Politique Nationale/Internationale

Chavez, ce grand président ''arabe''


Son pays est l’un des principaux exportateurs de pétrole du monde. Il a contribué en personne par son activité diplomatique à la remontée des cours du brut dès la fin des années 90.


Farid@evhr.net
Mardi 8 Août 2006

Il est le seul chef d’Etat à être allé rendre visite à l’ex-président irakien Saddam Hussein à Bagdad malgré les interdictions formelles du grand «Buscher» de Washington, quelque temps un peu avant l’invasion américaine. Il a fait expulser il y a quelques mois les Eglises évangéliques américaines fanatiques qui commençaient à dangereusement pulluler dans son pays. Il persiste à dénoncer les crimes de l’axe américano-israélien au Moyen-Orient là où tous les dirigeants de cette région restent étrangement silencieux, certainement paralysés par la peur d’avoir à rendre des comptes à leur grand maître de la Maison Blanche.

Il a engagé une ambitieuse politique de développement social malgré les multiples tentatives de coups d’Etat fomentés par la CIA contre lui. Il appelle le monde à vivre sans cette dangereuse Amérique quand certaines présidences arabes affirment que nul ne peut échapper à la soumission à Washington. Il achète dorénavant ses armements à Moscou pour ne pas être victime d’une panne généralisée de ses appareils américains en cas de conflit. Il rend visite durant deux jours à son homologue iranien malgré les appels de certains collègues de l’OPEP à ne pas fréquenter cet horrible hérétique chiite. Il n’a pas encore réalisé son pèlerinage à Washington et n’est pas pressé de le faire. Il insulte à Brasilia le président collaborateur irakien de «caniche des Etats-Unis»(1) quand les régimes arabes reconnaissent lâchement un nouveau gouvernement américain en Irak.

Il rend visite à Al-Jazeera et se permet de répondre aux questions de ses journalistes. Il va jusqu’à féliciter cette chaîne arabe pour son professionnalisme unique dans le monde. Il ne jure que par Jésus et Mohamed (saws) quand d’autres dirigeants s’excuseraient presque d’être musulmans. Il est admirateur de Gamal Abdel-Nasser et se dit même nassérien ! Depuis l’agression israélienne contre le Liban, il ne cesse de vilipender l’impérialisme américain et a fait expulser manu militari l’ambassadeur de l’entité sioniste de son territoire.

Cet homme charismatique ne s’appelle pourtant ni Gamal, ni Houari, ni Fayçal. Il n’est pas arabe et pas encore musulman. Il s’appelle Hugo, Senõr presidente Hugo Chavez, chef d’Etat de la République bolivarienne du Venezuela. Il tire sa légitimité du peuple et se fait régulièrement élire sans fraudes ni intervention américaine. C’est peut-être pour cela que les peuples arabes l’ont supplié de devenir un dirigeant arabe. Il n’a pour l’heure pas encore répondu mais a déjà promis de servir de modèle à suivre pour les futurs dirigeants arabes.



1) Altercation Survenue Lors Du Premier Sommet Arabo-Sud-Américain De Brasilia, 10-11 Mai 2005. A Noter Que Lors De Ce Sommet, Hormis Abdelaziz Bouteflika, Aucun Chef d’Etat Arabe Important Ne S’est Déplacé Alors Que Tous Les Chefs d’Etat Sud-Américains Etaient Présents.


De Notre Correspondant Au Caire : Hicheme Lehmici
Le Qotidien d'Oran -Algerie-




Mardi 8 Août 2006

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