Economie

Crise: le président tchèque s'oppose à tout interventionnisme



Mardi 10 Mars 2009

Crise: le président tchèque s'oppose à tout interventionnisme
Toute intervention des Etats dans l'économie dans le contexte de la crise risque d'accentuer la récession, a affirmé lundi à New York le président tchèque Vaclav Klaus, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

"Les mesures qu'on propose le plus souvent - les injections financières dans l'infrastructure, plus de contrôle et le protectionnisme dissimulé - ne peuvent que prolonger la récession", a-t-il déclaré lundi dans une allocution à l'université Columbia de New York.

Cette déclaration est en porte-à-faux avec les appels de nombreux leaders européens à coordonner les positions et à renforcer les mécanismes de contrôle, notamment dans le secteur financier, qui seront au centre du sommet anticrise du G20 en avril prochain.

Le président tchèque s'est par ailleurs déclaré sceptique sur les plans de stabilisation adoptés aux Etats-Unis, en Chine et en Union européenne pour donner une nouvelle vie au secteur industriel agonisant et soutenir les banques en faillite.

"Nous (le gouvernement tchèque) ne sommes pas certains que ce soit la bonne voie. Je suis convaincu que la meilleure chose qu'on puisse faire aujourd'hui est d'affaiblir provisoirement tout contrôle économique dans les domaines de l'emploi, de l'environnement, des problèmes sociaux et de la santé", a-t-il souligné.

Economiste professionnel et expert influent dans le secteur financier qui a successivement occupé les postes de ministre des Finances et de premier ministre dans le gouvernement tchèque, Vaclav Klaus a mené son pays de l'économie dirigiste à l'économie de marché.

"Au cours des vingt années qui se sont écoulées depuis le jour où nous avons dit adieu au modèle communiste de l'économie, autoritaire et inefficace, je n'ai jamais vu cette ingérence des gouvernements qu'on observe aujourd'hui à travers le monde, et je ne m'y attendais pas", a-t-il averti.

Les gouvernements se sont mis à accuser le marché, au lieu de critiquer leur propre comportement, a estimé M. Klaus, appelant les dirigeants du monde entier à préserver les valeurs du marché libre et les libertés démocratiques face à la crise.


Mardi 10 Mars 2009


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