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D'un Sarkozy de droite à un Sarkozy de gauche? Le bling bling en moins


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Djeha
Mercredi 30 Mai 2012

D'un Sarkozy de droite à un Sarkozy de gauche? Le bling bling en moins
En attendant de revenir, comme d'habitude, sur leurs promesses (après les législatives), les socialistes demeurent les meilleurs alliés des conservateurs sous quelques drapeaux qu'ils se proclament et se revendiquent. C'est une vieille histoire qui remonte aux années 20.

S'attaquer à plus faible ne coûte pas. Et la politique internationale, notamment concernant ce qui se passe en Syrie ("les Arabes qui s'entretuent entre eux, pourvu qu'ils continuent et s'en contentent") est le cadet des soucis de Français, et inversement (ce qui se passe dans l'Hexagone intéresse peu de monde, de part le monde).

Prenant prétexte l’abominable tuerie de Houla, dont on ne connaît pas – à écouter les témoins de l’ONU – les ressorts exacts, la France et les autres supplétifs européens ont décidé d’expulser les ambassadeurs syriens, tout en entretenant les feux de la sédition en Syrie de l’extérieur.

Il n'y a pas d'électorat pro-syrien en France. Bien au contraire, les sionistes font la pluie et le beau temps et les étrangers d'origine arabe, totalement amnésiques et dépolitisés, n'ont d'autres préoccupations qu'à se fondre (sommés qu'ils sont non plus de s'intégrer, mais de s'assimiler) dans un système culturel, social, économique et politique qui les rejette.

Si rien ne venait à contrarier ce projet, le très probable serait la répétition du scénario ordinaire que l'on a vu à maintes reprises en Belgique, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Espagne... scénario que seuls les Grecs ont décidé peut-être de condamner (nous verrons cela le 17 juin prochain). A savoir, des socialistes (réformistes, socio-démocrates, centristes...) se substituer aux conservateurs pour pratiquer la même politique "pragmatique" et "réaliste" (sur l'air de "on ne peut faire autrement", se gardant de tout « déni de réalité »), sous le contrôle sourcilleux des marchés (on se souvient des déclarations de Hollande lors de son passage à la City).

Avec un résultat identique: le retour de la droite encore plus déterminée et plus légitimée à conduire sa politique unilatérale en faveur d'un capital désormais affranchi de toute contrainte nationale. Avec le risque de la prolifération un peu partout des partis nazis.

Cette hypothèse ne repose pas sur le vide : N’oublions pas que Jospin ex-premier ministre, entre 1997 et 2002, a plus privatisé qu’aucun gouvernement de droite avant et après lui. Le gouvernement Fabius –autre ex-premier ministre bobo, aujourd’hui ministre des AE- n’est jamais revenu sur les mesures prises par le très ultra-libéral gouvernement Balladur (1986-88).

Revenons à la Syrie et à la décision française dans la droite ligne laissée par Sarkozy, en réponse à l’injonction adressée par BHL ce jour à Hollande, que je joins ci-dessous.

Depuis 1991 (17 janvier), la politique impériale est claire : un retour militaire en force au Proche Orient, profitant de l’affaiblissement de la Russie, dirigée alors par un alcoolique notoire qui, après le crétin et égotique Gorbatchev, a accentué la ruine de son pays qui a failli être vendu par appartements. Evidemment pour plus de transparence, de démocratie… enfin le baratin habituel.

L’objectif est tout aussi clair : contrôler la jonction entre les trois continents et s’assurer des richesses énergétiques de la région pour contrôler toutes les économies de la planète dépendantes des importations d’hydrocarbures. Ce que les peuples européens ignorent est que ces initiatives guerrières sont aussi dirigées contre eux pour étrangler leur souveraineté.

Mais pour y parvenir, il faut démanteler tous les pays et les Etats en provinces et en tribus.

Pour avoir une idée, regardons le paysage après les interventions bellicistes de l’Empire et de ses vassaux, gardien de la liberté, de la démocratie et des bonnes mœurs.

L’Irak, transformé en 4 ou 5 petites provinces antagonistes. La Libye a cessé irrémédiablement d’être un État. Le Mali n’est plus qu’un souvenir. Le Soudan a divisé ses derricks. La Tunisie est redevenue bourguibiste, un peuple de larbins en cours de réintégration dans les circuits touristiques internationaux, jeté en pâture aux industriels du loisir en troupeaux. Le Liban est définitivement compartimenté et confessionnalisé (la région est spécialisée dans l’usage géopolitique des « murs »). L’Egypte (une vallée de 2000 Km de long, 20 de large et de 85 millions de pauvres bougres) va sans doute demeurer sous la botte de l’armée (qui reçoit pour cela un à deux Mds de dollars des Etats-Unis pour que les liens avec Israël ne soient pas rompus), avec la fidèles collaboration des « frères musulmans » en liaison avec les autres « frères harkis » du Golfe (Arabie, Qatar, Bahreïn…) qui financent obséquieusement les coups de force israélo-américains, dans l’espoir de contrôler les âmes et les esprits. Illusions qui remontent aux Accords Sykes-Picot (1916) et au pacte Roosevelt-Ibn Saoud (1945).

La tentative de déstabilisation et de démantèlement de l’Algérie a échoué. Mais elle n’est pas abandonnée.

Les deux bords extrêmes de l’échiquier (islamistes de toutes obédiences, groupuscules ârchiques et zaouiatiques, autonomistes et indépendantistes) s’agitent et cogitent. Pour le moment en vain. Un obscur président d’un gouvernement off shore était en visite en Israël le 20 mai dernier. Le peuple algérien sait à quoi s’en tenir sans donner quitus à personne. Encore moins à des ectoplasmes sécessionnistes qui prennent leurs désirs pour des réalités.

********

Beaucoup s’interrogeaient sur la ligne politique de Hollande : alternance sans alternative ou une vraie rupture intelligente ?

La participation au financement du bouclier antimissiles US en Europe, le retrait des troupes françaises acrobatiquement réinterprété (en sorte qu’on se demande s’il aura vraiment lieu comme promis), l’accommodement consensuel avec Merkel et maintenant la continuité de la politique atlantiste et pro-sioniste sarkozienne… Tout cela indique que l’UMP et le FN ont de quoi se frotter les mains. Il ne s’écoulera pas un semestre avant que sa Majesté Sarkozy ne devienne très populaire et partir à la tête d’une campagne victorieuse pour toutes les élections intermédiaires.

Obama, (noix de coco, noire à l’extérieur et tout blanchie à l’intérieur) a déjà montré la voie…


Djeha,
Mardi 29 mai 2012.


Bernard-Henri Lévy appelle Hollande à l'action en Syrie
Reuters, mardi 29 mai 2012, 12h27
PARIS (Reuters) - Bernard-Henri Lévy appelle François Hollande à prendre l'initiative en Syrie pour défendre devant le Conseil de sécurité des Nations unies une stratégie s'inspirant de celle suivie en Libye en autorisant des bombardements ciblés.

Dans une lettre ouverte à paraître mercredi dans des publications européennes et américaine, le philosophe presse le président français d'aller au-delà du soutien à la mission de médiation de Kofi Annan.

"La France fera-t-elle, pour Houla et Homs, ce qu'elle a fait pour Benghazi et Misrata?" en Libye, demande celui qui a joué un rôle dans l'implication de la France dans l'intervention internationale contre Mouammar Kadhafi en Libye.
"Userez-vous de votre crédit personnel considérable, et de celui de notre pays, pour revenir vers nos alliés d'hier et, avec eux, avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Ligue arabe, la Turquie, décider d'une stratégie allant au-delà du 'soutien sans faille à la mission Annan'", ajoute-t-il.

Bernard-Henri Lévy a présenté la semaine dernière au festival de Cannes "Le Serment de Tobrouk", un film sur une "ingérence réussie", selon lui, en Libye et qui peut constituer une "grille de lecture" pour la situation actuelle de la Syrie.

"BHL" était entouré de deux anonymes dont le visage était entouré du drapeau des révolutionnaires syriens, présentés comme des résistants sortis clandestinement du pays, qui ont lancé un appel à l'aide.

Dans sa lettre ouverte, le philosophe demande à François Hollande s'il était vraiment plus urgent d'aller en Afghanistan "préparer le retrait anticipé" des troupes françaises ou de "prendre l'initiative en Syrie".

"Qu'est-ce qui est le plus important -annoncer la réduction du salaire de vos ministres et le gel du prix des carburants ou introduire au Conseil de sécurité une résolution autorisant le bombardement des tanks positionnés à l'extérieur des villes, en position de tir?", écrit-il.

Bernard-Henri Lévy rappelle au chef de l'Etat les options mises sur la table par le groupe des pays amis du peuple syrien, dont des périmètres de sécurité aux frontières de la Jordanie ou de la Turquie, proposés par le Qatar, des zones interdites dans le ciel aux hélicoptères et, sur terre, aux blindés transport de troupes et de matériels de guerre. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)


La France expulse l'ambassadrice de Syrie à Paris
Reuters, mardi 29 mai 2012, 14h26
PARIS (Reuters) - La France a accentué mardi la pression sur les autorités syriennes en décidant d'expulser l'ambassadrice de Syrie à Paris, une initiative coordonnée avec d'autres capitales, a annoncé mardi François Hollande.

Son expulsion sera notifiée à Lamia Chakkour, qui est aussi ambassadrice auprès de l'Unesco, "aujourd'hui ou demain", a précisé le président français lors d'un point de presse à l'Elysée avec son homologue du Bénin, Yayi Boni.

François Hollande rencontrera vendredi à Paris le président russe Vladimir Poutine, dont le pays est un allié traditionnel du régime de Bachar al Assad.

Le président français a annoncé par ailleurs pour "début juillet" à Paris une réunion du groupe des amis de la Syrie, un rendez-vous attendu depuis des mois.

Même si François Hollande ne l'a pas mentionné, la décision de la France d'expulser l'ambassadrice de Syrie est à rapprocher du massacre d'au moins 108 personnes survenu vendredi dans la localité syrienne de Houla.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a condamné cette tuerie, qui a conduit l'Australie à expulser les hauts diplomates syriens présents sur son territoire, bientôt imitée par la France.

Le Canada et l'Allemagne ont suivi le mouvement dès mardi et, selon des diplomates, le Royaume-Uni s'apprête à faire de même.

"C'est une décision pas unilatérale de la France, mais concertée avec nos partenaires", a précisé le chef de l'Etat, qui avait évoqué le dossier syrien lundi avec le Premier ministre britannique, David Cameron.

Quant à la réunion du "groupe des amis de la Syrie", en cours de préparation, elle "aura lieu début juillet. Nous cherchons une date", a dit François Hollande.

"L'ASSASSIN DE SON PEUPLE"

Dans un entretien au Monde daté du 30 mai, Laurent Fabius estime que le massacre de Houla "peut avoir comme conséquence que des pays jusque-là réticents évoluent" sur la question syrienne.

Le nouveau chef de la diplomatie française, qui s'est entretenu avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, estime que Bachar al Assad, "l'assassin de son peuple", "doit quitter le pouvoir".

"Le plus tôt sera le mieux", ajoute Laurent Fabius, en rappelant que la France est favorable à la saisine de la Cour pénale internationale (CPI). [Cour que par ailleurs les Américains ne reconnaissent pas]

Le massacre "épouvantable" de Houla "peut avoir comme conséquence que des pays jusque-là réticents évoluent".

Les autorités syriennes ont imputé lundi à des islamistes armés la responsabilité du massacre de Houla et nié que des blindés de l'armée syrienne se soient trouvés dans la région au moment de la tuerie.

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations unies, le ministère syrien des Affaires étrangères affirme que les assassins ont tué à l'arme blanche, ce qui, ajoute-t-il, est la "signature" des attaques menées par des militants islamistes.

Des témoins et des militants de l'opposition au régime syrien affirment, eux, que le massacre est l'œuvre des forces de Bachar al Assad, les seules disposant de pièces d'artillerie et de blindés.

Le carnage de Houla est le plus meurtrier depuis l'entrée en vigueur théorique, le 12 avril dernier, du cessez-le-feu négocié par Kofi Annan, qui s'est dit "horrifié".

Arrivé lundi à la mi-journée à Damas, l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe a été reçu dans la matinée par le président Assad. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)


Mercredi 30 Mai 2012


Commentaires

1.Posté par Al Damir le 30/05/2012 13:54 | Alerter
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Depuis quelques décennies déjà les présidents installés dans la majorité des pays européen, singulièrement la France, y compris les Etats-Unis, ne sont que de simples figurants vêtus de costumes de couleurs différentes et avec lesquels on continue à berner les peuples de la planète.

2.Posté par JLC le 30/05/2012 15:03 | Alerter
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Oui mais les masses bêlantes continuent à voter et sans honte hurlent à la cocufaction. N’oubliez surtout pas que 80% d’abrutis ont cautionné le système en France ce mois de mai.

3.Posté par xray le 30/05/2012 16:59 | Alerter
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Aux dernières présidentielles, il y avait 10 candidats en liste.
Il n’y en avait que deux pour lesquels il ne fallait surtout pas voter (les candidats choisi par les Américains). Tout le monde ou presque a voté pour ces deux là.

Qui va se plaindre ?

Les tueries de Montauban-Toulouse (Une tricherie électorale à l’américaine)
http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2012/04/10/mohamed-merah-une-tricherie-electorale-a-l-americaine.html

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