On voit dans les deux systèmes apparaître un phénomène commun : une condensation du pouvoir financier dans les mains de quelques individus. D'un côté le capitalisme travaille à prendre le contrôle financier de toute une société, quitte à éliminer le gouvernement et instaurer une dictature financière. De l'autre côté, le communisme vise à soumettre toute une population à un seul employeur, le gouvernement, et ainsi installer une dictature financière par le biais d'un coup d'état.
Le capitalisme cherche à séduire la classe moyenne et celle au dessus en leur promettant plus d'argent (chose dont ils ont un certain avant-goût) et donc un accroissement de leur pouvoir d'achat qu'ils traduisent en augmentation de leur liberté (cf. Alain Soral « réduire la liberté au désir, et le désir à l'acte d'achat »). « Je vais pouvoir acheter tout ce que je veux, aller où je veux, quand je veux : je serai enfin libre. » À quel prix? Soit ça ne les dérange pas parce que « mieux vaut moi que les autres », soit ils oublient de se poser la question. C'est pour cette raison que le néo-libéralisme est encore une théorie économique discutée et approfondie « sérieusement » dans les universités du monde occidental, actuellement plus prospère matériellement que les autres régions du monde. Comme la classe aisée est plus importante dans les sociétés occidentales actuelles par rapport aux autres sociétés du monde, il est important pour les fondateurs de la théorie capitaliste de séduire ces individus plus riches et de s'en servir comme intermédiaire pour prendre le contrôle de toute la société progressivement. À travers le financement des partis politiques, des campagnes électorales, un contrôle médiatique quasi-total, le politicien néolibéral est facilement mis au pouvoir, et peut ensuite privatiser tout ce qu'il peut, avec l'aide financière de ceux qui l'ont mis là. Mission réussie aux États-unis, en France, au Canada, au Mexique (plus difficilement), en Allemagne, en Grande-Bretagne.
Maintenant le problème se pose : comment prendre le contrôle des sociétés majoritairement plus pauvres en leur donnant l'illusion d'une liberté aussi, de sorte à ne pas créer de véritable révolution? C'est là que la fausse lutte des classes de Marx intervient. « Les pauvres ont toujours raison » et les « riches sont des salauds » en caricature extrême qui peut très bien s'appliquer aux adolescents et aux gens naïfs. L'idée c'est de leur faire croire que leur employeur se situe au sommet de la pyramide politique du pays et qu'en le renversant, ils accèdent à la source de leurs problèmes. Une fois renversé, la prise du pouvoir politique se fait relativement facilement (surtout quand l'armée est de nôtre côté) puis ensuite il ne suffit que d'instaurer le système qui fonctionnera de lui-même. En fait, il s'agit d'un piège idéologique ou philosophique qui fait en sorte que la population qui se croit impliquée dans cette « révolution », implémente de force, et volontairement un système voué à la stagnation presque totale de la société, comme on le voit à Cuba. Mais pour s'assurer que le peuple ne réalise pas la fraude dans laquelle elle a été impliquée, ou du moins pour l'empêcher de s'adonner à une véritable révolution, il est important pour que le modèle communiste se perpétue qu'à la tête du régime persiste un personnage emblématique : le « père de la révolution » dont la propagande sera rapidement sécurisée. Ainsi le mensonge peut se propager, les plus naïfs seront encore dupés, et ceux qui auront compris pourront simplement être éliminés. C'est pourquoi on voit Castro se la couler douce dans ses palaces à ne faire strictement rien d'autre que contempler son passé pendant que sa population vit dans un zoo (tout le monde mange, tout le monde est en santé, tout le monde est éduqué, mais qui est vraiment libre?). La question se pose de savoir qui finance vraiment le régime de Castro ou s'il est vraiment auto-suffisant, puis d'étudier la montée au pouvoir de Chavez à travers un financement important de banques d'envergure internationale.