Géopolitique et stratégie

Cheney et sa nouvelle conspiration


Abstract : Propulser un imbécile à la tête de l'Amérique a crée une occasion inouïe pour les néo conservateurs d'exposer aux yeux du monde entier leur capacité de nuisance. Apres leur double défaite en Irak et en Afghanistan, les bellicistes de "The Americain Enterprise Institut" cherchent a fomenter un nouveau complot avec pour objectif redorer leur blason souillé de sang. Cheney et ses lieutenants rêvent de lancer une attaque nucléaire contre l'Iran.


Craig Roberts
Vendredi 1 Juin 2007

  Cheney et sa nouvelle conspiration
Par Paul Craig Roberts*

* Le sous secrétaire américain au Trésor sous le président Reagan





En ce sens, de grosses quantité de contre-informations sont jetées en pâture aux médias comme quoi l'Iran planifierait les attaques terroristes contre les forces alliées en Irak. les néocons agissent sur deux front : ils s'ingénient à attiser les sentiments anti iraniens en Amérique dans le même temps qu'ils multiplient les démarches provocatrices à l'adresse de l'Iran. Les forces américaines organisent de vastes exercices militaires non loin des côtes iraniennes tout en violant à l'intérieur de l'Irak l'immunité des diplomates iraniens au mépris des conventions internationales et des protestations officielles de l'Iran et du gouvernement irakien. au Liban, l'Amérique a également la main à l'oeuvre. elle y provoque des tensions interconfessionnelles et incitent les sunnites contre le Hezbollah, allié de l'Iran .

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Sous le patronyme qu'il s'est choisi, The Americain entreprise institut cache bien ses dessins néfastes. Loin d'avoir une identité américaine, cet institut cherche la querelle à tout état du Moyen Orient qui se dit ennemi d'Israël. Avec tous les esprits martiaux qu'il collectionne en son sein, l'officine aurait mieux porter le nom de "chambre de guerre du Likoud, parti de droite israélienne". les chercheurs qui travaillent dans cet institut oeuvrent depuis bien longtemps à la planification des conflits qui secouent le moyen orient. Il aura fallu que les Américains intronise un imbécile du nom de BUSH à la tête de leur pays pour que ces derniers trouvent l'occasion inespérée d'exposer aux yeux du monde entier, l'extrême capacité de leur nuisance. Après leur défaite en Irak et en Afghanistan, les bellicistes de AEI, réunis autour de Cheney fomentent un nouveau complot, celui de lancer une attaque nucléaire contre l'Iran.



Selon le reporter spécial de Washington Note, Steven C. Clemons, le vice président Cheney a actuellement à l’étude avec ses amis d'AEI, les voies susceptibles de faire échec aux efforts communs du Pentagone et du Département d'état pour trouver une solution pacifiques aux crises au Moyen Orient.



Maintenant que les démocrates ont choisi de faire faux bonds à leur promesses électorales en donnant à Bush le crédit nécessaire à la prolongation de sa guerre, le plan de Cheney d’attaquer l’Iran refigure en tête des priorités. Une grosse quantité de fausses informations est injectée aux médias de façon à faire accroire à une culpabilité iranienne dans les attaques qui visent les soldats américains. Le flux de ces contre informations est intarissable même si les experts en relèvent assez souvent des contradictions. A titre d’exemple rappelons une récente enquête réalisée par les medias britanniques qui refusent de croire au prétendu rôle axial de l’Iran dans les violences interconfessionnelles et le mouvement insurrectionnel en Irak . Alors que Cheney et ses lieutenants ne perdent aucune occasion pour exacerber l’opinion contre l’Iran, leurs relais médiatiques oeuvrent eux aussi en ce sens : ils diffusent des rumeurs concernant d’intenses activités d’espionnages que les Etats-Unis mèneraient sur le territoire iranien.



L’US Navy paradent à quelques encablures des cotes iraniennes. En Irak, les forces américaines violent les règles diplomatiques, en enlevant les diplomates iraniens. Au Liban, c’est toujours l’Amérique qui fait remonter les sunnites contre les chiites du Hezbollah dont on connaît l’allégeance idéologique envers l’Iran. Bref, l’Amérique fait tout pour déclencher la guerre contre l’Iran.



Et entre temps, le président Bush continue à chanter son absurde antienne démocratisant et accusent les Musulmans de détester l’Amérique pour la liberté et la démocratie qu’elle a su forger en l’espace de quelques siècles. Il bassine les oreilles de la terre avec ses baragouins, en ignorant le vœu de ses électeurs et c’est là le nœud du paradoxe. Un président qui représente l’une des plus grandes démocratie au monde s’autorise à dénier la volonté de son peuple. Cette volonté n’a cessé de s’exprimer depuis novembre 2006 au grès du scrutin et des sondages à répétition. Une enquête réalisée le 24 mai pour le compte de New York Times et CBS confirme la chute abyssale de la popularité du président. 72% des personnes interrogées réprouvent sa politique irakienne et l’accuse d’avoir commis une erreur irréparable.

L’un comme l’autre, les partis démocrate et républicain ont prouvé au monde entier qu’ils ne sont points les vrais représentants des citoyens américains. Ces derniers n’ont en fait la moindre capacité à influencer les orientations politiques de leur gouvernement. Quelle image pourraient-ils se faire, les différentes nations du monde, du Président des Etats-Unis, en le voyant répéter toujours ses faux slogans sur la liberté et la démocratie ? A cela, s’ajoute également l’attitude de l’administration Bush de permettre les tortures et les détentions sans mandat des gens sans que la raison de leur inculpation leur soit notifiée. Bush a créé des conditions qui ôtent aux suspectes tout droit de bénéficier d’une défense juridique. En Amérique de George W. Bush, on pourrait condamner les gens à la peine capitale, en se référant aux simples rumeurs et informations secrètes. S’agit-il de la démocratie ou du despotisme ? Les sondages nouvellement effectués laissent conclure que, malgré les campagnes mensongères des milieux politiques et médiatiques des Etats-Unis, la majorité de l’opinion publique américaine ne se laissera plus tromper par les illusions. Les élections de novembre ont montré que l’électorat américain est contre les politiques belliqueuses de leur gouvernement. Bien évidemment, le bilan des démocrates ne serait plus brillant que celui des républicains, lorsqu’il s’agit d’écouter les demandes des citoyens. En fait, les démocrates américains doivent leur victoire législative de novembre à l’impopularité de Bush et son entourage républicain. S’ils affichent aujourd’hui une dose de tolérance envers les orientations politiques de G. Bush, c’est peut-être parce qu’ils veulent en bénéficier pour une plus grande victoire à la présidentielle de 2008 et leur logique aurait ses chances de s’avérer juste : la persistance des malheurs du Président pourrait mettre le parti républicain dans de pires conditions. Avant le début de la guerre en Irak, j’avais écrit dans un article que le résultat de cette guerre serait le déclin du parti républicain et du mouvement conservateur. Reste que ce processus a duré un peu plus q’attendu, et cela, parce que le peuple américain se montrait un peu trop attaché à se venger de ceux qui auraient leur faire subir les attentats du 11 septembre. Le point faible de la logique prêchée par les démocrates US se trahit là où ils permettent au Président George W. Bush de continuer la guerre en Irak. Cette attitude risque de favoriser le terrain pour Israël et les néo-conservateurs et pour Dick Cheney, à préparer une guerre contre l’Iran, alors qu’à l’intérieur des Etats-Unis, beaucoup d’experts des questions militaires et internationales estiment qu’une guerre avec l’Iran serait beaucoup plus contreproductive pour Washington. Une confrontation militaire avec l’Iran exposerait les GI’s en mission sur le sol irakien, à la menace d’ailleurs sérieuse des attaques des Chiites qui détiennent les capacités militaires de désamorcer les attaques des chars et blindés américains. Naturellement, les capacités militaires des troupes américaines en Irak ne seront inépuisables. Il sera ainsi plus difficile de sortir du bourbier. Dans ce cas-là, le Vice Président Dick Cheney et son entourage néo-conservateur auront le talent de persuader le Président de lancer une attaque nucléaire contre l’Iran. Déjà, ils ont réussi à modifier la doctrine militaire américaine et y inclure l’alternative de l’attaque nucléaire dissuasive contre les puissances non nucléaires. Surpris par les malheurs des Américains en Irak et l’échec israélien face au Hezbollah libanais, les néo-conservateurs US arriveraient à ce résultat qu’une attaque nucléaire contre l’Iran serait l’unique moyen d’assurer l’hégémonie américano-israélienne sur toute la région du Moyen-Orient. Les démocrates américains ne peuvent s’apercevoir, parait-il, du fait que leur discours contradictoire risque d’aboutir à un véritable catastrophe. Dans un climat où les médias font la promotion des politiques de l’administration Bush, Richard Cheney serait capable de fomenter la haine dans la société américaine et l’amener à accepter que l’utilisation des armes nucléaires aurait été une exigence. Il suffit que le Président passe derrière la tribune afin d’expliquer à ses compatriotes comment il les a sauvé de la menace nucléaire iranienne, pour qu’il retrouve sa popularité. La logique des démocrates risque ainsi ouvrir de nouvelles pistes de violence et d’aboutir au déclin de ceux qui, aujourd’hui, la défendent.

Source:
www.vdare.com


Vendredi 1 Juin 2007

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