Conflits et guerres actuelles

DERRIÈRE LE CONFLIT CIVIL EN IRAK, LES SAS BRITANNIQUES ?


Cette question s’est posée à nouveau le 20 septembre, lorsqu’on a appris que deux soldats des forces spéciales britanniques avaient ouvert le feu sur la police irakienne à un poste de contrôle à Bassora, tuant un policier et en blessant un autre. Les deux soldats étaient vêtus comme des Arabes, plus précisément des chiites appartenant à la milice de Moqtadar al-Sadr, et portaient des turbans noirs. A bord d’une voiture civile, ils avaient refusé de s’arrêter au poste de contrôle. Après la fusillade, les deux soldats britanniques ont été arrêtés et incarcérés, tandis que la foule s’en prenait à des soldats britanniques, mettant le feu à un blindé.


Jeudi 29 Septembre 2005


Les autorités britanniques ont alors exigé la libération des deux soldats, la loi irakienne, d’après elles, ne leur étant pas applicables. N’ayant pas obtenu gain de cause, elles donnèrent l’ordre de prendre d’assaut le poste de police et des blindés défoncèrent un mur. Cependant, les deux hommes ne se trouvaient pas sur place, ayant été emmenés dans une maison d’où ils furent ensuite relâchés.

Selon différentes sources dignes de foi, les deux hommes sont membres du Régime de reconnaissance spécial (SRR), formé en 2003 et chargé de recueillir des renseignements en vue des opérations des SAS. La voiture dans laquelle ils circulaient était bourrée d’explosifs et, d’après le Washington Post, ils seraient accusés de « tentative de poser des explosifs ».

A en juger par les rares rapports ayant filtré - la presse britannique ayant dû taire la nouvelle - il semble que l’on ait affaire à une opération classique des SAS de « Gang » ou « Pseudo-gang », dans laquelle des agents clandestins se livrent à des activités de guérilla afin de créer le chaos, de discréditer une résistance légitime ou de déclencher des conflits meurtriers.

Lawrence Cline, du programme de recherches externes de l’US Army War College, écrit que « ces pseudo-opérations impliquent des forces gouvernementales déguisées en guérilleros, habituellement de mèche avec des transfuges du camp de la guérilla, qui opèrent ensemble en infiltrant des zones en insurrection ».

Comme le gouvernement irakien d’Ibrahim Jaafari, les forces d’occupation britanniques se sont empressées de minimiser l’affaire pour étouffer la vérité, potentiellement explosive, sur les activités des forces spéciales en Irak.

solidarité et progrès



Jeudi 29 Septembre 2005


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