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Comment expliquer la chute du mur de Berlin ?


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Dimanche 15 Novembre 2009

Célébration à Paris du 20° anniversaire de la chute du Mur de Berlin sur la place de la Concorde, le lundi 9 novembre 2009
Célébration à Paris du 20° anniversaire de la chute du Mur de Berlin sur la place de la Concorde, le lundi 9 novembre 2009

Par Faouzi Elmir, pour Mecanopolis

Depuis des mois, la propagande politique dans le monde capitaliste tourne à plein régime à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. À cette occasion, des cérémonies et des festivités ont été organisées un peu partout en Europe notamment dans la ville de Berlin qui a accueilli, entre autres, les deux caniches de l’impérialisme, Lech Walesa, l’ancien électricien des chantiers de Gdansk et Mikhaïl Gorbatchev. Si l’on tente une psychanalyse de l’événement, nous dirons que derrière l’hystérie médiatico-politique, se cache une angoisse névrotique provoquée par un capitalisme sénile et comateux et par un système impérialiste en état de décomposition avancé. À en croire les sirènes de la propagande capitaliste, notre monde est devenu, depuis la chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est, plus libre et plus démocratique.

Dire que le monde est devenu plus libre et plus démocratique après la chute du mur de Berlin, c’est une bonne blague à 1 euro. Allez demander aux millions de chômeurs de l’ex-RDA, aux ouvriers roumains de DACIA, aux millions de chômeurs américains et européens, aux millions de spoliés, d’exploités et de bénéficiaires de la soupe populaire et des banques alimentaires,(on croirait au XIXè siècle), s’ils sont devenus plus libres depuis la chute du mur de Berlin. Quant à ceux qui claironnent à longueur de journée et qui croient dur comme fer à la fin du socialisme, ils vont un peu vite en besogne et prennent leurs désirs pour des réalités, car ils sont tout simplement victimes de la propagande capitaliste dont le travail a consisté plus précisément depuis la chute du mur de Berlin à enfoncer à coup de marteau dans la tête des masses l’idée de la fin du socialisme et du communisme. La fin de l’histoire de Francis Fukuyama avec le triomphe définitif du capitalisme sur le socialisme, c’est plutôt une pure affabulation et une histoire drôle que l’on raconte aux enfants pour les endormir. Dans cet article, nous allons proposer notre propre lecture de la chute du mur de Berlin, une version, à n’en pas douter, différente de celle véhiculée par la machine de propagande capitaliste.

LA CHUTE DU MUR DE BERLIN, SÉQUENCE DE LA POLITIQUE DE CONTAINMENT

En faisant de la chute du mur de Berlin tout un symbole, la propagande officielle vise à exploiter l’événement à son profit pour atteindre deux buts psychologiques inavoués : (1) renforcer davantage les dispositifs répressifs et policiers dans les pays capitalistes tout en dissertant sur la soi-disant liberté retrouvée après la chute du mur de Berlin ; (2) cacher l’incapacité des dirigeants des États capitalistes à faire face à la cirse chronique et endémique de leur système. Aux dernières nouvelles en provenance d’outre-Atlantique, les Etats-Unis ont perdu en un an 7 millions d’emplois et le groupe d’investissement CIT a fait faillite avec une perte de 71 milliards de dollars et une dette estimée à 65 milliards de dollars. Ils n’arrêtent pas de nous dire que tout va bien Madame la Marquise.

Franchement, nous avons du mal à croire qu’un mur en béton fasse l’objet de tant de tapages et de tintamarres médiatiques. Nous l’avons tous compris, on n’a pas besoin de devins attitrés comme à l’époque des Babyloniens, pour déchiffrer le sens de l’événement célébré en grande pompe à Berlin, le monde capitaliste nargue les esprits en cherchant à faire croire que la loi de la jungle est la seule voie qui est qui est ouverte au genre humain. En examinant les choses de plus près, on découvre que la chute du mur de Berlin est en elle-même un événement insignifiant voire même un non-événement au regard d’autres événements qui ont bouleversé la donne et précipité la dislocation du bloc de l’Est. D’abord, la construction du mur de Berlin le 13 août 1961 n’a jamais entravé ni la circulation des hommes ni celle des marchandises entre d’une part, les deux Allemagne et d’autre part entre l’ex-RDA et les Etats capitalistes de l’Ouest. Ce qui a fait de la chute du mur de Berlin un événement et un symbole, c’est la propagande politique capitaliste dont le travail consiste à déformer et à interpréter les faits et les événements d’une façon tendancieuse et erronée. Ainsi la chute du mur de Berlin n’est-elle en réalité qu’une surperproduction hollywoodienne dont la mise en scène et la réalisation ont été assurées par la machine de propagande américaine et européenne.

Deux événements majeurs peuvent être considérés comme annonciateurs de la fin imminente du socialisme est-européen. Le premier événement a eu lieu le 10 septembre 1989 quand la Hongrie avait laissé franchir les frontières autrichiennes aux 12 000 « réfugiés politiques » en majorité originaire de l’ex-RDA. Le deuxième événement majeur est intervenu deux jours plus tard, c’est-à-dire le 12 septembre 1989, avec l’arrivée de Solidarnosc au pouvoir en Pologne qui revient ainsi à la loi de la jungle capitalisme qui régnait dans ce pays avant la Seconde Guerre mondiale. D’autres événements de moindre importance ont marqué la fin du socialisme existant comme l’assassinat de l’ancien président roumain Nicolae Ceausescu et de sa femme Helena dans une cour d’école près de Bucarest le 24 décembre 1989 ou la réunion à Malte le même mois, entre George Bush Senior et Mikhaïl Gorbatchev, une réunion qui rappelle curieusement la conférence de Yalta (4-11 février 1945) tenue entre Roosevelt, Staline et Churchill. La fissuration du « rideau de fer » a réellement commencé le 10 septembre 1989 et non pas le 9 novembre 1989 et le monde capitaliste aurait dû fêter sa victoire à la Pyrrhus non pas un 9 novembre mais un 10 septembre.

Pour bien apprécier la portée réelle de la chute du mur de Berlin, il faudra replacer cet événement dans le cadre de la politique de l’endiguement ou de containment dont les principes avaient été énoncés et définis par les deux discours de Harry Truman le 12 mars 1947 et de Winston Churchill à Fulton. La politique de containment a pour but de contenir l’expansion communiste soviétique en Europe et dans le reste du monde par une série d’alliances militaires et économiques. Une fois la Seconde Guerre mondiale terminée, les dirigeants Américains ne sont pas allés par quatre chemins pour affirmer haut et fort leur credo, celui d’en finit avec le pouvoir soviétique et du communisme non seulement sur le continent européen mais dans les autres régions du monde. D’abord, les Etats-Unis n’ont jamais reconnu le statu quo en Europe orientale et centrale et leur objectif avoué a toujours été la « libération » par n’importe quel moyen des peuples est-européens du « joug » et de « l’oppression » soviétique. Mais sur les manières et les moyens de contenir la puissance soviétique, les dirigeants américains n’étaient pas tous sur la même longueur d’onde, car il y avait les « durs » et les « réalistes ». En effet, au camp des réalistes partisans des négociations avec l’Union soviétique pour l’évacuation de l’Armée Rouge d’Europe centrale et orientale, s’opposèrent les partisans de l’option militaire voire l’option nucléaire pour en découdre avec le pouvoir soviétique. Parmi les durs, figurait, entre autres, Foster Dulles qui, lors de la campagne présidentielle de 1952 et après une longue conférence avec Eisenhower en août, dénonça le containement comme dépendant de l’espoir que « les dictatures communistes seraient tellement assouvis avec 800 millions de personnes qu’ils resteraient là ils étaient ». Pour Dulles, tabler sur cette hypothèse irréaliste était suicidaire pour les Etats-Unis qui devaient tout faire pour détacher la Russie de ses satellites en brisant l’Union soviétique de l’intérieur. Pour George Kennan, la diplomatie (au sens de négociation) était inutile avec les Soviétiques et il pensait qu’il valait mieux avoir « une confrontation avec eux maintenant que plus tard ». Cette politique de containment visant à encercler l’Union soviétique par des bastions militaires et économiques installés sur le pourtour des frontières soviétiques a été traduite notamment par la création de l’Alliance Atlantique Nord en avril-juin 1949 et par la résurrection de la puissance économique et militaire de l’Allemagne de l’Ouest devenue en mai 1955, lors de la Conférence de Paris, membre à part entière de l’OTAN. Huit jours plus tard, en riposte à l’OTAN et à l’entrée de l’Allemagne dans l’Alliance Atlantique, le Pacte de Varsovie était signé groupant la Pologne, la Tchécoslovaquie, l’Albanie, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie. La politique de containment s’est illustrée également par la lutte contre l’influence de l’Union soviétique en Méditerranée avec la formation du pacte de Bagdad dirigée contre l’Egypte nassérienne qui s’était alignée sur la position soviétique après la conclusion d’un contrat egypto-tchécoslovaque de fourniture d’armement.

Le mur de Berlin n’est donc pas tombé tout seul dans une nuit étoilée sous la pression de peuples opprimés assoiffés de liberté et de démocratie comme le prétend la propagande capitaliste; il a tout simplement cédé sous la pression de saboteurs et de comploteurs extérieurs et intérieurs, soutenus et financés par le gouvernement américain, la CIA, les services secrets occidentaux et par une myriade de groupements et d’institutions agissant souterrainement dont le seul but était de combattre le communisme tant à l’intérieur du continent européen que dans d’autres zones de la planète notamment en Amérique latine considérée jadis et même aujourd’hui comme la chasse gardée et l’arrière cour(backyard) de l’impérialisme américain. Mais si les saboteurs et les comploteurs ont réussi leur coup en faisant tomber mur de Berlin, c’est parce que les conditions s’y prêtaient cette fois-ci et pas les autres fois, c’est-à-dire les effets de la guerre psychologique menée contre l’Union soviétique et le bloc de l’Est dans le cadre de la politique de containment commençaient à se faire sentir. Sans une longue et intense guerre psychologique, il serait impossible d’expliquer le phénomène de dissidence, le revirement idéologique et la reconversion à l’anticommunisme et à l’archéo-libéralisme d’une partie de l’ancienne nomenklatura communiste. C’est la guerre psychologique menée par l’Occident contre l’Union soviétique et les pays de l’Est qui a entraîné l’émergence d’une nouvelle force centrifuge viscéralement anticommuniste et foncièrement hostile aux régimes socialistes en place. Ce phénomène de reconversion d’intellectuels, on le trouve également dans les pays capitalistes où une bonne partie de l’intelligentsia occidentale a elle aussi viré de bord et elle été contaminé par le virus anticommuniste et archéo-libéral. Aux Etats-Unis, par exemple, les principaux théoriciens de la révolution conservatrice étaient des anciens marxistes et des militants communistes durant les années 1950 et 1960.

mur2Célébration à Paris du 20° anniversaire de la chute du Mur de Berlin sur la place de la Concorde, le lundi 9 novembre 2009.

LE FAUX CONCEPT DE LA GUERRE FROIDE

Aujourd’hui le concept de la guerre froide est employé à tort et à travers sans se demander s’il recouvre ou exprime une réalité politique avérée. Disons le tout de suite, le concept de la guerre froide est un faux concept, car il a été inventé de toutes pièces pour maquiller les visées belliqueuses de l’Occident et la croisade capitaliste contre le communisme et l’Union soviétique. D’abord, qui dit guerre dit budget militaire et la soi-disant guerre froide a servi de prétexte aux Etats-Unis pour augmenter vertigineusement leurs dépenses militaires. Par exemple, dans les deux années qui suivirent le début de la soi-disant guerre froide, le budget américain de la défense a explosé atteignant la somme de 50 milliards de dollars au lieu de 13 milliards de dollars à la sortie de la guerre, soit une augmentation de 325%. L’expression de guerre froide a été employée pour la première fois par un journaliste américain, Walter Lippmann qui, dans une série d’articles publiés en septembre 1947, proposait aux dirigeants anglo-saxons sa propre vision des relations Est-Ouest et ainsi que des solutions pour en finir avec la présence soviétique en Europe centrale et orientale. Face aux partisans de la ligne dure avec l’Union soviétique, Lippmann était plutôt partisan des thèses réalistes en partant de l’idée que l’Union soviétique était affaiblie par la guerre et qu’elle était plus encline à négocier le départ de son armée d’Europe de l’Est qu’à chercher la confrontation avec ses anciens alliés, notamment les Etats-Unis. Alors que Lippmann préconisait la voie de la négociation comme seul moyen pour faire partir l’Armée rouge de l’Europe centrale et orientale, les dirigeants occidentaux attendaient impatiemment et travaillaient dur pour l’effondrement de l’Union soviétique grâce au renforcement de la politique de containment qui étouffera l’Union soviétique de l’extérieur plutôt qu’à encourager des forces saines de l’intérieur. Pour eux, la politique de containment promettait d’être doublement avantageuse, car elle renforcerait l’Ouest tout en encourageant le pouvoir soviétique, déjà dangereusement tendu, à s’étendre encore un peu plus et peut-être à aller encore un peu plus loin, précipitant par là son effondrement final.

Si nous disons que le concept de la guerre froide est un faux concept, c’est tout simplement pour faute de belligérants, car, pour qu’il y ait guerre, il faut au moins deux parties belligérantes, ce qui n’est pas le cas des Etats-Unis et de l’Union soviétique du fait qu’il n’y avait qu’une seule partie qui cherchait désespérément la guerre, les Etats-Unis d’Amérique. D’ailleurs, l’Union soviétique n’avait strictement aucun intérêt, ni stratégique, ni politique ni militaire à provoquer des tensions et à entrer en conflits ouverts avec qui que ce soit et surtout pas avec les Etats-Unis et cela pour trois raisons principales. Primo, à la sortie de la Seconde Guerre, l’Union soviétique était un pays exsangue économiquement et humainement avec ses 20 millions de morts. Secondo, l’Union soviétique n’était pas assez puissante militairement pour affronter les Etats-Unis qui étaient déjà une puissance nucléaire. Tercio, l’Union soviétique cherchait absolument une période de répit pour consolider ses positions tant à l’intérieur de ses frontières et sa zone d’influence que sur la scène internationale. L’histoire des relations politiques et diplomatiques d’après-guerre montre que l’Union soviétique avait adopté un profil bas en multipliant les gestes conciliants envers les Occidentaux. Même Staline, quelques mois avant sa mort, disait que la victoire finale du communisme n’impliquait pas nécessairement un conflit armée entre l’Est et l’Ouest. Alors qu’en même temps les partisans de la guerre totale contre le communisme et l’Union soviétique faisait rage aux Etats-Unis avec le maccarthysme. Quelques jours après la mort de Staline, Malenkov déclarait qu’il n’existait pas de différend qui ne pût être réglé d’une manière pacifique. Le 1er juin 1952, Moscou renonçait officiellement à ses revendications territoriales sur deux districts anatoliens ; le 8 juin le contrôle interzones de l’Autriche prenait également fin. Le 26 janvier 1955, Moscou mit fin à l’état de guerre avec l’Allemagne, couronné par une visite du chancelier Adenauer le 13 juin. Le 19 septembre, l’Union soviétique restitua à la Finlande l’enclave de Porkkala. Nouvelle concession soviétique, la signature à Vienne le 15 mai 1955, du « traité d’État » par lequel prenait fin l’occupation de l’Autriche, laquelle s’engageant à son tour à rester neutre et à refuser toute union politique ou économique avec l’Allemagne. Toutes ces initiatives positives de l’Union soviétique plaidaient en faveur d’une politique d’apaisement et de normalisation avec l’Occident et non pas de tensions et de confrontation. Où sont-elles les velléités guerrières de l’Union soviétique dans tous ces gestes que l’on vient d’énumérer ? En fait, ce sont les Etats capitalistes dirigés par les Etats-Unis qui étaient emmurés dans leurs certitudes et dans ce qu’ils considéraient comme leur chasse gardée, l’Europe orientale et centrale. A cet égard, il faudra dissiper un malentendu, concernant l’avènement des démocraties populaires en Europe centrale et orientale. La propagande politique capitaliste affirme que les démocraties populaires et les régimes socialistes nés en Europe centrale et orientale après la Seconde Guerre mondiale ont été imposées par la torture, la terreur, l’arbitraire et les jugements sommaires. À cette affirmation, on peut opposer deux objections : la première objection, c’est que tout pouvoir, quelque que soit sa nature, soit-elle la plus démocratique, est fondé d’abord et avant tout sur la violence et celui qui prétend le contraire qu’il montre un seul exemple où un pouvoir a été fondé d’une manière pacifique et contractuelle. La deuxième objection, que l’Union soviétique aidât les communistes est-européens à prendre le pouvoir, c’est un fait mais cette prise de pouvoir n’a pas été faite avec l’ aide d’une force étrangère envahissante ayant des visées impérialistes. Avant la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique ne visait pas à l’annexion de territoires en Europe centrale et orientale et Staline n’avait pas programmé l’invasion des pays de l’Est pour y imposer des gouvernements communistes en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Roumanie, en Albanie « ex-satellite d’Hitler », en Hongrie, en Bulgarie et en République démocratique allemande. Alors que Ronald Reagan et George Bush junior avaient envoyé les troupes américaines pour envahir la Grenade en 1983, l’Afghanistan en 2001 et l’Irak en 2003. L’Armée Rouge s’est retrouvée devant le fait accompli dans les pays de l’Est dont les territoires avaient servi de lieu de passage à l’armée nazie du Troisième Reich pour détruire l’Union soviétique et le pouvoir communiste. Ce sont donc les impératifs de la guerre qui ont poussé les Soviétiques à entrer en Europe de l’Est. D’ailleurs, les États capitalistes n’étaient pas du tout mécontents et ils voyaient bien au contraire d’un bon œil l’invasion des pays d’Europe de l’Est par l’armée du troisième Reich, car il comptait sur Hitler pour faire le sale travail, pour conjurer la menace du communisme soviétique et pour débarrasser finalement le continent européen du communisme. Ce que ne disent pas la propagande politique capitaliste et les manuels d’histoire, c’est grâce à l’Armée Rouge que les démocraties populaires d’Europe orientale et centrale ont été libérées de l’occupation nazie et il était donc normal que l’Union soviétique cherchât à aider les partis communistes des zones occupées par l’Armée Rouge à conquérir le pouvoir et à y établir sa propre zone d’influence. Les Etats-Unis et les Occidentaux ont bien leurs zones d’influence en Afrique, en Amérique latine et ua Moyen Orient, pourquoi refuseraient-ils ce droit à l’Union soviétique?

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Célébration à Paris du 20° anniversaire de la chute du Mur de Berlin sur la place de la Concorde, le lundi 9 novembre 2009.

CHUTE DU MUR DE BERLIN :

AVATAR D’UNE GUERRE PSYCHOLOGIQUE

La propagande capitaliste répète à qui veut l’entendre que la chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est sont l’expression d’un rejet du socialisme et du communisme par les peuples est-européens. C’est ce que disent les journalistes des mass medias, les propagandistes attitrés et les intellectuels des supermarchés mais la réalité est tout autre chose. Les peuples est-européens ont-ils réellement rejeté le socialisme ? On ne peut qu’en douter, car les peuples est-européens sont là pour faire uniquement de la figuration et ils sont incapables de discerner entre leurs propres intérêts et ceux de leurs oppresseurs. Toutefois, il convient d’apporter une légère nuance à cette affirmation concernant les peuples est-européens du fait que ces derniers ont vécu sous deux systèmes sociaux différents et ils ont eu le loisir de comparer entre les avantages et les inconvénients de l’un et de l’autre. Ce qui n’est pas le cas des peuples dans les pays capitalistes qui n’ont jamais eu cette occasion historique pour comparer par eux-mêmes entre deux sociaux et idéologiques différents puisqu’ils vivent depuis deux siècles sous le règne et la domination de la bourgeoise. Ceux qui ont vécu sous un régime socialiste avant de basculer dans le capitalisme sauvage ont pu voir la différence entre un système socialiste qui leur assurait la sécurité de l’emploi de la naissance à la mort et un capitalisme sauvage synonyme de chômage de masse et d’insécurité psychologique permanente due plus précisément à l’insécurité d’emploi. Les personnes interrogées dans les sondages d’opinion rarement publiés ou divulgués en Occident avouent avoir été leurrées par la propagande politique de Free Europe et de Voice of America qui leur présentaient l’Occident comme un havre de paix et de liberté. A titre d’exemple, le quotidien américain USA Today a publié le 11 octobre 1999 un sondage dans lequel 51% des Allemands de l’est disent regretter le temps d’avant la chute du mur de Berlin et affirment que l’Occident qu’ils ont découvert n’est pas celui décrit par la Radio Free Europe et la voix de l’Amérique.

Ceux qui ont contribué à la chute du mur de Berlin et à la dislocation du bloc de l’Est, ce ne sont pas les peuples est-européens eux-mêmes qui, comme tous les peuples de la terre, n’ont fait que suivre le mouvement mais une minorité de privilégiés appartenant à l’ancienne nomenklatura communiste. À force de matraquage et de viol psychique, cette minorité ex-communiste finit par céder aux sirènes de la propagande capitaliste diffusée par radio Free Europe et par la Voix d l’Amérique. Ce phénomène de reconversion d’anciens communistes à l’anticommunisme et à l’archéo libéralisme a commencé d’abord par le mouvement de dissidence avant de toucher une grande partie des cadres des partis communistes et de la nomenklatura communiste. Ce qui explique le revirement idéologique de cette minorité, c’est sa position privilégiée par rapport aux autres couches sociales notamment par son niveau de vie moyen, son degré d’instruction et sa culture moyenne. Car il faut bien savoir, une propagande n’agit pas sur des individus incultes et sur des pauvres démunis matériellement, socialement et intellectuellement. Ceux qui sont les plus sensibles à la propagande, ce sont généralement ceux qui ont fait des études secondaires ou universitaires, ceux qui possèdent un minimum vital et qui n’ont pas beaucoup de soucis concernant leurs moyens d’existence. Autrement dit, pour que la propagande soit efficace, il faut que ceux à qui elle s’adresse aient une certaine aisance matérielle, un certain niveau d’instruction et une culture moyenne. Dans les pays occidentaux, c’est donc à cette catégorie sociale médiane, souvent appelée classe moyenne, que s’adresse la propagande et c’est parce qu’elle est la masse la plus réceptive aux thèmes et aux symboles véhiculés par les propagandistes. C’est d’ailleurs cette expérience dans la manipulation des foules et des masses en Occident qui a servi de laboratoire aux concepteurs et aux planificateurs de la guerre psychologique contre les pays socialistes en ciblant en particulier cette masse moyenne que formait la nomenklatura communiste. Les révolutions des velours qui ont eu lieu républiques soviétiques recrutaient parmi des jeunes, des étudiants et des intellectuels.

La guerre psychologique menée contre les l’Union soviétique et les pays socialistes a démarré dès 1945 lorsque les Présidents Harry Truman et Dwight Eisenhower décidèrent de transformer les agences de propagande créées durant la Seconde Guerre mondiale en leur assignant une nouvelle mission, combattre l’Union soviétique et les démocraties populaires de l’Est et les mouvements d’émancipation dans les pays du Tiers-monde. Ainsi, des hommes et des réseaux travaillant jadis pour l’Allemagne nazie ont-ils été recrutés et enrôlés dans les nouveaux services de propagande états uniens pour fournir des études et des renseignements sur l’Union soviétique et les pays de l’Est. On peut citer à titre d’exemple, l’organisation Gehlen, constituée et dirigée par Reinhold Gehlen et financée par la CIA. Gehlen qui appartenait à la Reichwehr depuis 1920, avait été nommé chef de la section d’espionnage de l’Armée allemande sur le front russe en 1942 où il obtint à quarante-trois ans le grade de général de division. Après la guerre, le général Gehlen fut fait prisonnier par les Américains et on lui confia le commandement autonome d’une armée d’espions avec un état-major choisi personnellement pour organiser l’espionnage dans la zone soviétique d’Allemagne pour le compte des Etats-Unis. Gehlen recevait 6 millions de dollars par pour financer ses opérations. Son organisation comprenait l’élite de l’ancien corps de contre-espionnage de l’armée allemande et des agents de diverses nationalités éparpillées en Europe Orientale et dans les Balkans.

Pour pouvoir retourner une partie de la nomenklatura communiste, la propagande capitaliste a mené un long travail de sape psychologique s’étalant sur une quarantaine d’années. Cette guerre psychologique a employé des techniques extrêmement sophistiquées combinant subversion, sabotage, opérations spéciales, guérilla, espionnage, pressions politiques, culturelles, économiques. Ces différentes techniques de guerre psychologique étaient adaptées et modifiées en fonction de chaque situation mais elles avaient au début des ratés. Par exemple, c’est la technique de propagande blanche ou ouverte qui a fait échouer les tentatives des réformes de Wladdyslaw Gomulka en Pologne et d’Imre Nagy en Hongrie en 1956 quand Radio free Europe et Voice of America appelaient ouvertement les populations polonaises et hongroises aux soulèvements contre les gouvernements communistes en place. C’est cette propagande ouverte qui a donné des alibis a l’Union soviétique pour envoyer ses chars à Budapest et pour écraser le soulèvement hongrois. Là où la propagande de Radio free Europe s’est démasquée comme une propagande blanche ou propagande ouverte, c’est quand Imre Nagy avait appelé le 24 octobre 1956 les populations hongroises au calme, à l’ordre et à la discipline alors que quelques jours plus tard, le 31 octobre 1956, l’expert militaire de radio free Europe proclamait « le ministère de la Défense et le ministère de l’intérieur sont encore aux mains des communistes. Ne laissez pas durer cette situation. Combattants de la Liberté. N’accrochez pas vos armes au mur. Pas un morceau de charbon, pas une goutte d’essence pour le gouvernement de Budapest tant que l’Intérieur et la Défense ne sont pas entre vos mains ».

Deuxième exemple de technique de propagande blanche. En été 1980, lors des grèves des chantiers polonais de Gdansk, alors que le gouvernement polonais cédait à toutes les revendications des ouvriers, Radio Free Europe, en langue polonaise, la BBC et Radio France internationale, devenues les porte-voix de Solidarnosc, du MKS de Gdansk du KOR de Jacek Kuron incitaient les grévistes à continuer leur mouvement de protestation en leur disant en substance « Tenez bon, continuez la grève, le monde entier est à vous ». Dès les premiers jours de grève d’août 1980, la propagande blanche capitaliste a tout fait pour pousser à un affrontement sanglant entre le pouvoir et les grévistes. Cette propagande blanche s’est révélée comme en Hongrie et en Pologne en 1956 contreproductive puisqu’elle a conduit finalement au pouvoir à l’état d’urgence décrété par le général Jarusalski en décembre 1980.

Au fil du temps, la propagande blanche trop visible et contreproductive se transforme progressivement en propagande noire ou grise plus discrètes et plus insidieuses consistant à mener des actions de sabotage à l’intérieur des frontières de l’adversaire communiste. Aujourd’hui, il est de notoriété publique que la ville de Berlin grouillait d’espions américains, français, anglais qui renseignaient leurs directions opérationnelles sur des actions subversives et de sabotage à mener à l’intérieur de l’ex-RDA et dans d’autres pays du bloc de l’ancien bloc communiste. La ville de Berlin a été souvent le théâtre d’actions de sabotage et de subversion comme par exemple, le plastiquage de transformateurs d’électricité, le sabotage d’usines, la dégradation de bâtiments publics, le sabotage de ponts et de voies de communications, l’empoisonnement de 7000 vaches dans une coopérative de production de lait et de fromage est-allemande, la tentative d’empoisonnement des cigarettes, le sabotage d’une rencontre internationale pour la jeunesse à Berlin-est par l’envoi de faux billets et de fausses invitations etc. D’ailleurs les actions subversives menées contre l’ex-RDA et à Berlin-est remontent au tout début de la création de la RDA quand les Occidentaux avaient poussé en juin 1952 des émeutiers armés de pierres à ravager les bureaux du gouvernement en appelant la population berlinoise à descendre dans les rues et à réclamer la démission du gouvernement communiste. Cette action subversive des émeutiers fut sévèrement réprimée par les chars russes stationnés alors à Berlin.

Pour augmenter l’efficacité de ses actions, la guerre psychologique était amenée à connaître le terrain psychologique des groupes qu’elle cherche à influencer psychiquement. Lorsque le propagandiste ignore le terrain psychologique de l’adversaire, il obtient l’effet inverse et sa propagande maque ses buts. Pour ce faire, il a fallu étudier à fond les mythes, les symboles, les stéréotypes, les schèmes généraux de la culture des sociétés est-européennes. Ce sont les disciplines académiques qui ont été mises à contribution pour fournir des études et des travaux sur l’Union soviétique et les pays de l’Est. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs institutions et fondations américaines ont créé des centres de recherches spécialisés dans l’étude de l’Union soviétique et des États socialistes. Par exemple, 1947, la Fondation Carnegie finança la création du Russian Research center, suivie de la fondation Ford et de la Fondation Rockefeller qui fournirent des fonds aux universités aux Etats-Unis et à l’étranger pour aider des chercheurs et pour financer des centres de recherches sur les pays de l’Est. La Fondation Rockefeller a même subventionné la création en France de la VI section de l’école pratique des hautes études devenue plus tard l’Ecole pratique des hautes études en sciences sociales(EHESS) produisant des travaux sur la Chine, la Russie et les pays de l’Est. Les innombrables travaux et études produits par ces institutions et centres de recherche ont permis aux stratèges de la propagande occidentale de connaître et de cerner de plus près la psychologie de l’individu ainsi que les mythes courants, les opinions et les stéréotypes des groupes à mobiliser. Aujourd’hui, des questions se posent pour savoir si le pape Jean Paul I n’a pas été empoisonné pour élire à sa place un pape polonais dont la mission était de réveiller et de réactiver le catholicisme en Pologne pour en faire un moyen de lutte contre le communisme. En tout cas, le pape Jean Paul II et l’Eglise polonaise ont joué un rôle déterminant dans le renversement du gouvernement communiste en Pologne et dans d’autres pays du bloc de l’Est.

Par ailleurs, les stratèges de la guerre psychologique ont eu recours à la sociologie des conflits et des crises politiques, à l’interaction stratégique, à la dynamique de l’action collective et aux logiques de mobilisation multisectorielles. La sociologie des conflits et des crises politique a fourni aux stratèges de la guerre psychologique les armes et les technologies de mobilisation et de désectorisation de l’espace social. Les principes de la désectorisation de l’espace social et des mobilisations multisectorielles ont été mis en oeuvre lors des grèves de l’été polonais en 1980 quand les dirigeants du MKS et du KOR, aidés et conseillés par experts occidentaux de la guerre psychologique, cherchaient par des rumeurs répandues, à étendre la grève des chantiers de Gdansk à d’autres secteurs d’activités et à d’autres villes polonaises pour provoquer un soulèvement général contre le gouvernement communiste. Cette même tactique de désectorisation et de mobilisations multisectorielles a également été appliquée et mise en œuvre dans d’autres pays de l’Est après la chute du mur de Berlin et lors des révolutions des velours dans les ex-républiques soviétiques.

CONCLUSION

Pour savoir pourquoi le monde capitaliste fête aujourd’hui en grande pompe les 20 ans de la chute du mur de Berlin, il faudra revenir à la période ayant précédé la dislocation du bloc de l’Est. Dire que le monde capitaliste était en crise avant la chute du mur de Berlin est tout simplement une tautologie, car le capitalisme est inséparable de ses crises permanentes et chroniques. Personne n’est capable de dire quand le capitalisme est en crise et quand il ne l’est pas, car quand le capitalisme n’est pas en crise, des millions de chômeurs sont jetés dans les pavés. Dire, par ailleurs que la chute du mur de Berlin symbolise le triomphe définitif de la liberté sur la tyrannie communiste, c’est plutôt une bonne blague à un euro. La chute du mur de Berlin a redonné au Capital américain et européen une bouffée d’air frais en récupérant une zone de 650 000 km2, c’est-à-dire une zone correspondant aux superficies de la France, de la Suisse, de la Belgique et du Danemark. En récupérant ainsi cette zone de 650 000 km2 qui étaient jadis sous l’influence de l’union soviétique, les capitalistes ont épargné à l’Europe et au monde une guerre meurtrière et destructrice. Car il faut savoir, quand le Capital n’a plus son oxygène pour respirer, c’est-à-dire, ses marchés et ses matières premières, il devient, comme un lion affamé, un fou furieux et dangereux pour l’humanité toute entière.

En faisant main basse sur les 650 000 km2 récupérés après la chute du mur de Berlin, le capital a ouvert sur le continent européen, une zone franche de réglementation libre du travail. Grâce à ces 650 000 km2 conquis sur l’union soviétique, le Capital respire provisoirement grâce à la délocalisation de certains segments de la ligne de production et à la modification des conditions de travail. La délocalisation-segmentation peut ainsi se caractériser par une substitution de techniques favorisant l’utilisation abondante de main d’œuvre et conduisant surtout à son usure précoce. Deux avantages sont retirés de cette délocalisation: l’un se traduit en terme de coût(bas salaires), l’autre en terme de productivité(détérioration des conditions de travail). Cette stratégie de segmentation-délocalisation a pour but de compenser une baisse de la rentabilité moyenne du capital et pour surmonter cette baisse tendancielle que rencontre l’accumulation du capital, il était nécessaire de procéder à une redéfinition des conditions d’exploitation de la force de travail. La possibilité de trouver ailleurs des conditions meilleures pour exploiter la main-d’oeuvre permet d’alléger les difficultés que l’accumulation du capital rencontre. La possibilité de segmenter les lignes de production en adaptant les technologies aux conditions moyennes de production tend à homogénéiser les conditions de travail vers le bas. La possibilité d’obtenir des conditions de travail plus favorables au capital en délocalisant des segments de production constitue une menace réelle sur des salariés des pays capitalistes du centre, car la menace de délocaliser peut conduire à une détérioration des conditions de travail, à une stagnation et à une baisse des salaires réels. La chute du mur de Berlin a été un cadeau du ciel offert aux multinationales capitalistes qui sont à la recherche de zones franches où règne seulement la loi de la jungle avec des conditions de travail moyenâgeuses et une main-d’oeuvre abondante, corvéable et exploitable à volonté. Allez demander aux ouvriers roumains de chez DACIA qui gagnent un salaire mensuel de 240 s’ils croient toujours au paradis terrestre promis par la radio free Europe et la Voix de l’Amérique et s’ils vivent sous le régime de la liberté depuis la chute du mur de Berlin.

Faouzi Elmir, pour Mecanopolis

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Dimanche 15 Novembre 2009


Commentaires

1.Posté par sho le 15/11/2009 14:23 (depuis mobile) | Alerter
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L'article est interessant dans sa dimension critique du capitalisme et dans l'affirmation des complots incessants menes par les puissances occidentales. En revanche, l'article perd toute valeur lorsque I'll veut nous faire croire que le socialisme est mieux que le capitalisme. C'est bien sur une erreur manifeste. Le socialisme et le capitalisme sont les 2 faces d'une meme piece. Les deux systemes aboutissent a l'asservissement des peuples. Le pape Jean-Paul II a ecrit un livre sur le sujet

2.Posté par Brigitte le 15/11/2009 15:26 | Alerter
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Oui c'est vrai que socialisme et capitalisme sont les mêmes faces d'une même pièce, mais dans le socialisme on ne trouve pas autant de gens dans la misère que dans le socialisme. Le socialisme n'est pas créateur de misère, le capitalisme l'est.

3.Posté par wooidi le 17/11/2009 08:23 | Alerter
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La famille de mon épouse a vécu à l'est.Pologne.J'ai souvent voyagé durant les années 70 et 80 en DDR.
Votre article est un ramassis de contre vérités.L'immense majorité des habitants de l'est vivaient dans des conditions lamentables qui en étant la norme là bas sont considérées comme l'extrème pauvreté en Europe:coupures incessantes de chauffage collectif en hiver,15 degrés dans les appartements,eau couleur rouille ou noire,pollution,immeubles sonores,vetustes certains rafistoles suite aux bombardements de 44/45 (Varsovie).Travailler 15 ans pour s'acheter une Trabant!!!!!
Non en septembre et novembre 89 l'immense majorité des gens ont été libérés!!!
Il n'y a que les communiste et autres marxistes qui considèrent que mettre les gens dans une cage et bénéfique pour eux.
Cuba,Chine,Vietnam, quels paradis.
NB Un chomeur en fin de droit à Dresden a des conditions de vie NETTEMENT SUPERIEURES à celles d'un ouvrier Polonais de 1980.

4.Posté par suaire de lucinge le 18/11/2009 10:47 | Alerter
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Bonjour à tous:L'aricle parfait, sauf qu'il y a eu plus de 28,5 millions de victimes soviétiques, car 20 millions de civils et 8,5 de soldats, plus les 10 millions de 1914 à 1921, donc un total d'une bonne quarantaine de millions de victimes, toutes imputables au capitalisme mondial s'étant ligué contre Lénine dès 1917. Puis l'argumentation sur le mur de Berlin est simple; Il faut demander à ceux clamant que ce fut une victoire de le casser en 1989, la raison du pourquoi il fut construit: La zone d'occupation soviétique devenant RDA fit suite à la constitution de la RFA par US, Britishes et Français trahissant les accords de paix de 44-45; Le procès de Nuremberg condamna aussi bien les dirigeants nazis que les 95% du peuple allemand et autrichien les mettant au pouvoir par élections classiques et plébiscites. Puis vital de répéter que ce sont les ex alliés de 14-18 qui réarmèrent l'Allemagne nazie en violant les accords de Versailles. Ainsi les peuples de ces pays sont coupables par élections d'avoir permis les dirigeants menant à la violation des accords de guerre contre Hitler. La RDA fut une grande prison, et le mur même symbolique fut justifié. Tout événement s'analyse au Déterminisme Absolu au CQFD, et pour afffrmer que les peuples sont des imbéciles, Albert Einstein avoua à l'Abbé Pierre que s'il avait su que peuples et dirigeants étaient si infantiles, que jamais il n'aurait participé à leur mettre entre les mains l'arme nucléaire. Le même Albert cita: Les USA sont passés de la Décadence à la Barbarie sans connaître la Civilisation. Pour finir***Ce qu'il y a de terrible dans la Vérité, quand on la cherche on la trouve*** Denis de Rougemont. Salutations de Michel noble Suaire de Lucinge de Seyssel (Prince de...) adoubé d'1 MBA de Harvard et d'1 Ph.D de Eton en UK. Merci de votre attention

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