")


Août 2005 : tragique disparition du Dr Melet voir Hommage au Dr Melet

Le combat continue

L’association NAMD poursuit le combat de ce courageux lanceur d’alerte pour la santé publique, tout en redéfinissant ses missions.(Voir rubrique "Missions")

En savoir plus 

http://www.non-au-mercure-dentaire.org/


Lundi 18 Mai 2009


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