Néolibéralisme et conséquences

'Comment privatiser la Poste et la SNCF?'



denis_jaisson@yahoo.com
Dimanche 12 Juillet 2009

'Comment privatiser la Poste et la SNCF?'
La mode est depuis la fin de la guerre froide au déboulonnage des idoles – enfin, surtout celles des démocraties populaires… Aujourd’hui c’est le tour de la démocratie libérale – en bref la "Démocratie".

Il y a deux sortes de dictatures: la dictature et la Démocratie [1]. Dictature et Démocratie ne se distinguent pas par la mesure dans laquelle chacune est coercitive mais par la manière dont est exercée la coercition. Celle-ci est extérieure en dictature; elle est imposée par autrui. Elle est intérieure en Démocratie. Le génie de cette dernière est d’induire chez le citoyen le consentement aux décisions du gouvernement qui ne demande pas son avis au peuple avant que celui-ci considère ces décisions comme l’expression de la volonté publique [2]… L’induction du consentement public est le travail de la propagande [3] qu’Edward Bernays baptisa du nom acceptable de "relations publiques" [4] – on ne vous manipule pas, on entre en relation avec vous; c’est tellement plus sympa! Voyons à l’aide d’un exemple comment la Démocratie procède. Aventurons-nous dans la fiction politique afin, sans prétention, de prévenir ainsi nos lecteurs de ce que prépare en coulisse notre gouvernement...

Résumons d’abord les étapes de la manipulation démocratique à fin libérale; nous développerons après:
1- dessein occulte,
2- injustice fabriquée ou exploitée,
3- révélation du dessein présenté comme la correction de l’injustice,
4- exécution de ce dessein et injustice encore plus grande…

1ère étape - le dessein occulte. Le gouvernement veut privatiser la Poste et la SNCF – il ne le dit pas encore car ça passerait mal auprès du public.

2- Il crée l’Injustice. On allège les horaires de travail des fonctionnaires; leurs retraites sont généreuses. Les media comparent charge de travail et retraites du privé et du public – "les conditions de travail des cheminots ont tout de même bien changées", fait-on remarquer avec justesse. Les Français tirent leur conclusion - scandale à droite, culpabilité à gauche; ainsi neutralise-t-on cette dernière… Mais les fonctionnaires sont mal payés – c’est voulu - ils sont donc plus revendicatifs. Ainsi, d’un côté, les travailleurs du secteur privé sont indignés par cette attitude revendicative; de l’autre les fonctionnaires sont enclins au conflit social. Les syndicats organisent donc des grèves. L’état et les syndicats se raidissent sur leurs positions respectives, afin que ces grèves durent; les entreprises ne peuvent plus tourner et on licencie. On apprendra dans trente ans que le MEDEF a payé les syndicats sous la table, comme il a admis l’avoir fait en d’autres circonstances… Les idiots utiles comme l’IFRAP [5] dénoncent les subventions énormes, les avantages et privilèges sociaux, les grèves et la gabegie, le contraste choquant avec le manque d’investissements en matière de sécurité sur les rails - la corde sensible… La Commission européenne lève le carton rouge: "l’état français fausse la concurrence en mettant la main à la poche du contribuable!" – Europe chérie qui protège notre pouvoir d’achat…

3- Celle-ci, deus ex machina des tragédies privatisées, s’impose par la force des traités communautaires comme l’arbitre des Français divisés: il faut privatiser; c’est le prix de la paix sociale, du pouvoir d’achat, de la baisse du chômage et de la compétitivité de la France…

4- Le gouvernement privatise donc la Poste et la SNCF, fort du soutien du public ainsi manipulé et de la contrainte providentielle exercée par la Commission européenne [6]. La concurrence s’impose de fait. Pour sûr, elle fera baisser les prix; ça réjouit l’UMP et ça console au PS. Seulement voilà… La concurrence des actionnaires est aussi forte que la concurrence des prix. En effet une grande entreprise privée a besoin d’actionnaires autant que de clients pour survivre. Dans la course générale après des actionnaires qui par définition veulent rentabiliser leurs investissements, la Poste et la SNCF privées – fiction toujours – pratiquent maintenant des tarifs beaucoup plus élevés que les anciens services publics. Vous vilipendiez ces "parasites de fonctionnaires", beaux parleurs de droite? Mais les parasites – les actionnaires - qui sont aujourd’hui aux commandes sont beaucoup plus cher! Car, tout compris, compte tenu donc de l’impôt qui autrefois subventionnait la Poste et la SNCF publiques, les Français, bien que ces subventions aient disparu, payent globalement plus cher le timbre poste et le voyage en train – injustice encore plus grande...

Denis Jaisson, bourgeois catholique prolétarisé par le Système

[1] Je fais d’emblée un bras d’honneur aux idolâtres jobards des temps modernes, tels Jean Rostand ("Tant qu'il y aura des dictatures, je n'aurai pas le cœur à critiquer une démocratie") et Ruy Barbosa ("La pire des démocraties est de loin préférable à la meilleure des dictatures")

[2] "Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les dictatures d'être cyniques" (Bernanos)

[3] Noam Chomsky reconnut la vertu coercitive douce de la propagande qui "est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures"

[4] S’étonnera-t-on que la propagande commence par changer de nom et donne ainsi d’elle-même une définition à l’occasion de son premier truchement sémantique…?

[5] L'IFRAP, www.ifrap.org, se définit ainsi... "Depuis 1985, l’IFRAP est un Think Tank indépendant analysant la performance de l’Etat, des administrations et des politiques publiques, afin de proposer des réformes concrètes".

[6] Connaissant Bernays, on sourit à la lecture de Harry Truman qui exprima sa naïveté politique en disant avec une épaisseur toute américaine que "chaque fois que vous avez un gouvernement efficace, c'est une dictature"


Dimanche 12 Juillet 2009


Commentaires

1.Posté par Nicolas le 14/07/2009 19:45 | Alerter
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Plutôt que de dénoncer les actionnaires qui seraient les bénéficiaires exclusifs du libéralisme, je pense qu'il vaudrait mieux mettre l'accent sur le phénomène d'expropriation des détenteurs privés du capital par le système financier actuel qui repose sur la création de monnaie par l'émission de titres de dettes qui permet aux banques de générer du crédit et donc de transformer le capital en ressources de financement fonctionnant à leur profit. Ce système d'inflation monétaire a permis de remplacer progressivement la création de richesse réelle par la génération de valeur fictive basée sur l'échange de titres de dettes. On aboutit ainsi à une main mise complète du système financier sur l'économie dont les acteurs ne maîtrisent plus les mouvements de capitaux qui font la pluie et le beau temps dans les différentes zones économiques du monde. Ce système serait trop exclusif pour survivre longtemps, s'il ne finançait pas toute une clientèle dépendante des subsides de l'Etat pour survivre. En ce sens les services publics représentent les catégories achetées par le système pour demeurer démocratiquement acceptable pour les citoyens. Il en va de même de tous ceux qui dépendent de près ou de loin de subsides des banques sous formes de crédit pour suvrivre, comme le consommateur US achetant un cédit pour en rembourser un autre, ou l'employé de tourisme crétois qui attend fébrilement les touristes transportés par les compagnies aériennes et logés dans les chaînes hôtelières toutes dépendantes des sources de financement apportées par les banques. Il n'est donc pas tout à fait juste de dénoncer les banques comme des agents d'appauvrissement, dans la mesure où elles assurent la prospérité de nombreuses classes sociales de concert avec l'Etat. Le caractère nouveau de la crise actuelle est que la machine à générer du crédit s'est emballée avec l'inflation monstrueuse de création monétaire sous forme éléctronique comme les produits dérivés servant d'instruments de financement aux banques sur les marchés financiers pour leurs opérations de trésorerie. Cette inflation monétaire débouche sur la création d'un trou noir qui menace de tout emporter, si l'Etat persiste dans sa folle politique de création de liquidités pour rétablir la confiance sur les marchés. Actuellement tout le monde paye cette inflation monétaire du fait de l'érosion du pouvoir d'achat et de la dépréciation monétaire. Le véritable remède serait de pratiquer un véritable libéralisme qui retirerait aux banques leur pouvoir de création monétaire et contraindrait l'Etat a restreindre ses déficits dans la mesure de la quantité de monnaire disponible dont l'unité de valeur serait calculé par raport à un étalon stable.

2.Posté par Denis Jaisson le 14/07/2009 21:19 | Alerter
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J’ai lu votre commentaire avec intérêt mais il est hors-sujet; je vous suggère d’en faire un article que vous soumettrez – avec succès j’en suis persuadé – à alterinfo.net…

Je n’ai pas dénoncé les actionnaires comme étant les «bénéficiaires exclusifs du libéralisme» - ils le sont peut-être ou peut-être ne le sont-ils pas; ce n’est pas mon propos. J’ai écrit et je le résume ici, que l’actionnariat après privatisation reviendrait plus cher au consommateur des services que fournissaient la Poste et la SNCF, que ce que ces services publics coûtaient aujourd’hui, toutes choses confondues (frais de guichet, subventions financées par l’impôt, etc…)

La «création de monnaie par l'émission de titres de dettes», aussi injuste ou bénéfique soit-elle pour les uns ou pour les autres, pour les actionnaires ou pour les banquiers, n’y change rien. Mon intérêt va pour les consommateurs – en priorité pour ceux qui ne seront jamais actionnaires et dont le nombre va croissant – pas pour les citoyens qui profitent d’une privatisation en achetant des actions. Que ces derniers soient un jour ou l’autre lésés par «le système financier actuel» est une autre histoire que je vous laisse raconter…

Vous écrivez que «il n'est donc pas tout à fait juste de dénoncer les banques comme des agents d'appauvrissement»… Je n’ai pas mentionné les banques, seulement les actionnaires – peut-être des banques seront-elles actionnaires de la Poste et la SNCF privatisées, mais dans ce cas c’est d’abord en tant qu’actionnaires qu’elles profiteront de la privatisation. Mais peut-être n’est-ce pas à moi que vous reprochez de faire cette dénonciation injuste…? Quoiqu’il en soit,

1) il n’y a pas en France tant de classes sociales qu’on puisse dire que les banques «assurent la prospérité de nombreuses classes sociales de concert avec l'Etat»;

2) une telle opinion est indéfendable en des jours où l’Etat renflouent les banques à l’aide de la ponction fiscale qui affectent toutes les classes sociales (quel que soit leur nombre) tandis que la rareté du crédit bancaire empêche l’investissement immobilier privé et – entre autres facteurs - pousse les petits entrepreneurs, commerçants, artisans et agriculteurs à la faillite comme jamais auparavant!

3.Posté par Nicolas le 14/07/2009 22:37 | Alerter
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1) il n’y a pas en France tant de classes sociales qu’on puisse dire que les banques «assurent la prospérité de nombreuses classes sociales de concert avec l'Etat»;

Si justement, ou plutôt vaudrait-il mieux parler de catégories socio-professionnelles. Dans une économie de services comme celle de la France, nombreux sont les salariés qui dépendent de près ou de loin du secteur financier (assurances, établissements financiers, caisses de retraite, tourisme, transports, etc). A cela on pourrait ajouter les retraités et les rentiers en tous genres bénéficiant d'allocations financées par l'emprunt.

2) une telle opinion est indéfendable en des jours où l’Etat renflouent les banques à l’aide de la ponction fiscale qui affectent toutes les classes sociales

Non justement pas. C'est une vue de l'esprit que de considérer l'aide financière de l'Etat comme une ponction sur les rentrées fiscales, puis qu'il s'agit en fait de facilités financières ous formes de prêts destinés à redonner de la valeur à des actifs bancaires. Ces prêts sont souvent de simples opérations d'échanges de titres contre du cash qui permettent de débloquer des opérations de financement bancaire (swaps ou dérivés de crédit). A l'issue de l'operation repo (repurchase agreement), le cash est remboursé à l'Etat contre les titres, moyennant une marge. Par ailleurs rappelons que la charge fiscale est très inégalement répartie en France, où 20% des assujettis paient 80% de l'impôt sur le revenu. Près d'un Français sur deux ne paie pas l'IR....

3) La notion de rareté du crédit bancaire devrait relativiser en fonction des entreprises concernées.

4.Posté par Denis Jaisson le 14/07/2009 23:56 | Alerter
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1) Il y a en France beaucoup plus de catégories socioprofessionnelles que de classes sociales – nous sommes d’accord là-dessus.

2) L’aide que l’Etat accorde aux banques est, soit une ponction fiscale s’il y a don, soit un emprunt fait par l’Etat sur les marchés financiers dans le cas d’un prêt. Mais les banques ne prêtent pas à concurrence du montant de cette aide aux investisseurs immobiliers privés et aux entreprises. Alors comment les banques assurent-elles aujourd'hui, comme vous l’écriviez, «la prospérité de nombreuses classes sociales de concert avec l'Etat»?

A propos de prospérité encore… Si l’aide de l’Etat, accordée sous la forme d’un prêt et non d’un don, est remboursée à l’Etat par la banque qui en bénéficie, alors qui a payé dans l’opération la somme que la banque a perdue dans des produits financiers sans valeur?

Beaucoup de Français ne paient pas d’impôt sur le revenus. Ce sont ces Français qui sentent le plus les effets de la TVA et autres taxes.

3) La rareté actuelle du crédit bancaire affecte plus les PME que les multinationales par exemple; c’est des PME que j’ai parlé dans mon commentaire précédent.

5.Posté par Nicolas le 15/07/2009 22:31 | Alerter
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Je crois que cette personne n'a pas compris que l'objet de la réaction était de montrer le rôle des banques dans l'économie et la dépendance de nombreuses catégories sociales vis à vis du crédit. Il est bien évident que dans cette période de crise les circuits de financement ne fonctionnent plus comme avant, du fait notamment des règles prudentielles qui obligent les banques à tenir compte des risques de défaut aggravé de leur clients dans le calcul du capital mis en réserve. En fait je cherche toujours à comprendre l'objet de l'article auquel j'ai réagi. Ma réaction concernait les actionnaires qui sont présentés comme les bénéficiaires principaux du système. Comme beaucoup de sujets différents sont abordés, il fallait bien en choisir un...

6.Posté par Denis Jaison le 16/07/2009 14:46 | Alerter
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Je crois que Nicolas

1) n’a pas compris que, tout intéressant que fût son commentaire du 14/07/2009 à 19:45, celui-ci était hors sujet.

2) Nicolas n’assume plus son propos selon lequel «les banques assurent la prospérité de nombreuses classes sociales de concert avec l'Etat» et le travestit maintenant en une considération générale: «la dépendance de nombreuses catégories sociales vis à vis du crédit» - c’est compréhensible mais c’est malhonnête

3) Nicolas persiste et feint de croire que je présente les actionnaires «comme les bénéficiaires principaux du système». J’ai seulement évoqué l’entrée d’actionnaires dans le capital d’entreprises nationales; j’ai précisé dans un commentaire que certains d’entre eux étaient des banquiers. Encore une fois, c’est au préjudice subit par le consommateur que je m’intéresse en priorité…

4) Nicolas feint de ne pas comprendre l’objet de mon propos: la collusion de la démocratie libérale - dictature du consentement induit par la manipulation du public, les ententes occultes et les coups fourrés - et des néolibéraux qui achètent les services publics au détriment du public.

5) Nicolas ne répond pas à ma question (Si l’aide de l’Etat, accordée sous la forme d’un prêt et non d’un don, est remboursée à l’Etat par la banque qui en bénéficie, alors qui a payé dans l’opération la somme que la banque a perdue dans des produits financiers sans valeur?) parce que la réponse à cette question invalide son propos selon lequel «les banques assurent la prospérité de nombreuses classes sociales de concert avec l'Etat»…

7.Posté par Nicolas le 16/07/2009 15:50 | Alerter
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Ce monsieur se cherche visiblement une "tête de turc" pour passer son humeur contre les banques. La notion de démocratie libérale et de néolibéraux demanderaient encore à être précisées, le mot libéral revêtant déjà lui-même autant de significations que d'économistes. Personnellement je ne feins rien du tout, j'essaie simplement de comprendre ce que Denis Jaisson veut démontrer. Si l'objet de la démonstration est que la démocratie sous sa forme actuelle dans les pays occidentaux fait le jeu des banques, je le lui accorde bien volontiers. Je crois que c'est évident pour tout le monde après ce qui s'est passé ces derniers mois.

8.Posté par Denis Jaison le 16/07/2009 16:36 | Alerter
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Nicolas cherche visiblement une "tête de turc" pour passer son humeur contre… Il ne sait pas très bien quoi – la contradiction semble être son mode d’expression - puisque, une fois de plus, il me reproche d’en avoir après les banques, alors que

1) celles-ci n’étaient pas l’objet de mon article;

2) c’est lui qui en a parlé le premier, pour vanter leur contribution à «la prospérité de nombreuses classes sociales»;

3) c’est lui qui maintenant, après avoir mis de l’eau dans un vin piqué (la glissade de «la dépendance de nombreuses catégories sociales vis à vis du crédit») proclame maintenant «que la démocratie sous sa forme actuelle dans les pays occidentaux fait le jeu des banques»!

En d’autres termes, Nicolas, si vous avez du mal à comprendre de quoi je parle, votre humble serviteur s’exprime, lui, en suivant une ligne droite...

A relire notre échange avec peu de hauteur, j’ai l’impression d’avoir fait la faute de n’avoir pas parlé dans mon article de votre dada - les banques, l’émission de monnaie… Lisez-vous toujours autrui à travers une grille narcissique?

Il y a, comme vous le dîtes, des choses à préciser; ne transformons pas ce forum en encyclopédie universelle et ne faisons pas aux lecteurs l’injure de les prendre pour des ignares… Mais, si ça peut vous faire plaisir, nous ferons brièvement la distinction entre la démocratie libérale qui est un outil de travail des financiers (l’Amérique par exemple) et la démocratie populaire comme celle que Chavez s’efforce péniblement de construire – et de défendre…

Quand à ma question «Si l’aide de l’Etat, accordée sous la forme d’un prêt et non d’un don, est remboursée à l’Etat par la banque qui en bénéficie, alors qui a payé dans l’opération la somme que la banque a perdue dans des produits financiers sans valeur?» vous avez répondu de manière claire en l’esquivant une 3ème fois – en ce qui concerne votre contribution des banques à «la prospérité de nombreuses classes sociales», j’entends…

9.Posté par Nicolas le 16/07/2009 21:30 | Alerter
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«Si l’aide de l’Etat, accordée sous la forme d’un prêt et non d’un don, est remboursée à l’Etat par la banque qui en bénéficie, alors qui a payé dans l’opération la somme que la banque a perdue dans des produits financiers sans valeur?»

Vous essayez d'asséner votre point de vue, alors que vous traitez d'un sujet dont vous avez une vison pour le moins sommaire, quitte à sombrer dans le ridicule. Navré de vous contredire mais quand une exposition hors bilan portant sur des produits dérivés (comme des CDS, des TRS ou des CDO par exemple) perdent tout ou partie de leur valeur, même si cela impacte naturellement le Net Interest Income de la banque, cette baisse n'au aucun effet sur les dépôts des malheureux clients qui ont confié leur argent à la banque. En ce qui concerne les prêts octroyés aux banques sous formes de garantie de la valeur des titres servant de sous-jacents aux produits dérivés, cet argent est restitué à l'Etat au moment où les titres ont retrouvé suffisamment de liquidité et donc de valeur pour être échangés. C'est d'ailleurs ce qui se passe actuellemet pour la Société Générale et la BNP qui ont retouvé des marges bénéficiaires cinq ou six fois supérieurs à ce qu'elles étaient avant la crise (cf. spread sur opération de prime bokerage pour les CDO et CDS). L'ragent a retrouvé ses sous avec des intérêts! Content??

10.Posté par Denis Jaison le 17/07/2009 00:05 | Alerter
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Ma vision est «pour le moins sommaire» et vous voyez les choses par le petit bout de la lorgnette. Ce n’est pas aux titulaires de comptes courants que je pensais – pas à eux seulement – mais aux «nombreuses classes sociales» dont vous parliez… Car, une fois que les banques aidées temporairement par l’Etat «ont retrouvé des marges bénéficiaires cinq ou six fois supérieurs à ce qu'elles étaient avant la crise», ont-elles en même temps «assuré la prospérité» de ces gens? Ne peut-on pas au contraire affirmer que, responsables qu’elles étaient de la crise financière, les banques – grand bien leur fassent leurs marges accrues - ont entravé la «prospérité de nombreuses classes sociales»…?

Je vous propose donc de prendre un peu de hauteur et, fort alors d’une «vision pour le moins générale», d’appréhender la réalité sociale que vous cachent des mots savants…

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