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Coalition internationale pour l’interdiction des armes à l’uranium – ICBUW


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Informations sur les armes à l’uranium

Nature et utilisation de l’uranium appauvri

L’uranium appauvri (UA) est un déchet nucléaire. A l’état naturel, l’uranium se présente sous la forme de trois isotopes différents: U 234, U 235 et U 238. Les isotopes sont des atomes du même élément qui ont des nombres différents de neutrons mais le même nombre de protons. Cela veut dire que leur comportement chimique est identique mais que les différents isotopes émettent différentes quantités et sortes de radiations.


danyquirion@videotron.ca
Samedi 7 Avril 2007

Coalition internationale pour l’interdiction des armes à l’uranium – ICBUW
Les propriétés radioactives de l’UA, composé essentiellement d’U 238, diffèrent de celles de l’U 235. Contrairement à l’U 238, l’U 235 est fissible. Cela signifie qu’il est si instable que si on le bombarde de neutrons, il peut produire une série auto-entretenue de réactions nucléaires dégageant d’énormes quantités d’énergie. C’est la base des armes et de l’énergie nucléaires. Cependant, avant d’être utilisé, l’U 235 doit être concentré parce qu’il ne constitue qu’une petite proportion de l’uranium naturel, environ 0,7%. L’U 238 représente plus de 99% de l’uranium naturel et est moins radioactif. Après que l’on a retiré de l’uranium naturel la plus grande partie de l’U 235, on l’appelle «uranium appauvri», c’est-à-dire «uranium appauvri en isotope U 235». Chaque kilo d’uranium enrichi prêt à être utilisé dans un réacteur donne 11 kilos d’UA.

L’UA est un composé chimiquement toxique et radioactif utilisé dans des munitions antichars en raison de sa densité élevée. Il est 1,7 fois plus dense que le plomb, ce qui donne aux armes une portée et un pouvoir de pénétration plus grands. Ces munitions appartiennent à un type d’armes appelées pénétrateurs à énergie cinétique. La partie de l’arme constituée d’uranium, le pénétrateur, est une longue flèche pesant plus de 4 kilos pour les plus gros exemplaires: ce n’est ni une pointe ni une enveloppe. Le pénétrateur est généralement fait d’un alliage d’uranium et d’une petite quantité d’un autre métal comme le titane ou le molybdenum. Cela augmente sa solidité et sa résistance à la corrosion.

Deux sociétés américaines produisent des munitions de chars de gros calibre à l’UA: Alliant Techsystems (obus de 120 mm) et l’ancienne Primex Technologies, maintenant General Dynamics Ordnance and Tactical Systems (obus de 105 et de 120 mm). Trois autres entreprises basées en France, dans l’ancienne Union soviétique et au Pakistan, fabriquent également des munitions de chars de gros calibre. Alliant Techsystems, la plus grande usine de munitions américaine, produit également des munitions de petit calibre (25 et 30 mm) destinées aux canons des avions et des blindés de l’Armée américaine. La firme BAE Systems, basée au Royaume-Uni, a fabriqué jusqu’en 2003 des obus de 120 mm pour les Forces armées britanniques puis elle a cessé pour des raisons «environnementales».1

En plus des pénétrateurs, l’UA est utilisé pour le blindage des chars de combat américains M1A1 et M1A2 et en petites quantités dans certains types de mines antiper-sonnel (M86 PDM et ADAM), ces deux types contenant 0,101 g d’UA. 432 mines ADAM ont été utilisées sur les champs de bataille du Koweït pendant la guerre du Golfe de 1991. Les Américains possèdent des mines M86 PDM et des ADAM dans leurs stocks.

Où les armes à l’uranium ont-elles été utilisées et par qui?

Les gouvernements ont souvent commencé par nier qu’ils utilisaient des armes à l’uranium à cause des problèmes sanitaires. Il est évident maintenant qu’elles ont été utilisées sur une large échelle par les Etats-Unis et le Royaume-Uni pendant la guerre du Golfe de 1991 puis en Bosnie, en Serbie et au Kosovo, puis de nouveau en Irak en 2003. On soupçonne les Etats-Unis d’avoir également utilisé ces armes en Afghanistan en 2001, malgré les dénégations des gouvernements américain et britannique. Toutefois, des documents de transport américains confidentiels divulgués à la presse laissent penser que les Forces armées américaines avaient des armes à l’uranium en Afghanistan mais on ne sait pas si elles ont été utilisées.2

On suppose qu’au moins 18 pays possèdent des systèmes d’armes à l’uranium dans leurs arsenaux, dont le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la France, la Russie, la Grèce, la Turquie, Israël, L’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Egypte, le Koweït, le Pakistan, la Thaïlande, la Chine, l’Inde et Taiwan. Un grand nombre d’entre eux les ont achetées aux Américains alors que d’autres, dont la France, la Russie, le Pakistan et l’Inde, les ont probablement développées indépendamment.

Pourquoi est-ce un problème?

La poussière d’oxyde d’uranium produite lors de la combustion des munitions à l’uranium n’a pas de précédent dans l’histoire des munitions et elle n’existe pas dans la nature. Cette poussière toxique et radioactive est composée de deux oxydes: l’un est insoluble et l’autre modérément soluble. Certaines particules sont de l’ordre du sous-micron: elles s’inhalent aisément et restent dans les poumons. De là, les composés d’uranium vont se déposer dans les ganglions lymphatiques, les os, le cerveau et les testicules. Les cibles blindées touchées par les pénétrateurs à l’uranium sont entourées de cette poussière et des études laissent supposer qu’elle peut se déplacer à des kilomètres lorsqu’elles se retrouvent dans l’atmosphère comme ce peut être le cas dans les climats secs. Cette poussière peut alors être inhalée ou ingérée par les civils comme par les soldats. On pense que les armes à l’uranium sont à l’origine de la forte augmentation de l’incidence de certains cancers comme le cancer du poumon et les lymphomes dans certaines régions d’Irak après 1991 et 2003. On lui a également attribué l’augmentation des cas de malformations congénitales dans les régions proches des principaux champs de bataille de la guerre du Golfe.

Les impacts de cibles douces, caractéristiques des frappes aériennes, ont tendance à laisser les pénétrateurs partiellement intacts car la grande majorité d’entre eux manquent leur cible. Dans les Balkans, plus de 31 000 pénétrateurs de 30 mm ont été tirés. D’après le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ces pénétrateurs en voie de corrosion peuvent contaminer les nappes phréatiques et les réserves d’eau potable et devraient être éliminés.3

Alors que nous avons une idée assez précise de la quantité des munitions à l’uranium qui a été utilisée dans les Balkans (14 tonnes) et lors de la guerre du Golfe de 1991 (environ -320 tonnes), on a peu de données sur l’ampleur de son utilisation après l’invasion de 2003. Ce qui est sûr, c’est qu’on en a employé beaucoup plus dans les zones urbaines. C’est essentiellement le résultat d’une évolution vers une guerre asymmétrique et d’une attitude de plus en plus désinvolte à l’égard de l’utilisation des armes à l’uranium. Les Etats-Unis ont systématiquement refusé de fournir au PNUE des données sur les sites touchés par des armes à l’uranium et la situation instable de l’après-guerre a pratiquement empêché l’évaluation de ampleur de la contamination.

Effets sanitaires de l’uranium: 1. La radioactivité

Le principal risque que représente l’U 238 est le rayonnement alpha. Lorsqu’elles sont inhalées ou ingérées, les particules alpha constituent la forme la plus dangereuse de rayonnement ionisant. Toutefois, lorsque l’U 238 se désintègre en thorium et en protactinium, il émet un rayonnement bêta et gamma qui augmente l’irradiation. Par conséquent, il faut considérer les particules d’uranium comme un mélange dynamique d’isotopes radioactifs.

Le rayonnement alpha exerce d’incroyables ravages à l’intérieur du corps. On estime que les dommages chromosomiques dus aux particules alpha sont environ 100 fois plus importants que ceux provoqués par une quantité équivalente d’autres rayonnements. Les particules lourdes et hautement chargées peuvent faire des trous dans l’ADN et entraîner un flux de radicaux libres qui perturbent les processus cellulaires subtilement réglés. En un jour, un microgramme (un millionième de gramme) d’UA pur peut émettre environ 1000 particules alpha. Chaque particule est chargée d’une énergie de 4 millions d’électrons-volts. Cette énergie pénètre directement dans l’organe ou le tissu où la particule est logée. Il suffit de 6 à 10 électrons-volts pour briser un brin d’ADN dans une cellule et ces émissions couvrent une superficie d’un rayon de 7 à 20 cellules.4

Des effets originaux d’émetteurs internes font ressortir les risques posés par l’exposition au rayonnement alpha interne,5 par exemple l’effet de proximité, qui consiste en ce que des cellules voisines de celles frappées par les particules alpha manifestent également des signes de dommages dus aux radiations et l’instabilité génomique où les descendantes des cellules endommagées manifestent des taux de mutations plus élevés: phénomène avant-coureur du développement d’un cancer. Le rayonnement ionisant est un agent cancérogène humain à tous les niveaux de doses, et non pas seulement aux niveaux élevés. Il n’existe pas de dose seuil et n’importe quelle particule alpha peut causer des dommages génétiques irréparables.

Effets sanitaires de l’uranium: 2. La toxicité chimique

Les recherches approfondies sur la toxicité chimique de l’uranium ont commencé dans les années 1940. Depuis, il est apparu clairement que, comme l’exposition à de nombreux autres métaux tels que le plomb, le chrome, le nickel et le mercure, celle à l’uranium pouvait être préjudiciable à la santé. Alors que de nombreuses recherches se sont bornées à l’étude des dommages causés éventuellement aux reins, depuis 1991, à la suite des inquiétudes manifestées à propos des armes à l’uranium, des dizaines d’articles ont mis en lumière d’autres effets, plus inquiétants, de la toxicité de l’uranium. Des recherches cellulaires et animales répétées ont montré que l’uranium est une toxine rénale, une neurotoxine, une immunotoxine, un mutagène, un carcinogène et un tératogène. La poussière d’uranium est une forme concentrée d’uranium beaucoup plus biodisponible que l’uranium présent dans la nature. Des études récentes sur des hamsters ont montré que l’uranium se fixe sur les brins d’ADN où ils causent des dommages oxydatifs en produisant des radicaux libres.6 Des recherches sur des rats ont révélé que l’uranium provoque des atteintes irréparables des globules blancs et modifient l’expression génique.7

Ces résultats et d’autres encore laissent penser que l’uranium n’est pas seulement hautement toxique mais que sa toxicité et sa radioactivité peuvent se combiner et créer un effet synergique8, cumulatif qui augmente les dommages causés aux structures et mécanismes cellulaires qui, à leur tour, entraînent des tumeurs et une série de symptômes qui se manifestent dans tout l’organisme.

Commission internationale de protection radiologique (CIPR)

La CIPR est un organisme antidémocratique, indépendant, qui fournit des recommandations sur la protection radiologique à des gouvernements et à des organisations supranationales. Elle fait des choix politiques concernant les doses reçues et les avantages pour la société, travail qui, de l’avis de nombreuses personnes, devrait être laissé aux politiciens. Si ses membres semblent à la hauteur en ce qui concerne la physique radiolo-gique, ils ont été jugés nettement moins bons en matière de radiobiologie. La CIPR utilise des données provenant des explosions atomiques d’Hiroshima et Nagasaki pour évaluer les taux de doses et d’exposition. Les victimes japo-naises des bombes ont été exposées à de fortes radiations gamma et bêta externes. Or on a montré que la contamination environnementale à long terme par les munitions à l’uranium conduit à une exposition interne chronique à un rayonnement alpha, ce qui rend peu pertinents les taux de doses corps entier et de doses -organes. De plus, les estimations de doses de la CIPR sont fondées sur l’«individu moyen» malgré le fait que les radiations ionisantes font courir nettement plus de risques aux jeunes enfants et aux -femmes enceintes.

Organisation mondiale de la santé (OMS)

En 2001, l’OMS a publié un rapport prétendant que, sauf dans des circonstances exceptionnelles, l’exposition à l’UA ne constituait pas un problème de santé publique.9 Par la suite, on a appris que des documents importants du ministère américain de la Défense sur la génotoxicité des munitions à l’uranium avaient été écartés du rapport. Le Dr Keith Baverstock, qui a travaillé dans l’unité de protection radiologique de l’OMS, pense que les pressions venaient du plus haut niveau.10 Il est évident que l’OMS est sous la dépendance des Etats membres qui la soutiennent financièrement. Une autre source de confusion provient de ses relations avec ses institutions sœurs, comme l’Agence internationale de l’énergie atomique dont l’objectif est de promouvoir l’énergie nucléaire. Le rapport de l’OMS reposait sur les modèles de la CIPR, lesquels s’étaient révélés incapables d’évaluer correctement les effets des émetteurs radioactifs internes.

Institut de radiobiologie des Forces armées américaines (AFFRI)

Entre 2000 et 2003, le Dr Alexandra Miller, de l’AFFRI, était une sommité en matière de recherches sur la toxicité chimique et la radioactivité de l’uranium sponsorisées par le gouvernement des Etats-Unis. A la suite de plusieurs articles de revue validés par des pairs dans lesquels elle faisait état de liens inquiétants entre l’exposition à l’uranium et la santé, on lui a coupé les crédits. Avec ses collègues, elle avait montré pour la première fois que les oxydes d’uranium internes pouvaient provoquer une «augmentation significative de la mutagénicité urinaire», qu’ils pouvaient rendre les cellules capables de produire chez les souris des tumeurs cancéreuses au système immunitaire déprimé et que l’UA pouvait endommager l’ADN en l’absence de désintégration radioactive importante, c’est-à-dire uniquement par sa toxicité chimique. Le fait qu’on ait étouffé son travail est caractéristique du secret qui a entouré le débat sur les armes à l’uranium.

Statut légal des armes à l’uranium

Bien qu’aucun traité interdisant explicitement l’usage des armes à l’uranium ne soit encore en vigueur, il est évident que l’usage des armes à l’uranium est contraire aux règles et aux principes de base du droit humanitaire – écrit ou coutumier. Il s’agit:

• du principe général de protection des populations civiles contre les conséquences des hostilités;

• du principe selon lequel le droit des parties à un conflit armé de choisir leurs «méthodes et moyens de guerre» n’est pas illimité;

• du principe selon lequel sont interdites l’utilisation dans les conflits armés «des armes, des projectiles ou des matières propres à causer des maux superflus», des «armes empoisonnées», des «méthodes ou moyens de guerre qui sont conçus pour causer ou dont on peut attendre qu’ils causeront des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel» et les destructions injustifiées (cf. article 23 du Règlement de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre et article 35 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève);

• du principe de proportionnalité de la Déclaration de Saint-Pétersbourg à l’effet d’interdire l’usage de certains projectiles en temps de guerre.

En outre, aussi bien le droit humanitaire que le droit environnemental reposent sur les principes de précaution et de proportionnalité que les Etats devraient – ce serait la moindre des choses – respecter. Deux Résolutions de la Sous-commission des droits de l’homme des Nations unies (1996/16 et 1997/36) stipulent que l’usage de munitions à l’uranium n’est pas conforme au droit international et aux droits de l’homme.11

Le soutien à l’idée d’un traité interdisant l’usage d’armes à l’uranium fait son chemin dans le monde. En 2006, le Parlement européen a réaffirmé ses trois précédents appels en faveur d’un moratoire en demandant l’introduction d’une interdiction totale et en déclarant inhumain l’usage d’armes à l’uranium et du phosphore.12 Des Etats individuels comme la Belgique travaillent à la modification de leur droit national afin de bannir l’usage des armes à l’uranium.13 Aux Etats-Unis, l’inquiétude croissante à propos des effets sanitaires des armes à l’uranium a incité certains Etats à instaurer des dépistages pour les soldats rentrés au pays.14

Coalition internationale pour l’interdiction des armes à l’uranium (ICBUW)

Regroupant plus de 80 organisations dans le monde, l’ICBUW représente actuellement le meilleur instrument visant à obtenir une interdiction mondiale de l’utilisation de tous les types d’armes à l’uranium. Bien que, conformément au droit international humanitaire, au droit environnemental et aux droits de l’homme, l’usage des armes devrait déjà être illégal, un traité explicite, comme pour les armes chimiques et biologiques et les mines antipersonnel, est certainement la meilleure solution pour en réaffirmer l’illégalité. Un tel traité interdirait non seulement l’usage des armes à l’uranium, il en interdirait également la fabrication et exigerait la destruction des stocks et la décontamination des champs de bataille et réglementerait l’indemnisation des victimes.

L’ICBUW a préparé un projet de Convention.15 Il contient une interdiction générale et complète du développement, de la production, du transport, du stockage, de la possession, du transfert et de l’usage des munitions à l’uranium, des blindages à l’uranium et de tout autre usage militaire de l’uranium. Il formule également des obligations concernant l’abolition des armes à l’uranium et la destruction des usines qui fabriquent ces armes. En outre, il oblige les Etats à procéder rapidement à la décontamination des champs de bataille radioactifs et des sites d’essais, met l’accent sur la protection des civils vivant dans ces zones ainsi que sur l’aide à leur apporter et oblige les Etats à indemniser les victimes.

En faisant connaître ce projet de Convention, l’ICBUW suit l’exemple de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel. Les organisations constituant la base de l’ICBUW font du lobbying au niveau national alors que l’ICBUW elle-même collabore avec des organismes supranationaux comme le Parlement européen ou les Nations Unies. Nos activités sont soutenues par Euromil – European Military Union.16

Alors que les pays agresseurs refusent d’étudier les effets des munitions à l’uranium sur les populations civiles et en rejettent la responsabilité sur des gouvernements d’après-guerre faibles et très inquiets, l’ICBUW soutient des recherches indépendantes.

Deux projets de ce genre sont la Basra Epidemiological Study et l’Iraqi Children’s Tooth Project.17 Le premier vise à quantifier directement pour la première fois l’ampleur de l’épidémie de cancers dans la région de Bassora, dans le sud de l’Irak en examinant avec minutie les données sur les cancers avant et après 1991. Pendant trop longtemps, les gouvernements américain et britannique ont cherché à ignorer les rapports sur l’augmentation des cancers en prétendant qu’il s’agissait de «propagande baathiste». L’Iraqi Children’s Tooth Project a pour objectif d’évaluer l’étendue géographique et temporelle de la pollution par l’uranium en Irak en analysant les isotopes d’uranium dans les dents de lait des enfants. On peut faire des dons en faveur de ces deux projets sur www.bandepleteduranium.org.

Le consensus se fait de plus en plus parmi les organisations de la société civile, les scientifiques et quelques organisations militaires sur le fait que les risques des munitions à l’uranium ont été gravement sous-estimés. Les organismes de l’establishment scientifique ont été lents à réagir au grand nombre de recherches nouvelles sur les munitions à l’uranium et les politiciens ont ignoré les demandes des chercheurs et des militants. De plus, la confusion entretenue délibérément par les industries minières, nucléaires et de l’armement a entravé les efforts visant à faire reconnaître le problème et obtenir une interdiction. Un traité indépendant court-circuitant la Convention sur certaines armes classiques s’avère être la meilleure voie pour limiter l’utilisation future et la prolifération de ces armes frappant sans discrimination. Comme le stipulent les Conventions de Genève, le droit de choisir des méthodes ou moyens de guerre n’est pas illimité. Nous ne devons pas tolérer que l’avantage militaire à court terme invoqué en faveur des armes à l’uranium prenne le pas sur notre responsabilité vis-à-vis de la santé à long terme des hommes et de la planète.

Suggestions d’actions

• Faites part à vos élus ou à votre ministre de la Défense de vos inquiétudes à propos des armes à l’uranium.

• Demandez plus d’informations à l’ICBUW.

• Organisez une manifestation afin de récolter des fonds pour l’ICBUW.

• Soutenez les recherches indépendantes sur les armes à l’uranium (www.icbuw.org).

• Signez sur www.icbuw.org la pétition pour l’interdiction internationale des armes à l’uranium.

• Adhérez à l’ICBUW. •

Références bibliographiques

1 BAE CSR statement: www.baesystems.om/corporateresponsibility/2003/stakeholders/index1.htm

2 Leaked US Army transport letter: www.bandepleteduranium.org/en/a/113.html

3 United Nations Environment Programme Recommends Precautionary Action Regarding Depleted Uranium In Kosovo UNEP press release, March 2001. http://tinyurl.com/26pfck

4 Bertell, Dr R: Depleted Uranium: All the Questions About DU and Gulf War Syndrome Are Not Yet Answered. International Journal of Health Services, Volume 36, Number 3, 2006.

5 Committee Examining Radiation Risks of International Emitters (CERRIE), Final Report, www.cerrie.org , sponsored by the UK Dept. of Health and DEFRA.

6 Uranyl acetate induces hprt mutations and uranium-DNA adducts in Chinese hamster ovaries. Stearns et al. Mutagenis 2005; 20: 417–423

7 Short-term effects of depleted uranium on immune status in rat intestine. Dublineau I et al, Journal of Toxicology and Environmental Health. 2006 Sep; 69(17): 1613–28

8 Presentation of European Parliament by Dr Keith Baverstock, formerly of the WHO, Full text: www.bandepleteduranium.org/en/a/24.html

9 WHO Guidance on Exposure to Depleted Uranium For Medical Officers and Programme Administrators. http://tinyurl.com/aegbx

10 Interview, BBC Radio 4 Today Program, Nov 2006. http://tinyurl.com/2do8yw

11 UNHCHR resolutions: 1996: http://tinyurl.com/yqn5qv , 1997: http://tinyurl.com/ypjn75

12 European Parliament Makes Fourth Call for DU Ban: www.bandepleteduranium.org/en/a/89.html

13 Report on the Hearing in the Belgian Parliament organised by the Commission on Defense of the Chamber of Representatives 20 November 2006. www.bandepleteduranium.org/en/a/88.html

14 US Bill Requiring DU Health Studies Passed by House of Representatives June 2006, www.bandepleteduranium.org/en/a/51.html

15 Draft Convention on the prohibition of development, production, stockpiling, transfer and use of uranium weapons and on their destruction. www.bandepleteduranium.org/en/a/2.html

16 EUROMIL – The European Military Union Call For Global DU Ban, www.bandepleteduranium.org/en/a/110.html

17 Basra Epidemiological Study and Iraqi Children’s Tooth Project, www.bandepleteduranium.org/en/i/42.html

Contact: ICBUW (bureau international), Bridge 5 Mill, 22a Beswick Street, Ancoats, Manchester, United Kingdom, M4 7HR

Tel: +44 (0)161 273 8293/8283

Fax: +44 (0) 161 273 8293

E-Mail: info@bandepleteduranium.org

Web: www.bandepleteduranium.org

Publié et diffusé sous forme de brochure en anglais par l’ICBUW.

Traduction par le journal suisse: Horizons et débats du 2 avril 2007, 7e année, N°12

Article original anglais: www.bandepleteduranium.org


Samedi 7 Avril 2007


Commentaires

1.Posté par idrissa adamou le 20/05/2007 19:06 | Alerter
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je suis president d'une ong dénommé notre cause commune nous faisons parti aussi d' un collectif des organisations des défense du droits a l'energie au niger dénommé coddaé présidéé par mr moustapha kadi nous avons un journal du coddae(energie pour tous)dans son 3eme numero j'ai longuement critiqué le comportement de l'administration bush du taitement mensongeres qu'ils ont a entretenir sur une soit disante vente d'uranium du niger a l'irak du temp de saddam dans seulement nuire a notre pays le niger pour cela le coddae compte poursuivre les usa pour cs mensonges .nous comptons sur votre collectifs pour nous appuyer dans notre combat a faire de l'uranium une source d'espoir et non de destruction de l'humanité

nous souhaiterions vraiment a la ncc adhérer a votre coalition pour qu'enssemble refléchir pour touver une solution commune a ce probleme qui est pire que le sida

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