Diplomatie et relation internationale

Cheney rentre bredouille de Turquie


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Jeudi 27 Mars 2008

Pour les médias nationaux turcs, la récente visite de Dick Cheney, dans leur pays, n'a pas été une grande réussite. Au cours des entretiens avec les hauts responsables d'Etat ou militaires d'Ankara, le vice-Président américain a essayé de dire que les Etats-Unis partageaient les inquiétudes liées aux agissements des séparatistes kurdes, à la seule condition que la lutte contre le PKK ne mène pas à davantage de tensions politiques, en Irak. En ce qui concerne une plus large contribution de la Turquie aux opérations militaires de l'OTAN, sur le sol afghan, le vice-Président américain n'a pas réussi à obtenir l'aval d'Ankara. A ce propos, le Chef d'état-major de l'armée turque, Yasar Buyukanit, a affirmé que leur lutte contre les séparatistes kurdes ne leur permettait pas, pour le moment, de s'impliquer davantage, en argent ou en hommes, en Afghanistan. A Ankara, Cheney aurait, également, parlé de l'affaire irakienne, tout en évoquant la préférence de la Maison Blanche, pour une intensification des pressions contre l'Iran. En fait, les récentes opérations militaires turques contre le PKK, dans le Nord irakien, ont mis les Etats-Unis dans une situation délicate. Une méfiance relative domine, désormais, les relations turco-américaines. L'opinion publique turque reste assez sceptique sur l'appui de Washington aux opérations militaires dans le Nord irakien. Des milieux politiques ou d'informations, à l'intérieur de la Turquie, estiment, pour leur part, que ce faisant, les Américains cherchent à conduire les responsables turcs à s'allier aux plans américains pour le Moyen-Orient. Attiser l'iranophobie et soutenir Israël font partie des stratégies de base de Washington, pour la région. Il serait, donc, simpliste de croire que la récente tournée moyen-orientale de Dick Cheney ne visait pas à satisfaire ces objectifs. Or, les deux grandes villes du pays, Ankara et Istanbul, ont été le théâtre de manifestations, en guise de protestation contre l'arrivée de Dick Cheney, alors que, pour une partie de l'opinion publique intérieure et des milieux politiques turcs, les visites consécutives des responsables américains, dans la capitale, Ankara, ne peuvent s'expliquer que par le projet de conduire le pays à s'aligner sur les objectifs de la Maison Blanche, au Moyen-Orient. En tout état de cause, la Turquie est considérée comme un partenaire des Etats-Unis, dans la région, et le vice-Président, Dick Cheney, ne sera pas, sans doute, le dernier responsable US à faire halte à Ankara. Une chose est, cependant, certaine: les responsables turcs auront, désormais, des difficultés à maintenir ce partenariat, compte tenu, notamment, du renforcement des sentiments anti-américains, chez leurs compatriotes

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Jeudi 27 Mars 2008

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