Politique Nationale/Internationale

Crise militaire globale, crise écologique globale, crise financière globale Qu’est-ce que je peux faire?



fraternitesdesignorants@laposte.net
Samedi 7 Mars 2009

Crise militaire globale, crise écologique globale, crise financière globale Qu’est-ce que je peux faire?
Hooo ami voyageur de l’info, partout tu lis, peut être comprend, une force humaine, seulement humaine, met en œuvre la destruction de l‘existant. Destruction de peuples par la guerre, de la vie par la pollution consciente, de la liberté par le mondialisme culturel, philosophique et financier obligatoires. Encore ce mondialisme serait civilisateur, mais la culture mondialiste est décadente, la philosophie mondialiste est nihiliste et les finances mondialisées sont au service du matérialisme égoïste d‘une minorité, d‘un pillage des ressources et d’un asservissement de l’Homme au lieu de sa libération. Cette force, nous le constatons partout, cette force est en soit, par les faits, un mal. Un mal pour l’humanité.

Peut-on se tourner vers Dieu ou la Nature pour s‘en plaindre? Est-ce que ce mal est en quelque sorte un coup du sort, un destin, une fatalité divine ou naturelle? Non. Un tremblement de terre peut l’être, une éruption volcanique, un ouragan sont des épreuves naturelles ou divines, mais ne sont aucunement responsables des maux de nos sociétés humaines. Aucune tempête n’a forcé à la guerre, aucun volcan n’a ouvert de camp de concentration, aucun tremblement de terre n’a pollué la terre aux pesticides. On peut même noter que les catastrophes naturelles renforcent la volonté d’organisation humaine, volonté de dominer ces épreuves, par instinct de survie. Les maux des hommes ne viennent que des hommes. Le mal de l’humanité est né du sein de l’humanité. Pas d’une fatalité.

J’en vois déjà opiner du chef en disant, oui c’est bien vrai, l’homme est un loup pour l’homme…non, même pas, c’est pire, l’homme est un homme pour l’homme. Pourquoi mettre sur le dos des loups, animaux libres et fiers, exterminés par l’homme, un comportement si désastreux qui n’est du fait que de l’homme? Le loup, c’est la nature, et notre mal ne vient pas de la nature. J’insiste, ce mal ne vient que de nous-même. L’homme, qui s’est hissé au sommet de la chaîne alimentaire, est un homme pour l’homme, nul prédateur autour de lui à par lui-même.

Alors, y-a-t-il malgré tout une sorte de fatalité humaine, une sorte de maladie dégénérescente, une syndrome psychiatrique inconscient qui voudrait que l’homme coure inévitablement après son auto-destruction, les civilisations après leurs propres fins? Non plus, car si c’étais le cas, les civilisations ne se relèveraient pas les unes après les autres. L’instinct de survie est la preuve qu’a priori l’homme n’a jamais décidé de disparaître, ni d’organiser le suicide de son espèce, ni la destruction de son environnement, ni même la dégénérescence de ses civilisations par lesquels il s’organise et desquelles à chaque fois il tire fierté et orgueil. L’instinct de reproduction le prouve également. Comme toute espèce l’homme fuit l’incendie ou l’inondation pour survivre, et se multiplie pour renforcer son groupe. Mais alors quels sont ces maux, d’où vient ce mal qui nous ronge depuis le milieu du 19ème siècle? D’où vient cette autodestruction systémique et mondiale? D’où vient ce mal, si ce n’est ni de Dieu, ni de la nature, ni de notre propre instinct? D’où viennent ces guerres mondiales de plus en plus atroces, ces pollutions mondiales de plus en plus irréversibles et mortelles, cet effondrement d’un système financier mondial que tout le monde avait peu ou prou intégré, et qui a été facteur de tant de développements inimaginables tel que « marcher sur la lune »? D’où vint ce mal qui détruit tout?

Ô non, je ne retomberai pas dans ce cercle vicieux de la dénonciation du mal, ce n’est pas l’objet de cet article, je le traite ailleurs au cas par cas, et d‘autres le font tellement mieux que moi. Je peux évidemment mettre des noms sur les acteurs de ce mal, des gouvernants, des firmes, des organisations secrètes ou non, des comportements conscient ou non, il y a tant de livres, d’articles probants, d’analyses logiques, de preuves irréfutables. Mais l’objet de cet article n’est pas de traiter des responsabilités ou plutôt des irresponsabilités qui ne durent d’ailleurs que le temps de la vie de ces hommes néfastes. L’objet de cet article est de rechercher les antidotes, l’antidote. Une solution, un échappatoire, un bien. Comme on tire du serpent l’antidote à son propre venin.

Avant de pousser plus loin il faut absolument s’intéresser à cette histoire, connu de beaucoup d’internautes car elle circule allègrement sur la toile, que l’on attribue à Albert Einstein, qui n’a pas fait qu’inventer la bombe atomique, ou démontrer la loi de la relativité du temps. Loi, soit dit en passant, sur laquelle se questionnait déjà Saint Augustin, apportant par déduction les même conclusions mais sans le talent scientifique qu‘il fallut à Albert Einstein pour la démontrer. Albert Einstein était un savant et un sage. Un homme comme les autres évidemment, avec forces et faiblesses, mais avec un esprit universel d’une souplesse sans égale. Alors jeune universitaire il assistait à une leçon de philosophie d’un professeur athée, comme beaucoup de philosophes modernes il faut bien le reconnaître. Ce qui n’était certainement pas le cas des « anciens » jusqu’aux portes du 20ème siècle.

Ce professeur aborda donc de manière très partisane la question fondamentale; « Dieu existe-t-il? » La classe restant silencieuse devant telle montagne, le professeur fit une démonstration rapide et apparemment imparable pour les jeunes universitaires; « non, car il existe deux forces qui s’opposent, le bien et le mal, l’une créatrice l’autre destructrice, il faut deux dieux pour cela, donc le Dieu unique des religions n’existe pas, ou alors il est mauvais car créateur du mal » Silence. Silence certainement admiratif de la plupart des élèves devant cette démonstration que la logique peut difficilement contester. Silence plus dubitatif du jeune Einstein qui finit par lever le doigt.
- « Est-ce que je peux poser une question monsieur? » 
- « Certainement! » acquiesça le professeur.
- « L’obscurité existe-t-elle monsieur? »
- presque étonné par une telle question, le professeur répondit, évidemment, par l’affirmative.
- mais le jeune scientifique le détrompa : « Non monsieur l’obscurité n’existe pas. Nous étudions la lumière, mais pas l’obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour observer la lumière blanche et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur, mais nous ne pouvons pas observer ni mesurer l’obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un espace et l‘obscurité disparaît instantanément sans résistance. L’obscurité est un terme utilisé par l’homme pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de lumière. »
C’était au tour du professeur de rester silencieux…Le jeune étudiant poursuivit « Est-ce que je peux poser une autre question monsieur? »
-« Allez--y, » répondit le professeur de philosophie, dubitatif à son tour.
-  « Le froid existe-t-il? »
- « Ha ça oui, » répliqua le professeur comme s’il avait fait une démonstration suffisante par ce seul acquiescement, prenant la salle à témoin, et peut être même à son secours; « tout le monde à déjà eu froid dans sa vie, n‘est-ce pas! »
- Mais le jeune homme dit, « En fait monsieur, le froid n’existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons être le froid est en réalité l’absence de chaleur. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l‘énergie. On à une mesure pour la chaleur, y compris négative, mais aucune mesure pour le froid en tant que tel. Le zéro Absolu (-460°F) est l’absence totale de chaleur, il est ensuite impossible de mesurer plus de froid. Le Froid n’existe pas . Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur. »
Sans mot dire le professeur fixait cet étrange élève qui lui démontrait par deux fois, à lui professeur de philosophie éprouvé, que ce qu’il croyait exister…n’existait pas!
-Finalement, le jeune homme conclut sa démonstration, « Monsieur le professeur, le mal, c’est comme le froid et l’obscurité, ça n’existe pas, seul le bien existe. Le mal ce n’est que l’absence de Bien. Il n’existe qu’un seul Dieu, créateur du bien, de la lumière et de la chaleur. Dieu existe.» L’histoire dit que le professeur s’assit sur sa chaise, abasourdi!

Évidement j’aurais aimé être une petite souris pour voir la tête du professeur, tout à fait digne après cela, de rejoindre les bans studieux et silencieux des « fraternités des Ignorants.» Et je crois qu’il y a dans cette petite histoire un antidote au venin du mal de l’humanité…comme la lumière qui chasse l’obscurité, faire le bien est la seule réponse au mal qui nous ronge. Il à été démontré plus haut que le mal autodestructeur de notre humanité n’est pas une fatalité, qu’il n’est pas un destin, qu’il n’a en effet pas d’existence propre extérieure ni intérieure à notre humanité. Les milles articles, livres et preuves de la culpabilité de certains hommes, firmes ou organisations mus par divers appétits malsains, ne font en fait que de témoigner de l’absence de bien, de bonnes intentions et de bonnes actions de leur part.

Faire le bien…vaste programme! Il faut tout de suite aborder une nuance car nous sommes nombreux à considérer que si nous ne faisons pas de mal, c’est déjà bien! En effet, c’est bien de ne pas ajouter de la souffrance à la souffrance, de la pollution à la pollution, de la pauvreté à la pauvreté, de l’ignorance à l’ignorance…disons que c’est déjà pas si mal! Mais est-ce que cela veut dire « FAIRE » du bien pour autant? Faire, quoi que ce soit, nécessite une action, une énergie, une dépense, un effort. Ne pas faire le mal ne veut pas dire FAIRE le bien. Celui qui ne bouge pas ne recule pas, c‘est vrai, mais ça ne veut pas qu’il avance non plus! Celui qui ne fait rien ne fait pas de mal, c’est vrai, mais ça ne veut pas dire qu’il fasse le bien non plus.

Et si l’on considère l’adage populaire qui dit « celui qui n’avance pas recule, » dans le sens où celui qui ne fait rien dépérit sur place, peut-on considérer que celui qui ne fait pas le bien laisse, malgré sa bonne volonté annoncée, le mal gagner du terrain? Une autre image pour être le plus clair possible, celui qui est atteint d’un cancer, s’il arrête de fumer c’est déjà pas mal dans le sens où il ne se fait plus de mal, mais s’il n’entreprend pas de se soigner, la maladie gagnera tout de même du terrain. Pour lutter contre la maladie, pour se faire du bien, il doit se soigner, il doit agir vers le but qu’il espère. Pour conclure, est-ce que le mal endémique qui ronge nos sociétés par tous les bouts, n’est pas autant de la responsabilité de ceux qui ne font rien, qui laissent faire, que de ceux qui font délibérément le mal?

Faire le bien…vaste programme! Qu’est-ce que cela veut dire? comment? Qui peut dire ce qui est bien ou mal? Nous abordons alors la question de la morale…La morale, qui n’est plus à la mode comme par hasard, car elle détermine dans les sociétés mais aussi et surtout dans l’intimité des consciences de chaque individu ce qui justement est bien ou mal. Non seulement pour adopter un savoir vivre ensemble dans une société donnée (dis bonjour à la dame), mais aussi et surtout pour permettre à chacun de se sentir en harmonie avec la partie la plus intime de son être, son âme, sa conscience, qui l‘élève de sa condition minérale et animale. Nous ne sommes pas qu’un sac de boyaux à nourrir!

Il semble que l’on puisse définir deux morales différentes. Une morale sociale qui peut être différente selon les époques et les sociétés, les fameux « dis bonjour à la dame » « mets ta main devant ta bouche quand tu bailles, » et une morale universelle, qui est ressentie de manière équivalente dans toutes les sociétés à toutes les époques. Un des traits les plus éloquent de cette morale universelle est le non moins fameux « tu ne tuera pas! » qu’on retrouve exprimé différemment mais unanimement dans toutes les sociétés, toutes les justices, tous les livres sacrés y compris dans la charte universelle des droits de l’homme!

Toutes les sociétés ont des exemples de personnes qui « FONT » le bien, activement, concrètement, durablement, selon la morale universelle. Il y a des personnages merveilleux tels que Gandhi ou l’Abbé Pierre pour les plus proches et les plus connus, mais il en existe de tout temps et en toute société. Ceux-là ont eu une vie exemplaire d’efforts, d’ascétismes, d’abnégations au service des mêmes valeurs universelles, du même bien. Ils ont à leur mesure répandu chaleur et lumière autour d’eux, chassés le mal là où ils le voyaient, au sacrifice de leur propre confort. Pourquoi les peuples élisent, suivent, travaillent pour leurs opposés…? voilà le mal dont tout à chacun qui ne fait pas le mal est tout de même responsable. Tout le monde reconnaît la valeur de ces hommes, de leur exemple et de leurs enseignement, mais si peu les imitent…Alors le mal s’installe…

Faire le bien…vaste programme! Concernant la pollution, un des pires fléaux de notre humanité, responsable d’autant de morts et de dégâts que n’importe qu’elle guerre moderne, des actions simples, des efforts tout de même, sur nos modes de vies et de consommations sont faciles à définir, des boycotts à organiser, des campagnes de dépollution à exécuter. J’insiste, celui qui ne pollue pas c’est bien, dans le sens que c’est déjà pas si mal, mais vu l’ampleur de la catastrophe, ce n’est pas suffisant, il doit passer du temps à nettoyer la pollution des autres, pour les autres. Agir, agir, agir est nécessaire. Pour grossir le trait, nous ne sortirons pas du fléaux de la pollution tant que les 6 milliards d’êtres humains ne seront pas des membres actifs de Greenpeace, la PAIX VERTE, en français.

Concernant la Guerre et la Paix, c’est une autre chanson…évidemment, celui qui ne fait pas la guerre, c’est bien…déjà pas si mal…mais pendant que nous vivons en paix dans nos familles, nos quartiers, nos villes, nos pays, les fauteurs de guerres se régalent à l‘autre bout du monde…car au bout du compte…nous ne faisons rien pour la paix! Alors si me dirons certains, j’écris, je dénonce la guerre, je manifeste…oui, c’est bien, déjà pas si mal, mais est-ce agir concrètement ? Est-ce qu’écrire, parler, marcher avec une pancarte c’est agir? Revenons sur la PAIX VERTE, est-ce qu’elle se gagne en écrivant, parlant, marchant avec une pancarte sur laquelle il y a écrit « non, non, non à la pollution »…ou est-ce que c’est en prenant des gants et des bottes, des pelles et des pioches pour nettoyer la merde? Est-ce que la PAIX VERTE se gagnera en rouspétant entre le fromage et le dessert contre les marchands de piles, ou est-ce que c’est en les boycottant fermement, quitte à se priver d’un confort, ou d‘un jouet qui clignote ? C’est pareil pour la guerre, manifester, dénoncer, c’est pas si mal, mais ça ne suffit pas.

Alors pour que chacun puisse prendre la mesure de l’urgence d’agir contre la guerre pour le bien de l’humanité, je dois malheureusement nous replonger quelques lignes dans cet enfer des guerres contemporaines. Depuis 20 ans, disons le début des années 90, combien de morts? Des conflits majeurs se sont succédés comme on enfile des perles sur un collier : la première guerre du Golfe, les guerres de Tchétchènie, le génocide du Rwanda, la guerre de Yougoslavie, le blocus de l’Irak( 1 500 000 morts à lui tout seul), la guerre de Somalie, la guerre d’Afghanistan, les carnages du Soudan, l’invasion de l’Irak de 2003, les guerres du Congo, auquel il ne faut pas oublier l’interminable guerre d’Israël. On approche les dix millions de morts, dont 95% de civils. Combien de blessés? Je ne sais pas. Combien de dizaines de milliers de milliards dépensés en armes de toutes natures? Je ne sais pas. Combien de destruction? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que les nouvelles munitions à l’uranium ont pollué et empoisonné l’humanité pour quatre milliards d’années. Combien de cancers à venir? De leucémies? De naissance difformes? Est-ce que les gens savent qu’environ 300 soldats américains sont morts durant les combats de la première guerre du Golfe, mais 11 000 des suites de maladies liées à l’uranium dans les dix années qui ont suivies? Qu’en est-il des peuples bombardés? Qu’en est-il de la dissémination mondiale des poussières d’uranium? Que les âmes sensibles ne fassent pas de recherches sur Internet, les images sont démoniaques. Combien de haine créées, de vengeances annoncées?

Alors bien sur, dénoncer ces carnages est un acte important, un devoir civique en soit, collecter les noms des gouvernants et des généraux, des journalistes collaborateurs c‘est déjà pas mal… Mais revenons à notre sujet, quel bien concret opposer à ces crimes modernes? Comment arrêter, concrètement les barbares du 21ème siècle? Comment chasser la nuit? En manifestant avec des pancartes dans le dos entre deux séances de cinéma vous croyez? En écrivant des articles dans un fauteuil? Où est l’effort?

Il y a plusieurs réponses, plusieurs biens à opposer au mal, comme il y a plusieurs sources de lumière pouvant éclairer la nuit. D’abord, concernant les victimes directes de la guerre. Le seul moyen pour rompre la mal est le combat. L’héroïsme jusqu’au sacrifice suprême de sa propre vie. De fait, les GI qui débarquèrent sur les plages de Normandie pour détruire la machine nazie faisaient-ils le mal? Et les résistants? Défendre physiquement la veuve et l’orphelin est un bien, un exemple, un sacrifice pour le bien. Dans l’urgence, le combat est une nécessité. De même, si la faune doit être protégée, que faire du serpent qui à piqué l’enfant, si ce n’est de le tuer pour en tirer l’antidote? Le respect de la vie de son prochain compris dans la morale universelle « tu ne tuera pas » ne doit pas inciter à la lâcheté devant l’horreur et le crime, car alors c’est lui laisser le champs libre. Je n’aime pas particulièrement écrire cela, mais c’est un fait. On ne peut pas demander à une victime de se laisser faire, ni aux témoins d’une agression dans le métro de rester assis. La notion de non assistance à personne en danger est une vertu!

De fait des saints ont tout de même pris les armes, le nom d’Abdelkader, le résistant à l’invasion française de l’Algérie, mais également le défenseur des minorités chrétiennes en Syrie, en est le parfait exemple car bien que maître spirituel de valeur, il n‘hésitait pas quand cela devenait nécessité à s‘opposer physiquement au mal. Il y en a un autre tout aussi noble, il s’appelait Massoud! A ce sujet, dire et redire, que « faire la guerre à la guerre » ne peut se faire que dans un cadre bien défini, qui devrait tenir de la morale universelle. Ainsi le monde occidental s’est donné une « convention de Genève », qu’il ne respecte malheureusement pas c’est vrai, et la Coran lui même impose des lois de la guerres supérieures, que Ben Laden, les talibans ou les tueurs de civils ne respectent malheureusement pas non plus. Le bien peut donc prendre l’habit du combat, s’il est régit par un code moral en rapport avec le bien. Par exemple, respecter les civils, les prisonniers, interdire les massacres et les destructions. En fait ne combattre que les agresseurs armés et être magnanime en cas de victoire.

Mais il y d’autres choses à faire contre la guerre que d’entrer dans la guerre. Gandhi ou le polonais Lech Walesa n’on-ils pas pris l’Inde aux anglais et la Pologne à l’URSS par la non violence? Maintes fois dans l’histoire des oppressions, certaines furent vaincues par la non-violence.

Concernant les actions concrètes que devraient mettre en œuvre les peuples qui ne subissent pas directement la guerre, Einstein, encore lui décidément, avait une formule très explicite à ce sujet « Le plus grave dans les choses de la guerre, ce n’est pas les soldats qui la font à l’avant, mais les civils qui à l’arrière la laisse faire. » Oui, nous français de l’arrière, nous sommes responsables de la guerre car nous la laissons faire. Nous élisons des gouvernements guerriers, nous payons nos impôts qui financent guerres et munitions. Là aussi, des boycotts sont à organiser, des désobéissances civiles, des grèves générales, des occupations fermes de lieux symboliques ou vitaux à l’économie de la guerre sont envisageables. Des actions positives, des efforts, des sacrifices. C’est une question de conscience et de morale. Agir, agir, agir!

Enfin, et ce n’est pas des moindre, le fléaux de l’économie dégénérescente. Que faire face à la tempête qui s’annonce. D’abord dire que ce n’est pas une mauvaise nouvelle de voir s’effondrer le système financier mondial si l’on compile toutes les injustices, polluantes et parfois criminelles qu’il engendre par le couple infernal production/consommation sur lequel il repose… Bien sur, l’écroulement du « consensus » capitaliste va inévitablement créer de nouvelles injustices sociales, de nouveaux drames, car en tout équilibre qui disparaît, même mauvais, il y a des conséquences. Concrètement, les populations les plus fragiles vont devoir supporter le plus gros des efforts, le plus gros des sacrifices, les plus grosses injustices. Mais si chacun s’engage dans une vision bénéfique d’une reconstruction économique plus juste, tournée exclusivement vers le développement et non l’enrichissement, ces efforts seront payant pour tous. Compte tenu que ce système s’auto-détruit, il n’y a pas grand chose à faire pour le combattre, si ce n’est de ne pas céder à la tentation de le sauver comme le fait l’ensemble des élites qui vivent, acquièrent du pouvoir et s’enrichissent par ce système. Sauver le système financier est un mal. Ça n’aura donc que de mauvaises conséquences, entre autre d’augmenter l’impôts c’est à dire l’asservissement des « travailleurs, travailleuses! », si tant est que ça sauve quelque chose, car le naufrage paraît inévitable…A quoi ça sert de remettre de nouvelles pommes dans un panier de pommes pourries?

Il faut bien être conscient que l’effondrement du système financier n’est pas un effet de la crise, mais bien sa cause première. Les vrais effets de cet effondrement seront un effondrement des systèmes politiques et sociaux qui s’appuyaient sur le système financier. Voilà la crise, le drame à venir.

Dans la tourmente politique et sociale qui nous arrive donc droit dessus, aussi imparable que la vague monstrueuse d’un tsunami, où est le bien, que faire? Certainement de se focaliser d’abord sur la survie de chacun, de ses proches évidemment mais aussi et surtout de ses voisins, organiser des relais solidaires à la faillite du système. Si chacun part de son côté dans un sauve qui peut général, comme dans un poulailler dans lequel est entré un renard, ce sera le chacun-pour-sois, l’anarchie, le chaos, la guerre civile. Si chacun tente de survivre dans l’égoïsme et la panique comme des naufragés se battant sur un radeau trop petit, c’est tout le fondement, toute la civilisation moderne qui coulera dans la tempête pour rejoindre les abîmes de la barbarie primitive. Si par contre chacun fait preuve de solidarité, du sens du partage, des vertus de l’entre-aide et de l’abnégation, alors la civilisation traversera la tempête, atteindra une époque vierge, et pourra reconstruire un système meilleur en tenant compte des erreurs passées….c’est à espérer.

Faire le bien…vaste programme! Contre la pollution engager la PAIX VERTE, contre la guerre, la désobéissance civile, contre la crise systémique pratiquer la solidarité. Mais je peux aussi plagier Churchill : « ce sera de la sueur et du sang! » Car sans effort, il n’y a pas de bien possible.

Vous voulez que ça change! Changez! Vous voulez la paix, faites de la paix! Vous voulez de l’écologie, faites de l’écologie! Vous voulez de la solidarité, soyez solidaires! Il n’y a pas de miracles. Faites des efforts!

ACTION!

Alors, alors, pour que ce texte ne soit pas qu’un texte de plus…je cherche mille volontaires pour mettre la pagaille dans Paris le prochain 14 juillet…contre la guerre d’Afghanistan…

L’idée est simple, deux moyens d’actions:

1/ Se présenter comme un citoyen lambda au défilé, les mains dans les poches, voir avec un drapeau bleu blanc rouge pour faire bonne impression et balancer ses chaussures au passage du chef des armées…et d'ailleurs c'est un devoir citoyen républicain et patriotique que nous réaliseront donc le drapeau français est tout à fait de circonstance. Ce sont les néo-con qui l'ont confisqué, il faut le leur reprendre. Ha! ils veulent que nous chantions la marseillaise, chantons "contre nous de la tyrannie, l'étendard sanglant est levé!"

2/ Parcourir la capitale par petits groupes mobiles, (drapeaux français et marseillaise svp) distribuer des tractes, bloquer des carrefours, des lieux symboliques (panthéon, invalide, entrée des chaînes de télévision, etc.) enflammer un pneu ici ou là, étaler du sang animal sur les chaussées ou certains bâtiments, et toute autres bonnes idées pour mettre la pagaille pendant la grand messe des néo-conservateurs français.

Observation N°1: fermez vos gueules, ne parlez pas au téléphone, et agissez de manière autonome le jour J.

Observation N°2: faites circuler cet appal, rien que ça mettra la pression sur l’organisation du défilé.

Observation N°3: Un seul slogan, « retrait des troupes françaises d’Afghanistan »

Observation N°4: Un test pourrait être envisagé le jour où François Fillon fera passer par l’assemblée sa volonté de voir la France intégrer l’OTAN…la date n’est pas encore fixée, restez vigilant. Et agissez de manière responsable et autonome.

Observation N°5: D’ici là, n’oubliez pas de faire le bien autour de vous! N’oubliez pas la PAIX VERTE! N’oubliez pas la solidarité face à la crise!


Vincent Després Levard
Fraternités des ignorants
fraternitesdesignorants@laposte.net


Samedi 7 Mars 2009


Commentaires

1.Posté par Freenet - le réseau de la liberté d'expression le 07/03/2009 13:25 | Alerter
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Invitation.

Toutes les personnes sensibles à la liberté d'opinion, à la liberté d'expression et à la liberté de vivre dignement sont invitées à rejoindre le reseau Freenet.
Freenet est un reseau libre de toute attache commerciale, libre de toute censure et garantissant à l'heure actuelle un anonymat total.
Installer Freenet, c'est utiliser un outil puissant contre une democratie qui vacille.
Sur freenet vous pourrez vous exprimer, informer et debattre; ne restez pas prostré dans l'apathie des masses, agissez, maintenant vous le pouvez.

Collectif du monde libre.

2.Posté par Les culs de pyramide le 07/03/2009 21:54 | Alerter
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Qui fait l' ange fait la bête ?

Je regrette Vincent mais, toujours d' un point de vue physique, l' obscurité et le froid existent. En effet, si ceux-ci sont dus respectivement à l' absence de lumière, et donc de photons, et à l' absence de vibrations atomiques ou de mouvement moléculaire alors, un volume spatial donné, dans l' espace par exemple, peut tout a fait être exempt de photons, d' atomes et de molécules et donc être parfaitement obscur et froid.

Conclusion, et selon ta démonstration, le mal existerait donc bel et bien.

Quant à ta définition du bien: soyons faux-culs, fermez vos gueules, mettons la pression, mettons le feu (à des pneus, bien sûr!), versons le sang (des animaux, bien-sûr!) et tagons les bâtiments (sans rien casser, bien-sûr!) le jour où une nation célèbre sa fête, cela associée à tes "bonnes" valeurs que sont Greenpeace, Churchill et le Chaos franchement, je la trouve un poil impérialiste, du genre britanique même, ta vision du bien.

Qui fait l' ange fait la bête ?

A mon humble avis, ce n' est pas à l' Homme de définir le bien ou le mal, ni même aux extra-terrestres et encore moins à toute vie sur Terre ou au ciel mais,

c' est à nous tous de les subir avant de poursuivre.

3.Posté par thé ou café? le 08/03/2009 00:47 | Alerter
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Excuses moi "cul des pyramides," mais il semble que ton explication alambiquée confirme non pas ma démonstration mais celle de Einstein, tu expliques de nouveau le froid et l'obscurité par l'absence de photons, d'atome et de molécules...et non par une existence propre.

Ensuite, je ne vois pas où j'ai défini le bien...relis...j'ai observé que c'était la morale des sociétés qui de fait s'en chargeait. j'ai seulement tenté de démontrer que le mal n'était pas une fatalité extérieure, ni même intérieure à l'homme, et qu'il suffisait de faire le bien pour écarter le mal, point. J'aurais pu citer Coluche "qui donne à manger à ceux qui ont faim"

Enfin, oui, j'ai expliqué, mal peut être, que faire le bien ne voulait pas dire ne rien faire, ni s'interdire de combattre. J'ai donné des exemples non violents et des exemples violents, dont l'assistance à personne en danger. J'ai cité Massoud. les résistants, et y compris les soldats américains de la seconde guerre mondiale contre le nazisme. Je ne me suis exonéré d'aucune possibilité en effet...

J'appelle en effet à la réaction du peuple français le jour du 14 juillet. J'appelle à ce que les citoyens qui veulent passer à l'action ferment leurs gueules pour plus d'efficacité, car le RG font leur boulot! J'appelle en effet à foutre la pagaille par tous les moyens, et si débordements il doit y avoir pour que les crimes qui souillent notre drapeau cessent, alors qu'il y en ait.

Concernant mes propres valeurs, que je n'ai pas abordé, elle rejoignent plutôt celle de Massoud et d'Abdelkader que celle de Greenpeace...c'est d'ailleurs pour ça que j'ai surtout parlé de paix verte, une fois le principe de l'engagement écologique radical expliqué par le travail de Greenpeace.

L'impérialisme anglais, désolé de te contredire, n'a jamais été favorable aux appels à la rébellion, désobéissance civile ou a la grève générale.

Quand à ta conclusion, pas très claire, qui nous appel à subir le mal...désolé nous ne sommes pas d'accord, je ne sais pas qui tu es, d'où tu viens, ni pour qui tu travaille... mais saches que si les Bush, Blair, Olmert, Sarkozy et consorts l'ont dans le cul en Orient et sont passible du TPI, c'est parce qu'il y a toute sorte de gens qui sont d'accord avec moi. Le mal de la guerre n'est pas une fatalité qui se subit mais un crime qui se combat, qui s'arrête et si possible se juge et se condamne.

Et toi qu'est-ce que tu fais dans la vie? t'es végétarien? tu fumes des joints? tu vois la vie en rose? si j'agresse ceux que tu aimes, tu leur demandera de subir...? faux-cul des pyramides!

4.Posté par Les culs de pyramide le 09/03/2009 15:22 | Alerter
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@ Thé ou Café ?,


Alias Vincent Després Levard, puisque c' était à lui que je m' adressais.

Tu prétends que l' absence de preuves est la preuve de l' absence, je ne suis pas d' accord. Ton histoire se ramène à celle du verre d' eau vu relativement à moitié plein ou à moitié vide selon que l' on est optimiste ou pessimiste. Tu fais dire à Einstein que l' obscurité n' existe pas parceque son inverse est matérialisée par des photons. Ok donc, l' absence de photons prouvera bel et bien son contraire c' est-à-dire l' obscurité. Même raisonnement avec le froid et le chaud. D' ailleurs, et pour la petite histoire, sache que ce même volume spatial pourrait très bien être rempli de matière parfaitement immobile, et donc absolument froide, trahissant ainsi, et selon ton expression, l' "existence propre" du mal.

Je regrette mais, la mesure de la luminosité/chaleur est également celle de l' obscurité/froideur et le même raisonnement: peu de photons donc beaucoup d' obscurité, peut très bien s' appliquer. Si, en reprenant la logique de ta propre hypothèse, la présence du mal est démontrable alors, tout ton raisonement est contredit puisqu'il est basé sur l' absence "matérielle" du mal qui, en définitive, ne serait rien d' autre, selon toi via Einstein, qu' un peu de bien. Ce qui est, tu l' avoueras, absurde.

En fait, si l' absence d' actions peut-être néfaste, elle n' en est pas pour autant "mauvaise". En effet, elle peut fort bien rester "stérile" voire dans certains cas "positive". Sauf pour ceux, bien sûr, qui aimeraient bien que cela aille plutôt dans leur sens.

Tu prétends ne pas faire la morale, peut-être. En revanche, reconnais que tu as essayé de nous convaincre du contraire, tout en prétendant de bien t' en garder, durant tout ton long article dans lequel tu sembles utiliser citations, hommes célèbres, littérature et science au profit de ta conception de ce qui serait bien si le mal n' existait pas. Quant à culpabiliser les honnêtes gens en leur disant: si vous avez mal c' est parceque vous n' êtes pas assez bons, je regrette mais, je trouve cela moralisateur.

Concernant l' "impérialisme Britanique" le sens que je lui donne est le même que celui de Mr Lyndon Larouche et du parti politique français Solidarité & Progrès. C' est une idée qui semble faire son chemin maintenant.

Je respecte Massoud et, par défaut de me souvenir de son histoire, mais je te fais confiance sur ce point, Abdelkader.

Non, je ne prêche pas pour le mal, ma conclusion était une boutade amère contre ceux qui l' instrumentalisent, lui et son compère le bien, manipulant ceux qui croient agir dans leur intérêt mais qui ne nourrissent, en fin de compte, que des plans impérialistes, et rien d' autre.

La seule notion absolue du bien et du mal ne peut, selon moi, que se retrouver là où ils ont toujours été, indiquant une direction, donnant un sens et la mesure d' une intensité.

Mais de toute façon Vincent, si le mal-propre n' existe pas alors,


c' est forcément bien.

5.Posté par Agissons le 11/03/2009 19:40 | Alerter
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Et la démocratie ?

http://www.dailymotion.com/user/al-fred/video/x8mh0b_vaclav-klaus-democratie-et-ue_news


6.Posté par thé ou café? le 03/04/2009 20:26 | Alerter
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y'a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre dit a proverbe, je ne vais pas insister...bon voyage au pays de "Solidarité et Progrès"...après le communisme et le front national, ça peut pas être pire...enfin j'espère...

juste corriger une de tes divagations, je n'ai jamais écris que "si vous avez mal c'est que vous n'êtes pas assez bon" ni ne l'ai sous-entendu nul part...je dis même le contraire, si des gens ont mal, c'est que d'autres ne sont pas assez bon...ce qui est presque une lapalissade...

Bon courage pour la suite...

7.Posté par Les culs de pyramide le 04/04/2009 13:27 | Alerter
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Tes citations pour illustrer mes "divagations":

- "Pour conclure, est-ce que le mal endémique qui ronge nos sociétés par tous les bouts, n’est pas autant de la responsabilité de ceux qui ne font rien, qui laissent faire, que de ceux qui font délibérément le mal?"

- "La notion de non assistance à personne en danger est une vertu! "

- "Pourquoi les peuples élisent, suivent, travaillent pour leurs opposés…? voilà le mal dont tout à chacun qui ne fait pas le mal est tout de même responsable."

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