Politique Nationale/Internationale

Coup d'état en Mauritanie



Jeudi 7 Août 2008

Coup d'état en Mauritanie
La politique est un métier de tous les dangers, ‎surtout, quand celui qui s'y implique, se risque à défaire ‎les alliances, sans égard au rang des personnes ‎concernées. Pour avoir négligé cette règle élémentaire, en ‎Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi se voit, depuis ‎hier, admis, sans avoir fait acte de candidature, dans le ‎club de ses innombrables "ex" condamnés à être évincés ‎de la scène politique par un coup d'état militaire. 15 mois ‎après son élection à la magistrature suprême, le premier ‎Président élu démocratiquement vient, ainsi, d'être arrêté, ‎à Nouakchott, avec son Premier ministre par des ‎membres de la garde présidentielle, frustrés, sans doute, ‎d'avoir fait l'objet, la vieille, d'une purge, qui visait, ‎notamment, leur Chef, Walad Al Ghaz, ainsi que le Chef ‎d'état major, le puissant Général Ould Abdel Aziz. Au ‎stade prématuré actuel, tout pronostic sur les réels motifs ‎du coup de force serait par trop hasardeux. Ce qui est sûr, ‎en revanche, c'est que la Mauritanie traverse l'une des ‎périodes les plus troubles de son histoire et qu'à la faveur ‎de cette instabilité, elle va de crise en crise. Pour donner ‎une petite idée de la situation chaotique en cours, ‎rappelons, à titre d'exemple, le geste péremptoire de ‎plusieurs députés proches du parti au pouvoir qui ont ‎décidé, 48 heures avant le putsch, de rendre leur tablier, ‎en signe de protestation contre l'état de délabrement ‎institutionnel que connaît le pays. Et le terme ‎‎"délabrement" n'est qu'un doux euphémisme. Depuis son ‎indépendance, en 1960, cette ancienne colonie française ‎n'est jamais parvenue à faire ce décisif bond en avant qui ‎fait qu'un Etat se ressaisisse, qu'il s'affranchisse de ses ‎anciens démons et qu'il s'engage, pour de bon, sur le ‎sentier du progrès économique, politique et social. ‎D'aucuns évoquent comme principal raison à cet état de ‎chose, la malédiction du désert qui couvre à 90% le ‎territoire national et qui empêche le redressement du ‎secteur agricole, d'élevage, de pêche, soit les principales ‎sources de revenus des habitants. D'autres voient surtout ‎dans l'instabilité chronique, en Mauritanie, le fruit amère ‎d'un profond esprit clanique qui définit le rapport des ‎principales forces politiques en présence. Quoi qu'il en ‎soi, le putsch militaire de mercredi n'augure rien de bon ‎pour un pays qualifié de l'un des plus pauvres de ‎l'Afrique de l'Ouest. ‎

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Jeudi 7 Août 2008


Commentaires

1.Posté par bekrine le 15/01/2009 20:04 | Alerter
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cet article ne touche pas le fond de la problématique qui a engendré le coup d'état contre un président démocratiquement élu. ce coup est l'oeuvre d'officiers de l'armée manipulés par des réctionnaires féodeaux de la société mauritanienne, réactionnaires qui savent que le progrés se fera contre eux. ce qui s'est passé en mauritanie n'est rien d'autre q'une tentatative de restauration de la ductature pure et dure contre la démocratisation de la société. tous les coups d'etat en afrique ont la même origine. Nos armées representent souvent les derniers remparts de la réactions.

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