Economie

Crise : A leur Tour, les Pays d’Asie se Mobilisent



Vendredi 24 Octobre 2008

Crise : A leur Tour, les Pays d’Asie se Mobilisent
Face à une crise de plus en plus dure pour les marchés asiatiques, les dirigeants de treize pays d’Asie se sont accordés ce vendredi sur la création, d'ici le mois de juin, d'un fonds commun de 80 milliards de dollars américains pour protéger la région contre la crise financière, a annoncé un responsable sud-coréen.

Les dirigeants sud-coréens, chinois, japonais et les 10 membres de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) ont conclu cet accord lors d'une rencontre à Pékin, a indiqué le porte-parole du président sud-coréen Lee Myung-Bak.

Les 13 pays (Asean+3) sont rassemblés dans la capitale chinoise à quelques heures d'un sommet Europe-Asie (Asem) largement consacré à la crise financière mondiale. L'Asean regroupe la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, l'Indonésie, les Philippines, Brunei, le Vietnam, le Laos, la Birmanie et le Cambodge.

Ils concrétisent ainsi un projet antérieur, connu sous le nom d'"Initiative de Chiang Mai" (CMI), décidé après la crise financière asiatique de 1997-98.

Mais cette décision n’a pas empêché les marchés asiatiques de sombrer un peu plus encore ce vendredi face aux incertitudes planant sur l'économie mondiale, les investisseurs japonais se montrant particulièrement inquiets face à la montée en flèche du yen.
La Bourse de Tokyo, principale place financière d'Asie, chutait lourdement de 7,08% en début d'après-midi, l'indice Nikkei des valeurs vedettes passant sous le seuil psychologique des 8.000 points, à 7.862,15 points.

Autre raison du pessimisme des investisseurs, le géant de l'électronique Sony a sévèrement revu à la baisse ses objectifs annuels et chutait de 12,2% en séance, tirant à la baisse les autres titres d'entreprises électroniques.

La plupart des autres bourses asiatiques étaient également en forte baisse, pour la troisième journée consécutive. A l’aube, les bourses chutaient de 0,68% à shangaï à 9% à Séoul.

Autre réunion de crise annoncée jeudi, celle des dirigeants européens qui se retrouvent le 7 novembre à Bruxelles, pour préparer le sommet international prévu une semaine plus tard près de Washington.

Les progrès sociaux obtenus ces dernières années par les pays en développement sont menacés par la crise, a averti de son côté le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva.
"La crise financière mondiale peut affecter de façon injuste et particulièrement dure les pays en développement", a-t-il dit.

L'ancien président de la banque centrale américaine Alan Greenspan a estimé que le marché du crédit vivait "un tsunami comme on en voit un par siècle", lors d'une audition devant une commission parlementaire à Washington.
Conscient qu'une bonne partie de la presse le rend responsable de la crise actuelle, Greenspan a reconnu la présence d'une "faille" dans son idéologie capitaliste.


Vendredi 24 Octobre 2008


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