Economie

Crise financière: Pas d'Avancée, Grand Danger Pour les Démunis (Ban)



Vendredi 26 Septembre 2008

Crise financière: Pas d'Avancée, Grand Danger Pour les Démunis (Ban)
Le sauvetage du système bancaire américain restait à l'état de plan jeudi soir, malgré une réunion exceptionnelle des responsables du Congrès autour du président George Bush et des deux prétendants à sa succession, John McCain et Barack Obama.

"Je pense que nous finirons par avoir un accord mais il reste du travail à faire", a déclaré le candidat démocrate à la présidentielle, Barack Obama, à l'issue de la réunion exceptionnelle à la Maison Blanche consacrée aux 700 milliards de dollars que l'administration Bush souhaite injecter dans le système bancaire.
Son adversaire républicain, qui a annoncé mercredi la suspension de sa campagne électorale pour se consacrer à la crise financière, a assuré qu'il n'y avait "jamais eu d'accord".

Selon l’influent sénateur républicain Richard Shelby a assuré qu'il n'y avait toujours pas d'accord, dénonçant "des failles" dans le plan présenté au Congrès par le secrétaire au Trésor Henry Paulson.
"Même si le plan Paulson marchait parfaitement, ce dont doutent beaucoup de gens y compris près de 200 économistes, il ne stimulerait pas le crédit, il n'aiderait pas les propriétaires immobiliers et ne relancerait pas l'économie", a-t-il asséné.

Face à cette situation sans précédent, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a averti jeudi que la crise financière constituait une menace pour le bien-être de milliards de personnes à travers le monde, en particulier les plus démunis.

"Cela ne fait qu'aggraver les dégâts causés par la hausse des prix alimentaires et énergétiques", a-t-il ajouté devant un parterre de dirigeants mondiaux, de représentants du secteur privé et de la société civile.
"Nous devons immédiatement nous montrer à la hauteur de ces défis. Nous devons insuffler une énergie nouvelle dans le partenariat mondial pour le développement", a-t-il poursuivi.

De son côté, le président français Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi à Toulon (sud-est) que la crise actuelle nécessitait de « remettre à plat tout le système ».
"Je suis convaincu que le mal est profond et qu'il faut remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton Woods après la Seconde Guerre mondiale, afin de créer les outils d'une régulation mondiale que la globalisation et la mondialisation des échanges rendent désormais nécessaire", a-t-il lancé dans un discours sur la situation économique.
Dans le cadre de cette remise à plat, le président français a aussi appelé l'Union européenne (UE) a revenir sur certains de ses "dogmes".
Ainsi, il a estimé que l'UE devait "engager une réflexion collective sur sa doctrine de la concurrence" ainsi que "sur les objectifs assignés à la politique monétaire"


Vendredi 26 Septembre 2008

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