« La politique française est irréaliste et irrationnelle.», c'est ce que le Porte-parole de la diplomatie iranienne a évoqué, ce dimanche, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, à Téhéran, ajoutant que, comme l'expérience l'a déjà prouvé, les comportements extrémistes et irrationnels envers l'affaire nucléaire iranienne, sont inutiles. « Les politiques actuelles du gouvernement français, non seulement, ne pourront faire changer les positions de principe de l'Iran, mais encore, elles nuiront au statut et au prestige traditionnel de Paris, dans la région. », a rappelé M. Hosseini.
Des propos contradictoires ont été tenus par le Chef de la diplomatie française sur l'Iran. Bernard Kouchner a même demandé à l'Occident de s'apprêter à une guerre contre l'Iran. Certes, après avoir été confronté aux vastes réactions et critiques, au Moyen-Orient, dans le bassin du golfe Persique, et, notamment, en Europe, Kouchner a prétendu que les médias occidentaux avaient mal interprété ses propos. Mais ce qui est évident, c'est que la France s'est bien éloignée de ses anciennes politiques, depuis la venue au pouvoir de Nicolas Sarkozy, lequel avait commencé, même avant son Ministre des affaires étrangères, à proférer des menaces contre l'Iran, utilisant des termes, tels que bombardements de l'Iran.
Mais Sarkozy, aussi, après avoir été confronté à une vague de protestations populaires et officielles, a essayé de justifier ses déclarations bellicistes et irrationnelles. La poursuite des démarches et politiques anti-iraniennes du Chef de la diplomatie française montre, pourtant, que la diplomatie de l'Elysée se rapproche, de plus en plus, des politiques de la Maison Blanche. La récente lettre de Bernard Kouchner, à l'adresse de ses homologues de l'Union européenne, leur demandant d'intensifier les sanctions contre l'Iran, témoigne de l'alignement de Sarkozy sur les politiques anti-iraniennes de l'administration Bush.
Kouchner a, en effet, invité les Ministres des affaires étrangères de l'U.E à intensifier les sanctions contre l'Iran, alors que les Six, entre autres, la France, se sont mis d'accord, la semaine dernière, pour ne plus parler d'intensification des sanctions contre l'Iran, jusqu'au mois de novembre, et la remise du nouveau rapport d'El-Baradeï. Mais comme la juriste française, Isabelle Coutant-Peyre, le dit, le Ministre français des affaires étrangères ne sait plus à quel saint se vouer, et la seule chose qu'il comprend, c'est le soutien, à tout prix, à Israël. C'est pourquoi, il emboîte le pas aux Etats-Unis. D'après Mme Coutant-Peyre, Kouchner est, en effet, victime de ses propres contradictions, car n'oublions pas que Kouchner est un homme de gauche qui travaille avec un Président de droite. Mais le point commun qui unit les deux hommes est leur soutien, sans faille, aux Sionistes.