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DEVANT LES CONVULSIONS FUTURES : Le Monde Musulman at-il un avenir ?


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«Dieu ne changera rien dans la situation des hommes s’ils ne changent pas ce qui est en eux.»

(Coran, Ar Ra’ad, Le tonnerre, sourate XIII verset 11)


Prof. Chems Eddine Chitour
Mardi 20 Avril 2010

DEVANT LES CONVULSIONS FUTURES : Le Monde Musulman  at-il un avenir ?
Ce verset du Coran résume mieux que mille discours l’état de déliquescence du Monde musulman en ce qui concerne sa visibilité sur le théâtre du Monde.
Les dernières provocations subies, notamment à propos de la Palestine, devraient nous convai-ncre définitivement que le Monde musulman n’est pas un Monde au sens de l’unité et de l’action. C’est tout au plus un catalogue de pays avec des idéologies aux antipodes les unes des autres, sans ambition si ce n’est de voir passer les jours, d’attendre de meilleurs auspices et de prier pour que l’Occident subisse un affaissement de lui-même. Dans une précédente contribution, j’avais parlé du monde en 2025 et j’avais rapporté des études qui visaient à montrer que le barycentre du Monde en termes de puissance économique et financière va basculer vers l’Orient c’est-à-dire l’Asie.  
 Qu’en sera-t-il du Monde musulman ou plus précisément du Monde arabe car, en toute honnêteté, il serait injuste de mettre la Malaisie ou l’Indonésie voire la Turquie et surtout l’Iran dans le même panier que le Monde dit arabe ou plus précisément d’expression arabe. Non, on ne peut pas mettre sur le même plan l’Iran, qui construit ses fusées, ses satellites, qui a un cap, la Malaisie avec un taux de croissance qui frise les deux chiffres avec les pays rentiers arabes de l’Opep.
 
 Cette contribution qui fait l’économie de la 14e Journée de l’énergie, se veut être justement un état des lieux sur l’un des défis les plus imminents: la pénurie d’énergie corrélée avec les changements climatiques.
Le monde musulman d’aujourd’hui est constitué essentiellement d’une trentaine de pays répartis entre l’Asie et l’Afrique. Ils occupent une superficie totale de 24 millions de kilomètres carrés. Néanmoins, des communautés considérables de musulmans vivent dans des pays non-musulmans tels l’Inde, la Chine, sans oublier les émigrés musulmans qui vivent en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord. Le monde musulman compte, à la fin 2009, plus d’un milliard et demi d’individus, soit un peu plus d’un cinquième de la population mondiale qui est de 6,8 milliards.  
 
 En l’espace de 30 ans, la population a pratiquement doublé. La croissance annuelle est estimée actuellement à 2%. Nous constatons une grande disparité entre les PIB par habitant des pays constituant le monde musulman. Un Emirati consomme 12 tonnes de pétrole par an (une fois et demie la consommation de l’Américain) et un Somalien 200 kg! En clair, ce dernier consomme en une année ce que consomme l’Emirati en une semaine. Mieux, en termes de PIB, l’un est à 50.000 dollars l’autre à 500! Cherchez l’erreur! Et pourtant, ce sont des pays musulmans frères...Une partie des pays est riche en énergies fossiles, elle exporte d’une façon frénétique une grande quantité d’hydrocarbures, de ce fait, les recettes sont considérables surtout ces dernières années. 810 milliards en 2008, 8500 milliards en trente ans pour les pays rentiers arabes. L’essentiel de leur PIB est dû à la rente pétrolière. Les pays asiatiques ont un PIB qui est surtout dû à l’industrialisation.  
 
 Du point de vue du Pnud, le Monde musulman est mal classé selon les indicateurs internationaux tels que l’Indice de développement humain qui conjugue plusieurs paramètres tels que le système éducatif et sa performance, la santé et l’accès aux soins, la richesse, les libertés...Du point de vue justement de l’éducation, le Pnud classe les pays musulmans arabes, pratiquement au dernier rang. Il n’y a, par exemple, aucune université arabe dans les 5000 premières universités au monde. Le Monde arabe dans son ensemble publie moins d’ouvrages qu’un petit pays comme la Grèce. En un siècle, il n’y a que trois prix Nobel (Physique, Chimie, Littérature). En 2005, ll y avait plus d’internautes en Israël que dans tout le Monde arabe!! Comparé au Monde, le monde musulman n’est pas un acteur dominant si ce n’est qu’en tant que pourvoyeur de pétrole et de gaz naturel. D’après BP Statistical Review, en fin 2008, les consommations mondiales d’énergie primaire se sont élevées à 11.295 millions de tep, et l’énergie nucléaire (619,7 millions de tep) et l’énergie hydraulique (717,5 millions de tep). La production de CO2 a été de 27 milliards de tonnes La consommation d’énergie par unité de
PIB: environ 0,21 tep par millier de dollar (1).
 Le Monde musulman détient les deux tiers du pétrole et la moitié du gaz naturel du monde. Il exporte pour environ 25 millions de barils /jour, de pétrole (30%) et près de 250 milliards de m3 de gaz (10%).  
 
 Du point de vue de la stratégie énergétique, mis à part les pays musulmans non arabes (Indonésie, Iran, Malaisie...), il n’y a pas de stratégie énergétique si ce n’est vendre encore plus de pétrole et de gaz. La pénurie en ressources hydriques, l’après-pétrole, les changements climatiques, voire le développement durable sont des concepts encore étrangers aux pays arabes. S’agissant justement, du Monde arabe, sa superficie est de 15,5 millions de km², soit presque 3,53 fois la superficie de l’Union européenne et 12% de la surface du Monde. La population est de 325 millions d’habitants. Le Monde arabe dispose de 55% du pétrole mondial et de 30% du gaz. Les énergies renouvelables, mise à part l’hydraulique, ne sont pas développées d’une façon importante. La production d’énergie est de 1,78 milliard de tep en 2009 soit 16,5% du total. Pour le gaz naturel, le Monde arabe produit 418 milliards de m3 sur un total mondial de 2800 milliards de m3 soit 15%. La production d’électricité est de 601 TWh en 2009 sur un total de 18.000 TWh soit à peine 3,5%. La consommation totale d’énergie est de 487,5 millions de tonnes soit moins de 4,5%. Le Monde arabe a émis 1,5 milliard de tonnes de CO2 dont une grande partie pour le tertiaire.
 
 2030, c’est demain

 La population mondiale sera de 8,5 milliards en 2030. Le peak pétrolier longtemps nié, est une réalité. Plusieurs études le situent au gré de la géopolitique du moment, en 2008 (déjà passé?!) ou dans les prochaines années (2012?, 2015?, voire 2025 pour les optimistes). D’ici 2030, l’AIE prévoit dans son scénario de référence, une demande d’énergie primaire qui passerait ainsi de 10 milliards de tep en 2000 à 17,7 milliards de tep en 2030. (2)  
 
 Nous avons vu que globalement le Monde musulman, exception faite des pays musulmans non arabes, est d’autant plus vulnérable qu’il ne se prépare pas aux défis de l’avenir qui seront de plus en plus difficiles à maîtriser si des solutions ne sont pas mises en oeuvre dès maintenant. L’un des défis majeurs auquelx aura à faire face le Monde musulman est le défi des changements climatiques avec un danger particulier: la pénurie d’eau pour les pays arabes. Un grand nombre de pays musulmans souffrent d’un stress hydrique aigu appelé à s’accentuer dans les années à venir par l’impact direct des changements climatiques. En effet, les parties nord-africaines et moyen-orientales du monde musulman connaissent une faible pluviométrie, de plus en plus perturbée. Des stratégies de dessalement de l’eau de mer ont été adoptées mais elles ne répondent pas aux besoins d’une population croissante qui aspire à un mode de vie élevé sachant que ces installations coûtent cher et consomment énormément d’énergie avec une technologie encore mal maîtrisée. D’autant que les usines de dessalement installées consomment énormément d’hydrocarbure.
 
 Qu’adviendra-t-il quand il n’y aura plus d’hydrocarbures? Il y aura certainement et concomitamment pénurie d’eau! N’aurait-il pas été plus sage de mettre en oeuvre des technologies douces utilisant le solaire et même l’éolien pour le dessalement de l’eau de mer.
 Les stratégies énergétiques des pays musulmans ne sont pas tout à fait claires. Depuis plus d’un demi-siècle, ils essayent d’assouvir la soif d’un Occident qui demande de plus en plus d’énergie en épuisant leurs ressources sans jamais atteindre le fameux développement tant rêvé! Des stratégies énergétiques basées sur une production rationnelle suivant la consommation, doivent être adoptées le plus tôt possible. Les prix augmenteront inexorablement dans un futur proche, le simple bon sens impose de produire avec parcimonie pour donner une durée à ces réserves, durée qui permettra de mettre en place un plan cohérent de développement pérenne couplé au dopage de la recherche scientifique créatrice de richesses.  
 
 Dès maintenant, des mesures doivent être prises pour préparer la transition énergétique. Cela, par l’intégration des énergies renouvelables d’une manière progressive dans les bilans énergétiques sachant que le monde musulman a un potentiel énorme en ces énergies du futur. L’exemple du solaire est des plus frappants. D’autres énergies renouvelables telles l’énergie éolienne, l’hydroélectricité, la géothermie et la biomasse sont à exploiter afin de mieux diversifier les sources dans un contexte de développement durable axé sur l’indépendance énergétique et la protection de l’environnement.  
 
 Pour ce qui est de l’Algérie, elle pollue à sa façon et aggrave l’effet de serre sans créer de richesses. L’illusion factice éphémère est en définitive dangereuse, s’endetter pour une voiture, accrocher un portable à son oreille est un signe de sous-développement qui risque d’être irréversible si on ne prend pas en marche le train des réformes mondiales.
L’Algérie a un immense potentiel renouvelable qui attend d’être développé. A quoi cela sert d’extraire pour 160 millions de tep, si notre consommation est autour de 35 millions de tep? Nos exportations devraient être calibrées de plus en plus sur nos besoins en devises. Le pétrole sera rare et cher, qui peut dire si son prix ne dépassera pas les 200 dollars l’année prochaine, surtout si le dollar continue à s’effriter? Notre meilleure banque c’est encore notre sous-sol. Il n’est pas sage de pomper le pétrole, ce qui compromet, qu’on le veuille ou non, l’avenir des générations qui atteindront la maturité vers 2030.  
 
 Justement, il est utopique de croire que l’on puisse trouver un nouveau gisement de la taille de Hassi Messaoud ou de Hassi R’mel. Avec une production de loin supérieure aux découvertes. Doit-on continuer la bazarisation de l’économie caractérisée par une panne du neurone? Ne savons-nous plus rien faire en nous remettant aux autres? Il nous faut une stratégie énergétique et climatique. Il nous faudra mettre en oeuvre des scénarii de consommation prenant en charge plusieurs paramètres: la politique des transports. Rien n’est plus important que l’avenir des Algériens et des Algériennes qu’il faut privilégier sur nos «engagements». Il est utopique et dangereux de penser que l’Algérie continuera d’une façon paresseuse à engranger des devises pendant encore longtemps.  
 
 La fausse aisance actuelle est trompeuse, elle n’incite pas à l’effort et à la sueur Des états généraux de l’énergie permettront de tracer une feuille de route, nul doute qu’elle remettra la machine en marche.
L’université doit être partie prenante de ces mutations. L’avenir et la place des musulmans dépendent de la capacité des musulmans à préparer la jeunesse musulmane aux défis de l’avenir. Etre un leader pour un musulman, c’est une pratique au quotidien de l’Ijtihad: «L’effort dans le chemin de Dieu» qui se décline par l’investissement à marche forcée dans la science et la technologie.  
 
 Le problème n’est pas l’Islam mais ce qu’ont en fait les hommes gouvernants et gouvernés dans le monde musulman. Au lieu de répéter d’une façon itérative que l’Islam est une religion d’amour, de paix, le moment est peut-être venu de se mettre au travail, de prouver dans les faits que c’est aussi une religion qui encourage la science et la technologie. Quand les musulmans se rencon-trent (ronronnement de l’OCI), ils parlent de tout sauf de l’essentiel dans une approche tout à fait hypocrite qui élude les vrais problèmes. A-t-on jamais vu l’OCI parler de stratégie scientifique coordonnée? Qu’a fait le Monde musulman de ses richesses énergétiques, à part donner le mauvais exemple par potentats arabes interposés où la gabegie le dispute à l’ignorance laissant de ce fait les Musulmans sous une chape de plomb de l’intolérance et voulant perpétuer au XXIe siècle le faste des Mille et une nuits de Haroun Ar Rachid d’il y a douze siècles, encore que ce dernier avait un respect sincère pour la science?  
 
 L’avenir c’est le savoir  
   Oui, le Monde musulman a un avenir, s’il retrouve ses repères identitaires et religieux. Dans un monde de plus en plus globalisé et paradoxalement où chacun se regroupe par affinité géographique, linguistique voire de plus en plus religieuse, le Monde musulman se doit de parler d’une seule voix.
L’avenir appartiendra aux sociétés fascinées par le savoir. L’avenir du monde musulman ne peut plus se décliner par individualité, s’il continue ainsi il disparaîtra progressivement par une lente déliquescence. Il sera alors le futur esclave d’une seigneurie forcément occidentale ou orientale.
Que l’on ne se leurre pas! La richesse éphémère en énergie fossile durera encore une génération. Après, si rien n’est fait, le désert reprendra ses droits. Le Monde musulman a devant lui une génération pour faire le saut qualitatif qui lui permettra d’être développé. Sans être naïf, est-il possible d’envisager une utopie où le Monde musulman crée une zakat pour alimenter un fonds de recherche et de développement de la science et de la technologie?  
 
 Si le Monde musulman décide que chaque calorie vendue est adossée à l’achat d’un savoir et d’un savoir-faire, on peut envisager un Plan Marshall du développement durable du Monde musulman. Il est tout à fait possible de mobiliser 5% des recettes pétrolières (environ 50 milliards de dollars par an) pour commencer à bâtir sérieusement une économie verte allant du Maghreb à l’Asie. Sur une vingtaine d’années, il est possible d’installer du solaire sur un territoire immense, comme le prévoit l’Union européenne avec le projet Desertec. Le Monde musulman peut prétendre à une technologie nucléaire civile s’il est uni et solidaire. Il rentrera, alors, de plain-pied dans le développement non plus en tant que consommateur mais en tant que producteur.  
 
 Cependant, les vraies richesses du Monde musulman ne sont pas seulement dans ses gisements d’énergies fossiles amenées à disparaître un jour, mais dans ses ressources humaines, plus précisément ses jeunes diplômés capables de relever les défis du futur. Il «suffit» de leur donner les moyens pour s’épanouir afin de retrouver la gloire perdue depuis maintenant plusieurs siècles. Les gouvernants ont une responsabilité historique de mettre le Monde musulman sur l’orbite du savoir. Les moyens existent, les hommes existent, en ont-ils la détermination?
 
 
 
 1.BP Statistical: Review of World Energy June 2009
 
 2.Agence internationale de l’énergie. Perspectives futures à 2030.
Novembre 2009.
 
 Pr Chems Eddine CHITOUR
 
 Ecole Polytechnique enp-edu.dz



Mardi 20 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par Salim le 20/04/2010 14:48 | Alerter
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@Herr professor.

« Pour ce qui est de l’Algérie, elle pollue à sa façon et aggrave l’effet de serre sans créer de richesses ». !!!

Je vous considère comme un sophiste et on ne discute pas avec un sophiste. Néanmoins , je ne peux vous laisser dire impunément que « l’Algérie pollue et aggrave l’effet de serre » ! La problématique du « réchauffement climatique » n’est visiblement pas de votre compétence pour ânonner, avec quelle légèreté , une telle insanité ! Le ridicule ne tue pas certes mais, cela vous situe son bonhomme.

Vous vous alignez sur les thèses, ô combien contreversées, des « réchauffistes » et vous vous engagez allègrement plus en idéologue bêlant qu’en scientifique crédible. Il faut croire que vôtre esprit s’échauffe et s’emballe au point de provoquer le fou rire chez celui qui lit vos prolifiques et multidimensionnelles interventions .

Mais , sur un point seulement, j’acquiesce lorsque que vous dites que « l’Algérie crée des richesses ». Seulement, vous auriez été plus crédible pour un observateur de terrain ( ou en robe de chambre ?) doublé d’ un donneur de leçons incorrigible tel que vous, de préciser que ces richesses sont accaparées par une oligarchie de type mafieux qui a réduit le peuple à l’indigence et à l’inculture !

2.Posté par Oumelkheir le 20/04/2010 15:24 | Alerter
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le faste des Mille et une nuits de Haroun Ar Rachid d’il y a douze siècles, encore que ce dernier avait un respect sincère pour la science?

Le faste des mille et une nuits de Haroun Arrachid d'il y a douze siècles est une pure invention littéraire du 18ème siècle...
Ceci dit, en effet Haroun Arrachid avait un réel respect pour le Savoir et la Science.

3.Posté par fine ghadi bia khouya le 20/04/2010 21:37 | Alerter
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Mister CHITOUR, your article is very wonderful. I'm arabic and muslim. But concernant les pays arabes le passé est passé, today le chemin est sablonneux, et l'avenir...my god ! Comme dit Farid EL ATRACH : "Khali ha ala Allah". Quand je vois l'abîme technologique qui nous sépare des pays occidentaux je fais un effort surhumain pour ne pas pleurer de peur de me déshydrater. Pour arriver un peu à décoller il faudrait étudier sérieusement les "trois R" : (1) les Régimes politiques, (2) la Religion, (3) la Rigueur. On n'arrivera à rien si il n' y a pas véritablement un semblant de démocratie et un véritable partage des richesses. En occident il y a certe une fausse démocratie mais au moins les responsables laissent un peu parler les gens et distribuent un peu mieux les bénéfices. Pour la religion l'occident a longtemps compris qu'il fallait séparer le temporel du spirituel. La politique, le climat, la géographie, la population ne sont plus les mêmes que ceux du 7ème siècle. Concernant la Rigueur c'est un mot que beaucoup de responsables dans le monde arabe - dans tous les domaines- ignorent. Comme me disait un ami : "on commence bien les choses mais après on est fatigué; il n'y a pas de suite, il n'y a pas de maintenance. Si l'on considère le cas des diplomés il y a 3 catégories. Une minorité qui va travailler toute sa vie pour faire aboutir un projet avec courage, abnégation et rigueur.Une deuxième catégorie qui va essayer de travailler sérieusement mais qui va baisser les bras vue le contexte général. Une troisième (hélas peut-être la majorité) qui va se servir de son statut social surtout pour s'enrichir. Le confort matériel c'est bien mais faire avancer les choses c'est encore mieux. Bien sûr vous allez dire il y a les pressions des pays développés qui nous empêchent d'aller vers le haut. C'est vrai jusqu'à un certain degré. Et puis comment font les pays asiatiques ?. Sommes nous touchés par une malédiction ? Je pense que non. Comme l'explique Mr CHITOUR nous ne connaissons pas la 4ème dimention : "LE TEMPS". Nous n'avons pas une vision lointaine du temps. Nous ne réfléchissons pas à l'echelle d'une ville, d'une région, d'un pays. Nous réfléchissons surtout pour notre petit confort et celui de nos (trés) proches. Merci Mr CHITOUR pour votre trés bon article et j'espère que vos voeux (nos voeux) se réaliserons.....

4.Posté par eva R-sistons le 21/04/2010 01:00 | Alerter
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Le Pr Chitour est l'un des plus grands penseurs actuels, une référence, une plume. Je lui rends hommage, eva

5.Posté par ROGSIM le 21/04/2010 01:13 | Alerter
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Ici je suis en accord, sauf que le Pr CHITOUR n'est pas un penseur mais un scientifique reconnu pour ces travaux et prof à Toulouse

6.Posté par Wise le 21/04/2010 11:29 | Alerter
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a fine ghadi biya khouya,
Pour ceci :
"Pour la religion l'occident a longtemps compris qu'il fallait séparer le temporel du spirituel."

Donc selon vous la voie du salut est de mimer l'occident...
Troquer notre but sur terre (l'adoration du Créateur) contre l'approbation du monde "civilisé" "moderne" et "évolué", transformant chaque humain en copies conformes. Pourvu qu'il n'interfère pas dans nos affaires courantes.

Vous n'avez toujours pas compris que notre situation est justement due à ce mode de pensée séculariste (laique)?

Allah soubhanahou wa ta'ala nous avait prévenu:

Al Baqara, verset 85:

"Admettriez-vous seulement une certaine partie du Livre et en rejetteriez-vous le reste? Quel traitement devra être réservé à ceux qui agissent de la sorte, sinon l'humiliation dans ce monde et le châtiment le plus impitoyable dans l'autre? Allah n'est pas inattentif à vos agissements."

7.Posté par norodon le 21/04/2010 16:33 | Alerter
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le prof sait mieux que quiquonque que cette epoque apres celle des luttes des deux camps socialiste et capitaliste et maintenant de nouveau dominée par une lutte ideologique pas moindre mais camouflée entre religions competitives .
l'exemple de l' iran en est un vivant . l'occident a vu s'echapper sous ces yeux la Chine , il fera tout pour empecher les musulmans de maitrisé le nucleaire. il y avait
avec le pakistan une ouverture , pays musulmans qui a pu acceder au nucleaire que dans les circonstances de la guerre froide qu'on connait mais maintenant on voit bien l'existence d'un nouveau rapport de force en defaveur des musulmans , creer et entretenu par le conflit israelopalestinien . Enfin monsieur le professeur, l'occident s'est developpé grace au pillage des richesses des pays du SUD . Il a pu realiser et capitaliser une experience inouie , pour que les choses changes, il faut encore un nouveau rapports des forces et de nouvelles forces productives qui ameront les structures adequates necessaires pour que la science , la technologie
et le progres sociale soient l'apanage de tous les humains de cette terre.

8.Posté par Milko71 le 07/05/2010 11:43 | Alerter
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de bonne choses sont dites, mais quand vous parlez de l'algérie et de l'énergie, mesurez vos dire svp et sachez de quoi vous parlez.
Etes vous spécialiste en hydrocarbures ? en histoire ? en sociologie ? en industrie ? ...

parlez de ce qui vous concerne et en quoi vous etes compétent, limitez vous à ca.

l'algérie a construit des usines de dessalement pour répondre à 10% des besoins du pays en eau, le probleme est la distribution, lié au coup à imposer au consommateur, lié à tellement d'autres choses.

il faut vendre du petrole autant que possible et selon le marché, car demain il ne vaudra rien. O combien de pays on laissé leur richesses pourrir en se disant qu'il faut les sauvegarder pour demain, enfin de compte, demain elle ne valait rien. La question est en fait comment bien exploiter ces revenus, c une autre histoire.
demain, nous avons le fer, le diamant, et bien autres. On espere avoir de bon gestionnaire pour notre pays, mais le peuple en décidera.


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