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Histoire et repères

Choc des civilisations et manipulations historiques. Troubles dans la médiévistique




Choc des civilisations et manipulations historiques. Troubles dans la médiévistique
- Un simple scandale universitaire ?

La récente publication du livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel, Les racines grecques de l’Europe chrétienne au Seuil (Paris, 2008), créé une vive polémique au sein de la communauté intellectuelle et universitaire française. Le livre, paru il y a un mois et tiré à 4000 exemplaires est déjà épuisé et en réimpression. Plusieurs articles, pétitions et compte-rendus ont porté ce débat dans la sphère publique et médiatique au delà du microcosme des études médiévales, agitant même certains obscurs endroits de la blogosphère.

Mais pourquoi cette affaire ? Pierre Assouline commente avec ironie ce petit scandale du monde universitaire alors qu’un des historiens officiels du gouvernement, Max Gallo, s’indigne sur France Culture de l’accueil fait au livre, dénonçant l’absence de véritable débat intellectuel. L’éditrice du livre, Laurence Devillairs parle d’une « Inquisition » contre ce livre et d’« anathème » lancé par les universitaires contre l’un des leurs...

Sylvain Gouguenheim est enseignant à l’École Normale Supérieure de Lyon et professeur des universités, habilité à diriger des recherches. Il est notamment connu dans le monde scientifique pour ses travaux sur les mystiques rhénans (La sybille du Rhin. Hildegarde de Bingen, abbesse et prophétesse rhénane, Paris, 1996). Après s’être intéressé aux Fausses terreurs de l’an mil (Paris, 1999), l’auteur s’attaque ici à ce qu’il considère comme autre mythe de l’histoire médiévale : la transmission d’une partie de la science antique et des savoirs aristotéliciens par les arabes au Moyen Age. Abordant un des sujets les plus travaillés et les plus complexes de l’histoire culturelle et intellectuelle de l’Occident, l’auteur s’éloigne clairement de ses spécialisations académiques pour jeter un pavé dans la marre.

- Les Arabes n’auraient pas pu transmettre la pensée et la culture grecque !

L’auteur cherche à démontrer que la civilisation musulmane n’a connu qu’une « hellénisation superficielle » : « Jamais les Arabes musulmans n’apprirent le grec, même al-Farabi, Avicenne ou ¬Averroès l’ignoraient ». Ainsi la majeure partie de cet héritage antique aurait été préservée par les chrétiens orientaux, les Syriaques, entre le IVe et le VIIe siècles. Du fait d’une incompatibilité linguistique entre l’arabe et le grec, les Arabes n’auraient qu’une part infime dans la transmission de la culture antique vers l’Occident chrétien.

Pour étayer sa thèse et abattre ce qu’il considère comme un lieu commun historiographique, Sylvain Gouguenheim place au centre de son argumentation l’oeuvre de Jacques de Venise, clerc italien ayant vécu à Constantinople, le premier traducteur européen d’Aristote au XIIe siècle. Cette insistance sur le rôle de ce clerc vient de la découverte récente d’un manuscrit de l’abbaye du Mont saint Michel. Ce manuscrit devient alors la preuve suprême que la philosophie aristotélicienne a été transmise directement de la Grèce antique à l’Occident latin.

Ainsi d’une analyse précise d’un point d’érudition, l’auteur élargit la portée de son propos, le plaçant son l’angle d’une problématique inspirée par le comparatisme entre des civilisations. L’Islam et la Grèce antique seraient des civilisations profondément étrangères l’une à l’autre pour des raisons d’ordre culturelles : les impératifs religieux musulmans auraient empêchés la pénétration réelle de la culture antique. Ce processus d’opposition structurant l’histoire aboutirait à des identités fondées sur « l’altérité conflictuelle entre chrétiens et musulmans ».

Ce comparatisme est appuyé sur une argumentation ethno-linguistique qui débouche sur un racisme culturel : « dans une langue sémitique, le sens jaillit de l’intérieur des mots, de leurs assonances et de leurs résonances, alors que dans une langue indo-européenne, il viendra d’abord de l’agencement de la phrase, de sa structure grammaticale. […] Par sa structure, la langue arabe se prête en effet magnifiquement à la poésie […] Les différences entre les deux systèmes linguistiques sont telles qu’elles défient presque toute traduction ». Ainsi les caractéristiques linguistiques de l’arabe rendraient la civilisation musulmane inapte à recevoir la culture antique.

- Des réactions contrastées et virulentes

Lorsque Roger Pol Droit chronique ce livre pour Le Monde des Livres (03/04/2008), il ne remet pas du tout en cause les analyses du livre et conclut par un « somme toute, contrairement à ce qu’on répète crescendo depuis les années 1960, la culture européenne, dans son histoire et son développement, ne devrait pas grand-chose à l’islam. En tout cas rien d’essentiel. Précis, argumenté, ce livre qui remet l’histoire à l’heure est aussi fort courageux ». Le compte-rendu favorable, voire enthousiaste, de Stéphane Boiron dans Le Figaro (17/04/08) explicite même les sous-entendus idéologiques en plaçant ce livre dans lignée des positions du pape Benoit XVI qui insiste sur la centralité du leg romain comme fondement de l’Occident.

Face à cet accueil favorable de la part des chroniqueurs de grands quotidiens nationaux, les réactions des intellectuels sont immédiates, ce qui est assez rare pour être souligné, tant la communauté universitaire est peu encline à étaler ses dissensions publiquement et ce particulièrement chez des médiévistes qui se tiennent trop souvent en retrait par rapport aux questions d’actualité. Une pétition des élèves et des enseignants de l’École Normale Supérieure est publiée dans Télérama. Les historiens Gabriel Martinez-Gros et Julien Loiseau écrivent une tribune dans Le Monde intitulée « La vraie terreur de l’historien » et une quarantaine d’historien(-ne)s et philosophes des sciences, emmené(e)s par Hélène Bellosta (CNRS), ont publié un texte : « Prendre de vieilles lunes pour des étoiles nouvelles, ou comment refaire aujourd’hui l’histoire des savoirs ». Un collectif international de 56 chercheurs en histoire et philosophie du Moyen Age a publié dans Libération du 30 avril 2008 un article « Oui l’Occident chrétien est redevable au monde islamique ».

L’historien de la philosophie, Alain de Libéra, éminemment respectable et respecté, spécialiste mondialement reconnu de ces problématiques, est même sorti de sa réserve habituelle pour écrire une lettre mordante publiée par Telérama : « Landernau terre d’Islam ». Pour lui, « L’hypothèse du Mont-saint-Michel, chaînon manquant dans l’histoire du passage de la philosophie aristotélicienne du monde grec au monde latin hâtivement célébrée par l’islamophobie ordinaire, a autant d’importance que la réévaluation du rôle de l’authentique Mère Poulard dans l’histoire de l’omelette ». Il conclut alors : « Cette Europe-là n’est pas la mienne. Je la laisse au ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale et aux caves du Vatican. »

- Des critiques érudites et méthodologiques solides et pertinentes

Les critiques des historiens se placent sur plusieurs niveaux. On lui reproche des erreurs dans le détail de son argumentation. Il se trompe sur la qualification de l’oeuvre de Jean de Salisbury, dans son analyse des traductions syriaques, et dans ses affirmations sur la transmission de Logica nova d’Aristote. Ces critiques d’érudition ne sont pas des coquetteries universitaires mais visent à montrer le peu de sérieux d’un ouvrage qui affiche beaucoup de prétentions mais se contente trop souvent d’analyses de seconde voire de troisième main. A ce niveau on relève même des oublis dans la bibliographie, certains ouvrages centraux étant peu utilisés au profit d’autres beaucoup plus discutables ainsi qu’un certain nombre de contradictions internes à sa démonstration.

Un reproche, plus fort et plus grave pour l’historien, est la partialité du tableau qu’il dresse de la pensée occidentale, laissant de côté les multiples conflits et les traditions différentes, oubliant que l’université de Paris a pendant plusieurs dizaines d’années interdits les oeuvres d’Aristote. Reprocher aux savant arabes leur ignorance du grec n’est valable que si l’on souligne que les penseurs de la scolastique, comme Thomas d’Aquin ne le connaissait pas mieux. Il y a un traitement inégalitaire des sources et des données selon que l’auteur parle de l’Orient, objet d’une forte attention critique ou de l’Occident, dont les auteurs sont crus sans autre précaution. Enfin ce livre qui prétend remettre en cause notre vision de la transmission du savoir antique se borne au XIIe siècle, refusant de s’interesser au XIIIe et au XIVe siècles pourtant cruciaux et décisifs sur cette question.

- La défense de l’hellénisation et de la spécificité catholique européenne

Cette thèse n’est pas nouvelle, contrairement à ce que prétend son auteur, et elle fut, au contraire, très en vogue au XIXe siècle et au début du XXe siècle. D’autre part, sans originalité, son livre reprend le titre d’un article italien de Coloman Viola paru en 1967. Un autre historien, Jacques Heers, avait, il y a quelques années, fait une charge contre cette vision d’une transmission par les Arabes des penseurs de l’Antiquité dans un article de la Nouvelle revue d’histoire (N°1, juillet-août 2002, pp.51-52) : « Les « Arabes » ont certainement moins recherché et étudié les auteurs grecs et romains que les chrétiens. [...] Rendre les Occidentaux tributaires des leçons servies par les Arabes est trop de parti pris et d’ignorance : rien d’autre qu’une fable, reflet d’un curieux penchant à se dénigrer soi-même ». Rémi Brague, spécialiste de la philosophie antique et médiévale avait également remis en cause ce paradigme lors d’un débat télévisé où il avait repris vertement le philosophe, et ancien ministre, Luc Ferry sur cette question, en novembre 2006.

On voit donc que cette question historique complexe est devenue un objet de débat public où l’histoire est instrumentalisée pour servir la défense d’un Occident chrétien prétendument menacé. L’Occident actuel se pose beaucoup de questions sur l’Islam qu’il connaît très mal et si le livre de Sylvain Gouguenheim est au coeur du débat c’est qu’il participe d’une vaste entreprise idéologique visant à faire croire à un antagonisme irréductible entre des civilisations définies par des religions. Craignant une « deshellinisation », le pape Benoit XVI s’active pour défendre l’identité culturelle de l’Occident chrétien. Ainsi on trouve dans ce livre un écho de la vive polémique, qui a pris une ampleur médiatique et diplomatique exceptionnelle, suscitée par les propos du pape lors de la conférence tenue à l’université de Ratisbonne, le 12 septembre 2006. Le pape, au sujet des rapports entre la foi et la raison, a eu des propos équivoques sur les lien structuraux entre Islam et violence.

Il faut noter que dans ce mouvement, et en même temps que ce livre paraît un article sur « Le Vatican et l’Islam » par Alain Besançon dans la revue Commentaire (n°120 de l’hiver 2007-2008, pp.901-926) qui critique la position ecclésiastique définit par Vatican II sur les rapports du Catholicisme avec les autres religions. Ce concile de modernisation de l’Église avait placé l’Islam au même niveau que le Judaïsme dans une filiation directe avec le Christianisme. Or pour Alain Besançon, cette affirmation d’une possible relation symétrique entre religions est une incompréhension de l’Islam et du Catholicisme. Il conclut en avançant que l’Église doit enfin regarder en face l’Islam pour en dénoncer les réalités concrètes comme elle a pu le faire pour le nazisme et le communisme !

-Le choc des civilisations : un monde sans histoire

Ces mois derniers, plusieurs ouvrages ont repris le concept développé par Samuel Hutington de le Choc des civilisations (trad. Paris, 2007) développant les thèses d’Oswald Spengler (1880-1936) d’un « ère de la guerre d’anéantissement » et du destin cyclique des « grandes cultures ».

De nombreux essayistes et même des historiens cherchent dans cette grille de lecture pratique l’architecture d’une vision synthétique et frappante de l’Histoire utilisable à des fins idéologiques et politiques. Cependant ce comparatisme entre des civilisations aboutit à un constat an-historique mettant en avant des blocs homogènes et invariants, ignorant la complexité des faits humains.

Ainsi le livre de Jean-Paul Roux, ancien directeur de recherche au C.N.R.S. et enseignant à l’École du Louvre, Un choc de religions. La longue guerre de l’islam et de la chrétienté, 622-2007 (Fayard, 2007) construit la linéarité d’une opposition irréductible de Charles Martel à Oussama Ben Laden. L’historien, Thierry Camous dans Orients/Occidents, 25 siècles de guerre 
(Paris, 2007) dresse une typologie des formes d’affrontement entre Orient et Occident mettant en avant les facteurs culturels, et l’opposition entre civilisations comme moteur des conflit.

Ces dérives d’interprétation de l’histoire ont été dénoncées par l’historien, spécialiste de la colonisation, Claude Liauzu dans son Empire du mal contre Grand Satan. Treize siècles de cultures de guerre entre l’islam et l’Occident (Paris, 2005). La théorie du choc des civilisations ne trouve des justification dans l’historie qu’au pris de simplifications, de distorsions et d’oublis qui renoncent à expliquer les faits et à les comprendre au profit d’un sens idéologique plaqué a priori. Chaque conflit est lié à des contextes politiques, sociaux-économiques, culturels, irréductibles à une opposition schématique récurrente durant deux millénaires : c’est une démarche qui est le contraire même de celle de l’historien.

-Des fréquentations politiques de certains historiens français

Le livre de Sylvain Gouguenheim est fortement marqué intellectuellement et idéologiquement du côté d’une pensée catholique « néo-conservatrice ». Ce positionnement se manifeste notamment par la forte influence que semble avoir exercée le journaliste René Marchand, auteur de La France en danger d’Islam, entre jihâd et reconquista, édité à l’Âge d’Homme (2002) et de Mahomet. Contre-enquête : un despote contemporain, une biographie officielle truquée, quatorze siècles de désinformation aux éditions de l’Échiquier (2006). Relecteur attentif, remercié par l’auteur, René Marchand est un des auteurs de référence de l’extrême droite française dans son combat anti-Islam qui intervient sans cesse dans le champs historique notamment en collaborant à la Nouvelle Revue d’Histoire.

Cette revue, qui rejette une vision « partiale » de l’histoire, accueille d’éminents historiens académiques tels que Karl Ferdinand Werner, Jean Pierre Poussou, Jean Tulard, Jean Favier, Michel Zink et beaucoup d’autres (1). Rémi Brague y collabore aussi, lui qui est cité par l’auteur à des endroits stratégiques de sa démonstration (2). Cet historien est l’auteur d’un livre Europe, la voie romaine, édité chez Criterion (Paris, 1992) où il insiste sur l’héritage romain dans l’identité européenne. Il a par ailleurs soutenu Louis Chagnon accusé de racisme anti-musulman par le MRAP et la Ligue des droits de l’homme.

Cette revue a été fondée par Dominique Venner, ancien de l’O.A.S., fondateur avec Alain de Benoist du GRECE (Groupe de recherche et d’études pour la civilisation européenne), laboratoire de la pensée de La Nouvelle Droite. Ce journaliste, spécialiste des armes à feu, a rédigé plusieurs ouvrages à caractère historique comme Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d’identité (Paris, 2002) où il tente de définir la tradition culturelle européenne. On retrouve ici l’enjeu central du livre de Gouguenheim, la construction d’un bloc occidental, justifié historiquement et culturellement, cohérent et structuré par le christianisme. Cette revue apparaît désormais non seulement comme une simple lubie de vieux professeurs d’université mais comme un véritable lieu de construction d’une contre-histoire de l’Occident.

Sylvain Gouguenheim place lui-même le débat sur un angle idéologique et non scientifique. Il construit de toute pièce une tradition historique pour mieux la démonter et ainsi donner l’impression de faire une vraie découverte. Cette logique, qui a prévalu dans la construction de ce qu’on a appelé la « pensée 68 » qui n’existe que pour ceux qui ont voulu la combattre. Par son livre, l’auteur s’inscrit dans deux traditions de la droite radicale : celle du catholicisme « néo-conservateur » et celle des mouvances politiques et idéologiques anti-Islam.

- Ceci n’est pas une thèse scientifique...

Le débat suscité autour du livre de Sylvain Gougueheim n’est pas un débat scientifique. C’est un livre qui ne répond pas au critère de la production scientifique comme l’a montré la réponse unanime de la communauté intellectuelle compétente. Par contre il a reçu un bon accueil dans les médias, ce qui est étonnant pour un livre d’histoire médiévale. Un micro-scandale est apparu dans la blogosphère où l’on dénonce le complot des universitaires contre le seul persécuté qui dirait la vérité.... Mais nous ne sommes pas dans le Da Vinci Code et la seule remarque qui vaille sur ce livre est qu’il est mauvais. Par contre cet événement pose à la communauté scientifique et aux médias la question des modes de diffusion et de vulgarisation des savoirs. Un ouvrage qui transgresse les normes scientifiques ne devrait pas être publié par un éditeur de référence ni par des journaux prétendant à cette même qualité de référence. Il y a là un échec des dispositifs de régulation et de transmission de l’évaluation du savoir.

Les multiples réactions face à ce livre montrent bien que le but de cet ouvrage n’est pas d’emporter la conviction mais de susciter la réaction, de faire naître un débat là où il n’y a pourtant aucune nécessité intellectuelle. Il s’agit de créer des camps, des fractures, de forcer à de nouvelles oppositions sur des questions culturelles et intellectuelles. Des livres comme celui-ci laissent traîner des idées, créent de vaines polémiques pour faire exister des discours dans l’espace public où même invalidés ils gardent une efficience.

Blaise Dufal (EHESS)

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Ce qui est devenu « l’affaire Gougenheim » a d’autant plus de résonance dans l’espace public que la question figure explicitement dans les programmes d’histoire de seconde générale et technologique (BO hors série n°6 du 29 août 2002).

L’intitulé du programme :

III - La Méditerranée au XIIème siècle : carrefour de trois civilisations

- Les espaces de l’Occident chrétien, de l’Empire byzantin et du monde musulman

- Différents contacts entre ces trois civilisations : guerres, échanges commerciaux, influences culturelles.

Un bref commentaire d’accompagnement :

III - La Méditerranée au XIIème siècle : carrefour de trois civilisations

Il convient de présenter rapidement le cadre géographique à partir de cartes, et d’expliciter les limites chronologiques du sujet (1095-1204). S’il faut éviter de dresser un tableau exhaustif conduisant à l’étude détaillée des trois civilisations du bassin méditerranéen, il est souhaitable d’en souligner les fondements religieux (catholicisme romain, islam, orthodoxie) et politiques.

Le cœur de la question est bien l’idée de carrefour de civilisations. À l’aide d’un petit nombre d’exemples et de documents librement choisis, il s’agit de mettre en valeur la diversité des contacts que développent ces différentes civilisations : affrontements guerriers (croisades, Reconquista...), échanges commerciaux (comptoirs), influences culturelles (syncrétisme).

Entrées possibles : un carrefour exemplaire : la Sicile, un espace de contacts : l’Andalousie...



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Notes :

(1) Gwendal Châton, « L’histoire au prisme d’une mémoire des droites extrêmes : Enquête sur l’Histoire et La Nouvelle Revue d’Histoire, deux revues de Dominique Venner », dans Michel J. (dir.), Mémoires et Histoires. Des identités personnelles aux politiques de reconnaissance, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Essais », 2005, p. 213-243.

(2) « La curiosité envers l’autre est une attitude typiquement européenne, rare hors d’Europe, et exceptionnelle en Islam » p. 167.


Mercredi 14 Mai 2008

http://cvuh.free.fr/spip.php?article180 http://cvuh.free.fr/spip.php?article180


Commentaires articles

1. Posté par Altermondialist le 14/05/2008 17:30
L'affirmation de ce livre est une arme à double tranchant. Si on part de l'hypotèse que "la différence entre les langues sémites et les langues indo-européenne les rendent non inter-traductibles pour cause de différence culturelle et linguistique", on peut extrapoler (en plus) ce qui suit:
La bible qui est à l'origine en araméniene (langue sémite très proche de l'arabe et de l'hebreux) a été traduite en grec puis en latin (indo-europen), d'où la différence sémiologique et sémantique profonde entre ce que Jesu disait et entre ce que les romains on compris. Vu que le christianisme est l'émanation de l'eglise greco-romaine, je conclus que le christianisme ne peut pas traduire le pensé ni le message de Jesu. Donc, l'origine du christianisme n'est pas Jesu, mais la déformation et l'incomprehension de son message par les greco-romains. Donc le ceci confirme la dénominateur commun de l'europe par sa chrétienté, qui n'a rien à voir (ou presque) avec le christianisme de Jesu. D'où le choc civilisationnel entre orient et occident, mais pas entre le chrétiens de Jesu et les mesulmants de Moahammed, mais plutôt entre les religions monothéistes de l'orient et la religion greco-romaine que l'europe nomme à tor "christianisme". Et on peut aller plus loin dans le raisonnement .... telque: les iraniens et les pakistanais sont des "faut" musulmans car leur langue est indo-europene, donc (d'après le livre en question) ils ont mal compris et interprété l'islam ....
Allons donc, quant on commence à faire des hypothèse basé sur des hypothèse que "une civilisation ne peut généré des savants avec l'esprit suffisamment abstrait" pour pouvoir comprendre une autre langue, c'est le racisme pure et dure (c'est même du nazisme).

2. Posté par mergitur le 14/05/2008 19:45
Rien de neuf sous le soleil. Cette falsification de l'histoire est aussi l'oeuvre de Bernard Lewis, un soi-disant historien néo con américain qui fait aussi la même propagande

3. Posté par mergitur le 14/05/2008 19:53
Sur le poste de Altermondialist

Très intéressant comme sijet de polémique...

Est ce que Gougenheim connaît l'arabe (où une autre langue sémitique) au point de décreter que ceux qui parlent une langue sont incapable de comprendre l'autre?

Et que dire alors de jésus, ses disciples et son époque? Ils parlaient nécessairement romain, puisque le procès de Jésus a eu lieu devant Ponce-Pilate, et je doute fort que Ponce Pilate comprenait l'hébreux...

Et Maimonide?.. il parlait l'arabe (pas l'gébreux)... mais comme il a vécu en Espagne, je suppose qu'il parlait aussi l'espagnol...

Je suis d'accord. C'est une falsification de l'histoire au relents nazis : Occident uber alles.

4. Posté par la roche de roche le 14/05/2008 19:58
On croit aujourd'hui que le 11/09 est le plus grand des mensonges comme le plus colossal des complots... Nous sommes vraiment demeurés Bien myopes. Tout le christianisme n'est que cela. Tout l'Islam n'est que cela. Toute la BiBle n'est qu'un tissu infiniment Brodé de mensonges sur mensonges, d'impostures sur impostures, de plagiats sur plagiats. On oppose Occident et Islam avec grandiloquence. Mais l'ensemBle christiano-islamo-judéen, ou ce que l'on pourrait appeler : "les Gens du Livre"... ne font qu'une unité, celle de la croyance en un Deus Ex Machina, (ce qui est un déni de divin pour chacun...), celle du monothéisme, celle du totalitaire, celle du patriarcat... et celle des éternels "élus" qui se donnent tous les droits sur toutes les autres populations. (Amérindiens, Africains, Asiatiques, Indonésiens...) Les prétendus occidentaux sont minaBles dans leur recroquevillement qui ne se limite pas au seul recroquevillement vaticanesque, loin s'en faut malheureusement... Les islamophyles sont ridicules dans leurs crispations hiératiques, les juifs sont grotesques dans leurs prétentions de s'accaparer un pays qui n'est qu'une pierre erratique sur un immense glacier, celui des Temporalités. Et les chrétiens sont Bien fous de ne pas comprendre qu'ils sont complètement manipulés par les sionistes, c'est-à-dire : de puissants menteurs... car la Judée est autant chrétienne que musulmane que juive. Et que des gens du même Livre se déchirent sur le suBstrat de leurs Source est en soi la démonstration que cet ensemBle n'est qu'une monstruosité chaotique qui pourrait Bien être la Bête de leur apocalypse, ou... pour mieux dire : la "révélation" de ce qu'ils sont vraiment : le plus gigantesque des BoBards.

Quand je lis ces pages de défenses des cultures ou de choc des cultures, je trouve que Cro-Magnon est vraiment toujours Bien vivant et qu'il fait encore la grande majorité des populations actuelles. Mais à vrai dire, on n'a pas Besoin de cela pour s'en rendre compte, il suffit de descendre dans la rue ou de regarder la Télé.
Cependant, plus cons que ces connards d'érudits patentés, on peut aller loin pour en trouver d'aussi crétins. C'est un régal dans la connerie, qu'ils soient "pour" ou qu'ils soient "contre", ils sont toujours aussi nuls !

5. Posté par Népios le 14/05/2008 20:19

La thématique d'un tel ouvrage ressemble effectivement bien aux théories développées par la nouvelle droite et parait très hautement suspecte. Je préfèrei faire confiance à Alain de Libéra, même si je lui fais le reproche de s'être exprimé chez "Télérama" que j'ai pris plusieurs fois en défaut de faire le jeu des néocons. Il est vrai que par les temps qui courent, quel média est irréprochable...?

6. Posté par Aigle le 14/05/2008 22:04
Par delà la fumisterie de cette affaire à laquelle la participation du "FIGARO" , de Max Gallo et de nains sionistes de leur calibre ne m'etonne guère , il y a la volonté delibèrée de la negation de l'AUTRE , de son Existence puisque n'ayant rien apporté à l'Humanité ( Thomas d'Aquin a du se retourner plusieurs fois ...) .
Cette sordide attaque fait partie d'un plan d'ensemble et coincide avec le nouveau discours des sionistonazis sur la superiorité intellectuelle , "raciale" ( ca conforte la fumisterie ) et leur "apport" au "RESTE" des humains .
Le CHOC DES CIVILISATION n'est pas un mythe , il se deroule sous nos yeux depuis pres de 20 ans grace à des nains du genre de Max Gallo , Finkel....., Ormesson , des apprentis sorciers quoi ....

7. Posté par Gustav le 15/05/2008 10:36
Bonjour,

"Rendre les Occidentaux tributaires des leçons servies par les Arabes est trop de parti pris et d’ignorance : rien d’autre qu’une fable, reflet d’un curieux penchant à se dénigrer soi-même"

Cette phrase est typique de la philosophie sioniste qui refuse l'échange. On ne peut accepter d'apprendre de l'Autre ... c'est contraire à leur supériorité "naturelle". Eux, les musulmans, ne peuvent rien nous apporter.
Je ne me suis jamais senti aussi proche de l'Islam que ces dernières années.
Continuez, continuez à vouloir diviser l'humanité car cela, paradoxe transcendant, ne fera que nous rapprocher.
Il ne reste qu'à ce type de pensée des circonvolutions intellectuelles, autrement dit, vides, froides.
Ce vide ne permet pas à ces âmes d'entrevoir les paradoxes structurels de leur système de pensée auto-référent, et c'est sur ce vide que s'élèvent et s'élèveront les âmes de paix.

Jean-Marc

8. Posté par Zorro m.d.s le 15/05/2008 12:40
De Edison à Einstein en passant par Newton Lumière Pasteur Volta Watt Planck heisenberg...De la machine à vapeur au GPS en passant par l ampoule électrique, le réfrégirateur et l informatique ou la chirurgie moderne...De Y Gagarine à N Armstrong... il est là le choc des civilisations ou plutôt c est pourquoi l Orient bave devant l Occident et la hait tant.C est la puissance des cultures indo-européennes (Iran compris).

Ces querelles sont de vieilles querelles de clochés dépassées même s il est EVIDENT que les héritiers de la culture grecque antique furent les GRECS EUX MEME à travers Rome et Byzance...Les Arabes n ont eu que quelques bribes dont ils se sont inspirés, émerveillés d un tel savoir, et pragmatiques comme ils l étaient.
Les Turcs en faisant tomber Constantinople ont mis fin à la culture gréco-byzantine, qui s est réfugié en Italie et a provoqué la Renaissance en Occident chrétien.Tout simplement.Est il nécessaire de rappeler que les Arabes se brisaient les pattes sur les murs du centre de la culture grecque: Constantinople.
Et quand bien même les Arabes possédaient un savoir ils le tenaient des Perses encore des indo-européens...tiens tiens...transmettre une culture n est pas la faire bouillonner, n est pas être créatif.Les Arabes ressemblaient bien plus aux Romains qu aux Grecs.

9. Posté par Gustav le 15/05/2008 15:21
Oui, oui, bien sur Zorro ...
Mais celui qui trouve un médicament miracle pour soigner telle ou telle maladie et qui veut le garder que pour lui parce que l'Autre, c'est un barbare ....
Eux ... c'est qui le barbare en réalité? Hmmm ? .... Zorro .... des réponses???

Jean-Marc

10. Posté par Aigle le 15/05/2008 19:40
Couchééé zooorrrooo Mouilles Derriere seul ! Tu ne controle plus ta BAVE ! elle te remonte à ce qui te restait de cervelet , tout le reste etant irrecuperable ...Allez on va te donner quelque chose à ronger
Ce texte de Sigrid Hunke met en scène les termes et les objets passés des Arabes vers les Occidentaux.

L'assaisonnement du quotidien

Des noms arabes pour des dons arabes.

" Permettez-moi de vous inviter à prendre quelque chose dans ce café, chère madame ! Enlevez donc votre jaquette et prenez place sur le sofa au matelas garni d'une étoffe carmin.. Le cafetier s'empressera de vous servir une tasse de café avec deux petits morceaux de sucre, à moins que vous ne préfériez une carafe de limonade bien glacée, ou encore un peu d'alcool ! Non ? Mais vous accepterez certainement une tarte aux abricots et aux bananes !

Mais bien sûr, cher ami, vous êtes aujourd'hui mon invité ! Puis-je vous offrir, pour commencer, un sorbet à l'orange ? Je crois que des artichauts feraient une entrée fort agréable. Et que penseriez-vous d'un chapon accompagné de riz et de barquettes aux épinards ? Pour le dessert je ne saurais trop vous recommander ce gâteau à la sauce d'arak. Et pour clore le repas, un moka… Mais, je vous en prie, installez-vous sur le divan.

Pourquoi, certes, ne vous sentiriez-vous pas parfaitement à l'aise, alors que tout ce qui vous entoure comme tout ce que je vous offre se trouve sur la liste des articles depuis longtemps inventoriés qui font partie de notre existence, et cela bien que nous les ayons empruntés à un monde étranger à savoir le monde arabe ? Le café qui vous sert quotidiennement de stimulant, la tasse dans laquelle vous versez ce noir breuvage, le sucre sans lequel vous ne sauriez aujourd'hui imaginer un menu, la limonade et la carafe, la jaquette et le matelas, c'est aux Arabes que nous devons de les connaître. Et ce n'est pas tout ! Dans la presque totalité du monde civilisé, ces articles portent encore leur nom arabe ! De même pour candi, bergamote, orange, quetsche, etc.
CHERCHE L'ERREURE CRETIN !! ...t'en veux encore ??

En empruntant aux Indiens leur système de numération et d'écriture de position des nombres (qui facilite grandement les opérations arithmétiques) les Arabes désignèrent le 0 : es-sifr, littéralement, le vide. Le mot fut latinisé en cephirum ; en Italie, il devient zefero puis zéro ; en France, il devient chiffre – pour désigner l'ensemble des caractères numériques – et pour lever l'équivoque on emprunta à l'italien le zéro pour désigner la valeur nulle qui a proprement parler devrait avoir l'exclusivité de s'appeler chiffre....CHERRCHE L'ERREURE CRETIN ...t'en veux encore .???

L'histoire des mathématiques regorge des inventions arabes. Le mot " algorithme " vient du nom du grand mathématicien Al Khwarizmi, qui est le père de l'algèbre et l'auteur du Kitab al Jabr (de jabara, réduire).

C'est aux Arabes encore que l'on doit la désignation des inconnues par la lettre x (Xay en espagnol, déformation de chay : la chose). CHERCHE L'ERREURE CRETIN ...t'en veux encore ????

Les apports sont nombreux et favorisés par la construction d'hôpitaux (Bagdad, Le Caire, Damas, Samarkand…) contrôlés par un maître, la diffusion des principes d'hygiène (asepsie et isolation des contagieux à une époque où, en Europe, on pensait que la lèpre et la peste se transmettaient par le regard) et encore par une abondante pharmacopée, alimentée par le commerce caravanier ou maritime. Plantes, drogues animales, extraits minéraux entrant dans la composition des emplâtres, onguents, cataplasmes, cachets.

Le Canon d'Avicenne, cette monumentale encyclopédie, présente et classe près de 800 remèdes et le vocabulaire conserve les traces de cette inventivité chimique et pharmacologique, ou des termes arabes passés dans toutes les langues : drogue, alambic, alcool, benjoin, benzène, élixir, soude, talc, ambre, safran, santal, séné…

La grande figure du génie médical est bien entendu Avicenne (Ibn Sinà, 980-1037), qui commença à exercer à l'âge de 16 ans et à qui l'on doit les descriptions de la méningite, de la pleurésie et plus de 100 ouvrages médicaux et philosophiques.

San Canon fut traduit, puis publié en Europe, en 1473, pour la première fois. Au siècle suivant, on comptait 36 éditions...................NE CHERCHE PLUS CRETIN !!! tu n'as pas les capacités pour sortir de tes complexes sexuelofantasmagoriques par rapport aux beurettes de Lyon ....et tu penses aborder un sujet humain avec tant de haine , de bave qui n'aé d(egal que celle dce ce NAIN MAX GALLO ELU à L'ACADEMIE FRANCAISE SUR ORDRE SIONISTE ET EN RECOMPENSE POUR SERVICE RENDU A LA MYSTIFICATION DE L'HISTOIRE DE FRANCE ...couchéééé zigoto de goebels ........LES SAVANTS N'ont pas de race ni d'ETHNIE .......................CRETIN

11. Posté par karine le 16/05/2008 01:45
1- "Le mot « algèbre » vient de l'arabe al-jabr (الجبر), qui est devenu algebra en latin et qui signifie « la réunion » (des morceaux), « la reconstruction » ou « la connexion » (en espagnol le mot algebrista désigne celui qui pratique le calcul algébrique mais aussi le rebouteux, celui qui sait réduire les fractures osseuses[1]).

C'est un des premiers mots de titre en arabe d'un ouvrage du mathématicien iranien Al-Khawarizmi qui reprend, dans la première partie du IXe siècle, les travaux de Diophante d'Alexandrie (IVe siècle). Ce dernier avait imaginé de représenter une inconnue par un symbole nommé arithme. Le titre de cet ouvrage (Al-jabr wa'l-muqabalah) qui s'inscrivait dans l'époque d'essor des sciences et techniques islamiques (la culture de l'époque voulait que tout savoir soit traduit en arabe et disséminé dans tout l'Empire), a donné le mot moderne « algèbre ».

Après un voyage dans le nord de l'Afrique, Léonard de Pise dit Fibonacci fut séduit par cette nouvelle façon d'écrire les chiffres (différente des chiffres romains) et par le système décimal. Dès son retour au pays, il est parmi les premiers à populariser les chiffres arabes et le système décimal en Europe et travaille sur sa fameuse suite."

2- "Le terme chimie nous vient du mot alchimie[1]. L'alchimie est apparue avant la chimie et ce terme est directement tiré de l'arabe الخيمياء al kemi
La civilisation arabo-musulmane compte des alchimistes brillants dont Jabir Ibn Hayyan et Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi. En cherchant de l'or, ils travaillent sur d'autres matières comme par exemple l'acide nitrique et perfectionnent la distillation.
L'alchimie arrive en Europe avec les traductions des textes arabes. De nombreux termes (comme alcali par exemple) seront d'ailleurs repris directement de la langue arabe.
Au cours des siècles, l'alchimie s'est développée grâce à des découvertes importantes pour ensuite donner naissance à la chimie. Le terme chimie est apparu par une déformation du langage."

3 -" Almanach vient de l'arabe al-mankh (calendrier du ciel ) ou al-manah (la prochaine lune). On parle aussi d'une origine syriaque I-manhac qui se traduit par an prochain.
Ce n'est pas très étonnant d'ailleurs, car entre le VIIIe et le XIIIe siècle, les Arabes étaient à la pointe des sciences mathématiques et astronomiques, or ce sont les observations astronomiques qui règissent les calendriers ! "

4- "Après la période des Carolingiens, l'expansion de la culture arabe* sera un moteur principal de la dynamique culturelle européenne, et ce qui est vrai de la médecine des plantes, par les traités en particulier, est vrai aussi de l'horticulture. Les Arabes, en effet, amélioreront l'utilisation des engrais, l'irrigation avec les qhanats*, "ces canaux souterrains d'origine perse, qui amènent l'eau des montagnes vers les zones de culture. Ils sont équipés de trous de curetage tous les vingt mètres. Ce système à l'énorme avantage, par rapport aux canaux à ciel ouvert, de supprimer la perte par évaporation, pouvant aller jusqu'au tiers de l'eau transportée. Par contre leur entretien est pénible."
Nul doute que la culture arabe a apporté maintes choses à la culture européenne, en particulier en horticulture. Si beaucoup de plantes étaient déjà connues du temps des Romains, certaines ne devront d'être communément cultivées qu'à partir de leur introduction par les Arabes*, la plupart du temps via l'Espagne colonisée" .

je vais m' arrêter là ; nier l' apport des Arabes aux Européens est tout simplement de la mauvaise foi .

quant au soi-disant manque de créativité des Arabes, il suffit de se rendre en Afrique du Nord ou de visiter l' Alhambra à Grenade, pour admirer l' originalité, le raffinement et la très grande beauté de l' art architectural Arabe .

12. Posté par Zorro m.d.s le 16/05/2008 02:05
Aucun rapport tu essaies juste de ramener ça à un combat bien/mal bien dans tes cordes limitées.Je vois, tu es un de ces idéalistes qui croit à la bonté inhérente de l être humain, la genre de gars qui ne se souvient pas que certains peuvent te poignarder pour 20 euros et encore je suis gentil.Et oui c est les blancs qui ont inventé tout ça, et oui c était des indo-européens dans l espace et oui.Et oui la médecine moderne c est eux aussi.Quand à ta vision débilitante, les barbares pour moi c est les extrémistes religieux...et quoi tu voudrais qu en plus on leur tende le bâton pour se faire battre, ça soulagerait ta misérable petite conscience...Mon ami la nature c est la vie ET la mort.

Ridicule, encore un de ses masochistes occidentaux comme a su en produire la génération babyboom...mais là mon ami les temps changent, la jeunesse en a marre de battre sa coulpe parce qu une génération entière de défaitiste a proclamé que plus rien n était bon en Occident, une génération qui passe ses week end dans des faux ranch en Alsace pour ressembler à l "ami" Américain, mais hélas il suffit de regarder à coté...dictature, extrémisme, pauvreté, radicalisme, militarisme voilà le visage du monde.

L avenir est en Europe Jean Marc pas au Moyen Orient.En plus je suis certain que c est là où tu habites.Alors arrêtes de chier dans le jardin où les gosses de tes gosses feront leur premiers pas.Si tu es mort eux ils ont la vie devant eux.

13. Posté par gustav le 16/05/2008 17:13
Zorro,

Tu sembles fort jeune et la grossiéreté de tes propos ne masque pas la faiblesse de tes opinions.
Saches que l'avenir n'a pas de frontières, mais c'est le genre de concepts qui échappe totalement aux âmes faibles.
Tu raisonnes exactement comme un sioniste. Je pense que tu en es un. La pensée sioniste, trop vulgaire, taillée à la serpette, je n'en veux pas pour mes enfants.
Ce que je veux, c'est un monde en paix. Et l'une des conditions pour avoir un monde en paix, c'est de gommer définitivement le traitement inégalitaire. Ce que refuse en bloc la pensée sioniste. C'est traiter son prochain comme on voudrait qu'il nous traite. Bref, le Christ et les autres prophètes nous l'on déjà longuement expliqué.
En cela, je considère le sionisme comme le plus grand danger que l'humanité ait à combattre, bien plus grand que celui d'Hitler mis en place par ceux qui veulent un monde inégalitaire.
La pensée sioniste: "nous, nous sommes civilisés. Eux, ce sont les barbares à éliminer de la surface de la planète". Je comprend tout-à-fait qu'une âme faible s'agripe à ces simplicités, et en cela vous rendez un grand service aux âmes nobles, comme je l'ai déjà dit.
Tu ne m'en voudras pas si je préfère écouter les paroles du Christ aux tiennes ...

Très amicalement

Jean-Marc

14. Posté par Aigle le 16/05/2008 19:53
TOUS LES nains nazis , ont été des frustrés sexuels avèrés . Et Zooooorrrroooo Mouiles Derriere Seul est atteint du meme Handicap et donc il .....BAVE.....à defaut..
...Alors n'attendons de lui que ce que le Monde a recu de ses maitres à penser avant et durant la 2 eme Guerre ...Lis bien mon post 10 ..vermine , zooorrroo , guliver ......

15. Posté par Népios le 16/05/2008 22:11

Zorro !

Ce que j'appelais il y a peu votre occidentalocentrisme me parait finalement avoir tourné en pathologie grave. Et puis cette obsession électroménagère que vous avez… !!! Qu’allaient inventer cultures et pays soumis et rendus exsangues par le colonialisme pendant que celui-ci prospérait…? Que n’avaient-ils inventés avant d’être mis à genoux… ? Ah, je note qu’on en est passé au stade « indo-européen » également… ! Vous en arrivez même à vous emmêler en fustigeant les turcs qui "en faisant tomber Constantinople ont mis fin à la culture gréco-byzantine". Or, que je sache, les turcs issus des complexes brassages de l'Asie Centrale, sont tout ce que vous voudrez sauf arabes. Ils ont dans leur arbre généalogique davantage d'indo-aryens, proches parents des iraniens qui ont vécu en Bactriane aux alentours de l’an -2000 avant de conquérir l’Inde du Nord, à partir de -1700, ou nomades mêlés à des wusuns ou tokhariens, tous plus indo-européens que vous et moi...

Le déclin des activités scientifiques dans les centres de la culture grecque (VIe et VIIe siècle) sont antérieurs à l’avènement et l’expansion de l’Islam. Cette culture a été sauvegardée de deux façons: Par les occidentaux allant parfaire leur connaissance de l’Antiquité à Byzance et ayant déjà à leur disposition des fonds de textes anciens, latins et grecs, recueillis du temps de l’empire romain et laissés en place (mais avec des aléas : Aristote a été interdit pendant plusieurs dizaines d’années à l’Université de Paris…). Par le mouvement des traductions arabes de textes grecques (VIIIe et IXe siècle) qui se développait tout à l’est de l’empire musulman, après la conquête de Ḫurasān et de la Transoxanie, les chrétiens englobés dans la sphère de conquête de l’Islam ayant également joué leur rôle, ainsi que les juifs et même sans doute les zoroastriens... Que savons-nous...? Tout a contribué à tout…

Enfin, dire que transmettre une culture n'est pas la faire bouillonner, n’est pas être créatif concernant la culture arabo-musulmane est un non sens quand on sait pourtant que sa production savante dans les sciences du quadrivium, en mathématiques et en astronomie surtout, fut entre le IXe et le XIIIe siècle infiniment plus importante que celle du monde byzantin. Mécanique hydraulique, horlogerie, médecine, hydrométrie... les exemples sont innombrables. Nul ne peut prétendre que les uns ont tout conservé et que les autres ont tout reçu ni que de complexes transmissions et échanges n’ont pas eu lieu, de part et d'autre. Rien n’est simple. N’oubliez pas que si Avéroès ignorait le grec, Saint Thomas d’Aquin ne le connaissait pas davantage, bien qu’il ait mis le nez dans Aristote… Et qu'Attila, cet affreux barbare, parlait très élégamment le grec et le latin…

Je m’en veux presque de vous avoir répondu car c’est vrai que vous usez de l’invective et de la grossièreté trop souvent.

Bonsoir tout de même.

16. Posté par Zorro mythological destroying system le 17/05/2008 12:29
Népios vous dites:

"Que savons-nous...? Tout a contribué à tout… "

"Nul ne peut prétendre que les uns ont tout conservé et que les autres ont tout reçu ni que de complexes transmissions et échanges n'ont pas eu lieu, de part et d'autre. Rien n'est simple."

Je suis parfaitement en accord avec ceci.Mais voyez vous je répond à des gens qui n ont pas cette façon de penser et donc je leur renvoie leur ignorance en leur exposant ce que pourrait être la mienne si je me laissais aller à mes penchants.D ailleurs entre nous ç est soulageant parfois.
Je vois plus les Arabes comme des promoteurs de génies promptent à s accaparer sans détour (c est à leur honneur) les savoirs anciens...à l instar des Romains...J espère que vous ne prenez pas ombrage de la comparaison.

"Je m'en veux presque de vous avoir répondu car c'est vrai que vous usez de l'invective et de la grossièreté trop souvent."

Il ne faut pas, relisez d anciens articles et voyez comme j ai reçu des torrents d insultes.Je ne suis qu un miroir.Le miroir de l intolérance comme de l ignorance.J ai peu de croyances personnelles, j essaie d observer.
Merci pour vos précision, rien n est blanc ou noir en ce bas-monde.

17. Posté par Népios le 17/05/2008 14:39
Alors, s’il vous plait, ne vous laissez plus aller à vos mauvais penchants qui consistent justement à abuser des procédures que vous dénoncez, pas forcément à tord. Remarquez que cela peut bien m’arriver mais vous, vous y allez fort. Et puis cette obsession de mettre en avant l'électroménager occidental, la pseudo-ethnie indo-européenne même, autant de notions confuses et suspectes...! Admettez que cela ne peut qu'engendrer une légitime défiance voire de sacrés quolibets par vos extrêmes opposés qui usent d'aussi grosses ficelles que vous, je vous le concède. Vous nous dites n'avoir aucune croyance mais vous semblez pourtant avoir quelques certitudes pas toujours très fondées… ceci dit sans vouloir vous offenser car j’ai comme tout un chacun également mes lacunes. Vérifiez, car vous semblez avoir de la cervelle malgré un fichu sale caractère. A supposer que je sois indo-européen, je n'en admire pas moins l'extrême finesse de la théologie du Temps du Rêve aborigène, et mon christianisme libertaire n'a eu aucun mal à la faire sienne. Même mes potes marxistes n'y sont pas insensibles... comme je ne suis pas insensible au marxisme non plus... Rien n'est simple vous disais-je... Je ne suis pas non plus un masochiste post-soixante-huitard qui dénie l'occidental qu'il est... Ce n'était que des exemples qui risquent bien de me faire accuser de syncrétisme mais tant pis... Pour autant j'aime beaucoup entre autres Newton et la physique quantique, rassurez vous (même si ma compréhension en est limitée... malheureusement...) et suis l'ennemi de l'obscurantisme, évidemment... Tête au ciel, pieds sur terre, comme le pratiquait un Teilhard de Chardin ! Mais laissez tomber les réfrigérateurs, Apollo 11 et autant d'arguments qui n'en sont pas et on pourra peut-être se comprendre mieux. Et puis vous préférez quoi, la théologie de la libération ou l'Opus Dei, un islam éclairant ou Al Qaeda sachant qu'Opus Dei et Al Qaeda et d'autres... servent les mêmes patrons, promoteurs en démolitions contrôlées ? Bon week-end et sans aucune rancune.

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