Politique Nationale/Internationale

D’importants motifs politiques existent derrière les pressions de l’Occident contre l’Iran et Washington n’a d’autres solutions que de renoncer à ces préconditions.


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Agence de presse Mehr
Mercredi 11 Juillet 2007

D’après l’agence de presse Mehr, un expert de grande renommée au sein du Conseil d’information sécuritaire Etats-Unis- Grande Bretagne (Basic),Paul Ingram s’interrogeant sur la proposition de Time août qui a choisi l’Occident pour le solutionnement de la question iranienne a déclaré : le groupe 5+1 a présenté à l’Iran la proposition de Time août, proposition très limitée du point de vue du temps et la date, proposition d’après laquelle le Conseil de sécurité suspendra pour quelques semaines la tenue des débats autour du troisième tour des embargos ; en revanche l’Iran aussi donnera son aval à arrêter l’élargissement de ses installations d’enrichissement d’uranium et au cours de cette période des négociations auront lieu au sujet des modalités du déroulement des pourparlers.

De même il a ajouté : la réouverture des négociations aura lieu en même temps que le plan intitulé « suspension devant suspension », conformément auquel, les embargos seront levés au moment de l’arrestation d’enrichissement d’uranium. Du fait que cette proposition montre un effort déployé pour la création d’une nouvelle idée peut être utile, mais en raison de sa courte nature limitée du point de vue du calendrier de sa mise en application, dans la première phase, elle ne démontre pas un important changement par rapport à la proposition principale de « la suspension devant la suspension ». Et Ingram de préciser : les négociateurs iraniens seront bien informés du fait qu’une proposition leur a été proposé, prise auparavant avant la reprise d’enrichissement d’uranium en janvier 2006. Grâce au programme d’enrichissement élargi, ils se trouvent dans une position plus solide en cherchant d’autres motifs justifiables face à la levée des embargos, embargos qui jusqu’à présent avaient un aspect symbolique.

L’expert du Conseil d’information sécuritaire Etats-Unis- Grande Bretagne a souligné : Certainement, la proposition de Time Août est une proposition sans fin, car ceci créera des perturbations dans la création du cycle du combustible nucléaire, mais elle permettra aux savants iraniens de poursuivre la complétion du savoir et de la technologie liée à l’enrichissement d’uranium dans l’usage des centrifugeuses installées, idée opposée par l’Amérique et la Grande Bretagne.

Au sujet des motifs poussant l’Amérique à exercer de pressions et décréter des embargos contre l’Iran en signalant les motifs politiques, Ingram a déclaré : les négociations entre le groupe 5+1 et l’Iran se concrétisent dans les raisons d’ordre politique avec pour principal objectif d’imposer des restrictions à l’Iran pour ne pas avoir accès à la technologie nucléaire élargie.

De même, il a réitéré que ces motifs se trouvaient dans un cadre très développé et que sont nombreux les intérêts des pays. L’Amérique et la Grande Bretagne ne souhaitent pas que l’Iran coopère dans l’affaire irako afghane, car à titre d’exemple ceci dressera des obstacles devant la liberté d’action de ces derniers. De même, l’Iran dispose d’importantes ressources en pétrole et en gaz et les pays voisins aussi en bénéficient au nord et à l’ouest. Toujours d’après Ingram, l’Iran constituera un défi face à l’hégémonie américaine en Asie occidentale, ce qui rendra complexe les évaluations de la Russie et de la Chine dans l’avenir.

Poursuivant son interview avec l’agence de presse Mehr, Ingram a déclaré : les motifs et les raisons politiques, diplomatiques et financiers qui s’enracinent dans le programme nucléaire iranien signifient qu’il est peu probable que le gouvernement iranien renonce à chaque partie clé et importante de son plan, peut être seulement au projet du réacteur de l’eau lourde d’Arak qui a un long chemin à parcourir, et en présentant un grand danger pour l’élargissement des armes nucléaires. Il a ajouté : tout éventuel compromis dans les positions actuelles est très difficile. L’Occident n’acceptera aucune forme d’enrichissement d’uranium dans un proche avenir et ceci alors que l’Iran aussi n’a confiance en aucun producteur du combustible nucléaire étranger et que l’Iran tout comme d’autres pays a le droit de développer lui-même le cycle de son combustible nucléaire.

Et Ingram de souligner : A présent l’Occident a admis quasiment cette réalité que la démarche militaire n’était qu’une seule option et que les pressions devaient être limitées aux embargos et à l’absence des investissements et tout cela afin d’encourager l’Iran à retourner à la table de négociations sous des conditions privilégiées. Et finalement je crois que l’Occident n’a aucune d’autre solution que de renoncer à ses exigences afin que les préconditions soient réalisées.

Cet expert de grand renom des affaires nucléaires a réitéré : les préconditions ont été avancées pour empêcher l’Iran de participer aux pourparlers concernant la suspension des activités d’enrichissement d’uranium mais cet enrichissement se poursuivra sous toutes ses formes.

De même, il a précisé : je crois que cette méthode n’assurera pas les intérêts nucléaires iraniens, car de nombreuses questions ne seront pas débattues à ce sujet. Au lieu de river les yeux sur cette question à savoir quelle est la meilleure approche pour l’Iran ? Les débats tournent autour du droit et des mesures de deux poids deux mesures des pays qui s’efforcent de limiter l’Iran. Ingram sans tenir compte du droit certain de l’Iran en bénéficiant de l’énergie nucléaire, a prétendu : dans des conditions où ces conceptions sont justes et réelles, cette question persiste que pour l’Iran, l’énergie nucléaire est chère et dangereuse et le prix payé pour cela sera lourd qu’il soit avec ou sans la réponse de la communauté internationale.

L’accès à cette énergie aura des réponses régionales de la part des pays qui souhaitent avoir accès à l’arme nucléaire.

Et pour conclure, il a dit : en accordant une importance toute particulière à la sécurité de l’énergie pour l’Iran, tout comme d’autres pays, on peut également investir dans le domaine de l’élargissement d’autres technologies du monde dans le secteur de l’énergie solaire, éolienne et hydrique.


Mercredi 11 Juillet 2007

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