Palestine occupée

Cheikh Yassine a donné un élan formidable à l'activité de la femme palestinienne


Madame Jamila Al-Chanti, députée active dans le Conseil Législatif Palestinien, fait partie du bloc parlementaire du Hamas. Le rôle de la femme a tout à fait changé, dit-elle. Désormais, la femme palestinienne est prête à travailler dans tous les domaines de la vie active.
Elle se rappelle du rôle efficace du défunt cheikh Ahmed Yassine, qu'Allah le reçoive dans sa miséricorde. Il lui a donné un élan formidable afin qu'elle soit active dans la vie palestinienne.


Mardi 25 Mars 2008

Ces propos, entre autres, ont été donnés par Al-Chanti à l'envoyé de notre centre CPI, dans une interview exclusive. En voici la traduction de certains extraits :

Le rôle de la femme palestinienne

CPI : Comment estimez-vous le rôle de la femme palestinienne, dans le climat actuel dont surtout le blocus renforcé ?

Al-Chanti : La femme assume désormais le même rôle que l'homme. Elle est à côté de lui dans les tranchées de la résistance. Et c'est elle qui a engendré l'actuelle génération, la génération qui est amie avec le saint Coran, qui s'engage pour la religion et pour la patrie, qui résiste contre l'occupation et qui lui donne leçons après leçons.

La femme palestinienne, avec sa forte endurance, a montré au monde entier comment elle peut aller bien loin dans sa résistance contre le blocus. Personne n'a entendu les femmes de la bande de Gaza blâmer leur sort. Elle sait que vivre cette situation fait partie de la vraie résistance.

CPI : Est-ce suffisant, ce qu'elle fait ?

Al-Chanti : Franchement, nos femmes sont non seulement actives partout, mais de plus, elles dépassent l'homme dans pas mal de domaines.

La femme et les obstacles

CPI : Quels sont les obstacles que la femme palestinienne pourrait envisager ?

Al-Chanti : La femme palestinienne est souvent soit la femme d'un captif, d'un recherché ou d'un martyr. Et bien, malgré cela, elle est active, productive, sans limite. Elle n'a plus d'obstacles, du moment qu’elle se sent engagée dans la résistance.

Des données et des significations

CPI : Beaucoup de femmes arabes vous demandent de donner une meilleure éducation à vos enfants ; qu'en dites-vous ?

Al-Chanti : Les conditions difficiles ont beaucoup cultivé la femme palestinienne. Et elle donne la culture de la bravoure : « Tu dois être brave comme ton père », dit-elle à son petit enfant. Elle lui apprend les mots de la résistance, du djihad, du Coran...

CPI : Comment la femme palestinienne symbolise-t-elle le djihad ?

Al-Chanti : Elle constitue le premier rempart de protection de la société palestinienne. Elle ne tombe pas. L'ennemi sioniste n'a pu dépasser ce rempart, même pas à 1%, ce qu’il avoue. Et cette crise économique, elle a pu la dépasser, surtout que notre société est une société agricole.

CPI : Une scène remarquable du djihad de la femme palestinienne ?

Al-Chanti : Nous étions en visite au village de Beit-Lahia, au nord de la bande de Gaza. J'ai vu une femme dont la maison avait été détruite par l'occupant. Sur la ruine de sa maison, elle brandissait le drapeau de la Palestine et celui du Hamas. Elle criait aux journalistes, leur demandant de la prendre en photo : « Ils ont démoli ma maison, mais qu'ils rêvent ; je ne la quitterai jamais ; j'y installerai une tente et y vivrai ». Cette dame apprend aux hommes la signification de la patience et de la résistance.

CPI : L'acception de la femme au foyer, devient-elle désuète ?

Al-Chanti : Confiner la femme dans son foyer n'est pas acceptable. Elle a des droits ; elle a des affaires à accomplir à l'extérieur. Elle sort pour étudier et travailler. Le messager de l'Islam (P), s'adressant aux femmes, dit : « Sortez pour vos affaires », sans délimiter ces affaires. Dans les limites de la charia, les bonnes traditions, la femme travaillera partout.

Sincèrement, nous nous voyons partout. Ce fait constitue en lui-même une réponse à ceux qui accusent l'Islam d'ôter à la femme sa liberté. Nous avons toute notre liberté pour travailler, nous épanouir et appliquer notre religion bien aimée.

La femme et le cheikh de la Palestine

CPI : A l’occasion de l'anniversaire du départ du cheikh Yassine, qu’avez-vous à dire, Om Abdallah ?

Al-Chanti : Le cheikh Yassine, ce géant, vit toujours parmi nous. J'aimerai confirmer ici le fait incontestable du grand rôle du cheikh dans l'émancipation de la femme palestinienne. En effet, lorsqu'il avait quitté la prison, pour la dernière fois, il a exprimé son insatisfaction de l'action féminine dans le mouvement islamique. Sans mâcher ses mots, il a dit : « Vous ne me plaisez pas du tout ; bougez ; créez ; ne soyez pas si molles ; n'attendez pas qu'on vienne vous pousser. Et maintenant, moi, je parle avec le même esprit du cheikh, qu'Allah l'accepte dans sa miséricorde.

CPI : Et pour ce qui est de la position du cheikh Yassine vis-à-vis de la résistance de la femme palestinienne ?

Al-Chanti : Lorsque les soeurs me demandaient de proposer au cheikh sa présence aux fêtes des écoles, je protestais qu'il était occupé. Mais lui me disait : « Ces enfants sont la génération future ; ce sont eux qui libéreront la patrie, avec l'aide d'Allah ». En fait, le cheikh était toujours présent. Il ne nous contredisait que rarement, que pour mieux nous orienter.

Souhaits

CPI : Quels sont les souhaits de la femme palestinienne résistante ?

Al-Chanti : Ses souhaits sont les mêmes que ceux de tout Palestinien. Tout Palestinien aime voir sa patrie libérée. Nous cherchons une liberté totale pour notre patrie. Nous ne ferons de concession, même pas d’un grain de notre terre. Nous résisterons alors pour cette fin.

CPI : Enfin, avez-vous un message à faire passer aux femmes palestiniennes et arabes ?

Al-Chanti : Qu'elles aient plus de la patience et de résistance ! Apprenez à vos enfants la religion et la dignité. Donnez-leur la meilleure éducation. Désormais, la guerre est une guerre de cerveaux

Cheikh Yassine a donné un élan formidable à l'activité de la femme palestinienne

Ainsi ils tuèrent l'imam Yassine

Ainsi ils tuèrent l'imam Yassine

L'imam cheikh Ahmed Yassine reste toujours présent dans le cœur de tout le monde. Palestiniens, Musulmans et tout esprit libre. Son corps porté par un fauteuil roulant devient un cauchemar pour les occupants israéliens. Ils eurent le culot d’assassiner un vieil homme, paralysé par-dessus le marché. Quatre ans passent et ce crime israélien reste plus vif que jamais.

Crime avec préméditation

Le cheikh devint un tel cauchemar pour les Israéliens qu'ils envoyèrent leurs avions pour l'assassiner. Le lundi 22 mars 2004, ces avions lancèrent trois missiles en sa direction, pendant qu'il sortait de la mosquée du Centre Islamique qu'il avait bâti lui-même. Il sortait tranquille sur son fauteuil roulant, satisfait d'avoir accompli sa prière de l'aube.

Les missiles air-sol atteignirent le vieillard de 66 ans. Ils le tuèrent. Ils tuèrent aussi ceux qui poussaient le fauteuil et quelques croyants qui quittaient la mosquée.

Un missile atteignit directement le cheikh et ses compagnons, déchiquetant leur corps. Les deux autres missiles tombèrent dans la même zone, tuant quatre croyants et en blessant dix-sept autres dont les deux fils du cheikh Abdou Al-Hamid, 37 ans, et Abou Al-Ghani, 33 ans.

Le gouvernement israélien de l'époque, dirigé par le criminel international Ariel Sharon, eut le culot de se montrer fier d'un tel crime lâche ! Les médias sionistes affirmèrent que l'assassinat fut supervisé par Sharon en personne.

La colère

Un croyant se précipita pour voir ce qui se passait, ayant entendu trois fortes explosions. Il ne vit que les restes du fauteuil du cheikh, couverts de sang.

La colère poussa des milliers de Palestiniens vers les rues de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les hommes de la résistance attaquèrent les positions de l'occupation.

Le martyr

Ce n'était pas la première fois que le cheikh était la cible des Israéliens. En septembre 2003, leurs forces bombardèrent un bâtiment dans lequel il se trouvait, ainsi qu’Ismaël Haniyeh, le chef de son bureau.

Quand bien même le cheikh Yassine eut été assassiné de façon si tragique, cet assassinat renforça sa position spirituelle. En fait, quelques heures seulement avant le crime, son état s'était détérioré. Il aurait dû rendre l'âme. Mais Allah, le Tout Puissant, avait voulu une autre fin pour lui, une fin qui restera gravée dans la mémoire de l'Histoire.

36 heures avant cet assassinat, le cheikh eut une crise. Il ne pouvait respirer qu'à peine, encore moins parler. C'était à l'hôpital Ach-Chifaa que sa respiration devint audible.

Ses compagnons l'amenèrent à la maison. Mais son état restait très critique. Le dimanche, la veille de son départ, les drones israéliens passaient au peigne fin tout le quartier d'As-Sabra, non loin de la colonie Ntsarim. Ses compagnons décidèrent alors de le placer dans un autre lieu, après la prière du soir, dans la mosquée du Centre Islamique. Mais lui, il décida de rester dans la mosquée et de ne pas la quitter avant la prière de l'aube.

Pensait-il quitter la maison de Dieu pour aller directement auprès de Lui ?

Les dernières heures

Avant l'appel à la prière de l'aube, son état connut une petite amélioration, confirme un croyant. Le cheikh entama alors des discussions avec les premiers croyants arrivés pour accomplir cette prière.

Le cheikh dit à Bassam Ach-Chaghoubi, 29 ans : « Mon fils, j'ai dormi vers deux heures du matin pour me réveiller vers trois heures afin de faire mes ablutions et accomplir ma prière de l'aube ».

La prière eut été un peu retardée, en voyant le cheikh discuter avec les croyants dont un enfant de neuf ans. Après la prière, ses compagnons, ses fils, ses voisins voulurent l'amener à sa maison.

Les derniers mots

Ach-Chaghoubi raconte qu'un passant, travaillant à l'UNRWA, avertit tout le monde que l'aviation israélienne survolait le ciel de la zone et que le cheikh pouvait être bombardé. Le cheikh Yassine citera un petit morceau d'un verset coranique :

« Quiconque cherche refuge auprès d'Allah, Il lui suffira ».

Ce n'était que quelques secondes plus tard que le premier missile déchiqueta le corps du cheikh pour qu'il partît auprès son Seigneur, en grand martyr. Un martyr inoubliable. Un martyr qui restera gravé dans la mémoire de tout Palestinien, de tout Musulman. Il restera un symbole fort de la résistance, de la dignité, de quelqu'un qui donne tout pour la Palestine, pour la ville d'Al-Quds, pour la mosquée d'Al-Aqsa.

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Mardi 25 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par Z le 25/03/2008 18:40 | Alerter
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Allo, un/deux, un/deux, Canal + interview TF1...

2.Posté par ROMANA le 26/03/2008 01:37 | Alerter
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UN SYMBOLE DE RESISTANCE. SON CAS DEVRAIT ETRE ETUDIE PAR TOUS LES ELEVES DU CP JUSQU'A LA TERMINAL. SA FERAIT DU BIEN AU PEUPLE FRANÇAIS.

3.Posté par le khorroto le 26/03/2008 11:02 | Alerter
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Ballah famouk ya l'khanzir :)-----> Z


Allah yarhamek ya Cheikh.

4.Posté par salma le 26/03/2008 11:05 | Alerter
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kes tu veux dire????
SOIT PLUS CALIRE!!!!!!!

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