Palestine occupée

Cheikh Kassem: une guerre n’est pas dans l’intérêt d’"Israël"



Dimanche 1 Mars 2009

Cheikh Kassem: une guerre n’est pas dans l’intérêt d’"Israël"
Le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a indiqué dans une interview accordée au quotidien français de droite Le Figaro que son mouvement était "prêt" à l'éventualité d'une confrontation avec l’entité sioniste soulignant toutefois que les Israéliens n'avaient pas "intérêt à une nouvelle guerre avec le Liban".

Kassem qui répondait à la question qu’une riposte à l’assassinat de son commandant en chef hajj Imad Moughnieh à Damas en 2008, a toutefois ajouté : « Il ne fait aucun doute pour nous que cet assassinat a été perpétré par les Israéliens. Nous avons promis une riposte. C'est notre droit. Cela ne justifierait en rien que l’entité sioniste déclare une nouvelle guerre. En tout cas, l’entité sioniste n'a pas besoin de justification pour déclencher les hostilités. Soit elle considérera que c'est dans son intérêt politique de faire la guerre, et nous sommes prêts à une telle éventualité. Soit elle encaissera le coup sans réagir. Je ne crois pas que dans les circonstances actuelles l’entité sioniste ait intérêt à une nouvelle guerre conte le Liban. L'offensive sur Gaza a montré que son armée n'a pas tiré les leçons de la guerre de 2006. Il reste incapable de transformer sa puissance militaire en succès politique ».
Le responsable du mouvement de résistance libanais a une nouvelle fois démenti l'implication du Hezbollah dans les récents tirs de roquettes à partir du Liban vers l’entité sioniste.

Et de préciser : « Il n'y a ni trêve ni accord, mais la résolution 1701 de l'ONU (qui a mis fin au conflit), que nous respectons tout en nous réservant le droit de riposter à une agression. Les circonstances actuelles ne justifient pas, selon nous, de tirer des roquettes contre l’entité sioniste. Pour nous, la défaite militaire de l’entité sioniste et la défaite psychologique et morale de sa société sont patentes. J'irai plus loin en disant que la guerre de 2006 a prouvé une fois encore la nécessité de poursuivre la résistance armée. Ce que nous faisons valoir à la table du dialogue national (interlibanais) ».
Pour ce qui est des rumeurs sur une éventuel révision du Hezbollah concernant son système de sécurité suite à la découverte d’un réseau d’espionnage opérant pour le compte du Mossad, Kassem a indiqué que « la découverte de quelques agents n'est pas le signe d'une grande capacité israélienne de renseignement au Liban, surtout si on considère le terrain libanais, ouvert à tous les courants, et la dimension du Hezbollah. Au contraire, la guerre de juillet a prouvé l'échec de l'appareil de renseignement israélien au Liban, car la plupart des données sur lesquelles l'armée s'est fondée pour atteindre le Hezbollah se sont révélées fausses ».

Au sujet du Tribunal spécial pour le Liban chargé de l'affaire de Rafic Hariri, l’ex-premier ministre assassiné en 2005, Kassem a réitéré la position du Hezbollah : « l’entité sioniste est le principal bénéficiaire de cet assassinat. Nous ne savons pas comment le tribunal va gérer les hypothèses, les motifs et les preuves, et ne pouvons donc pas prévoir qui sera accusé ».

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Dimanche 1 Mars 2009


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