Conflits et guerres actuelles

Crise du Congo: nouveau Rwanda?


Alerte générale! La République démocratique du Congo (RDC) brûle… La situation de la population civile est dramatique, elle ne fait qu’empirer de jour en jour, et ce depuis la reprise des combats entre les rebelles du chef tutsi congolais Laurent Nkunda et l'armé congolaise, le 28 août en violation d'un cessez-le-feu conclu en janvier.


Dimanche 2 Novembre 2008

Crise du Congo: nouveau Rwanda?
Ghada Houbalah

Privés de nourriture et d’eau depuis Lundi, des milliers de déplacés tentaient, hier, de profiter de la trêve pour regagner « leur » domicile, le camp de Kibumba, à 20 kilomètres au nord, tombé en zone rebelle. Affamés, ils s'entassaient le long de la route principale partant de Goma, la capitale de la région du Nord-Kivu. Regroupés par petites grappes autour d'un poste de radio, ou allongés à même le bas-côté herbeux de la route, ils avaient fuit leur camp, lundi, devant les tirs de mortier des rebelles de Laurent Nkunda.
Selon les dernières estimations de l’ONU, environ 220.000 personnes ont été déplacées depuis que le conflit entre l'armée régulière et les combattants du général tutsi déchu Laurent Nkunda a éclaté en août dans le Nord-Kivu, province de l'est de la RDC frontalière du Rwanda.


"Je suis très préoccupé par la situation au Congo, des milliers de personnes ont été déplacées. Nous ne devons pas permettre que le Congo devienne un nouveau Rwanda", a déclaré le Premier ministre britannique Gordon Brown.
Rappelons que prés, 800.000 personnes sont mortes au cours du génocide de 1994 au Rwanda selon les estimation de l'ONU.
Hier, Bernard Kouchner et son homologue britannique des affaires étrangères sont arrivés en RDC pour tenter de relancer les accords de paix avec le Rwanda voisin et la rébellion.
Un sommet de la paix pourrait être rapidement organisé à Nairobi pour résoudre le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo. C'est un appel qui a été lancé par le Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire, Louis Michel, qui assure que les présidents congolais, Joseph Kabila et rwandais, Paul Kagamé, ont donné leur accord. Ce sommet doit rassembler tous les dirigeants de la région et tous les organismes internationaux pour tenter mettre un terme aux causes du conflit qui mine le Nord-Kivu.
Sur le terrain,les rebelles tutsi ont renforcé leur emprise sur des zones fraîchement conquises de l'est du Congo.
Les rebelles paraissent mettre en oeuvre le cessez-le-feu qu'ils ont unilatéralement déclaré vendredi, soucieux en premier lieu de consolider leur mainmise sur les abords de Goma, la capitale provinciale, sans prendre la ville elle-même.
Ils affirment que les réfugiés quittent les camps de leur plein gré, et déclarent s'être arrêté aux portes de Goma afin de mettre un terme au chaos qui secoue la ville, depuis que les forces gouvernementales s'y sont amassées avec des dizaines de milliers de réfugiés.
Fait inquiétant, les forces de l'ONU ont été repoussées par les rebelles lors de cette soudaine montée en puissance de la guerre civile la semaine écoulée.
Car, il faut rappeler que Goma a aussi été le lieu de la principale défaite du leader des rebelles Laurent Nkunda, quand les hélicoptères de l'ONU avaient tiré sur ses combattants avançant vers la ville en décembre dernier. Des centaines d'insurgés avaient alors été tués.
La zone dont Nkunda a pris le contrôle est riche en minerais et fertile. Elle commande aussi l'accès aux frontières du Rwanda et de l'Ouganda.

http://www.almanar.com.lb/ http://www.almanar.com.lb/



Dimanche 2 Novembre 2008


Commentaires

1.Posté par Jean Paul Leboutet le 03/11/2008 03:53 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Puisque pour une fois les Francais et les Anglais paraissent d'accord, voici d'urgence ce qu'il faut faire:
1/ Organiser un pont aerien d'evacuation massive des refugies - les amener au sud du Congo dans un emplacement sanitaire sous l'autorite de la Croix Rouge; il faut envoyer un enorme paquet d'avions et de nourriture au camp. Il faut creer une base aerienne au congo brazzaville qui doit accepter sous menace de represailles economiques.
2/ Proteger cette evacuation par une couverture armee helicoptere + troupes d'elites au sol.
3/ Ensuite, proceder comme Cesar: exiger les chefs militaires des 2 ethnies comme otages avec un dead line de 12 heures apres la fin de l'evacuation.
4/ Faute de quoi, commencer un pilonnage d'aviation et d'artillerie massif des deux camps dans le nord du pays avec l'objectif l'aneantissement definitif des forces combattantes.
5/ Pendant l'action, exiger l'accord de l'ONU et de l'EU et du conseil africain en expliquant que maintenant, les choses ne se passeront plus dans l'attentisme nulle part quand des civils seront menaces.
Quand aux enfants soldats, too bad. Il faut arreter le cercle vicieux. Mais rendre clairement les chefs militaires qui refuseraient de se constituer otages de la force unie franco-brtiannique entierement responsable.
6/ Apres les evenements, suivis d'un desarment total, rammener les populations sur leur lieu de vie.
7/ Exiger la cooperation totale de l'armee et du gouvernement du Congo dans cette operation qui doit fonder un precedent du droit international d'intervention.
8/ L'ardoise doit etre a la charge de l'EU et du FMI.

2.Posté par Muku le 03/11/2008 11:03 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Les médias occidentaux excellent dans l'exagération de certaines crises afin de donner à leurs gouvernements la légitimité d'intervenir. Ils l'ont déjà fait de manière manifeste en Somalie, en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, au Soudan...

Les interventions de puissances occidentales ont la fâcheuse tendance à envenimer les situations en créant de facto un camp pro-occidental, alors que l'image des occidentaux en Afrique et dans le Tiers-Monde est peu reluisante.

Le même B. Kouchner qui nous adonné connaissance de cette crise a été épinglé pour avoir donné de faux documents à l'ONU concernant le conflit des Balkans, il faisait également partie de la clique du "Save Darfur" en France, dont on n'entend plus parler d'ailleurs, pour des raisons assez obscures. Il est le seul en France à avoir ouvertement déclaré qu'il envisageait une guerre contre l'Iran ; par contre aux USA, l'organisation pseudo-journalistique "The Israel Project" diffuse des clips vidéos aux heures de grande écoute appelant ouvertement le gouvernement à mener une guerre contre l'Iran.

Pour en revenir au Congo, avant d'envisager le moindre plan d'action, il faudrait déjà cerner les causes réelles secrètes du conflit.

3.Posté par lotfi le 03/11/2008 14:44 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Je suis dans la même position que Muku. Sceptique quant aux réelles motivations d'intervention.

On ne peut pas oublier que les mêmes puissances occidentales, avec la France en tête, ont laissé faire le génocide précédent au Rwanda.
Et pis Kouchner a prouver plus d'une fois qu'il est loin d'être l'enfant de choeur qu'il laissait croire jusqu'à maintenant...

On espérant que d'autres articles/médias nous informes avec détail ce qui se passe dans cette région du monde.

4.Posté par CESAR le 20/02/2012 12:32 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Le commentaire de Monsieur Jean Paul Leboutet manque de rigueur élémeantaire.En effet, le désordre et situation chaotique des Congolais du KIVU ne sont pas à démontrer. Mais ils ne sont pas tombés du ciel. Ils ont dès lors des causes et celles-ci sont de notoirement connus. Par conséquent, ils convient de s'attaquer à ces causes aux fins de trouver une issue définitive et durable de la situation au Kivu. Le bon sens l'exige.
Plus de 6 millions de femmes, enfants et hommes congolaisde tous êges ont été massacrés.Lors de la destruction de la ville de Kisangani par les armées rwandaise et ougandaise, personne n'a entendu les prédicateurs du respect des droits de l'homme, l'ONU et encore moins Monsieur Leboutet. Pour ce gens, les Congolais ne font partie de l'humanité. Par conséquent, ils ne méritent aucune compassion. Ilconvient de rappeler que les USA ont oeuvré pour que l'extermination des Congolais de la ville de Kisangani ne soit pas inscrite à l'ordre du jour au Conseil de sécurité et ce, pour une raison simple: les pillards des richesses de la RDC sont majoritairement anglo-saxons dont les multionationales américaines et canadiennes.
Le Rapport de l'ONU dit Rapport Mapping fait état de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide commis par les armées ougandaise et rwandaise contre des millions de Congolais. Qu'a fait le conseil de sécurité de l'ONU? Quelle a été la réaction ou les préconisations des donneurs de solutions dans la situation chaotique qui régne dans le Kivu dont? Monsieur Leboutet?
La RDC a des dirigeants, me semble-t-il. Ils ont pour mission d'ssurer et sauvegarder la sécurité des Congolais. Qu'ont-ils fait éprès la publication de ce rapport? Ils ont observé le silence de tombeau.
L'indifférence du président Kabila aux crimes évoqués en détail par ce rapport est la preuve irréfutable que le drame de ses citoyens du Kivu n'est pas sa préoccupation.
Monsieur Kabila est responsable au premeir chef du drame des Congolais du Kivu.
Au lieu de reconnaître sa responsabilité, il l'a rejette aux FDLR et autres groupes armées qui grouillent dans le Kivu et opérent au service des multinationales pillards des richesses de la RDC. Il faut dire les choses telles qu'elles sont. A défaut, qu'a-t-il fait depuis qu'il est au pouvoir pour relever le défi que Kagame lui a lancé?
Un peuple ou un homme sans honneur et sans dignité, même un chien ne peut le respecter. Les faits ne sont pas à démontrer: plus de 6 millions de morts congolais selon l'ONU et le président congolais reste indifférent comme si ses compatriotes ne font pas partie de l'Humanité. En revanche, il s'adresse à Kagame pour l'aider à combattre les FDLR qui consititue un problème purement politique et dont la solution est donc politique.
Pour lui, la problème de Kagame passe avant celui de ses concitoyens quant aux solutions.
La solution du désordre qui régne dans le Kivu n'est pas compliquée. Cest la volonté politique.
Kabila doit demander au Conseil de Sécurité de l'ONU de sommer Kagame, sous peine de sanction, d'ouvrir l'espacer de libertés fondamentales à tous les Rwandais dont les éléments des FDLR,le tout avec l'appui des médias congolais dont la mission est d'informer et d'éduquer les Congolais.
Le même conseil le lui a exigé avec ses opposants et diverses bandes armées. Il serait difficile et incompréhensible pour les membres de ce Conseil qu'ils ne fassent pas la même chose pour Kagame.
Kagame bénéficie de 'impunité absolue parce Kabila est apathique aux drames de ses cotoyens. Et aucun des médias congolais n'en a informé les congolais. Les médias congolais ergotent dans tous les sens sur les FDLR au lieu d'aider leurs dirigeants à intégrer le sens de l'honneur et de dignité d'une part et le sens d'humanité minimum à l'endroit des Congolais du Kivu.


Nouveau commentaire :

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires