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Contrebande de polonium-210 pour bombe sale ?


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Paul Craig Roberts
Mercredi 26 Mars 2008

Contrebande de polonium-210 pour bombe sale ?


Par Paul Craig Roberts, le 25 mars 2008


​​​​Dans son thriller publiée récemment, The Shell Game (L'Escroquerie), Steve Alten a tissé l'histoire d'une intrigue néo-conservatrice dans le but d'attaquer l'Iran. Pour surmonter la résistance, un groupe des opérations clandestines d'une administration républicaine a disposé des engins nucléaires pour les faire exploser dans deux villes des États-Unis, avec des indices fabriqués désignant l'Iran.


​​​​Les développements récents font se demander si les faits suivant sont extravagants.


​​​​La propagande à plein tube du régime Bush contre l'Iran a manifestement un sens. La presse étrangère rapporte que la raison du dernier voyage de Cheney à l'étranger est de persuader, par la menace et la corruption, de soutenir l'attaque étasunienne contre l'Iran.


​​​​Le gouvernement israélien continue à imaginer une arme nucléaire iranienne à l'horizon et fait de la gesticulation pour pousser à une action étasunienne contre l'Iran.


​​​​Selon John McGlynn dans Japan Focus (22 mars 2008), le régime Bush est d'ores et déjà en train d'attaquer l'Iran avec les efforts de son Ministère des Finances visant à couper le système bancaire iranien de toute relation bancaire internationale, empêchant ainsi ce pays d'importer et d'exporter. McGlynn qualifie d'acte de « déclaration de guerre des États-Unis contre l'Iran » la démarche du ministère étasunien.


​​​​Le voyage de Cheney montre que le régime Bush est découragé par la conclusion du National Intelligence Estimate, selon lequel l'Iran a abandonné depuis plusieurs années tout programme d'armement nucléaire. L'International Atomic Energy Agency n'a jamais trouvé d'indice sur ce genre de programme en Iran. En dépit de tous ces faits et sans preuves, le Régime Bush continue à affirmer que l'Iran dispose d'un tel programme, justifiant ainsi son attaque contre ce pays.


​​​​Le dimanche de Pâques, le général David Petraeus, commandant des forces étasuniennes en Irak et membre de l'équipe des Néo-conservateurs de Cheney, a rendu responsable l'Iran du bombardement de la Zone Verte « sécurisée » de Bagdad. Petraeus a dit que l'attaque est « en totale violation des promesses faites par le Président Ahmadinejad et les plus hauts dirigeants iraniens. » Les affirmations de Petraeus font partie de la campagne de propagande néo-conservatrice afin de mobiliser du soutien pour attaquer l'Iran.


​​​​Le chef du Commandement Central, l'amiral William Fallon, aurait déclaré que sous son mandat l'Iran ne serait pas attaqué. Avec sa récente démission, effective fin mars, Fallon a été retiré du tableau. Selon des articles de presse, Fallon a tourné en dérision Petraeus, le traitant de « flagorneur » et lui disant en face qu'il le considérait comme « un lèche-bottes de petits froussards. »


​​​​Fallon partant et le lèche-bottes de petits froussards restant, vous révèle tout ce que vous devez savoir sur les militaires étasuniens sous le Régime néo-conservateur des Cheney-Bush. Ce sont des lèche-bottes, des béni-oui-oui, des militaires.


​​​​Sur son site Internet, Juan Cole, professeur de l'Université du Michigan et spécialiste du Moyen-Orient, a un article du magazine Vanity Fair par l'écrivain collaborateur Craig Unger, auteur de The Fall of the House of Bush (la chute de la dynastie Bush). Unger fait remarquer que l'attaque étasunienne contre l'Iraq ne résulterait pas de « renseignements erronés. » Ce serait la retombée directe d'une cabale de conspirateurs néo-conservateurs, qui ont fabriqué les « preuves » et la propagande qui ont trompé le Congrès, les médias et les Étasuniens.


​​​​Un complot qui lancerait une guerre sur la base de « renseignements » faux et d'allégations mensongères est une intrigue qui croit fermement en son ordre du jour. Ce genre de machination ne pourrait se satisfaire de la réalisation partielle de son programme. Comme nous devrions tous le savoir maintenant, l'intention des Néo-conservateur consiste pour les États-Unis à renverser au minimum l'Irak, l'Iran et la Syrie. Selon le plan formulé par le Néo-conservateur Norman Podhoretz, l'objectif est de renverser le régime d'Égypte, d'Arabie Saoudite, du Pakistan et d'ailleurs [NDT : le Soudan, et la Somalie seraient aussi sur la liste], et de débarrasser le Liban du Hezbollah.


​​​​La difficulté de sécuriser l'Irak et l'Afghanistan n'a pas entamé la confiance des Néo-conservateurs en leur ordre du jour, mais le temps pourrait être compté pour eux si nous supposons que Bush va démissionner et ne prononcera pas les deux mots, urgence catastrophique, qui ont fait de lui un dictateur, et que le vote du public lassé de la guerre n'élira pas « bombardons pilonnons écrasons l'Iran » McCain [NDT : Roberts ne tient pas compte des machines de vote électronique].


​​​​La présidence d'un McCain donnerait encore quatre ans aux Néo-conservateurs pour orchestrer une attaque contre l'Iran. Jeffrey St. Clair, dans CounterPunch le 24 mars, note que l'ambition démesurée d'Hillary pourrait provoquer la division et la défaite des Démocrates en jouant la carte de la course contre Obama de manière à ce qu'elle puisse se présenter contre McCain dans quatre ans avant d'être trop vieille pour le challenge.


​​​​Une conspiration disposée à lancer l'invasion d'un pays sous de faux prétextes n'hésiterait pas à fomenter un événement sous fausse bannière s'il favorisait son ordre du jour. L'énorme coût humain, financier et diplomatique de l'invasion de l'Irak montre bien que les Néo-conservateurs sont prêts à faire payer n'importe quel prix aux États-Unis pour concrétiser leurs projets et obtenir l'hégémonie israélo-US au Moyen-Orient.


​​​​Nous ne le saurons sans doute jamais, mais une opération sous fausse bannière des Néo-conservateurs se cache peut-être derrière ce qui semblait être l'empoisonnement d'Alexander Litvinenko avec un isotope radioactif rare et sévèrement contrôlé, le polonium-210. Litvinenko, un ancien membre du contre-espionnage du KGB, opérait dans le monde ténébreux des « consultants en sécurité, » avec un faux passeport qui lui avait été donnée par le gouvernement britannique. Litvinenko avait quitté la Russie quand son patron, l'oligarque Boris Berezovski, s'était enfui pour échapper à des accusations de fraude.


​​​​Le gouvernement britannique et les sites Internet sponsorisés par Berezovsky ont fait porter la responsabilité de la mort mystérieuse de Litvinenko au service Fédéral de Sécurité de Russie, qui aurait envoyé un agent pour mettre du polonium-210 dans le thé de Litvinenko. De prime abord, l'histoire est tirée par les cheveux, mais elle a servi à détourner l'attention sur le fait que du polonium-210 se trouvait entre les mains de particuliers.


​​​​D'où venait ce polonium ? Nul ne le sait, mais le physicien nucléaire Gordon Prather avait noté à l'époque que Litvinenko s'était rendu récemment en Israël, et que les réacteurs nucléaires d'Israël ne sont pas assujettis aux avals internationaux.


​​​​Dans quel but du polonium a-t-il été passé en contrebande ? Nul ne le sait, mais Prather note que le polonium-210 a une courte durée de vie qui ferait rater toute arme stockée pendant quelques mois.


​​​​Selon des gens bien informés, le polonium-210 serait épatant pour une « bombe sale, » qui ferait peu de dommages réels mais engendrerait assez de peur et d'hystérie pour que les Néo-conservateur puissent entamer une nouvelle guerre.


​​​​Steve Alten est plus vigilant que les médias. Il a vu ce qui pourrait être la vraie histoire derrière la mort de Litvinenko avec du polonium-210. Conscient du fait que le roman fantastique est une voie capable d'apporter des faits aux Étasuniens, et espérant empêcher pareil événement dans la réalité, Alten a écrit un thriller prophétique sur notre avenir entre aujourd'hui et 2012.



​​​​Paul Craig Roberts fut Assistant du Ministre des Finances durant le premier mandat du Président Reagan. Il a été rédacteur adjoint au Wall Street Journal. Il a tenu de nombreuses postes universitaires, dont une Chaire de professeur à la Fondation William E. Simon, au Center for Strategic International Studies, à l'Université de Georgetown, et a été Chargé de Recherche Supérieur à la Hoover Institution et à l'Université de Stanford. Il a été décoré de la Légion d'Honneur par le Président français François Mitterrand. Il est auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, de Alienation and the Soviet Economy et de Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Lire (en anglais) l'interview de Roberts avec Peter Brimelow de Forbes Magazine, au sujet de la récente épidémie de fautes professionnelles chez les procureurs.



Original : http://www.vdare.com/roberts/080325_polonium.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info




Dimanche 30 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par stèganos le 26/03/2008 18:07 | Alerter
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Merci pour la remarque Monsieur Pétrus Lombard concernant la régularité et la légalité de la prochaine élection présidentielle US à cause des " machines à voter ".
Dommage que Monsieur Roberts malgré ses brillantes analyses n'intègre pas ce point crucial.

cordialement.

2.Posté par Magrof le 26/03/2008 18:39 | Alerter
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Bonjour,

Georges Bush n'a que des bombes atomiques contre l'Iran. Malheureusement pour lui, la bombe atomique a deux inconvénients majeurs qui les rendent inexploitables contre un pays tel l'Iran:

1) La bombe atomique ne sert qu'à faire capituler le pays agréssé. Or, l'iran marche pour Dieu, et ne se donne pas le droit de capituler même contre toutes les bombes atomiques de la planète.

2) On ne peut utiliser que très peu de bombes atomiques. Autrement, l'agrésseur ne pourra jamas mettre son pied dans le pays agréssé à cause des radiations intenses nucléaires. Dans ce cas, le pays agréssé continue à rester souvrain et n'a pas perdu la guerre puisqu'il est le seul à maîtriser son térritoire.

Dès l'usage des bombes atomiques ou autres contre l'Iran par Georges Bush, 15000 missiles iraniens frapperont toutes les cibles de l'OTAN dans toute la région dans la minute qui suit l'agression de l'Iran.

En suite, les armées iraniennes se metteront en marche sur tous les états des pays musulmans dans le monde si Georges Bush fasse usage des bombes atomiques contre l'Iran. Rien ne pourra arrêter les armées iraniennes qui seraient dans ce cas iradiées et n'auront plus rien à perdre pour renverser tous les régimes fântoches de la région.

Il y a 90 bombes atomiques en Turquie, et des centaines au Pakistan et en Israël. Toutes ces bombes tomberont dans les mains des armées iraniennes.

Et voilà que M Georges Bush croit pouvoir faire capituler un pays et un régime comme ceux d'Iran qui ne connaît que la capitulation devant DIEU.


3.Posté par Z-Machine Z-Pinch le 27/03/2008 04:20 | Alerter
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Salut Magrof,

Tu écris ceci:
"(...)
2) On ne peut utiliser que très peu de bombes atomiques. Autrement, l'agresseur ne pourra jamas mettre son pied dans le pays agréssé à cause des radiations intenses nucléaires. Dans ce cas, le pays agréssé continue à rester souvrain et n'a pas perdu la guerre puisqu'il est le seul à maîtriser son térritoire.
(...)"


Ce point que tu soulignes serait aujourd'hui obsolète; en effet, les avancées de la Z-Machine ont selon toute probabilité déjà permis la mise au point de bombes thermonucléaires à "fusion propre" (non radioactive), qui n'attendent plus que d'être employées en "situation réelle" contre l'Iran, ce qui suscitera bien sûr l'admiration des commentateurs médiatiques devant cette "prouesse technologique" des bombes H non radioactives toutes propres, de la même façon que Hiroshima et Nagasaki avaient suscité l'admiration majoritaire.


La certitude de l'emploi de nouvelles bombes H "propres" (non radioactives) pourrait aussi expliquer les nouvelles doctrines "d'attaque nucléaire en premier" promotionnées au niveau de l'Otan.


Les mots clés pour comprendre de quoi il retourne sont "Z-Machine" et "Z-Pinch".


Il est attristant de voir qu'une avancée technologique qui potentiellement résoudrait à très brève échéance tout problème de pénurie énergétique, vers un âge d'abondance pour l'humanité entière, est employée prioritairement au renouvellement de l'arsenal des bombes nucléaires américaines et britanniques, avec secret défense et blackout médiatique à la clé.

Voilà où nous entrainerait une vision psychopathique de la réalité qui est celle des instances dirigeantes. Des psychopathes se cooptant entre eux, agissant "masqués", noyautant les postes clés et contaminant la société toute entière d'une vision inhumaine déviante, avec l'emploi de "paramoralismes", sous forme "d'injonctions morales" absurdes qui généralement court-circuitent la réflexion, créant une sorte d'hypnose (exemple, entre autres: "Travailler plus pour gagner plus"). Lire "Ponérologie Politique" de Lobaczewski de toute urgence pour comprendre ce phénomène qui se répète dans l'histoire, avec des conséquences potentielles infiniment plus dramatiques aujourd'hui.


En attendant, on peut craindre très fort pour l'Iran et pour nous tous. Si l'Iran est massivement bombardé avec les nouvelles bombes H "propres", il ne sera même pas rendu radioactif, ce qui fait bien entendu saliver d'abondance les prédateurs dirigeants. Le seul espoir serait qu'il reste suffisamment de gens de conscience aux postes clés aux USA et en Grande-Bretagne pour pouvoir saboter à la racine les plans d'attaque de l'Iran. Ce n'est pas certain du tout.


Je répète les mots-clés: "Z-Machine" et "Z-Pinch". Ce machin technologique pourrait à très court terme apporter à l'humanité une abondance sans pareille, la maitrise de la fusion nucléaire non polluante non radioactive et l'énergie "à gogo" pour tous, mais les militaires le cachent, se préoccupant seulement de fabriquer de nouvelles bombes H non radioactives avec cette avancée. Voilà où nous en sommes, dans la connerie inhumaine.

4.Posté par belh le 27/03/2008 10:49 | Alerter
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Sa,s compter les millions de musulmans qui marcherons derrière l'Iran, puisque cette guerre sera la gouutte qui fera déborder le vase islamique.

5.Posté par Z-Machine Z-Pinch le 28/03/2008 07:20 | Alerter
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Des millions de personnes atomisées à la nouvelle mode "propre", ce n'est pas une perspective enthousiasmante.

...Et le reste de la planète dans un m... sans nom, avec les déviants psychologiques ultra-riches qui tireront les ficelles et les marrons du feu. Ce n'est pas une perspective réjouissante.

Faudrait arrêter de jouer à la guerre dans sa tête, il y a des considérations plus sérieuses et constructives, à considérer.

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