Politique Nationale/Internationale

DANGER DE CRASH IMMOBILIER MONDIAL


Depuis plusieurs mois, Lyndon LaRouche et l’EIR avertissent que des bulles immobilières intenables, gonflées par l’énorme injection de monnaie des banques centrales, sont devenues l’un des détonateurs potentiels d’un crash mondial sur les marchés financiers. Cette injection de liquidités a conduit à une croissance explosive des crédits hypothécaires, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre. Une série d’articles extrêmement alarmistes sur la bulle immobilière est apparue dans la presse allemande, notamment dans le Financial Times Deutschland, le Berliner Zeitung et Die Welt.


Vendredi 12 Août 2005

La plupart des données de ces articles sont issues d’une enquête récente menée par le London Economist, concernant le marché immobilier des principales économies mondiales. Dans son édition du 16 juin, l’Economist présente ses conclusions :

« La hausse mondiale des prix de l’immobilier est la plus grande bulle de l’histoire. Attendez-vous à souffrir économiquement, lorsque celle-ci explosera.... Jamais les prix des maisons n’ont augmenté si rapidement, sur une durée aussi longue et dans un si grand nombre de pays.... La hausse des prix des propriétés a aidé à soutenir l’économie mondiale après que la bulle des marchés d’action se soit désintégrée en 2000 ; mais que se passera-t-il si le boom immobilier se transforme en faillite ? »

Selon l’enquête de l’Economist, « la valeur totale des propriétés résidentielles dans les économies développées a augmenté de plus de 30 000 milliards de dollars sur les cinq dernières années, pour atteindre plus de 70 000 milliards ; augmentation équivalant à 100 % des PIB combinés de ces nations. Elle rend ridicules les précédents booms immobiliers et elle est encore plus importante que la bulle des marchés d’actions de la fin des années 90 (croissance sur 5 ans équivalente à 80 % des PIB) ou que celle des années 20 (55 % des PIB). En d’autres termes, cela ressemble à la plus grande bulle de l’histoire. »

Sur la période 1997-2005, les prix immobiliers ont augmenté plus fortement en Afrique du Sud (244 %), en Irlande (192 %), en Espagne (145 %) et en Australie (114 %). Aux Etats Unis, les prix n’ont progressé « que » de 73 %, mais l’inflation des prix immobiliers s’est accélérée lors des derniers trimestres, dépassant les 20 % annuels. Jusqu’en 1996, les ménages américains cumulaient chaque année environ 200 milliards de nouvelles dettes hypothécaires, puis ce chiffre a brutalement augmenté, atteignant 900 milliards par an en 2004. Le volume total des dettes hypothécaires en souffrance aux Etats-Unis a maintenant franchi la ligne des 80 000 milliards de dollars.

De plus, l’Economist note que : « Sur tous les marchés de bulles immobilières, les prix des logements ont atteint des niveaux records eu égards aux loyers » et sont « à des niveaux records par rapport aux salaires ». L’un des grands dangers provient du taux élevé de propriétaires de logements qui ont acheté pour « investir ». Les investisseurs, bien plus que les résidents, sont susceptibles de vendre à perte en cas de chute des prix, soutenant ainsi l’accélération de cette chute. Dans le but de soutenir cette bulle, les ménages sont amenés à contracter plus de crédits hypothécaires, grâce à des taux d’intérêts temporairement bas et à des plans de financement « novateurs ».

Aux Etats-Unis, un nombre croissant de crédits hypothécaires sont accordés sans que soit demandé d’apport personnel, certains même ne commencent le payement des intérêts et du capital qu’après la maturation du crédit. Selon la National Association of Realtors (NAR, association nationale des agents immobiliers), 42 % des Américains ayant acheté en 2004 un bien immobilier pour la première fois n’ont fait aucun apport personnel sur leur maison. Qui plus est, 50 % des nouveaux crédits hypothécaires n’utilisent plus les taux d’intérêts fixes habituels, mais sont des « hypothèques à taux variable » (adjustable-rate mortgage, ARM). Tout ceci offre un terrain idéal pour ceux qui achètent des maisons, non pour y vivre, mais pour les revendre quelques mois après à un prix nettement supérieur. Dès à présent, une simple stagnation des prix suffirait à désintégrer de tels schémas financiers.

Une explosion de la bulle immobilière mondiale (ce n’est qu’une question de temps) aura des conséquences dévastatrices, sur le système financier et les économies, largement supérieures aux répercussions du crash du marché de la « nouvelle économie » qui effaça 15 000 milliards de dollars de valeurs d’actifs en l’espace de trois ans.


Solidarité et progrès


Vendredi 12 Août 2005


Commentaires

1.Posté par krachéri le 05/01/2006 13:03 | Alerter
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C\'est vraiment terrible la situation immobilière du moment. Ca fait vraiment peur ! Quelle attitude moutonnière pour en arriver là ! Comment est il possible que les prix aient atteint de tels sommets sans jamais qu\'il y est un lien de cause à effet ?! Dans ces périodes de chomage, de perte du pouvoir d\'achat, de hausse des prix, l\'immobilier n\' jamais été si cher.
J\'espère que le krach n\'entrainera pas trop de familles dans sa chute. Ceux qui sont surendettés et qui devront revendre a perte vont comprendre la folie et la dangerosité d\'un tel marché.
On est au même point qu\'en 1991 avant le krach sauf que là c\'est sur le plan mondial et que la bulle est 3 fois plus grosse !

2.Posté par JULIEN le 28/08/2006 11:32 | Alerter
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Le crack immobilier va effectivement inévitablement survenir dans un proche avenir et les familles inconscientes qui se sont endettées sur des périodes allant jusqu’à 30 ans le regrettera amèrement en feront les premières les frais. Comme d’habitude des personnes initiées auront retiré leurs billes à temps et feront au contraire de supers bénéficies …Les mémoires sont courtes car pratiquement tout le monde y compris les énormes groupes d'assurances étaient confiants dans les années 90 et n'ont rien vu venir. Des indices précurseurs sont là comme le déplacement de capitaux vers des pays comme le Maroc sur des placements immobiliers bien plus juteux qu'en Europe...

3.Posté par aurélien le 03/08/2007 08:11 | Alerter
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Alors elle explose cette bulle,...???Je vais voir ce que Paco Rabane en pense,..

4.Posté par Marie- Thérèse le 03/08/2007 14:46 | Alerter
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la grande lessive ,vous rajoutez dans le bouillon une bonne grosse guerre mondiale ,et hop !! le tour est joué , pour les riches qui eux ont investis dans
l'armement .Ah moins que que ???? et les paradis ficaux vont-ils êtres touchés ?? Toutes les billes des riches sont-elles a l'abri ? eux qui ont toujours
une longueure d'avance sur les pauvres

5.Posté par Gilles COUTURIER le 03/08/2007 15:07 | Alerter
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______Cette injection de liquidités a conduit à une croissance explosive des crédits hypothécaires, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre._____

Les maliiiins...! Les Etasuniens et les Anglais achètent à tire-larigo les plus belles propriétés à des prix inabordables aux autres....Ils ont même fait enfler le marché pour les rendre hors d'atteinte...Quand la bulle aura explosé, il leur restera la pierre...le plus solide des placements...Les maliiiiins...!

Bien mal acquis ne profite jamais . Tout ne se passara pas comme ces opportunistes l'espèrent !

6.Posté par Trader Online le 25/06/2008 16:35 | Alerter
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La frilosité des médias et des instituts économiques semblent s'envoler à mesure que les agences immobilières publient des chiffres négatifs (-3,5% sur le premier semestre 2008) et que les stocks gonflent (stocks triplés sur le PaP.fr entre 2007 et 2008).

Rajoutons à ça la spéculation horrible qui s'enclenche sur les denrées alimentaires et qui risque de faire monter le coût de la vie, ainsi que la difficulté d'accès aux crédits et leurs taux qui flambent... Sans oublier le krach aux USA, en Espagne, et le transfert de capitaux français au Maroc... J'ai l'impression que ça fait beaucoup d'éléments défavorables dans une même période?

7.Posté par Fini le 07/05/2010 22:58 | Alerter
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Ben voilà c'était prémonitoire !

8.Posté par Esco le 28/11/2015 00:16 | Alerter
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Oué, ben maintenant c'est encore pire qu'en 2005 ! 10 ans après la bulle est repartie de plus belle et la plupart des pays de l'ocde ont dépassés le pic de 2007. Super, j'espère que d'ici 2018 ces p*tains de taux d'intérêts auront bien augmentés histoire d'accélérer la chute. Cette sur-évaluation des actifs est insupportables pour les jeunes qui s'endette sur 25ans pour les miettes que leur parents leurs ont laissé.

9.Posté par Crédit imobilier le 10/02/2016 08:48 | Alerter
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Avec le recul on se rend compte en 2016 que tout ceci était finalement prévisible et qu'aujourd'hui la crise immobilière sera une goute d'eau au regard de la crise obligataire qui risque de toucher les marchés financiers.

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