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Economie et pouvoir financier

Crise alimentaire mondiale: Les médias de l'Empire britannique appellent au génocide




Crise alimentaire mondiale: Les médias de l'Empire britannique appellent au génocide
Lorsque les médias proches de la City de Londres écrivent sur la crise alimentaire mondiale, leurs lignes éditoriales se ressemblent étrangement : ils demandent un génocide.

Par exemple, The Economist a publié un article ayant pour titre : « malfaiteurs céréaliers », qui attaque les gouvernements intervenant dans leur économie pour protéger leurs stocks de nourriture. The Economist de la semaine du 29 mars parle de pratiques « décourageant les agriculteurs » pour la production sur les marchés mondiaux. Il incrimine l’Inde, la Chine et d’autres nations, pour avoir posé des restrictions à l’exportation de grains sur le marché mondial, afin de protéger leur consommation intérieure.

Hier, l’éditorial du Financial Times de Londres, « remplir le garde-manger mondial », a repris le thème : il faut protéger les marchés, ajoutant ensuite, plus malthusien que jamais : trop de gens mangent trop. L’article commence ainsi : « Conseil pour ceux qui essaient de résoudre la crise alimentaire mondiale : ne commencez pas par là. Alors que les gouvernements des pays émergeants imposent des interdictions d’exportation sur des produits alimentaires de base, affaiblissant ainsi les marchés, les manquements d’un système conçu dans l’idée d’abondance deviennent de plus en plus évidents.

« Les causes en sont assez simples : plus de demande, venant d’un monde plus riche mangeant plus de protéines et ayant besoin de stocks de nourriture plus importants… »

Un autre exemple caractéristique d’une vision du monde malthusienne, selon laquelle il y a « trop de convives à la table de Mère Nature », dans le Wall Street Journal du 24 mars. En couverture : « Les nouvelles limites à la croissance ravivent les peurs malthusiennes ». L’article déclare qu’il y a trop peu de ressources dans le monde pour soutenir une population grandissante.

Plus la crise se développe, plus les hyènes montrent les crocs, appelant à un véritable génocide, dont elles ont créé les fondements par leurs politiques économiques.

La crise alimentaire actuelle est le résultat de décennies de destruction de la capacité de production agricole, et de l’imposition de coupes budgétaires, amplifiée par la bêtise des biocarburants. Et la seule solution est un nouveau Bretton Woods.


« Les richesses minières du Zimbabwe nous mettent l'eau à la bouche »

Un article sans scrupules, publié aujourd’hui par l’International Herald Tribune, relate toutes les convoitises minières sur le Zimbabwe, une fois Mugabe chassé du pouvoir ! En tant que tel, cet article rentre dans le cadre de la propagande britannique visant à recoloniser le pays.

Le Zimbabwe est présenté comme une véritable mine d’or, le mot convient, pour les compagnies minières. D’abord parce que le pays est largement inexploité. Rio Tinto y cherche le diamant, et les réserves de platine, parmi les plus grandes de la planète, ont attiré Anglo Platinum et Impala Platinum, deux géants de l’exploitation de ce métal précieux. Mais le pays regorge également de chrome, de cobalt, de cuivre, de nickel, de palladium, d’étain, sans oublier le charbon. Cependant, affirme le journal, la ressource la plus attirante reste l’or. Dans le passé, le Zimbabwe produisait 25 tonnes d’or par an. Au prix du métal jaune d’aujourd’hui, cela représente une somme conséquente.

Un responsable d’une compagnie minière suédoise ironise que « tous les problèmes du Zimbabwe ne sont pas politiques », en indiquant que dans le passé, la plupart des mines étaient de taille relativement petite. Ce que réclament les exploitants, c’est un nouveau code minier car « sous Mugabe, la stabilité était rare ». Selon eux, « la loi fut généralement employée par le gouvernement comme un moyen d’extorquer des fonds aux compagnies minières » et les livrait aux caprices du gouvernement.

« Sous Mugabe, les compagnies ont opéré sous la menace de la nationalisation, et l’or était vendu à des prix artificiels via la banque centrale », tandis que les pièces de rechange et le fuel nécessaire pour faire tourner les mines avaient du mal à arriver. Ce qui attire les miniers, c’est la richesse du sous-sol et une force de travail, parmi les plus qualifiées de la région.

Le sous-entendu tout aussi ridicule que scandaleux de cet article, c’est que le départ rapide de Mugabe permettrait soudainement le retour des grands « humanistes » miniers qui, sous conditions qu’on leur laisse les mains libres, développeront l’Afrique comme ce fut toujours le cas en Afrique…


Samedi 12 Avril 2008

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