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Commémoration La Première Intifada, 22 ans plus tard : confirmation de l’unité de la terre de la Palestine (Rapport)


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Mercredi 9 Décembre 2009

Commémoration La Première Intifada, 22 ans plus tard : confirmation de l’unité de la terre de la Palestine (Rapport)

L’Intifada n’était pas une affaire anodine. Les Palestiniens vécurent cette première Intifada comme une révolution populaire. Avec leur simple pierre, ils purent perturber les autorités de l’occupation israélienne.

Vingt-deux années se sont écoulées, et les Palestiniens restent attachés à leurs principes. Ils confirment, jour après jour, que l’Occident et les occupants israéliens ne peuvent en aucun cas réduire la terre de la Palestine. Cette terre, allant du fleuve à la mer, de Naqoura à Om Ar-Rachach, restera une unité indivisible.

L’Intifada, le début

La Première Intifada, l’Intifada des mosquées, l’Intifada de la pierre, débuta le 9 décembre 1987. En 1993, elle commença à se calmer, pour s’arrêter complètement en 1993, suite à l’accord d’Oslo, signé par les autorités de l’occupation israélienne et l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP).

Le terme Intifada fut utilisé pour la première fois pour qualifier la révolution populaire palestinienne par le mouvement de la résistance islamique Hamas. Le mouvement l’utilisa dans son communiqué publié le 11 décembre 1987. L’Intifada qualifiait ces immenses manifestations éclatées pour protester contre les occupants israéliens et leurs pressions pratiquées sur ces quelques Palestiniens qui croyaient aux semblants efforts de paix. Et c’était à cette époque que le terme « Intifada » entra dans les médias arabes et internationaux.

Pourquoi l’Intifada ?

Le 8 décembre 1987, un camion conduit par un Israélien de la colonie d’Achdoud heurta volontairement une voiture stationnée dans une station service. Quatre de ses passagers palestiniens trouvèrent la mort, les autres furent blessés.

La radio israélienne mentionna le crime comme un accident de route ordinaire, parmi ceux qui arrivent tous les jours, à tout moment.

Mais le lendemain, le cortège funèbre de quatre martyrs se transforma en manifestations de protestation. Les manifestants commencèrent à jeter des pierres sur un site de l’armée israélienne, dans le village de Jabalia.

Tout de suite, les soldats de l’occupation israélienne ouvrirent le feu sur les civils qui ne désarmaient pas. Les soldats demandèrent des renforts. Les renforts arrivèrent, pour ne rien faire ; ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

En effet, cet incident ne fit que lever le voile sur une frustration profonde chez les Palestiniens sous occupation. Le peuple palestinien n’acceptait pas ce qui lui était arrivé après la guerre de 1948 : déportation et déplacement forcé, agressions, humiliations, pressions…

Effervescence populaire

La Première Intifada représentait un échec total pour la direction sioniste. Cette dernière ne s’était pas rendue compte de l’effervescence de la société palestinienne. Les chefs militaires israéliens furent attaqués, signe d’une grande frustration. La direction militaire refusa cependant d’envoyer de renfort. Elle croyait que la vie reprendrait son cours normal tranquillement le lendemain. Mais le lendemain, la population refusa de regagner son lieu de travail. Les étudiants de l’Université Islamique de Gaza se mirent à parcourir les rues en appelant à la révolution.

Le troisième jour, Isaac Rabin, premier ministre israélien de l’époque, partit vers Etats-Unis sans prendre de mesures faisant face à l’Intifada. Dès son retour, il déclara, à la Knesset, qu’ils iraient imposer la loi dans les territoires occupés, qu’ils iraient « casser leurs mains et leurs pieds, s’il le faut ».

Dans le mois de février, l’Intifada arriva à son summum. Des photos montrant des soldats israéliens frappant des civils palestiniens furent montrées dans les télévisions du monde entier. Le monde commença à avoir un grand sentiment de solidarité avec les Palestiniens. L’armée de l’occupation israélienne ne pouvant faire face à l’Intifada, elle demanda l’aide aux gardes-frontières et commença à semer la zizanie parmi les factions palestiniennes, sans succès.

Les médias

Les gens, les hommes de le Première Intifada et les résistants palestiniens se contactaient par les moyens du bord. Ils s’échangeaient des tracts. Des enfants dont l’âge ne dépassait les sept ans les distribuaient à la sortie des mosquées. Parfois, ils les mettaient sur des voitures. Des slogans étaient écrits sur les murs, un autre moyen pour communiquer. Des moyens, il n’y en avait pas beaucoup. Les journalistes étaient muselés. Les occupants israéliens agressaient, frappaient, interpellaient, emprisonnaient sans jugement pour un oui ou pour un non. Les universités étaient fermées. Des sanctions économiques collectives étaient imposées. Les colonies poussaient comme des champignons.

Des principes palestiniens

A travers l’Intifada, la guerre des pierres, les Palestiniens voulaient exprimer leur colère et leur attachement à leurs principes dont le droit d’un Etat palestinien indépendant, avec la ville occupée d’Al-Quds (Jérusalem) comme capitale. Les peuples ont le droit à disposer d'eux-mêmes. Le peuple palestinien en fait partie. Les Palestiniens veulent que les colonies sionistes soient démantelées, que leur économie soit libérée de celle de l’occupation israélienne, que les réfugiés palestiniens retournent à leur patrie…

La naissance du Hamas

Le projet sioniste abusait trop du peuple palestinien et de ses droits. Un mouvement honnête qui pourrait y faire face devait voir le jour. C’est ainsi qu’à la fin de l’an 1987, le mouvement de la résistance islamique Hamas vit le jour.

Tout de suite, les Sionistes exprimèrent leur inquiétude vis-à-vis de la naissance de ce mouvement. Ils voyaient leurs rêves menacés. Tous leurs services d’espionnage se mirent à travailler à plein régime.

Et petit à petit, les autorités de l’occupation israélienne remarquèrent que les Palestiniens répondaient présents et en masses aux activités du mouvement du Hamas, et elles commencèrent à viser ses cadres. Elles ne s’arrêtèrent pas là ; elles allèrent même jusqu'à assassiner plusieurs grands chef dont le cheikh Yassine, Al-Rantissi, entre autres.

Mais plus les occupants israéliens tuent et sèment la désolation, plus les Palestiniens restent attachés à leur terre, à leur amour, à leur Palestine.

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Mercredi 9 Décembre 2009


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