Géopolitique et stratégie

Ces 'amours' russes qui épouvantent l'OTAN (Rossiiskaïa Gazeta)



Ria-Novosti
Vendredi 24 Août 2007

Les essais en mer Baltique du tout dernier sous-marin russe de classe Amour (du nom d'un fleuve de l'Extrême-Orient russe) se sont retrouvés mercredi dans la ligne de mire des sous-marins et des navires de surface de l'OTAN. Selon certaines informations, la Royal Navy britannique est particulièrement active à surveiller les manoeuvres russes.

Des experts affirment que Londres a ainsi réagi à l'apparition au large de l'Ecosse de bombardiers nucléaires Tu-95MS (Bear, "ours", selon la classification de l'OTAN). Les Britanniques avaient alors mobilisé leurs chasseurs Typhoon pour intercepter les "ours" russes.

Le vol de bombardiers russes vers l'île de Guam, dans le Pacifique, qui abrite une base militaire américaine a jeté de l'huile sur le feu. Un Tu-160, bombardier stratégique sans équivalent dans le monde, y a été envoyé et le porte-parole du département d'Etat américain Sean McCormack a évoqué à tort des avions "sortis de la naphtaline".

"Ces avions sont âgés de 15 à 20 ans seulement. Les appareils de ce type sont fabriqués pour 40 ou 50 ans, sinon cela ne vaut pas la peine d'en fabriquer", a rétorqué jeudi le premier vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov en réagissant aux critiques occidentales. "La reprise des vols de l'aviation stratégique ne signifie pas un retour à la guerre froide. Nous ne violons les frontières de personne, nos vols sont transparents et compréhensibles pour tous, a-t-il poursuivi. Aujourd'hui, il n'y a dans le monde que deux pays qui disposent d'une aviation stratégique. Les autres n'en auront apparemment pas dans un proche avenir."

Strictement parlant, le tapage médiatique autour de la reprise des patrouilles aériennes est exagéré. La Russie les avait suspendues il y a tout juste 15 ans, en 1992. Bien sûr, cette décision avait été saluée par les Etats-Unis qui n'ont, eux, jamais renoncé aux patrouilles régulières de leurs bombardiers stratégiques. Le B-52, symbole de la puissance aérienne américaine, est en service depuis plus d'un demi-siècle et vole jusqu'à présent. Arrivé en Russie pour participer au salon aérospatial MAKS-2007, il ne sent pas la naphtaline non plus.

Quant à la classe des sous-marins Amour, la situation est encore plus transparente. La grande discrétion et l'efficacité au combat du nouveau submersible russe le rend très attrayant sur le marché des armements modernes où la concurrence est suffisamment aiguë et où tous les coups sont permis pour éliminer ses rivaux.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.


Vendredi 24 Août 2007

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