Economie

Crise et chuchotements €uro : l’hypothèse du pire


La crise budgétaire grecque, devenue crise de l’euro, n’est pas la conséquence fatale d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d’une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L’enjeu final est de contraindre les Européens à s’intégrer dans un Bloc atlantique, c’est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d’un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l’accord conclu entre l’Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l’Union.


Jean-Michel Vernochet
Mardi 18 Mai 2010

Le directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, et la chancelière allemande, Angela Merkel. Interdite de retourner au Deutschemark, l’Allemagne a dû consentir à un emprunt européen auprès du FMI.
Le directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, et la chancelière allemande, Angela Merkel. Interdite de retourner au Deutschemark, l’Allemagne a dû consentir à un emprunt européen auprès du FMI.
L’attaque financière lancée contre la Grèce en raison de sa dette souveraine et de son insolvabilité potentielle, s’est vite révélée être en fait une offensive contre l’Euro et n’avoir qu’un rapport lointain avec les tares et déficits structuraux de l’économie hellénique elle-même. Des « vices » au demeurant largement partagés par la plupart des pays post industriels qui ont pris la très mauvaise habitude de vivre au-dessus de leurs moyens et à crédit ; d’où une inflation galopante de la dette, une « bulle » comme une autre vouée in fine à l’éclatement.
Or tout semble indiquer que derrière la brutalité de l’attaque et qu’au-delà d’une simple ruée au pillage des économies européennes, se profilent d’autres objectifs, d’ordre géopolitique notamment, et ceux-là mûrement réfléchis. Car, en aucun cas, les appétits, aussi aiguisés soient-ils, de prédateurs financiers anonymes ne peuvent expliquer l’intensité dans la durée d’une offensive qui, à court terme, menace de faire voler en éclat la zone euro, l’Union des vingt-sept, voire bien au-delà…
La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l’Europe est actuellement le théâtre d’une bataille dans le cadre d’une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu’elle a d’ailleurs déjà potentiellement perdue.
En effet, l’adoption d’un plan européen — sur les instances pressantes de la Maison-Blanche — pour le renflouement de la dette publique des Etats membres de l’Union ne constitue non seulement pas une panacée, un remède durable à la crise budgétaire structurelle qui affecte désormais « tous » les États occidentaux, mais va dans le sens désiré par le mentor états-unien d’une intégration rapide de l’Union européenne, préalable obligé à la constitution d’un bloc occidental soudé.
Un plan européen qui répond à une crise de confiance, de solvabilité (largement artificielle au départ, mais devenue contagieuse et faisant boule de neige), par la recapitalisation des États comme s’il s’agissait d’une simple crise de liquidités. Un plan européen de 750 milliards d’euros supérieur au plan Paulson d’un montant de 700 milliards de dollars destiné, après la débâcle des établissements financiers américains de septembre 2008, à les renflouer sur fonds publics. Une solution dont on voit les effets à présent en ce que la recapitalisation du secteur privé financier a eu pour conséquence aberrante d’accroître lourdement la dette des États des deux côtés de l’Atlantique.
Ainsi, la crise financière née aux États-unis, après avoir déclenché la récession c’est-à-dire désamorcé la pompe économique, a depuis, par voie de conséquence, tari les ressources fiscales des États rendant plus difficile encore le service d’une dette de plus en plus considérable. Or l’Union européenne vient d’ajouter de la dette à la dette avec ces quelque 750 milliards d’euros qui vont grever plus encore ses budgets nationaux (le taux moyen d’endettement de la zone euro étant actuellement de 78 %), ceci en vue d’hypothétiquement « rétablir la confiance des marchés »…
Pour ce faire l’UE vient — volontairement — de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros. FMI qui avait jusqu’à présent plutôt vocation à soutenir les économies chancelantes du Tiers-Monde à grands coups de matraque assénés au moyen de ses plans dits d’ajustement structurel. C’est donc une entité supranationale à vocation « mondialiste » qui va en quelque sorte chapeauter, voire superviser plus ou moins directement les structures de gouvernance économique dont l’UE va assurément se doter si la zone euro ne se disloque pas spontanément entre temps.
Des structures intégratives réclamées à cor et à cri par Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique (aux Etats-Unis), qui depuis Londres tance vertement les dirigeants européens exigeant la relance de l’euro dont Etats-uniens et Britanniques ont un besoin essentiel pour maintenir leur économie à flot.
Notons au passage que c’est vraisemblablement la mort dans l’âme que la chancelière allemande s’est résignée à souscrire à ce plan pharamineux de soutien aux pays défaillants de la zone euro alors que son homologue français — d’après une rumeur persistante — la menaçait de revenir au Franc si elle n’obtempérait pas. Mais s’il est vrai que « la fourmi n’est pas prêteuse », le retour au Deutsch Mark équivaudrait à signer l’arrêt de mort de l’économie allemande dont la monnaie trop forte ne lui permettrait plus alors d’exporter sa production industrielle, fondement de son économie. Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d’accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l’administration Obama.
Oukases états-uniennes qui conduisent à un piège grand ouvert : les capitaux empruntés sur le marché ou prêtés par le FMI pour le sauvetage des « PIIGS » [1] menacés de cessation de paiement, doivent s’appuyer sur des structures garantissant la solvabilité à terme de l’euro ! Monnaie dont la solidité ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l’inlassable promoteur dans nos médias en réclamant « la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB ».
Il s’agit en fin de compte, ni plus ni moins, d’imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée — paraît-il — à une inéluctable faillite… puisque l’abandon de la monnaie unique est un tabou intransgressible auquel nul ne songe apparemment à toucher.
Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?
Or nul ne se soucie de dénoncer le sophisme ou le paralogisme que constitue cette mise en équation de l’intégration économique et du retour à la confiance des marchés. D’abord pourquoi les marchés imposeraient-il leurs lois, eux et eux seuls ? En outre, ne serait-il pas temps de remettre en question le capitalisme actionnarial, anonyme et versatile, capable de ruiner les nations selon son bon plaisir ou ses calculs ?
La gouvernance économique européenne n’est à ce titre pas plus la panacée que l’inondation de liquidités n’est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le « plan » est à n’en pas douter une fausse solution imposée de l’extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.
L’idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu’elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une « idée » qui n’en est pas une, et parce qu’elle est de nature foncièrement idéologique… un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d’arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l’Union.
D’aucuns ont bien vu que la crise n’était que le moyen et le prétexte de précipiter l’instauration d’un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon. Une crise qui est et demeure — gardons ce fait capital présent à l’esprit — artificielle, fabriquée, en un mot le contraire d’une « fatalité » inhérente à ce qui serait une vie autonome et désincarnée des marchés dirigés par une « main invisible ». Un processus réputé « machinal » mais qui pour être anonyme n’est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d’argent et autres donneurs d’ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.
C’est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d’une double voix. Celle des « marchés » et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n’allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l’ingérence dans les affaires de l’Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?
L’autre voix appartient à ceux qui font la pluie et le beau temps sur les marchés… bref, les donneurs d’ordre anonymes, inidentifiables pour les gouvernements eux-mêmes comme l’a piteusement avoué le ministre français des Finances, Mme Lagarde. Ceux qui jouent au yoyo avec les Bourses comme le chat joue avec la souris, anticipant les baisses et les hausses qu’ils suscitent de toutes pièces.
Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du « système », les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.
JPEG -   25.5 ko
Pour Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique, les Européens doivent accepter une gouvernance économique externe et placer l’euro à parité avec le dollar.
Car comment expliquer l’évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama — légitimes au demeurant, car les É-U ont besoin d’un euro fort pénalisant les exportations européennes, mais avantageant de cette manière les industries américaines ; un bonus utile au regard de déficits abyssaux (1400 milliards de dollars) et surtout nécessaire pour soutenir l’effort des guerres en cours, Irak, Afghanistan et Pakistan — et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l’euro ?
Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les « opérateurs » sont conscients que la poursuite de l’offensive contre l’euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l’économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos. Alors pourquoi cette danse au bord de l’abîme ? Nul ne nous fera croire à cette billevesée selon laquelle les marchés vivent de leur vie propre, qu’ils sont incontrôlables et que tout cela ne serait dû qu’à un emballement de la machine économique… Bref, que tout cela serait « la faute à personne » , mais la simple conséquence d’une impossibilité à gérer les acteurs et les dérapages irrationnels des marchés ?
Alors disons-le tout net, le risque d’effondrement systémique est au cœur même de la partie qui se joue actuellement. Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la « théorie des jeux » (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire… Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale. Un cas de figure qui correspond trait pour tait à ce que nous vivons actuellement : une déstabilisation croissante des économies européennes, avec des incidences non négligeables outre-Atlantique.
Ajoutons que le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l’Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse, provoquant et anticipant les mouvements de panique et d’euphorie pour jouer indifféremment les courants ascendants et descendants sur des marchés rendus hystériquement erratiques.
Au début du XXe siècle, l’économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la « destruction créatrice » (reprise ensuite par Joseph Schumpeter). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des « catastrophes »). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot, celle-ci s’appliquera via la géométrie des fractales à la vie des marchés dès lors perçus comme relevant d’une théorie du chaos, décidément très à la mode.
Entre-temps l’économiste Friedrich Von Hayek, l’un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l’économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman « le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l’économie de marché comme dans la Nature, l’ordre naît du chaos : l’agencement spontané de millions de décisions et d’informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur »… On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d’interprétation de la crise.
À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constreur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle. De ce point de vue, chacun peut voir le chaos à l’œuvre dans le Greater Middle East comme il peut le voir à l’œuvre aujourd’hui en Europe.
Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu’une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d’un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.
On comprend assez vite que la déification du marché associée à l’idée d’un « chaos constructeur » lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage. Un constat s’impose ici : à savoir que le « chaos » (intentionnel) est à ce jour un mode de gouvernement, de transformation sociétale et de conquête sans coup férir. Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.
Car le jeu en vaut la chandelle si à l’arrivée l’Europe se trouve mise à genoux. La Grèce — certes l’un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal — a été jusqu’ici une sorte d’électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien.
En guise de conclusion provisoire, si l’Union européenne, à l’occasion de la crise, avance à marche forcée vers une gouvernance économique fédérative, une étape sera franchie conduisant vers l’attribution d’un pouvoir quasi discrétionnaire à la Commission européenne pour l’essentiel composée de technocrates non élus et recrutés pour une allégeance atlantiste inoxydable. En clair, cela signifiera l’effacement des États-nations européens.
De facto plus rien ne s’opposera plus à l’intégration de l’Europe au sein d’un Bloc transatlantique. À terme la fusion de l’euro et du dollar scellera la réunion de l’Ancien monde et Nouveau monde. Il ne s’agit évidemment pas de pures spéculations mais d’une simple projection des tendances architectoniques visiblement à l’œuvre dans le cadre un d’un processus de redistribution ou de recomposition géopolitique, de la carte mondiale. Autant dire que si la zone euro n’éclate pas, le sort des peuples européens semble définitivement scellé, c’est-à-dire enchaîné pour le meilleur et pour le pire à la « Destinée manifeste » des Etats-Unis. Cela indépendamment d’une réforme du système économique mondial. Les financiers y laisseront peut-être également des plumes si la Communauté internationale s’entend pour brider leurs appétits en réglementant les marchés, il n’en reste pas moins que les promoteurs du chaos constructeur auront partie gagnée en créant les conditions de nouveaux embrasements.
Car le « pire », souvent évoqué en France par des hommes d’influence tels Bernard Kouchner et Jacques Attali, est ce qu’il y de moins improbable lorsque les gouvernements, le dos au mur, se voient réduits à la fuite en avant. Au Koweït en 1991, en Irak en 2003 parmi les buts de guerre à peine voilés se trouvaient en bonne place la relance du moteur économique par les chantiers prévus de reconstruction… Ceci pour ne pas mentionner d’autres intérêts plus évidents et plus immédiats tels les énergies fossiles, les ventes d’armes et tous les marchés qui en sont dérivés.
Quels que soient les accords sur l’enrichissement d’uranium à usage médical passés entre la Turquie et l’Iran, quels que soient les contrariétés diplomatiques que ces rapprochements entre alliés et ennemis des États-unis procurent au Département d’État, il suffit de relire le fabuliste Jean de La Fontaine pour savoir que la rhétorique du loup l’emporte toujours sur celle de l’agneau ! Attendons-nous, dans le contexte actuel d’extrême fragilité de l’économie mondiale, à une sortie de crise par la douloureuse porte du chaos constructeur.


Jean-Michel Vernochet
Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).





Mardi 18 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par Anita1945 le 18/05/2010 21:53 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Le Journalsite Daniel ESTULIN a livré des R

2.Posté par Anita1945 le 18/05/2010 22:40 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Le Journaliste : Daniel ESTULIN a livré des Révélations sur les Décisions prises lors de la dernière Réunion du Groupe BILDERBERG.
La crise économique aurait été planifiée DEPUIS LONGTEMPS afin de favoriser l'émergence RAPIDE du NOUVEL ORDRE MONDIAL.
Le Plan du Groupe de BILDERBERG est-il de s'emparer des ressources de la TERRE dans sa totalité et d'exercer un contrôle total sur ses populations ?

COMPLOTS et DOSSIERS SECRETS - Publication trimestrielle : 6,90 euros
commandez vos magazines sur http://www.
EXPORT PRESSE EDITIONS 91, rue de Turenne 75003 PARIS
Les frais de port sont inclus dans le prix.

N°1 - Nouvel Ordre Economique Mondial
N°2 - Terrorisme International et Services Secrets
N°1 - HORS SERIE : Le grand complot Mondial - Les Plans Secrets
N°3 - Manipulations Génétiques et Guerres Alimentaires
N°4 - Sociétés Secrètes et Gouvernement Mondial - Les Réseaux Occultes qui détiennent le Pouvoir
N°5 - La Science au Service du Nouvel Ordre Mondial : les armes des ILLUMINATIS
N°2 - HORS SERIE : Les ILLUMINATIS un complot Mondial depuis la Nuit des Temps
N°6 - "2012 : La FIN des Temps", un complot programmé ? L'inversion du champ magnétique de la TERRE. L'Apocalypse financière -
Les ETATS-UNIS sont chargés d'une Dette excessive d'environ 20 billions de dollars. Cet effroyable Plan BILDERBERG est-il en marche ?
L'Empire et la Guerre Totale -
La planification d'un deuxième 11 SEPTEMBRE 2001.
Stratégie Impériale : La marche vers la troisième Guerre Mondiale.
-------------------------
Retrouvez la Revue de presse et l'Analyse Financière de Pierre JOVANOVIC sur son blog : ...
- " Si " Pierre JOVANOVIC a raison, notre Monde vit ses derniers instants.
Mais NON, la TERRE tournera encore CINQ Milliards d'années (astronomiquement ) !

3.Posté par xray le 19/05/2010 12:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire cette Europe » étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier.

Menteur comme un journaliste
http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/05/03/menteur-comme-un-journaliste.html

4.Posté par xray le 19/05/2010 12:22 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


Par sa disparité d’intérêts nationaux, l’Europe est ingérable.
On peut même affirmer inconstructible.
Les hauts fonctionnaires le savent parfaitement mais ils gagnent à se taire.
Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre.
On peut compter sur les élus européens pour s’y employer.

Le bourbier européen


5.Posté par hmmm le 19/05/2010 12:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Anita1945, c'est bien beau de faire de la pub pour votre magazine, mais tant que ce sera payant, les gens n'y croiront pas et penseront que le complotisme est votre fond de commerce. Comme Pierre Siramy qui dit que REISS fait partie de la DGSE. Mais vu qu'il vend un livre tout le monde pense qu'il le dit pour se faire de la pub...
Maintenant je sais que sans argent c'est assez difficile de tout faire mais bon...

6.Posté par abeilles le 19/05/2010 13:16 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

je crois que depuis 1968 ou ils ont chassé le Générale De Gaulle qui était contre cette Europe Fédérale ,et contre le Dollar il voulait garder l'OR ,avait prévu cette crise ,Nos Gouvernants Droite Gauche sont( bonnet,blanc,Blanc Bonnet)n'empêche que les Français/es ont encore voté ,pour ces démolisseurs Cohn Bendis le comble celui qui a fait Mai 1968 ,les Bildeberg ont pris les rênes de l'Europe ,et de la Planète ,Tous ceux qui refusent leur Dictats sont descendus ,le Président Polonais devait pas leur convenir ,ils ont découvert des personnes étrangère dans le cockpit??l'entrée des 27 Pays nous n'avons pas été consulté,la monnaie unique à été enrobé avec des sujets , rien très clair la raison j'ai toujours dit NON es que nous nous sommes révoltés contre leurs magouilles jamais,nous avons accepté le OUI alors que le NON avait été net , l'Euro est qu'une monnaie de transition ,probablement les cartes,bizarrement les Banques ferment ,la Poste toutes pour cause travaux ,très bientôt nous allons l'apprendre ,beaucoup de Banques n'ont plus de guichets pour donner de l'argent alors si vous voulez sortir une somme assez importante ,votre carte??? et les voles sont très nombreux ,une voisine a retiré une certaine somme n'a pas remarqué qu'elle était suivi ,à la porte de son immeuble le sac à changé de main ,la aussi c'est voulu car sans argent les personnes seront plus sécurisées donc accepteront beaucoup la mainmise sur leur compte ,La bête avance très VITE))

7.Posté par mohad dhib le 19/05/2010 13:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Il y a pas mal d'info sur le nouvel ordre mondial, c'est nécessaire, mais de loin non suffisant, car tous les humains sont concernés par ce qui arrive, actifs et passifs donc tous, sont complices..car utilisant le même état d'esprit compétitif et mesquin....c'était prévisible depuis des millénaires...qu'attendre de la compétition et de l'avidité autre que cela ?????? or tous les humains fonctionnent sur ce schéma, ABSOLUMENT tous, sauf rares exceptions, je parle d'exceptions au tres fond d'eux même, pas de ceux qui font semblant..on peut avoir l'air de s'inquiéter du sort des autres, tout au fond en ne pensant qu'a soi même comme : qu'est ce que je suis bien, ce qui est une autre forme d'arrivisme, bien sur...il y a l'arriviste riche et l'arriviste pauvre..

déjà, le quidam ne voit pas sa faute, moi ,toi ,eux, mais attention ce propos ici n'est pas un tribunal mais une réflexion pour essayer de voir, juger coupable ne mènera jamais a rien de constructif...ce quidam il ne voit pas que la 3eme guerre..mondiale a commencé a la fin de la 2eme, lorsque l'amerique représentait a elle seule 52 % du PIB mondial, d'après ce qu'on peut lire ici et ailleurs, le sionisme est parti prenante de tout cela pour une obscure raison de peuple élu, un seul votant je le rappelle et aussi une histoire de messianisme, le mec qui sait et qui le dit aux autres, et puis ce n'est pas si simple ,tous les arrivistes d'où qu'ils soient sont de la partie, quelle que soit la couleur, la race, la religion etc etc..le résultat en est : je vous apporte la paix par la destruction totale, d'une certaine façon ce n'est pas faux...
...............l'humain disparu,.......... la planète sera calme...........nous n'aurions jamais du quitter le jardin de l'éden, et ouvrir notre cerveau a la connaissance, celle ci nous detruit, et ca aussi c'était tres prévisible bien sur...je mentionne l'histoire du jardin d'éden bien que ne côtoyant pas de religion organisée, je la trouve ....saisissante de justesse..
la connaissance étant le rôle joué par notre cerveau analytique, celui qui veut accomplir quelque chose quelque soit le prix a payer....comme si l'humain devait réussir, accomplir, tel superman dans son ridicule petit costume bleu et rouge qui lui serre bien le "principal" comme dirait coluche...par les autres, eh oui, pas con le mec !! nous sommes probablement dans un univers infini sans début et sans fin, hors du temps donc, que pourrait donc y rajouter ce misérable vers de terre que nous sommes ??? l'humain n'a jamais rien créé au sens stricte de ce mot, c'est a dire ex nihilo, a partir de rien, au mieux il transforme mais l'humain, contrairement a ce qu'il pense ne crée pas ,du tout, rien....il transforme ...utilise point barre..
ce cerveau analytique, marche tel une machine, et n'a donc pas de vie propre en lui...il a hélas prit le contrôle total, il est le responsable....de la misère qui tue,
quand le soldat est le messager, la fin est proche...

après c'est une question d'histoire personnelle ,de rapport a soi a la planète et tout ce qui s'y trouve, c'est se poser la question de sa souffrance psychologique, et en voir les contours la racine, pour quitter ce monde malsain.....
il est tout a fait possible que nous ayons eu totalement tort de nous aventurer dans le monde froid de la science absolue, vous savez la science qui pour le bien commun nous fait disséquer un tas d'animaux vivant a l'école, déjà la la souffrance des autres est sujet d'étude, de plaisir pour les plus tarés, alors que ces animaux ne sont pas nos créatures,
le futur sera... une vie simple, locale, commune, sans compétition, sans argent ,sans appât du gain, passée en connaissance totale de l'origine du malheur en nous, cela inclura de SAVOIR..or l'humain ne sait pas ,il répète,...
qu'attendre donc d'un magnétophone????
allez je vous donne un indice, la souffrance personnelle est un indicateur du mauvais chemin......alors : êtes vous dans le mauvais chemin
attention, une vraie vie d'humain ne s'attache pas aux objets, elle peut les utiliser ou pas pour la survie, ils peuvent avoir été fait avec art, mais ils restent des outils...
vivre serait peut être alors ....survivre...mais je suis désolé de vous apprendre qu'il vous faudra vous enfoncer en vous même, arrêtez donc de croire aux politiques, aux solutions globales de ces mêmes politiques, cette attitude n'est que le reflet d'un état de passivité, de quelqu'un qui ne veut pas s'impliquer dans sa propre vie, par peur, la peur qui est l'état névrotique incontournable du cerveau analytique ou ego..
il faut voir puis comprendre puis dépasser ce qui nous tue a petit feu, ce qui nous rend tous mauvais, j'utilise le tous parce que pour moi c'est un fait, nous sommes tous du coté obscur de notre cerveau, celui qui est science,
la créature se prend pour le maître, or elle sait si peu de choses, et le peu qu'elle sache lui sert a se glorifier, l'assassin devient le maître absolu, c'est inévitable...
la quête de l'humain est le mauvais choix des le départ, chaque matin en nous levant on fait le mauvais choix....on travaille tous a ce système , plus vite, plus haut, plus riche, plus et encore plus...près de toi mon dieu..
alors que la mère nature avait bien fait les choses, nous avions tout, la mère nature ne veut pas de la souffrance nous sommes responsables, tout peut s'arrêter de suite, la , en lisant ces lignes,mais pour cela il sera nécessaire de rencontrer un autre état de l'esprit en nous même, par la transformation radicale de notre psyché, le moyen en est de comprendre la souffrance ,d'en voir l'origine, et de voir ce qui se passe alors, poser son fardeau de souffrance est possible...mais bon sang ce n'est pas a rester gémir sur soi que ce va arriver, nous avons une part tres active a jouer..en nous même...l'harmonie du monde passera inévitablement par la somme des harmonies personnelles..chacun est alors important et devient lié aux autres ..c'est de cela dont on peur les grippes sous du pouvoir, d'un monde ou les humains se sentent lies , ce sera la fin de l'horreur humaine, a moins que perdus pour perdus ,ils ne tentent le grand suicide final, pour ne pas partir seuls, alors que eux aussi doivent impérativement changer radicalement, ce sera une œuvre collective,
la souffrance physique est un avertissement que cela ne va pas....dans le corps..
et si par hasard la souffrance psychologique était aussi un indicateur que ca ne va pas...et que ce soit LE moyen d'arriver a se transformer, comme quelque chose qui montre le chemin, je vous le dit depuis le début : tout est déjà la, les humains n'ont rien a accomplir mais juste a survivre , libérées de cette terrible souffrance qui , par réaction ,nous rend si violent, car je retourne alors ma violence contre les autres comme pour essayer de m'en débarrasser, c'est cela la haine et bien d'autres choses
vu comme cela, c'est a dire la comprehension profonde de sa violence qui libere et transforme ,ca expliquerait alors pourquoi les religions forcent sans le dire ,leur ouailles a accepter cela...
acceptation de la souffrance = notre monde...
compréhension de celle ci = désolé mais la c'est votre chemin, personne n'ira pour vous....ni maître ni élève mais des amis qui échangent...,tout est la et l'univers est bon.....

8.Posté par mohad dhib le 19/05/2010 14:32 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

pour faire court et clair, nous sommes en fait et contrairement aux apparences a ce que l'on pense, sur la même fréquence de vie que les plus fous/puissants, et je ne parle pas bien sur de ceux qui sont en psy..
il n'y a pas de solutions sur cette fréquence, il faut en changer....de fréquence dans notre cerveau..
amicalement a ceux qui veulent s'éveiller...a eux même !!

9.Posté par Kristo le 20/05/2010 01:07 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Dans tous les "magazines" télévisés (j'emploi volontairement ce terme à la place de "journal" télévisé) entre le dernier mot de notre président et le foot, on nous sert un plat de finance plus ou moins digeste avec commentaires avisés, prévisions d'analystes, bonnes paroles de politiques destinés à nous rassurer sans rien vraiment remettre en question. On parle de "réforme" et de "recadrage". L'immense majorité des citoyens lambda dont je fais partie, en entendant les choses telles qu'elles sont présentées, aura l'impression que la cocotte minute économique est difficile à comprendre, puisque nous sommes au fond de la marmite et que les commandes (feu, soupapes...) sont loin de nous... mais en fait, c'est surtout faute d'explications réelles.
En gros, on nous répétera la ritournelle d'usage, qu'il faut de la croissance pour s'en sortir, que la concurrence asiatique "vole" nos emplois, qu'il faut "réguler" le système financier, et maintenant que 750 milliards sont mis sur le tapis pour "sauver la Grèce"...
Moi je pense que la décroissance est une clé de la "nouvelle" économie, que l'Asie est très profitable à nos multinationales qui délocalisent ou achètent à bas prix, qu'il faut jeter à la poubelle le système financier actuel, et qu'en attendant le citoyen lambda devra payer les énormes intérêts des banques privées qui ont mis la Grèce au pressoir.

Mais voyons d'abord ce qui se passe aux commandes de la cocotte minute...
Tout en haut, il y a d'abord un tout petit nombre de "personnes" comment dire... au statut spécial, certains les appeleront "la crème", moi je préfère le terme de "parasites planétaires"... ces 1000 et quelques milliardaires... à eux seuls possèdent autant que la moitié de la population mondiale la plus modeste (dont 1 milliard survivent avec moins d'un € par jour). Je sais que cette comparaison est difficile à appréhender, et puis, après tout, qu'est-ce que l'on a à en cirer... mes concitoyens ne connaissent pas ces gens qui dépensent des centaines de milliers d'euros chaque année pour entretenir leur yacht ni les autres qui mangent des racines...
Il y a des savants théoriciens qui "démontrent" que cette catégorie de gens est indispensable pour faire fonctionner l'économie et le système... et bien oui, je suis d'accord, il faut effectivement des capitalistes pour faire tourner le manège cacapipitaliste... Mais n'y a t'il qu'un seul manège possible sur la foire ?
Est-ce que quelqu'un a expliqué publiquement ce que représente l'importance de ces fortunes, et ce que l'on pourrait faire d'utile avec un peu moins de 3000 milliards d'euros ? Certainement pas... car on s'apercevrait vite qu'avec cela on aurait largement assez pour résoudre tous les problèmes sérieux dans le monde: nutrition, accès à l'eau, éducation, santé, écologie et bien plus encore... mais chuut, circulez, y'a rien à voir... ce sont des hypothèses que seuls des dangereux révolutionnaires peuvent se permettre de faire.

Aux commandes de la cocotte minute, le système financier international, qui profite exclusivement à la catégorie ci-dessus en rénumèrant sur les plus values du patrimoine privé ou industriel.
Ces rénumérations sont financées par les intérêts de la dette des états, des entreprises et des particuliers.
En gros, et pour faire très simple, tout revient à dire que le citoyen lambda en bout de chaîne paira l'essence du yacht éventuellement par son travail mais surtout par le coût du crédit de sa voiture ou de sa baraque.

En dessous du système financier international, les multinationales et ensuite, les états et leur système militaro-diplomatique, tous concurrents, y compris à l'intérieur de l'Union Européenne.
Au fait, soit dit en passant, pourquoi les multinationales s'en sortent toujours mieux que les PME ? vous le savez bien sûr... les pratiques "d'optimisation fiscale", c'est-à-dire l'utilisation des paradis fiscaux et les montages complexes de sociétés écrans et filiales, ça vous dit certainement quelque chose ?
Au final les entreprises du CAC40 ont un taux d'imposition de 8 % contre 22 pour une PME "normale". Tous les moyens sont bons pour échapper le plus possible aux taxes nationales, tout comme pour un grand nombre de grosses fortunes de chez nous, qui, à l'aide de leur conseillers financiers, pourront déclarer sans honte ni complexes 4000 euros annuels de salaire au fisc...

Retournons dans notre cocotte minute dont la pression augmente régulièrement...
Tout le monde sait que les dettes touchent les états, il est communément admis qu'une dette reste "raisonnable" jusqu'à 100 % du PIB... je ne sais pas pourquoi d'ailleurs... je suppose que les calculs d'endettements "raisonnables" des ménages reposent aussi sur des équivalences avec le salaire annuel et le "train de vie", et puis les tolérances se relâchant, en prêtant aux "non-solvables", on arrive à des crises financières, faillites personnelles, états en déroute... à tous les niveaux, les raisons sont les mêmes, "on" a prêté trop facilement en faisant des promesses de vie meilleure...
Mais les banques sont-elles responsables de tous les maux ?
Un ménage qui a décidé d'un crédit à la consommation, puis 2 puis 3, un chef d'état qui ne veut pas faire payer ses riches mais qui a des services publics à conserver n'ont-ils pas en fait un même niveau de responsabilité ?
Les USA sont un bon exemple de pays vivant au dessus de ses moyens, subventionnés par les épargnants asiatiques,
la dette américaine se retrouvant sous forme de bons du Trésor américains, détenus principalement par les banques centrales chinoise et japonaise à raison de plus de 1000 milliards de US $.
Les consommateurs américains, qui s'endettent dès leur adolescence pour payer leurs études, ont depuis longtemps pris l'habitude de dépenser l'argent qu'ils n'avaient pas... Mais connaissent-ils vraiment leurs créanciers ?
Le Japon, a aussi une dette impressionnante, la différence est qu'elle est financée principalement par l'épargne des ménages et non par l'extérieur.

L'Afrique, elle, est victime d'une dette intolérable et injuste, les banques occidentales lui fait payer toujours la "décolonisation" via des taux d'intérêts, à long terme, bien supérieurs à ce qui se fait sur le marché, mais les choses sont en train de changer un peu... Avant, les pays colonisateurs prêtaient de l'argent, à condition que ces crédits soient employés pour acheter les services des pays prêteurs. Avec le système "gagnant-gagnant" qu'utilise à présent la Chine et ses partenaires africains, un système de troc fait sa place: contre des infrastructures, routes, hôpitaux, écoles, les précieux minerais ainsi que le pétrole sont échangés... il n'est donc plus question ici d'endettement auprès des banques pour acheter des chantiers, ni d'installations étrangères qui ne profitent que très peu aux pays où elles sont implantées.
On comprend aisément le choix des pays africains concernés (Angola, Zimbabwe, Cameroun, Liberia, Congo...) qui ainsi se dispensent de dettes supplémentaires et d'être traités en états vassaux avec, en prime, les leçons de démocratie généreusement données par certains états précédemment colonisateurs. Avec les chinois, c'est plus simple et cela semble plus équitable... Les pays occidentaux s'inquiètent de cette percée chinoise sur le continent africain, peut-être comprendront-ils que s'ils veulent obtenir de nouveaux contrats, ils devront dorénavant réviser leurs méthodes et leurs comportements mais il est sans doute déjà trop tard pour bien faire...
Par rapport aux plans du FMI, qui, contre des réechelonnement de dettes, consistent à brader les meilleures entreprises publiques au privé, à réduire le nombre de fonctionnaires et à contraindre à exporter à des prix imposés des produits imposés, l'alternative chinoise a de quoi séduire...

Cependant, dans le domaine agricole, l'Afrique continue de perdre de larges surfaces au profit des entreprises agroalimentaires transnationales qui peuvent cultiver ce qu'elles veulent, au gré du marché, dans la seule optique d'exportation, en privant l'agriculture locale de ses meilleures terres et ainsi créant plus d'insécurité alimentaire.


Revenons à nos milliardaires, qui auraient largement les moyens de rendre notre monde vivable, s'ils le voulaient bien ou si on les forçait à le faire...
Qu'a fait Bill Gates, dont la fortune est estimée à 50 Milliards, sinon d'être au bon endroit au bon moment, quand il a négocié son système d'exploitation DOS à IBM dans les années 80 ? Bien souvent la fortune est en rapport avec une opportunité exceptionnelle. Il va sans dire que cela se joue aussi dès la naissance... la richesse n'a rien à voir avec le mérite intrinsèque d'un individu ou la quantité de travail consacrée à un projet... Tout le monde connaît des personnes méritantes, courageuses, tenaces, mais qui vivent modestement, et c'est le cas de milliards de personnes sur terre...
Les "parasites planétaires" sont rarement désignés comme tels puisque dans nos sociétés, il est de bon ton de pointer du doigt les chômeurs ou les bénéficiaires des minimas sociaux... c'est tellement plus simple, et on en connaît forcément 1 ou 2, c'est bien pratique pour les anecdotes... Les "people", sportifs d'exception, gros industriels, n'ont pas de soucis à se faire, ils seront admirés, jalousés éventuellement mais certainement pas accusés d'être les vrais profiteurs de la société, cela ne se fait pas, ça n'est ni politiquement correct ni poli, et puis, il faut bien des exemples concrets pour entretenir le rêve d'une vie dorée et l'illusion que tout est possible...

10.Posté par abeilles le 20/05/2010 07:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

@Kristo
excellente démonstration ,l'incompréhension c'est pourquoi les milliards que nous sommes n'ont aucune réaction se plient aux dictats ,que nos ancêtres moins soi-disant évolués très peu sont allés à l'école ,mais une logique ,un respect plus grand envers son prochain ,Es l'éducation Nationale qui a fait des êtres indifférent sans âme ,Quant-on regarde en arrière Michelin ,Shneider ils entretenaient leur employés de la naissance ,jusque à la mort,les Socialistes Gauche=Droite à se demander qui est qui?? n'ont plus voulu ce système,ils ont fait venir des pauvres immigrés pour faire baisser les salaires des autochtones ,et leur faire payer les charges des Allocations ,de la Sécurité Sociale ,des aides, cela est payé par les petits, pas par les Milliardaires qui eux profitent des employés pas cher en plus, ils peuvent se servir allègrement des produits des Pays pauvre ???????
Le comble l' Homme politique qui dénonce ces scandales est banni passe dans la machine machiavélique à broyer ,ou tout simplement descendu ,,et les GOGOS avalent ,ils ne cherchent même pas à comprendre

Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances

Publicité

Brèves



Commentaires