Propagande médiatique, politique, idéologique

"Communautarisme", ce mot devenu la clé de toute rhétorique raciste



E. R.
Vendredi 4 Septembre 2015

"Communautarisme", ce mot devenu la clé de toute rhétorique raciste
"Communautarisme", voici un mot que l'on entend constamment dans la bouche de nos politiciens et éditocrates. De Christophe Barbier à Marine Le Pen, d'Eric Ciotti à Caroline Fourest, d'Alain Finkielkraut à Christian Estrosi... un mot qui était quasiment inexistant il y a 20 ans, mais qui est aujourd'hui constamment utilisé, quasiment toujours pour cibler des minorités (noirs, arabes, musulmans...etc), jamais pour désigner l'entre-soi blanc qui domine largement au sein de nos élites politiques, économiques ou médiatiques.

La sociologue Sylvie Tissot note cet autre paradoxe : la « communauté » se voit parée de toutes les vertus quand elle est nationale, elle appelle alors une allégeance, un amour, un dévouement impérieux et exclusifs (un « bon communautarisme »). En revanche, la communauté devient suspecte dès qu’elle est minoritaire.

 Très clairement, le terme a pour fonction de diaboliser les minorités discriminées et les décourager de lutter contre les discriminations qu'elles subissent.

C’est en effet au moment où des citoyen(ne)s discriminé(e)s et relégué(e)s s’unissent pour demander à être traités comme les autres (par exemple les femmes voilées), au moment où ils et elles demandent à rejoindre les autres dans des territoires, des univers sociaux ou des modes de vie qui leur sont interdits, qu’on les accuse de se particulariser, de se replier sur eux-mêmes et de diviser la société française.


Vendredi 4 Septembre 2015


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