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DES BRIBES DE VERITE SUR L’ENLEVEMENT ET L’ASSASSINAT DE BEN BARKAL’objectif de Ben Barka, qui, le 16 Novembre 1962, avait fait l’objet d’un attentat consistait à apporter un soutien sans failles aux mouvements de libération, un soutien continuel à Cuba soumis à l’embargo américain et à prôner la liquidation des bases militaires étrangères (au Maroc qui avait été un sujet de discorde et de profondes divergences avec feu Hassan II) et l’apartheid en Afrique du Sud. Si Pour l’historien René Galissot, c’est dans un élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka, Il n’en demeure pas moins que ceux qui véhiculent cette thèse et tous les assassins de Ben Barka qui sont donc mis hors de cause dans le complot orchestré par RABAT avec ses connexions à l’étranger pour ne pas être inquiété comme CHTOUKI trouvent leur salut légendaire dans une explication simpliste qui ne peuvent satisfaire que les protagoniste de cette sordide affaire et clore un dossier afin que la justice ne soit plus saisit à nouveau afin de diligenter une enquête exhaustive en procédant à des citations à comparaître de marocains devant la tribunal de grande instance de PARIS, comme : Ahmed Boukhari, Mahjoubi Aherdane, le général Benslimane, Miloud Tounsi, alias Chtouki un agent retraité des services marocains soupçonné d'être l'un des membres du commando ayant participé à l'enlèvement de l'opposant et l'ex-officier du renseignement, Habi Tayeb qui font tout à l’heure actuelle pour accorder ensemble leur violon afin d’enterrer l’affaire Ben Barka que la justice les rattrapera très bientôt, lentement mais sûrement.SEDDIKALI2007@YAHOO.FR
Mardi 10 Juillet 2007
DES BRIBES DE VERITE SUR L’ENLEVEMENT ET L’ASSASSINAT DE BEN BARKA
La vie mouvementée, parsemée d’embûche de tous les révolutionnaires qui ont connu un destin tragique, dont l’histoire a toujours été témoin n’a jamais arrêté l’horloge de l’avancée inéluctable des forces éprises de justice et de paix s’opposant viscéralement à l’exploitation et à l’asservissement des peuples. La marche inéluctable de ces figures irremplaçables et emblématiques qui ont œuvré pour un monde plus juste a façonné des hommes d’une dextérité inégalable, des adversaires farouches et obstinés à l’ordre colonial et impérial. Et on comprend pourquoi le recours à l’assassinat politique contre des figures révolutionnaires comme Fidel Castro qui a échappé à une tentative d’assassinat à la Havane le 27 Juillet 1965 et contre les mouvements de libération sont devenus systématiquement le sésame et l’unique alternative afin de préserver un monde impérial, colonial, soucieux d’assurer sa mainmise dans des pays vulnérables, voire déshérités qui ont réussi à se dégager de l’emprise de l’oppresseur cupide impitoyable qu’on disait civilisé. Patrice Lumumba (1925-1961), le Premier ministre démocratiquement élu du jeune Congo indépendant, assassiné le 17 Janvier 1961, Salvador ALLENDE (1908-1973), défenseur de la démocratie, Mehdi Ben Barka (1920-1965), Che Guevara (1928-1967) demeureront à tout jamais des icônes inaltérables pour les mouvements révolutionnaires et des symboles immuables de la résistance accrue contre les oppresseurs impérialistes et le colonialisme qui a trop longtemps aliéné et asservi des peuples, laissant derrière eux des pays exsangues. Ces figures révolutionnaires incarnant la lutte pour l’indépendance des peuples ont engrangé le processus de décolonisations des pays d’Afrique que des séquelles ne cicatriseront jamais les affres du colonialisme et de l’exploitation des peuples. Ces révolutionnaires de la première heure ont lutté pour l’indépendance de leur pays comme Ben Barka qui s’était clairement prononcé pour l’indépendance du Maroc et refusé le diktat des puissances occupantes. Ben Barka restera gravé dans toutes les mémoires et de celle de l’histoire pour avoir été le chantre des libertés qu’il a défendu et combattu en même temps le nouvel ordre hégémonique impérial préconisé par les Etats-Unis et ses vassaux et son engouement pour la tricontinentale de la Havane qui aura lieu sans lui, en janvier 1966. Le 29 octobre 1965, le leader de la gauche marocaine Medhi Ben Barka est enlevé en plein Paris, lors d'une opération menée conjointement par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français et la connivence des services secrets français. Il est torturé à mort. Son corps est dissous dans de l’acide et transféré à partir de l’aéroport de Villacoubly, le 31 Octobre, selon les révélations d’Ahmed BOUKHARI à destination du Maroc pour les besoins insipides de délectation macabre de Feu Hassan II. Les témoins de l’affaire ont tous bizarrement disparu à l’exception de quelques uns, comme Boukhari qui sont retenus au Maroc alors que les autorités marocaines pas promptes à coopérer avec la justice française refusent par ces manœuvres dilatoires de répondre aux aspirations de la famille ben barka de pouvoir enfin connaître la vérité et tous les mécanismes qui ont permis au leader de l’opposition marocaine d’être pisté, traqué et pris en filature depuis son arrivée à Orly jusqu’à la villa de Boucheseiche, un truand notoire, proche de Joe Attia et Pierrot le fou, des caïds notoires de la pègre marseillaise. Ben Barka a disparu le 29 octobre 1965, devant la brasserie Lipp à Paris (VIe) et séquestré dans une villa de la région parisienne ou ses nombreux geôliers français et barbouzes marocains, venus pour la circonstance directement du Maroc, comme Dlimi et Oufkir ont participé à la torture de Ben Barka jusqu’à ce que mort s’en suive. Cette affaire retentissante n'a jamais été totalement élucidée malgré deux instructions judiciaires. Le corps de Ben Barka n'a toujours pas été retrouvé et les conditions de sa mort n'ont pas été établies clairement et de façon concise. Le leader de la gauche marocaine est alors pisté, surveillé, mis sous écoutes téléphoniques. Ben Barka se sent menacé depuis que son compagnon Cheikh Arab est assassiné. À Rome, il ne sort que déguisé. À Genève, il trouve refuge dans la résidence du consul d’Algérie. Il croise beaucoup de gens avant de se faire piéger à Paris. - IL Y A QUARANTE DEUX ANS DEBUTAIT L’AFFAIRE BEN BARKA L’affaire Ben Barka n’est toujours pas élucidée alors qu’on se perd en conjectures et en spéculations sur les responsabilités directes des uns et des autres comme le chef d'escale d'Air France à Orly et indic du Sdece (ancienne DGSE, les services secrets, ndlr), Antoine Lopez, comme les truands Boucheseiche, Figon, Palisse, des seconds couteaux tandis que les vrais commanditaires et donneurs d’ordre se trouvaient indéniablement à RABAT. Et sans oublier que les exécutants du régime marocain, avec la complicité des services français, américains et israéliens ont été prépondérants pour la réussite de cette opération qu’on dit aujourd’hui déclassifiée alors que plusieurs documents clés détenus par la France et les Etats-Unis ont empêché la justice française de progresser. Cependant, alors que certains dossiers ont effectivement été déclassifiés, les renseignements pouvant dévoiler qui a tué Ben Barka, aux ordres de qui et dans quelles circonstances, ou encore le lieu où se trouve son corps, ont été, une fois de plus, refusés à la famille sous le prétexte du "secret-défense" qui constitue une véritable entrave à ce que cet affaire puisse déterminer toute les zones d’ombre et les faits qu’on n’a jamais voulu révéler. Preuve et que le secret défense sur cette affaire n’est toujours pas levé et que la raison d’état prédomine sur l’omerta qui a longtemps prévalu sur cette sordide affaire qui a mobilisé tant de monde. Il est patent de constater que le dossier de la disparition de Mehdi Ben Barka, qui était le principal opposant au roi Hassan II, est toujours sensible en France, où des responsabilités pourraient être recherchées au sein des autorités gaullistes de l'époque. Force est de constater que ce crime d’États a amené Bachir Ben Barka, fils du leader anti-impérialiste, assassiné en octobre 1965, à s’insurger contre les silences de Paris, Rabat et Washington. Quarante deux ans plus tard, malgré deux procès et une seconde procédure judiciaire, la raison d’État et son cortège de secrets (de la défense, de la police, de la diplomatie...) restent un obstacle à l’établissement de toute la vérité sur le sort de Mehdi Ben Barka et d’une justice qui piétine, en l’absence de témoins, de témoignages fiables et d’éléments nouveaux qui permettrait de réinstruire et de clore une fois pour toute ce dossier encombrant pour PARIS qui ne peut plus occulter sa responsabilité dans l’enlèvement et l’exécution du célèbre leader révolutionnaire et opposant marocain. - LES AUTORITES MAROCAINES AVAIENT PRIS LA DECISION D’ELIMINER MEHDI BEN BARKA Né en 1920 à Rabat dans une famille de petits fonctionnaires, Mehdi Ben Barka a fait des études de mathématique à Alger et est devenu professeur de lycée. Proche du Palais, il enseigne aussi au Collège royal. Il a le futur roi Hassan II parmi ses élèves et a dispensé aux fils de Feu HASSAN II des cours de Mathématiques accélérés. Cet agrégé de Mathématiques, principal dirigeant de la gauche marocaine, un des dirigeants emblématiques les plus en vue du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste des années 1960, figure historique du mouvement national marocain sous le protectorat, leader de l'opposition au début du règne d'Hassan II (1920-1965) s’engage en politique contre le « protectorat » français sur le Maroc et dénonce le conflit frontalier qui oppose le Maroc et l’Algérie en Octobre 1963, des hostilités ouvertes unilatéralement par le Maroc dont le seul but était de déposséder l’Algérie de ses terres. Peu de temps après l'indépendance de l'Algérie acquise en 1962, le climat s'envenime entre les deux pays à propos de la délimitation de leurs frontières que Rabat espère modifier contrairement au principe de l’intangibilité des frontières, héritées et scellées par la colonisation, le Maroc attaque en traîtrise, L'armée algérienne riposte et contre-attaque et pour la première fois dans l'histoire du Maroc et de l'Algérie, le sang marocain a coulé et l’ennemi repoussé hors des frontières algériennes. La guerre des sables qui éclate en Octobre 1963 par le Maroc qui avait revendiqué dans un premier temps des territoires algériens s’était soldé par une cuisante défaite, côté marocain. D’ailleurs, Mehdi Ben Barka se sentait proche du régime algérien d’Ahmed Ben Bella en dénonçant le coup de force marocain et son parti, l’union nationale des forces populaires (UNFP) fut décapitée en juillet 1963, sous l’accusation de complot contre la sûreté de l’Etat. Quarante deux ans après la disparition de Mehdi Ben Barka, des pans entiers de l'affaire demeurent dans l'obscurité la plus totale et des interrogations demeurent sans réponse quand aux circonstances ayant conduit le leader de la cause tiers-mondiste à être supprimé alors que son corps n’a jamais été retrouvé. On ne sait toujours pas où est le corps de l'opposant, ni qui a donné l'ordre de l'enlever et de l’exécuter bien que personne ne soit en mesure d’exclure la participation des services secrets marocains dépêchés sur place, à PARIS bien avant la date fatidique du 29 octobre 1965. Sa capture en plein Paris devant la brasserie Lipp, à Paris le 29 Octobre 1965, et la torture appliquée intensément par des agents du service secret marocain attestent des pratiques de toute une époque, ayant eu pratique courante dans les prisons marocaines durant les décennies de plomb et renseignent particulièrement sur une politique de « fer » et d’excommunication. Tout cela pourrait s’apparenter à un face à face mortel. Nul besoin de revenir ici sur les endurances et les convictions intactes d’un opposant, sur le degré de responsabilité du monarque dans la disparition de Ben Barka d’autant que la participation avérée des services français (officiels et officieux), voire de la CIA et du Mossad dans son enlèvement qui en disent long sur un complot aux ramifications internationales sont avérés aujourd’hui. Mais force est de constater que la torture alimentée par la vengeance était au cœur de l’affaire Ben Barka. Des tentatives d’assassinat au long chemin de torture jusqu’à l’incroyable dissolution de son corps dans une cuve d’acide au sinistre lieu de torture Dar El Mokri. C’est ainsi que les opposants furent traités au cours de ce que la presse marocaine appelle les années de plomb. - BEN BARKA, FIGURE HISTORIQUE DU NATIONALISME AFRICAIN ET DE LA CAUSE TIERS-MONDISTE. L’assassinat de Ban BARKA, opposant marocain enlevé et assassiné en France en 1965 par les services chérifiens avec la complicité active de certains membres de l'administration française n’a toujours pas révélé ses nombreuses zones d’ombre en raison de l’implication de plusieurs personnalités politique que la justice française a inculpé les principaux protagonistes, notamment des truands du milieu, tous décédés, à l’exception d’Antoine LOPEZ, ancien membre du Sdece et ancien chef d’escale à air France qui en dépit de certaines révélations, n’a pas pu lever le voile et apporter toute la lumière sur cette affaire qui a longtemps défrayé la chronique. Principal dirigeant de la gauche marocaine, il dénonçait « ce régime médiéval qui tendrait à ressusciter les structures médiévales de la société marocaine », l’opposant marocain est contraint de s’exiler sous d’autres cieux en raison de menaces qui pèsent sur lui au Maroc car de profondes divergences l’opposent avec le roi. Mehdi Ben Barka vit alors entre Genève et Le Caire où il s’impose comme un organisateur actif des luttes du tiers-monde mais sa famille fait l’objet d’une étroite surveillance de la part des services de Feu Hassan II dont leur priorité était de le liquider au Caire ou à Genève. Ben Barka est notamment chargé d'organiser la participation des mouvements révolutionnaires du tiers monde à la conférence tricontinentale qui doit se réunir à La Havane en 1966. Il devient clair aujourd’hui que les connexions avec le "milieu" qui a permis l'enlèvement en France sont multiples et trouvent leur ancrage jusque dans les sphères politiques françaises. C'est une partie du réseau Foccart : le député-avocat-barbouze Pierre Lemarchand, le caïd, proxénète et ex-collaborateur de la Gestapo Georges Boucheseiche, les truands Dubail et Le Ny, soit un échantillon du SAC (Service de l’action civique responsable de la tuerie d’Auriol) qui a permit l’enlèvement et l’exécution de BEN BARKA avec la collaboration indirecte de la CIA et du Mossad et sous la couverture du patron des Renseignements généraux parisiens, Jean Caille, et du Préfet de police Maurice Papon. Quand les membres du gouvernement français se sont aperçus que les leurs étaient mêlés à l'enlèvement, ils ont pris la décision d'aider les coupables à disparaître, à brouiller les pistes et à banaliser cette affaire pour l’attribuer au régime sanguinaire de feu Hassan II et ses nervis qui avaient pour mission d’effectuer la sale besogne. Cette affaire n’est toujours pas déclassifié dans son intégralité, alors que 42 ans exactement nous séparent de cette sombre affaire qui n’a toujours pas révélé ses secrets en raison de l’obstruction du secret défense qui a tout fait pour que l’enquête « piétine » et n’apporte aucun nouvel élément permettant de faire progresser l’enquête ou la justice elle-même patauge. - UN CRIME PROTEGE PAR LA RAISON D’ETAT Mehdi Ben Barka est enlevé le 29 octobre 1965 devant le 151 boulevard Saint-Germain à Paris par des policiers français et conduit dans une villa de Fontenay-le-Vicomte dans l'Essonne ou il sera torturé par Boucheseiche, un truand, ancien tenancier des maisons closes de Casablanca, un proche de Oufkir lequel fera subir les pires sévices corporels à Ben Barka. Il n'est plus réapparu. Après sa mort débutait l'« affaire Ben Barka ». On sait aujourd’hui et cela ne fait plus aucun doute qu’il a été torturé et assassiné par le chef de la police secrète marocaine, Mohammed Oufkir. Son corps ne sera jamais retrouvé, Boucheseiche avouant des années plus tard l’avoir dissous dans une baignoire pleine d’acide. A l’époque, on disait que son corps reposait probablement dans la région parisienne sous une ancienne bâtisse. Aujourd’hui, selon certains dires fiables, son corps aurait été transféré sur ordre de Feu Hassan II au Maroc. On est d’ailleurs offusqué d’apprendre de la bouche du fils d’Oukir, en l’occurrence Raoul OUKIR que son père n’a jamais trempé dans l’enlèvement et l’assassinat de Ben Barka, se basant sur une thèse simpliste que l’enquête n’a jamais pu prouver quoi que ce soit et que son père doit être mis hors de cause puisque la famille Ben Barka s’acharne toujours à trouver l’assassin de leur père. Dans cet imbroglio politico judiciaire, Pourquoi ménager OUKIR en le mettant hors de cause alors qu’il a été condamné par contumace par un jugement de PARIS qui a prouvé son implication directe dans le meurtre de Ben Barka et de son comparse DLIMI, assassiné sous les ordres de Hassan II, cela ne fait plus aucun doute aujourd’hui? On peut opposer un démenti cinglant aux déclarations de Raoul OUKIR puisque Rabat a toujours attribué à Oufkir la responsabilité ultime de l'enlèvement et du meurtre de Medhi Ben Barka. À ce jour, la famille du leader assassiné continue à tenir pour véritable responsable le roi lui-même, ce que seule la continuation de l'enquête française pourrait prouver, ou au contraire, réfuter, ce qui paraît très improbable. Et puis, comment expliquer que si pour le général de Gaulle, interrogé par des journalistes en 1966, tendant à relativiser l'implication française qui se limiterait selon ses propres dires à des niveaux subalternes, ses déclarations pour le moins surprenantes ne peuvent par conséquent fournir la moindre explication plausible pour laquelle le dossier Ben Barka n’a jamais révélé les tenants et aboutissants de cette affaire, ou l’obstruction du secret-défense pèse toujours sur les documents détenus par la France et constitue de facto un aveu de l’implication des services secrets français dans cette machination sordide orchestrée contre Ben Barka avec le concours de protagoniste de tout bords. Lors de sa conférence de presse du 21 février 1966, le général de Gaulle déclare: «Du côté français que s'est-il passé ? Rien que de vulgaire et de subalterne. Rien, absolument rien, n'indique que le contre-espionnage et la police, en tant que tels et dans leur ensemble, aient connu l'opération, a fortiori qu'ils l'aient couverte.» Cette fameuse affirmation sera contredite par les découvertes ultérieures : le SDECE (ancêtre de la DGSE) était bien au courant de l'enlèvement projeté. Dès l'enlèvement du leader tiers-mondiste, cette affirmation péremptoire de De Gaulle est mise en doute : Comment aurait-on pu transférer un cadavre (ou un homme inconscient) par avion de Paris à Rabat, sans se faire arrêter par la police aux frontières et ceux qui se réfugient derrière cette thèse arguent et attestent que l’aéroport était une passoire à l’époque? En 2006, l'ex-commissaire Lucien Aimé-Blanc publie des écoutes téléphoniques de l'époque montrant clairement que les services français surveillaient tous les hommes ayant pris part à l’enlèvement. Au moment où le Maroc tente d'exorciser le douloureux passé de ses années de plomb, l’affaire Ben Barka qui a monopolisé toute l’attention ressurgit grâce à son fils Bachir qui refuse que son père puisse sombrer dans l’oubli et soit rayé de l’histoire. Pourra-on enfin connaître enfin la vérité sur l’Affaire Ben Barka ?. Rien n’est moins sûr puisqu’à la fin de l’année 2005, pour la troisième fois, un juge d'instruction français s’est rendu au Maroc afin d'enquêter sur place, mais s’est trouvé rapidement confronté à l'absence de coopération de la part des autorités marocaines, et cela malgré la fin du règne de Hassan II, remplacé par son fils Mohammed VI et ce juge pourrait-il effectuer des fouilles au PF3, un ancien centre de détention secret à Rabat où pourrait se trouver la tête de Mehdi Ben Barka ? - FEU HASSAN II EST –IL INNOCENT ? Plusieurs informations disponibles en 2006 font mention, de la traque de Ben Barka lors de ses déplacements internationaux par le Mossad israélien et la CIA, qui communiquaient ces informations à Rabat et Paris, Rabat qui avait pour but d’échafauder un diabolique plan d’élimination du principal opposant socialiste au roi Hassan II. Pour mémoire, il est bon de rappeler que le 16 novembre 1962, Ben Barka échappait déjà à un attentat fomenté par les services du général Oufkir et du commandant Dlimi. Le 16 juillet 1963, après que le roi Hassan II ait décrété l’état de siège, Ben Barka se réfugie en Algérie, suivi une année plus tard par sa femme et ses enfants, qui ne voulaient pas « être pris en otages » par la mégalomanie de Hassan II. Cet authentique révolutionnaire marocain que le Maroc n’est jamais eu à connaître en dehors de lui dénoncait ensuite la "guerre d'agression" du Maroc contre l'Algérie lorsque éclatait la "guerre des sables" en automne 1963 et prônait fermement la solidarité avec "la révolution algérienne". Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que le complot fomenté contre Mehdi Ben Barka a été décidé au plus haut niveau dès le 25 mars 1965, deux jours après les émeutes de Casablanca écrasées dans le sang par Oufkir. L’assassinat de Ben Barka et l’innocence présumée de feu Hassan II sont difficilement crédibles et paraissent sûrement inconciliables, Bref un écran de fumée afin de ne pas compromettre les vrais coupables et les complicités dans l’assassinat de Ben Barka . Un des procédés favoris des nervis de Feu Hassan II, féru d’un système à la fois autocratique, féodal et cruel consistait à faire dissoudre dans des cuves remplies d’acide les opposants à Feu HASSAN II. Divers courants favorables à l’ancien monarque défunt essaient de le dédouaner de toute responsabilité dans l’enlèvement et l’exécution de Ben Barka alors qu’on sait dans quelle liesse indescriptible il a savouré le trophée (il s’agissait de la tête de Ben Barka) remis au Roi, lors du transfert de la dépouille par avion du supplicié à RABAT. Les anciens nostalgiques des décennies des années de plomb affirment que l’ancien bourreau du Maroc n’aurait strictement rien avoir de près ou de loin avec l’opération commandité et mise au point depuis RABAT avec ses ramifications internationales. Ils se réfugient derrière le fait que l’assassinat de Ben Barka trouve ses origines dans un complot international ou le Maroc n’est pas concerné. En dépit des enquêtes judiciaires qui se sont succédé, de la raison d’état, toutes se sont enlisés et embourbés en raison de pressions émanant des sphères politiques et du secret défense levé partiellement mais qui n’apporte rien de nouveau sur l’affaire Ben Barka, ou le général Oufkir s’est illustré par une sale besogne dans la cave d’une villa d’Ormoy et qui puisse satisfaire la famille de Ben Barka. On peut ajouter sans se méprendre que la mort horrible du leader de l’opposition marocaine n’est pas restée impunie car en dépit d’une justice défaillante, plusieurs exécutants et têtes pensantes qui ont participé activement à l’assassinat de Ben Barka sont tous pour la plupart décédés ou morts mystérieusement. Peut-on dire que ces témoins gênants ont été liquidés ou sont-ils décédés de mort naturelle. Ahmed Boukhari révèle que la guerre de l’ombre menée par les services contre « la subversion », et leurs accointances avec la CIA et le Mossad israélien pourrait expliquer la neutralisation du leader Ben Barka. Il ne cache rien des tortures et des assassinats pratiqués dans les lieux de détention secrets où tant de séquestrés ont disparu durant les années de plomb. Quand à Chtouki qui fait l’apologie du crime, il n’apporte rien de nouveau sur le dossier Ben Barka qui puisse donner des éclaircissements à la justice française et à la famille puisque cet ancien fonctionnaire de l’état marocain se fait l’avocat d’OUFKIR et de HASSAN II ou dit-il, ils n’ont rien avoir et tout en surenchérissant, le jour de la disparition de Ben Barka, OUKIR ne se trouvait pas sur le sol français. Qui cherche-t-il à protéger et de par son comportement pour le moins troublant, la piste faisant état des multiples documents en possession par la France et la CIA s’avèrent être des manœuvres de diversion car la clé qui permet de comprendre et de résoudre enfin l’affaire Ben Barka se trouve à RABAT, et pour peu que les principaux concernés vivants daignent bien parler, tout le monde aurait à gagner sauf les tortionnaires retraités qui ne veulent pas être inquiété par la justice française. Le destin tragique de Mehdi Ben Barka illustre enfin, le drame vécu par de nombreux leaders tiers-mondistes et de révolutionnaires exemplaires d'une époque qui se clôt à La Havane en 1966, où les solidarités révolutionnaires et le combat politique finiront, peu à peu, par céder la place à la raison d'Etat, aux enjeux des politiciens conservateurs soucieux de conserver et d’élargir leur zone d’influence dans le monde et à d’autre assassinats, comme Che Guevarra, sauvagement assassiné par la CIA en 1967, en Bolivie et Mohamed BOUDIA (1932-1973) militant algérien de la révolution palestinienne assassiné par le Mossad. Avant même d'avoir entamé son enquête, la police et la presse répandait aussitôt la thèse de l'accident : Mohamed BOUDIA a été tué en déposant la bombe qu'il transportait sur le siège arrière de sa voiture. Un geste maladroit a déclenché l'explosion. Il venait de prendre possession de l'engin dans un des nombreux laboratoires du quartier. Quand un militant arabe est assassiné, il ne s'agit jamais d'un attentat, il s'agit toujours d'un « terroriste » victime de sa maladresse. A l’époque, le SDECE étant à cours d’idées aurait eu tout intérêt à privilégier la thèse d’un suicide ou d’un accident de voiture dans le but de protéger les responsabilités de la hiérarchie gaulliste ayant trempé dans l’opération de l’enlèvement de Ben Barka orchestré et planifié minutieusement depuis RABAT, ou les plus hautes sphères politiques françaises savaient pertinemment ce qui se tramait sur leur territoire bien avant la date fatidique du 29 octobre 1965 et n’avait envisagé de prendre aucune mesure pour faire avorter le contrat. Minou99 Militant des droits de l'homme Pour Alterinfo Le 10 Juillet 2007 Mardi 10 Juillet 2007
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