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Communiqué - Machines à voter à Courbevoie : le juge établit que des irrégularités ont été commises.


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Mercredi 12 Mars 2008


Ordinateurs-de-Vote.org

Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur
Communiqué de presse - mercredi 12 mars 2008
Machines à voter à Courbevoie :
le juge établit que des irrégularités ont été commises.

Paris, le 12 mars 2008. Se rendant compte que l’'utilisation des machines à voter est incompatible avec le scrutin de liste des élections municipales, la Mairie de Courbevoie a décidé de compléter l’'envoi du matériel électoral officiel (les professions de foi) par un envoi de courrier supplémentaire à tous les électeurs. Dans ce courrier, les électeurs ont trouvé des listes de candidats éditées par la Préfecture ainsi qu'une copie d'écran de ce que les électeurs trouveront sur les machines à voter.

La copie d'écran a montré que seule la tête de liste, ainsi que certaines mentions y figuraient (fonction pour les uns, profession pour les autres). La liste de Gauche a déposé une requête « référé-liberté » devant le Tribunal Administratif, demandant l’'annulation de la décision de la mairie de recourir au vote électronique pour le scrutin des 9 et 16 mars, pour non respect du Code électoral.

Par ordonnance rendue le 6 mars 2008, le TA a rejeté la demande de la liste « une autre ambition pour Courbevoie », bien qu'’ayant constaté le non respect de l’'article R 55-1 du Code électoral. Stéphane LENOEL, candidat sur cette liste et co-demandeur du référé, nous a indiqué « cette décision est assez surprenante, le tribunal constate bien des irrégularités, la liste complète des candidats n’'est pas affichée et pourtant, ce que l’'on recalerait pour un bulletin papier [la liste complète des candidats NDLR] est accepté pour l'’interface graphique. La décision est là, il était trop tard pour faire appel, mais nous allons redoubler de vigilance et alerter nos concitoyens sur le danger que représente le vote électronique pour la transparence du processus électoral. »

Le président d'Ordinateurs-de-Vote.org, Pierre Muller, rappelle : « Au début des années 2000, le Conseil d'Etat et l'administration du Ministère de l'Intérieur ont imposé le vote électronique en contournant le Parlement, au moyen du bricolage d'une loi datant de 1969, conçue pour des machines à voter mécaniques. Longtemps, les communes lancées dans cette aventure ont été rassurées par l'absence de contentieux lié au vote électronique. Ce dispositif commence à se fissurer dangereusement : en 2007, une des requêtes d'Ordinateurs-de-Vote.org a conduit, par exemple, le Conseil Constitutionnel à déclarer irrégulière l'utilisation de plusieurs ordinateurs de vote par bureau. Les villes de Reims, Hazebrouck et Wintzenheim ont alors été contraintes de remiser leurs ordinateurs de vote en 2008. Cette année, ce sont des candidats qui font reconnaître des irrégularités. Comme par ailleurs, Michèle Alliot-Marie a interdit tout nouvel achat, l'avenir des machines à voter, en l'état actuel du droit et des technologies, apparaît désormais fort heureusement compromis. »


Contacts presse
Stéphane LENOEL, candidat sur la liste « une autre ambition pour Courbevoie » et co-demandeur du référé, 09 54 36 45 28

Pierre Muller, Président Ordinateurs-de-Vote.org, 06 63 72 63 56 - presse@ordinateurs-de-vote.org


Ordinateurs-de-Vote.org  : qui sommes-nous ?

Nous sommes des citoyens réunis par notre opposition à l'utilisation de technologies de vote électronique immatures dans un environnement juridique inadapté, maintenant forts d'une pétition de près de 100 000 signatures.

Nous ne sommes en rien opposés à la technologie, nous nous interrogeons seulement sur son bon usage. Bon nombre d'entre nous sont informaticiens.

Cette volonté d'éthique dépasse tous les clivages politiques, et nous comptons en notre sein des représentants de tous les courants d'opinions qui font la force de la société française.

Site Internet.








Mercredi 12 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par throne le 12/03/2008 15:41 | Alerter
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ça c'est de la bêtise pure. où est le progrès dans l'utilisation de machines à voter ? la machine à l'unité vaut dans les 4000 euros, elle est electroniquement piratable, et surtout elle exclu le recomptage des voix de par son support. le seul argument serait le gain de temps lors du depouillement, et le coté fashion. non non, il faut interdire le systeme de vote electronique; sans compter qu'il devriendrai la propriété de sociétés privées pour la mise en place et le depouillement, ce support est bien trop obscur par rapport aux petits papiers decomptés par autant d'equipes qu'il y a de communes

2.Posté par luiggi le 12/03/2008 17:04 | Alerter
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oui Throne, mais le bourrage des urnes papier ça existe aussi, disons que c'est moins "visible" que cette escroquerie de machine a truquer les votes.
Ces mêmes machines qui ont permis au dictateur étasunien de se faire "nomer" , certainement pas "élire"....
Dis moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es!!!!

3.Posté par bianchi le 12/03/2008 18:34 | Alerter
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Ouf on a quand meme la chance de pouvoir voter dans nos pays,ou on a le choix entre plusieurs partis.Beaucoup de pays ne peuvent pas voter,ou alors il n'y a qu'un seul parti,ce qui revient a dire que c'est dictatorial.

4.Posté par Zevengeur le 12/03/2008 23:32 | Alerter
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Staline a dit "Ce ne sont pas les votes qui comptent mais ceux qui comptent les votes"

5.Posté par bianchi le 13/03/2008 13:07 | Alerter
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Reference douteuse ce Staline,moeurs barbares ce sbire.

6.Posté par throne le 13/03/2008 15:24 | Alerter
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alors le bourrage d'urne dans des fief de la Haute comme neuilly asniere et autres, je veux bien imaginer; apres tout la majeur partie de la populace de ces cages à cons serait largement pour. mais dans des "petites" communes de region parisienne, dans ces petits villages qui n'interresse guère que jean-pierre pernaud, et autres coins reculés sans pollution, je doute qu'il y ait bourrage necessaire ça m'a l'air meme plutot risqué. Enfin bon, je ne pretend pas qu'un risque zero est au simple prix d'une espece de vigilance technologique, mais quand meme, ya des points de non-retour à ne pas depasser, sinon le vote deviendra aussi legitime que le sondage.

7.Posté par Frederik B. le 14/03/2008 04:29 | Alerter
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Les machines à voter sont une porte ouverte à la fraude indétectable

Une machine à voter est un ordinateur exécutant un programme dont personne ne peut vérifier l'honnêteté car il est couvert par le secret industriel.

Si la machine a été programmée pour devenir malhonnête "sur demande" puis effacer toute trace de ce changement de comportement, personne ne pourra ni s'en rendre compte, ni en apporter la preuve devant les tribunaux puisque tout est dématérialisé.

Si un nombre important de machines sont "modifiées" très en amont (par exemple avec la complicité d'une personne travaillant chez le fabricant) on peut supposer que la tentation sera grande d'établir une liste secrète de mots de passe uniques pour chaque machine permettant à un électeur complice de donner à une machine l'ordre de se mettre à tricher jusqu'à un éventuel contre-ordre ou bien jusqu'à la fin du scrutin.

Attention, je ne dis pas que la fraude papier n'existe pas. La différence entre la fraude papier et la fraude électronique est que la première laisse des traces et est difficilement généralisable, alors que la seconde est facilement généralisable et ne laisse pas de traces si elle est "bien" faite. La fraude papier a toujours existé, et lorsqu'il sera possible de frauder avec l'informatique la fraude ne disparaîtra pas bien au contraire... En voici la démonstration :

L'informaticien qui travaille chez le fabricant n'aura aucune difficulté pour trafiquer les machines avant qu'elles sortent de l'usine ou bien à l'occasion d'une visite de maintenance en mairie. S'il ne travaille pas chez le fabricant, l'informaticien devra se procurer une machine, comprendre comment elle fonctionne, concevoir et écrire un programme similaire (mais trafiqué) et avoir des complices (par exemple des personnels de mairie) pour accéder à la machine pendant quelques minutes afin de remplacer le programme original par son programme trafiqué. Certains modèles de machines à voter peuvent être modifiés à l'aide d'un micro-ordinateur (PC) que l'on connecte à la machine à voter pendant le transfert du programme trafiqué. D'autres modèles peuvent être trafiqués en les ouvrant pour remplacer une puce avant de le refermer. Une fois ces "formalités" accomplies, la recette pour frauder peut être vendue à n'importe quel candidat souhaitant tricher dans un bureau de vote équipé d'une machine trafiquée.

Comme chaque machine à voter a un numéro de série unique, l'informaticien demande au candidat de lui donner les numéros de série des machines qui devront reconnaître l'ordre de se mettre à tricher. L'informaticien calcule alors pour chaque numéro de série le code secret qui permettra à la machine de reconnaître l'électeur complice. Comme ce code secret dépend du numéro de série de la machine, il ne fonctionnera que sur la machine correspondante. L'informaticien s'assure de cette façon l'exclusivité de la vente des codes secrets qui fonctionneront avec le modèle de machine qu'il aura trafiqué.

Passons maintenant aux détails pratiques. Comment un électeur complice du candidat malhonnête peut-il taper un code secret sur une machine à voter ? Réponse : en faisant semblant d'hésiter entre plusieurs candidats avant de valider son choix avec le candidat qui bénéficiera par la suite du coup de pouce.

Comment éviter que la triche ne soit détectée ? Réponse : en respectant les règles élémentaires suivantes :

1) ne jamais "bourrer" une urne mais se contenter de "détourner" au profit du candidat malhonnête et seulement de temps en temps (par exemple une fois sur dix) une voix accordée à un autre candidat (tout en affichant les choix originaux des électeurs pour que ceux-ci n'en sachent rien).

2) bien "choisir" les candidats victimes (ceux dont la machine devra détourner une partie des voix); ceci peut être fait de façon très habile si on détourne les voix de candidats dont les électorats sont habituellement susceptibles de se reporter vers le candidat malhonnête.

Comment communiquer à la machine le nom du candidat victime ? Par exemple en choisissant son numéro juste avant celui du candidat à favoriser.

Comment éviter que les résultats ne soient trop différents de sondages ? En trichant juste un peu mais pas trop ou alors en achetant des sondages...

On voit donc que la généralisation des machines à voter permettrait très facilement de faire basculer les résultats d'une élection, et accessoirement de faire la fortune de quelques informaticiens peu scrupuleux.

Il y a des gens malhonnêtes dans toutes les professions. Pourquoi prendrions nous le risque de laisser à des informaticiens, des experts, des huissiers, ou des personnels de mairie le soin d'assurer la sécurité des machines et la vérification de leur bon fonctionnement ?

Vérifier que pour chaque candidat l'appui sur le bouton de son numéro provoque l'affichage du nom du candidat est une chose, vérifier que la machine est honnête en est une autre.

Tout citoyen doit être en mesure de vérifier lui même que les bulletins de vote de son bureau de vote sont tous pris en compte et comptés correctement; et pour cela le code électoral n'impose à personne de faire confiance à des tiers (surtout si ce sont des informaticiens, experts, représentants d'un parti, élus, huissiers, employés de mairie) ni à une machine.

Certains fabricants de machines à voter ont cru (ou ont essayé de faire croire) que l'impression d'un ticket remis à l'électeur au moment du vote avec le nom du candidat choisi pouvait rassurer les électeurs et les mairies. Cette pratique, qui n'est d'ailleurs pas prévue par la loi, est très dangereuse car :
a) la "preuve" de vote n'a aucun intérêt puisqu'en cas de demande de vérification il faudrait demander à tous les électeurs de rapporter les tickets pour les mettre dans une urne classique afin de les compter manuellement (en espérant qu'il n'y ait pas de faux ticket);
b) cela permet à des candidats de proposer de fortes sommes d'argent aux électeurs qui apporteront les tickets prouvant qu'ils ont "bien" voté.

De même, l'adaptation des machines à voter pour qu'elles soient équipées d'imprimantes et/ou de lecteurs optiques est une arnaque : quel électeur accepterait d'appeler le président du bureau de vote pour expliquer qu'il a appuyé sur le bouton de son candidat mais que le bulletin qui s'imprime ne correspond pas ou bien qu'il y a eu "bourrage papier" pendant l'impression ?

L'utilisation des machines introduit d'ailleurs une discrimination insupportable entre les électeurs qui seront en mesure (ou penseront l'être) de se convaincre que la machine est fiable (sans erreurs de programmation), honnête (le programme ne sait pas tricher) et inviolable (la machine est à l'abri de toute tentative de piratage) et l'électeur lambda.

De plus, le recours à des spécialistes pour l'exercice du droit de contrôle de la régularité d'un scrutin est illégal car selon le code électoral tout citoyen doit pouvoir s'assurer de lui même du bon déroulement des scrutins, et ceci sans qu'il n'ait besoin d'avoir des connaissances particulières.

Enfin, si les citoyens acceptaient de déléguer à des tiers le soin de vérifier qu'une élection est régulière, quelle serait la responsabilité de ces tiers en cas de mauvaise appréciation voire de malversations ?

Le vote papier est aujourd'hui le seul moyen permettant de s'assurer que dans la très grande majorité des bureaux de vote il n'y a pas de fraude, et que dans les bureaux de vote où il y en aurait elles seraient facilement détectées.
Heureusement l'émargement n'a pas encore été supprimé. Je n'ai jamais manqué un seul scrutin. Mais si on nous fait avaler une nouvelle modification du code électoral sensée renforcer la sécurité des scrutins pour relancer la prolifération des machines à voter, je crois que je voterai blanc puis refuserai d'émarger.

Avec les machines à voter les électeurs sont dépossédés de leur droit car ils n'ont plus les moyens de s'assurer de la sincérité des résultats. Tandis qu'avec le vote papier même un enfant de 10 ans est capable de contrôler la régularité d'un scrutin.

Même si la très grande majorité des communes ne sont pas encore passées au vote électronique, il est essentiel que tous les électeurs manifestent leur attachement à l'urne transparente et aux bulletins papier afin que le vote électronique soit interdit à tous les scrutins politiques et professionnels. Il s'agit de la démocratie, pas d'un jeu télévisé. Je préfère attendre plusieurs heures pour avoir un résultat (même si je dois participer au dépouillement) plutôt que d'avoir un résultat instantanément mais dont personne ne peut savoir s'il est sincère.

J'encourage les électeurs qui seraient tentés de ne plus voter de se donner la peine de le faire (même si c'est pour voter blanc) afin que personne ne puisse prétendre que la politique n'intéresse plus les citoyens.

Aux électeurs privés de bulletin papier et indécis, je suggère qu'ils soutiennent les candidats qui ont pris des engagements pour (au moins) suspendre le vote électronique.

Merci de signer (et faire connaître) la pétition pour le maintien du vote papier :
www.votepapier.com

Le site voteelectronique.info:// voteelectronique.info/ est également une bonne adresse à visiter (et à faire connaître).


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