ANALYSES

Crise de l'énergie: Tournant de l’humanité


Après plus de 150 ans de disponibilité croissante d’énergie et une croissance explosive de la population mondiale, nous entrons maintenant dans une ère de disponibilité d’énergie décroissante. La population mondiale rétricira. Pour cette nouvelle ère de nouveaux principes économiques sont nécessaires pour maintenir la prospérité. Part de ceci est une réforme bancaire, que les représentants du peuple pourront enforcer s’ils souhaitent.

Rudo de Ruijter,

Chercheur indépendant


Rudo de Ruijter [rudoderuijter@wanadoo.nl]
Jeudi 26 Juin 2008

Crise de l'énergie: Tournant de l’humanité

Le prix du pétrole augmente explosivement. Cette fois-ci il ne s’agit pas d’une action de l’OPEP, la menace d’une guerre ou d’un hiver froid. Les augmentations actuelles sont le résultat d’un tournant dans l’approvisionnement de pétrole. La demande ne cesse de croître, tandis que l’extraction de pétrole a atteint son sommet. Et, comme les pays producteurs utilisent de plus en plus de pétrole eux-mêmes, moins de pétrole arrive sur les marchés d’exportation.

Ceux qui comptent sur des sources d’énergie de remplacement ont tort. Le gas, le charbon, le nucléaire, l’hydro-énergie, le vent et le solaire ne pourront compenser les déficits de pétrole. La population mondiale devra faire avec moins d’énergie.

La composition actuelle de l’énergie consiste de 36% de pétrole, 24% de gas, 28% de charbon, 6% de nucléaire, 6% d’hydro-énergie et 1% d’énergie renouvellable comme vent et soleil.

Le chercheur Canadien Paul Chefurka a fait une analyse et une prévision pour chaque source d’énergie. Voyez l’illustration à gauche et ci-dessous. Pour des explication et détails, veuillez lire son article World Energy and Population [1] http://www.courtfool.info/fr_Energie_et_population_mondiales.htm

La plupart des grands champs de pétrole sont maintenant “vides” ou en voie de ralentissement. (Peak-oil.) Pour l’extraction des champs plus petits restants beaucoup plus d’investissements sont nécessaires et la vitesse d’extraction est plus faible. La capacité diminuante ne pourra être compensée que partiellement par d’autres sources d’énergie.

Le sommet pour l’extraction de gas est attendu dans peu de temps. Le charbon le plus riche (l’anthracite) est pratiquement épuisé. Le charbon qui reste est moins riche en énergie et a des coûts d’extraction plus élevés. Le charbon a une forte émanation de CO2. Les solutions pour ce problème sont encore au stade expérimental. La capacité de centrales nucléaires existantes et prévues est loin de suffire pour compenser le déficit d’énergie. Un rattrapage rapide n'est pas probable. Pour l’hydo-énergie les endroits les plus favorables sont déjà pris et, ici aussi, il n’y a pas de multiplication de capacité à attendre. Les énergies renouvellables, comme vent et soleil, ne représentent – dans la totalité de l’énergie consommée encore quasiment rien. Malgré des développements plein d'espoir, sa part sera insignifiante encore pendant longtemps. [1]

La population mondiale

La croissance explosive de la population mondiale a été possible grâce à la consommation - pour une seule fois - de l’énergie fossile. Maintenant nous avons atteint le sommet de l’extraction de l’énergie. L’extraction du reste demande plus de frais et efforts pour un rendement plus petit.

La disponibilité décroissante mènera logiquement à une population mondiale décroissante.

Grandes différences par pays

La population consomme en moyenne 1,8 TEP (Tonnes Equivalent de Pétrole.) La consommation de l’énergie varie beaucoup d’un pays à l’autre. Les 2,8 milliards de gens en Chine, Indes, Pakistan et Bengladesh consomment 0,8 TEP par personne par an. Aux États-Unis cela est 8 TEP par personne par an.

Si nous jetons un regard sur la dépendance d’importation d’énergie, nous remarquons que, calculé par habitant, les pays de l’Europe de l’Ouest, le Japon et les États-Unis importent plus de 2 TEP par an (chiffres 2005).

Quand il y a des déficits sur les marchés d’exportation d’énergie, ces pays sont les premiers à se trouver en difficulté. Dans cette situation, les États-Unis ont l’avantage que la plupart de l’énergie est toujours vendue en dollars. Financièrement ils peuvent en disposer librement (par inflation et croissance de la dette extérieure.) [3]

Le rôle des autres pays importateurs d’énergie est double. Par leur demande de dollars ils aident à soutenir le cours du dollar (et avec cela l’empire des États-Unis.) D’un autre côté, ils sont le plus souvent aussi des alliés militaires des États-Unis et profitent de la soumission de l’Irak [3] et de l’occupation de l’Afghanistan. [4]

Les produits du pétrole

La crise de pétrole actuelle rend péniblement clair, que les différentes formes d’énergie sont difficilement interchangeables. Le pétrole est transformé en diesel et fuel (70%), essence (13%), bitume, lubrifiant, kerosine, butane, liquid petrole gas (LPG), naphtha, benzène et toluène.

De ceux-ci, naphtha, benzène et toluène sont les matières premières pour des produits chimiques, plastiques, fibres et caoutchoucs synthétiques. Les produits chimiques se trouvent dans les nettoyants, médicaments, antigel, peintures, insecticides, fertilisants, savon et explosives. Les plastiques sont utilisés dans des sacs, caisses à bière, valises, poubelles, tableaux de bord, canalisations, gouttières, tuyaux, revêtements de sol et polystyrène. Les fibres et caoutchoucs synthétiques sont transformés en textile, silicones et pneus. [5] Tous ces produits ont leur place dans notre vie quotidienne et la plupart d’entre-eux ne pourront pas simplement être remplacés par d’autres.

Transport et cohésion

Partout dans le monde la disponibilité massive de diesel et essence a grandement déterminé l’organisation et la cohésion de nos sociétés. Des distances à couvrir, considérées normales jusqu’ici, deviendront très coûteuses, en particulier dans l'approvisionnement de nourriture, les va-et-vient entre domicile et travail, le commerce et l’industrie. Dans la vie sociale aussi, les distances courtes seront de plus en plus importantes.

Nourriture et énergie

L’agriculture moderne à haute-productivité avale beaucoup d’énergie. Aux États-Unis la production d’une unité d’énergie dans la nourriture demande 1,56 unités d’énergie fossile. Quand nous comptons également le transport, la transformation, l’emballage, la distribution, la conservation et la préparation, une unité d’énergie dans la nourriture demande 7,36 unités d’énergie fossile. [6] La plus grande menace pour l’agriculture intensive en 2008 était le doublement du prix des fertilisants, causé par la crise de pétrole. [7] Les produits de l’agriculture à haute productivité deviendront trop chers pour une grande partie de la population mondiale. La plus grande économie d’énergie peut être obtenue en choisissant de la nourriture produite selon les méthodes anciennes venant des fermes des environs.

Continuer c’est la guerre

Avec la dimension actuelle de la population mondiale, il est quasiment certain, qu’il n’y aura pas assez de nourriture et d’énergie pour les 75 ans à venir. Si la population ne diminue pas radicalement et l’ambition de croissance économique n’est pas bannie, de plus en plus de nos enfants seront envoyés à la guerre pour obtenir plus d’énergie et de nourriture. (Bien entendu ces guerres seront camouflées comme des opérations de paix, de l’aide au développement, des démocratisations ou tout ce que les chefs de pays industrialisés sauront inventer encore pour éviter le sale goût de meurtre et de vol à leur peuple.)

Modèle de croissance

La disponibilité toujours croissante d’énergie n'a pas seulement permis une croissance explosive de la population mondiale, mais est venue aussi avec des modèles économiques, qui fonctionnent selon le principe de la croissance économique sans fin. Ils sousentendent une disponibilité toujours plus grande de matières premières, d’énergie, de force de travail et de consommateurs.

Ces modèles dominent la pensée de la politique et de l’économie dans la plupart des pays du monde. Le moteur dans ces modèles est le système d'argent, qui, par une inflation permanente, oblige à de plus en plus d’activité pour éviter l’appauvrissement. [2]

Bienque la diminution de l’énergie disponible ait déjà commencée sur les marchés d’exportation, nous n'avons toujours pas de solution pour notre économie, exceptée la guerre. Pour le moment il y a un manque de conscience, de connaissance et de compréhension.

Modèle d’amincissement

Pendant notre vie nous n’avons connu autre chose que le modèle de croissance. Il a cours presque partout dans le monde. C’est pour cela que nous ne nous rendons pas suffisamment compte, que ce n’est qu’un modèle économique. Il n’est valable que dans la situation d’une croissance permanente de matières premières, énergie, force de travail et consommateurs.

Quand l’économie doit fonctionner avec toujours moins d’énergie, nous avons besoin d’un modèle économique différent.

Dans le modèle d’amincissement il y a une production diminuante et une consommation diminuante, causées par la diminution de l’énergie. Quand il y a moins d’énergie disponible que celle nécessaire pour une grande population, nous devons, logiquement, aspirer à une population plus petite. Si nous commençons cette diminution assez tôt, alors, calculé par habitant, la prospérité peut-être maintenue à un niveau élevée. (Quand la population est trop grande, ce sera la guerre et la crise économique.)

Réforme bancaire

Dans le système actuel, de l'argent nouveau est créé chaque fois que des prêts sont accordés. Pour toutes les banques commerciales ensemble il n’y a pas une seule limite dans la création d’argent débridée. Tout au plus, elle peut être légèrement stimulée ou freinée par le taux d’intérêt de la banque centrale. Les banques centrales elles-mêmes profitent de l’inflation et de taux changeants dans le temps, qui leur permettent d’avoir un revenu venant des opérations monétaires, qui leur garantit leur indépendance. [2]

Ce système d’inflation permanente doit être remplacé. La création d’argent doit être limitée à la banque centrale. Les banques d’aujourd’hui deviendraient des intermédiaires, qui remettent les prêts à leurs clients. Pour ces clients rien ne change. Leurs comptes bancaires continuent à fonctionner de la même façon qu’aujourd’hui.

En ôtant la permission de créer de l’argent des banques commerciales et en mettant ce privilège exclusivement entre les mains de la banque centrale, cette dernière peut immédiatement stopper l’inflation.

Ensuite, la banque centrale dosera soigneusement la quantité d’argent en circulation pour prévenir toute dévaluation de l’unité d’argent.

En accord avec le gouvernement des taux d’intérêt différents peuvent être utilisés pour des catégories différentes de prêts. Ainsi, par exemple, des investissements à long terme pour une société durable pourront être financés avec priorité, ou, à l’inverse, des investissements non-désirés pourront être découragés. De cette façon, le modèle d’amincissement, dans une situation de population décroissante, pourra maintenir la prospérité.

Notons, que dans les pays où il y a encore une disponibilité d’énergie croissante, la réforme présentée ci-dessus offre également une meilleure structure pour une prospérité durable. Par la différentiation des taux d’intérêt les investissements pour un avenir durable pourront être financés et, pareillement, des investissements pourront être stimulés ou découragés par secteur. En outre, les excès de création monétaire pourront être stoppés immédiatement et empêchés à l’avenir.

Il n’y a pas d’obligation d’appliquer cette réforme simultanément dans plusieurs ou tous les pays. Probablement, dans beaucoup de pays les banques centrales ont suffisamment de pouvoir légal pour implémenter une telle réforme de façon indépendante. Dans d’autres pays il sera nécessaire de faire quelques changements dans les lois.

Membres du Parlement

Pendant le siècle dernier quelques banques centrales ont bâti une réputation douteuse comme régulateur de l’économie. Et dans quelques banques hantent toujours les idées néo-conservatives de Friedman. C’est pour cela qu’il n’est pas certain du tout, que toutes les banques centrales veuillent implementer des réformes pareilles.

Dans la plupart de pays leur pouvoir est basé sur quelques articles de loi. Ces articles règlent leurs privilèges. Si les gouvernements veulent, ils peuvent abolir ces articles et mettre la création d’argent entre les mains de l’état.

(Les opposants diront, que l’état en fera du tout et n’importe quoi. Je pense, que la crise financière prouve amplement, que c’est justement les banques commerciales qui font du tout et n’importe quoi.)

[1] Paul Chefurka, World Energy and Population

http://www.courtfool.info/nl_Wereldbevolking_en_energie.htm

http://www.paulchefurka.ca/WEAP/WEAP.html

[2] Secrets d'argent, intérêts et inflation
http://www.courtfool.info/fr_Secrets_d_argent_interets_et_inflation.htm

[3] Coûts, méfaits et dangers du dollar

http://www.courtfool.info/fr_Couts_mefaits_dangers_du_dollar.htm

[4] Pipelines vers le 11 septembre

http://www.courtfool.info/fr_Pipelines%20vers%20le%2011%20septembre.htm

[5] Oil-products

http://proto4.thinkquest.nl/~lld581/index.php?id=14

[6] Fact sheets US Food System

http://css.snre.umich.edu/css_doc/CSS01-06.pdf

[7] New threat to food system: pricey fertilizer

Juillet 2008

L'auteur peut être contacté via www.courtfool.info.

Si vous voulez, vous pouvez copier cet article, l'envoyer à des intéressés ou le publier dans des journaux ou sur l'internet.



Jeudi 26 Juin 2008


Commentaires

1.Posté par malossi le 27/06/2008 00:40 | Alerter
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l argent doit etre fabriqué par les états , c'est un droit régalien qui nous a été volé avec la complicité de nos politicards aussi bien de droite que de gauche!
Alors un type qui prône la création de monais par une banque centrale fait partie de cette même kabale qui nous mettra tous à la rue comme des clochards tot ou tard...
quelle imposture cet article à 2 balles!

2.Posté par Bonard Guillaume le 27/06/2008 07:54 | Alerter
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- RENOVONS LA POLITIQUE MONNETAIRE

Aujourd’hui, nous sommes quasiment tous d’accord pour dire que nous ne nous pouvons plus assurer les moyens de nos politiques. (retraite/éducation/recherche/sécurité sociale etc. etc.)
Nos moyens sont limités pour ne pas dire complètement remis en cause parce que le poids de la dette ne nous le permet plus. Car le poids de la dette en question nous interdit de souscrire de nouveaux emprunts qui permettraient de financer les projets pourtant indispensables. De plus, le déficit budgétaire à résorber limite nos capacités d’action.

Le défi, aujourd’hui, consiste à assouplir les contraintes imposées par nous-mêmes ou plutôt la Constitution Européenne. D’ailleurs le Traité simplifié de Sarkozy n’apporte toujours pas de réponse à nos problèmes. Avant toute chose commençons à analyser afin d’en comprendre les incidences. Puis faisons preuve d’imagination et de créativité pour rectifier ces contraintes.

Concernant les dysfonctionnements de nos politiques monétaires, il faut d’abord savoir que le traité de Maastricht en 1992 d’après l’article 104, nous interdit toute avance de la Banque centrale Européenne (BCE) au profit le l’État ou plus précisément les États. Mais aussi, depuis 1973, l’État a perdu le pouvoir de création monétaire. En somme, la nation c’est à dire la collectivité s’est privée du droit régalien de battre sa propre monnaie en modifiant les statuts de la Banque de France.

A partir de ces 2 réformes, dont la seconde n’a fait que renforcer la première, donc nos contraintes, seules les banques secondaires détiennent cette exclusivité de la création monétaire par la voie de crédit. Mais, la voie de crédit est soumise et se doit d’obéir aux règles du marché et rentre dans une logique dont elle ne peut pas s’échapper : la rentabilité. (Rappelons aussi que la majeure partie de la création monétaire par les banques privés est réalisée ex-nihilo, c’est-à-dire à partir de rien puisque le montant des crédits accordés dépasse très largement celui de leurs dépôts).

Pourtant, des dysfonctionnements majeurs découlent de ces changements : la Solvabilité, la Spéculation, les Investissements à long terme et le Co-Développement.

—la Solvabilité : les banques par soucis de rentabilité, ne prêteront qu’auprès de leurs clientèles solvables. Alors que la précarité se généralise, de plus en plus nombreux seront les individus qui seront écartés du système par les banques.

—la Spéculation : La spéculation, par ces 2 changements, n’a été ni éliminée ni réduite mais bien au contraire elle est aujourd’hui exacerbée. Elle se traduit même par le financement de la bulle immobilière qui en résulte de l’allongement de la durée des crédits de 15 à 30 ans afin que les mensualités de remboursement restent dans les limites financières acceptables. A ce jour,les crises des subprimes et de ces crédits immobiliers ont déjà menacé 150.000 familles en France en 2007. Les 5 prochaines années vont être encore plus rudes …affaire à suivre de très près…..

—Les Investissements à long terme : Ils concernent l’aménagement du territoire d’infrastructures indispensables (écoles, routes, hôpitaux etc. etc.)) mais aussi la recherche mais encore d’entreprises publiques. En d’autres termes les investissements à long terme ne sont pas financés par la sphère du privé car ils sont tous à rentabilité lente. Pourtant, ces investissements sont essentiels pour préparer l’avenir et l’État aujourd’hui n’emprunte pas pour les financer tout simplement parce que ces investissements ne peuvent supporter les taux du marché .

— Le Co-Developpement : Les Pays du Tiers-monde sont les premières victimes de cette mauvaise répartition des richesses. Pourtant les liquidités monétaires ne manquent pas et sont plutôt abondantes. Nous socialistes qui défendons l’équité et la justice, devons être les premiers à rechercher des solutions si nous voulons pour demain un monde solidaire plus juste. Il apparaît qu’aujourd’hui, qu’on veuille nous faire croire à la raréfaction des capitaux, ce qui est complètement faux et illusoire. Non seulement, cette situation nous empêche d’établir des investissements humanitaires aux Pays du Tiers Monde qui sont maintenus en sous-développement, mais retarde aussi les investissements à long terme en Europe.

Voilà, la situation étant exposée, nous la trouvons tous déplorable. Surtout, que l’argent n’a pas de valeur en lui même. Car celui-ci n’est qu’un outil d’échange, qui se créé par l’émission de billets, de pièces et bien entendu des formes scripturales qui ne sont que des écritures sur des comptes bancaires à l’aide des supports papiers et informatiques. La création de monnaie se retrouve ainsi limitée sur le plan macro-économique car il ne faut pas oublier qu’elle dépend de sa contrepartie en terme d’économie réelle, plus exactement la capacité par la collectivité à créer des richesses sous forme de biens ou services de valeurs globalement équivalentes. Or, cette contrepartie est aujourd’hui réalisée de manière croissante par des populations mal rémunérées (ex: en Chine) ou par des populations pas rémunérées (ex : en Europe avec nos stagiaires). Pourtant, nous disposons de tous les moyens techniques et les connaissances nécessaires qui justifient que les gains de productivité devraient être pris en compte pour cette contrepartie.

QUELLES REFORMES DEVONS NOUS APPORTER ?

Certaines réformes sont encore décriées car nombreux sont ceux qui sont encore rattachés à leurs dogmes sur le plan économique. Pourtant, elles sont indispensables et surtout elles sont réalisables afin de remédier aux dysfonctionnements à propos des 4 points que nous venons de voir précédemment.
La raison s’effondre, mais c’est bien d’elle que nous avons besoin et qui doit primer sur les préjugés et l’irrationnel.

—Des réformes concernant les pays de la zone euro

Nous les socialistes devons donner plusieurs missions à la Banque Centrale Européenne (BCE), préserver le maintien de la stabilité des prix et de participer activement au développement économique synonyme de progrès mais surtout d’emplois.

L’unique moyen d’y parvenir serait de conférer à la BCE le droit de création monétaire au profit des États de l’Union Européenne et des organismes afin d’assurer le financement d’actions spécifiques et bien définies. Par ailleurs, les projets de ces organismes se devront d’être approuvés par les instances politiques européennes. Il s’agirait par exemple d’investir dans un service publique pour financer la recherche et d’obtenir des parts de marchés par le lancement de produits innovants . Ces entreprises publiques n’entraveraient en rien l’activité des entreprises privés puisque de toute façons celles-ci n’investissent pas ou alors très peu dans la recherche et l’innovation car leur rentabilité est incertaine et lointaine.

Nous devons être beaucoup plus exigent avec la Banque Centrale européenne afin qu’elle maîtrise de manière plus efficace les taux de change. L’objectif étant d’éviter une surévaluation de l’Euro exposée face à elle aux sous-évaluations du yen, du yuan et bien entendu du dollar.

Par ailleurs, on devrait confier le démarrage du « Revenu Minimum d’Existence » à la Banque Centrale Européenne avant d’assurer la relève du financement par l’impôt. Ce Revenu Minimum d’Existence aurait pour objectif de se substituer au RMI afin de responsabiliser les individus dans un esprit de « flexi-sécurité » en demandant aux bénéficiaires de participer à des activités à but non lucratives mais pourtant indispensables à la collectivité.

— Des réformes concernant les Pays du Tiers-Monde

Par l’impulsion des États de l’Union Européenne , il serait possible de mettre en place le Revenu Minimum d’existence en taxant les flux financiers spéculatifs qui fluctuent entre 1500 à 2500 milliards de dollar / jour afin de permettre de verser 1 dollar /jour à chaque habitant des Pays du Tiers-Monde .

Ce revenu permettrait de lancer une véritable dynamique économique puisque chaque habitant se verrait attribuer 30 dollars par mois. L’ensemble de ces déshérités verrait leur revenu doubler.

Cette mesure indispensable au développement, ferait renoncer de nombreux habitants à faire travailler les enfants dont la plupart travaillent eux aussi pour moins d’ - 1 dollar /jour !!!

L’accroissement de leur pouvoir d’achat et de leur qualité de vie seraient les meilleures méthodes d’éradiquer la misère mais surtout cela aurait l’effet positif de baisser la natalité.

L’Union Européenne se devrait de multiplier les investissements dans les infrastructures humanitaires.

Par ailleurs, le financier Georges Soros a proposé au FMI (Fond Monétaire International) l’utilisation du mécanisme des Droits de tirage spéciaux (DTS) au bénéfice de l’aide internationale. Les européens et autres pays riches ont suffisamment de réserve de change pour recourir à ce droit afin d’en faire bénéficier ces pays pour financer l’éducation primaire universelle et la couverture des soins médicaux essentiels.

3.Posté par Bonard Guillaume le 27/06/2008 07:55 | Alerter
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La cause essentielle de la dette de la France a débuté en 1973 lorsque les statuts de la Banque de France ont été modifiés ! Auparavant, la création monétaire se faisait par l'État, c'est-à-dire qu'il crée la monnaie en fonction des besoins par rapport à l'économie réelle. Bien entendu le principe n'était pas illimité pour éviter l'inflation et l'État détruisait la monnaie qui était en trop, aussi ce procédé était l'équivalent de crédit mais sans intérêt. Mais depuis 1973(voté)/74(mise en application au 1er janvier), la création monétaire se fait par la voie de crédits, l'État est contraint d'emprunter auprès des banques privées. Les conséquences sont donc lourdes, car pour ses investissements, même à des taux très bas, l'État ne peut pas supporter les taux du marché pour financer les écoles, les hôpitaux, les routes, etc., car bien souvent les investissements de l'État sont à rentabilité lente (exemple : les écoles, investir dans un élève, les bénéfices débuteront bien des années plus tard lorsqu'il aura fini ses études et débutera dans la vie active). Voilà la vérité, faites de véritables recherches par vous-mêmes pour comprendre comment la dette de l'État a débuté, et vous verrez que la création monétaire est en cause !

4.Posté par Frans Leens le 27/06/2008 16:48 | Alerter
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Article totalement malthusien en ligne avec les projets de l’oligarchie financière mondiale.
Quand on écrit “Si la population ne diminue pas radicalement...”, que l’on nous bassine avec la fin de l’énergie pas chère et que l’on présente un projet monétaire que celui qui est décrit, on est tout à fait en ligne avec l’oligarchie.
Population : la population mondiale va se stabiliser si on lui permet un développement normal. Exemple, l’Iran que l’on pourrait croire un pays arriéré a vu sa natalité baisser sensiblement en 20 ans, passant de 5,5 enfants par femme à 2,5. (Lire Emmanuel Todd : Après l’Empire).
Nourrir cette population ne poserait aucun problème si des méthodes modernes (tout en étant respectueuse de l’environnement) étaient utilisées partout, ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut.
Fin de l’Energie pas chère : Il est possible que le pétrole soit plus rare demain, mais c’est une chanson entendue depuis 40 ans. Par contre, ce qui est sûr, c’est que toute recherche pour trouver des énergies alternatives est mis en veilleuse, hors le solaire, l’éolien et l’hydraulique qui restent encore à un niveau marginal. D’autres pistes existent.
L’argent aux banques centrales : là encore, il ne propose pas le retour à la création monétaire aux mains de l’Etat, ce qui serait la solution la plus démocratique.

5.Posté par seb110 le 10/07/2008 02:49 | Alerter
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L'humanité avant l'ère industrielle se développait à un rythme lent. Un jour elle tomba sur un "engrais", un produit dopant : le charbon. Puis sur le pétrole. Puis sur l'énergie nucléaire ! Puis sur les centrales de 4eme génération (on compte pouvoir l'exploiter d'ici 20 ans).

Cet engrais a des contraintes : il nécessite de grosses installations et un câble pour transporter l'énergie électrique. Ce frein au développement sera rapidement contourné par les piles à hydrogène transportables à volonté comme le pétrole. Et hop, encore une possibilité supplémentaire de se développer à l'infini (ou en tout cas pour longtemps).

Aux dépens des espèces animales et végétales qui nous entourent.
De cela l'humanité se soucie peu. Ce qui lui importe est de croître en richesse et éventuellement en nombre, quelles que soient les conséquences.

Au risque de faire mourir la terre. C'est pourquoi l'humanité, lucide, envisage sérieusement de s'exporter vers le cosmos. Pour y trouver encore pleins de nouveaux engrais concentrés...

Solutions au problème

* décroissance
* Ne rien changer mais accélérer les recherches en centrales nucléaires de 4eme générations et en exploration du cosmos

Mettez vos idées sur l'encyclopédie collaborative Issuepedia fr.issuepedia.org/L'humanité_est_dopée_par_un_engrais_concentré

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