Histoire et repères

Ces Séfarades qui nous gouvernent…


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Samedi 18 Mai 2019 - 00:30 Notre Nakba et leur indépendance


Sommes-nous vraiment gouvernés par des Algériens ?
S’il n’est point utile de rappeler l’évidence des origines juives séfarades du défunt général Labri Belkhir (Abulkir), force est de constater qu’au lendemain de son départ au Royaume chérifien en qualité d’ambassadeur, et ce pour une mission bien précise dont on reviendra sur ses aboutissants ultérieurement, il s’est appliqué à s’assurer une présence réifiée au palais présidentiel d’Elmouradia.


Smaïl Boukhalfa
Vendredi 29 Mars 2019

Ainsi, et en concertation étroite avec Zerhoun lyazid, alors ministre de l’Intérieur, le choix et vite fixé sur Mr Mohed (dit mohamed) Mouley Guendil, cadre du ministère de l’Intérieur, il a été nommé secrétaire général à l’époque où le portefeuille de l’Intérieur était entre les mains de Hardi. Il restera là, et aura à travailler avec Meziane Chérif, Benmansour, Sellal et Zerhouni. Cette longévité lui a permis de côtoyer plusieurs ministres et des walis devenus entre-temps ministres. Il a une parfaite connaissance des mœurs de l’administration, du sérail et du monde politique.
Ce personnage intriguant, qu’on dit natif tantôt de Frenda tantôt de Ghazaouet, est en fait natif de Meknès au Maroc de parents juifs Séfarades, il obtient la nationalité algérienne en 1972. En 1977, il empoche le diplôme de l’ENA avec ces deux potes, Ouyahia Ahmed et Hamou Ahmed Touhami, et lors du voyage d’agrément organisé par l’Ecole Nationale d’Administration la même année, il est approché par les services américains pour le structurer à des fins qui s’avérèrent « bénéfiques » pour les deux parties. De retour en Algérie, et après quelques exercices pratiques dans le secteur du ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Si Larbi Abulkir chef de cabinet de Chadli Bendjedid opère un maquillage aux origines de si Moulay et Si Hammou Touhami (Hamou ELKALI) pour les faire passer pour des natifs de Frenda, en somme ouled edouar ouahed… le même patelin, Guendil est affecté comme sous préfet ( chef de Daira ) de Sidi Mhamed, Wilaya d’Alger et HAMMOU Touhami, chef de Daira de Hussein Dey… pour Abulkir, la collectivité algéroise est prise à mains fortes, les nouvelles cités de COPEMAD des Annassers, de Garidi, sont à la merci du manitou séfarade et ses deux pupilles chevilles ouvrières, les citoyens d’Alger se rappellent bien cette période faste ou les logements se distribuaient dans les bars et cabarets de la capitale au détriment des plus nécessiteux.
HAMMOU Ahmed Touhami, de son vrai nom HAMMOU Mohed kalai Touami, un personnage maléfique de la pire espèce, séfarade de la région de Meknès au Maroc implanté a Tiaret, Frenda plus précisément, depuis son jeune âge, il excelle dans l’art de la dissimulation et l’intrigue, il raconte à qui veut l’entendre qu’il était Kabyle zouaoua de l’Oranie, que les histoires qui touchaient son père, Hammou ELKALAI Elouahrani, escroc notoire et mekkas a Tahtaha d’Oran ne sont que rumeurs malsaines. Les frasques de l’individu déferleront la chronique quelques années plus tard, les accusations directes portés par le colonel Bencherif à l’encontre du Wali actuel de Bejaia dans la presse nationale confirmeront le bien-fondé du mythe HAMMOU 10, le prodige jewish morakchi, accusations qui resteront sans suite de la part du gunté et on comprend parfaitement pourquoi. La séfarade connexion est solide, elle a des ramifications et un historique dont voila un bref aperçu glané ça et là sur le Net…

« Sommes-nous vraiment gouvernés par des Algériens ? »

Cette lancinante question, tout citoyen algérien qui a eu affaire à l’administration, à la justice ou au pouvoir se l’est déjà posée à maintes reprises comme un éternel refrain. Au fil des générations, depuis 1962, la rumeur publique a accusé tour à tour hizb frança, les DAF (déserteurs de l’armée française), les harkis, le clan d’Oujda de Bouteflika, et tous les services de renseignement réunis.
Cette douteuse et malsaine impression que les dirigeants de l’État n’aiment ni l’Algérie ni son peuple a toujours plané autour de la relation gouvernants-gouvernés. On a tous remarqué cette terrible habitude des membres de la nomenclature qui, dès qu’ils n’occupent aucune fonction officielle, fuient à l’étranger dont ils ne consentent à revenir que pour occuper un nouveau poste. D’où les appellations de « mercenaires » ou de « coopérants » dont ils ont été affublés par les nombreux cadres algériens dont la promotion a été barrée ou sabotée par ces pontes du régime.
Les Marocains du Malg ou tout simplement les « Malgaches » l’ancêtre des services de sécurité algériens. Créé lors de la formation, en 1958, du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne en exil. La vérité a été révélée par un de ces hommes de l’ombre qui font et défont les institutions du pays selon leur bon vouloir. Le journal Le Soir d’Algérie a ouvert ses colonnes à son correspondant Med Chafik Mesbah, ancien officier du DRS, qui a interviewé le colonel Ali Hamlat, ancien responsable des services techniques de la SM. D’après l’auteur, ce témoignage a été rédigé en 1999 sous le titre explicite : « Voilà comment sont nés les services secrets algériens », mais il ne le révèle que maintenant, sans expliquer la raison de ce retard.
Le colonel Hamlat lève donc « le voile sur cette première promotion des cadres de la Wilaya V, dont les membres ont, effectivement, constitué, pour la plupart, l’ossature du Malg ». À la question « Sur le plan social, quelle était l’origine des membres de cette promotion Larbi Ben M’hidi ? », Hamlat répond sans hésitation : « Tous étaient issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d’agriculteurs établis au Maroc de longue date. La petite bourgeoisie, pour utiliser une formulation marxiste ».
Selon lui : « Le recensement effectué par l’Association des anciens du Malg a permis de situer à soixante-douze le nombre de stagiaires de cette promotion. »
Leur directeur de stage, Khelifa Laroussi, mystérieux adjoint du mystérieux Boussouf, et père du golden boy déchu Rafik Khalifa, leur avait décrété : « Vous êtes les futurs ministres de l’Algérie indépendante ! » Selon les dires du colonel Hamlat, Boussouf leur avait déjà tracé les feuilles de route du contrôle du futur État algérien : « La première concernait la mission de contrôle au sein des unités de l’ALN. Ce contrôle était indispensable pour maîtriser l’évolution de la lutte armée et répondre aux exigences du combat et du commandement. D’autant que la qualité de l’encadrement militaire des unités était à parfaire au regard des faibles qualifications des moudjahidine de la première heure. La seconde se rapportait à la nécessité d’exploiter utilement la masse d’informations recueillies… par tout moyen disponible. En rapport avec les transmissions, mais aussi des informations recueillies auprès de prisonniers et toute autre source susceptible d’améliorer notre capital documentaire. »

Le contraste du mode de vie des « Malgaches » reconnu par Hamlat est déjà significatif de la différence d’état d’esprit entre les moudjahidines de l’intérieur et les « planqués » de l’extérieur. « Ces lycéens et étudiants vivaient, au Maroc, dans des conditions de vie parfaitement pacifiques et heureuses. Des conditions qui étaient tout à fait déséquilibrées, cependant, par rapport à celles de leur peuple et de leurs frères étudiants qui mourraient en Algérie. »
Le colonel Hamlat cite quelques noms connus de cette fameuse promotion des Marocains du MALG : Hadjadj Malika, Miri Rachida, Hamid Ghozali, Abdessmed Chellali, Berri Mustapha, Mohamed Semache, Kerzabi Smail, Abdallah Khalef,alias Kasdi Merbah, Abdelkader Khalef , Mustapha Khalef , Ali Tounsi El Ghaouti, Ahmed Zerhouni , Hadj Azzout , Mohamed Laâla , Chérif Belkacem , Abdelaziz Maoui , Noureddine Delleci , Abdelhamid Temmar , Abdallah Arbaoui , Hassen Bendjelti , Ahmed Bennai , Sid-Ahmed Osman R’zine, Abderrahim Settouti , Khelladi Mohamed , Boualem Bessaïeh , Mohamed Morsly. Ahmed Ben Bella – Abdelaziz Boutelika – Noureddine lyazid Zarhouni – Dahhou ould Lqablia – Ali Tounissi El Fassi – Le général Slim Ben Abdallah – Le général Lhoucine Ben Jelti – Tahar Khalladi – Hamid Ghazali – Abdallah Ben Yakhlef loujdi – Moulay Mohamed El Meknassi » !
Hamlat cite aussi les noms de deux riches familles marocaines qui ont offert leurs maisons et leurs fermes pour abriter les stages du Malg. Il s’agit des familles Benyekhlef et Bouabdallah. L’un des fils Bouabdallah a été ex PDG de COSIDER, d’air Algérie et d’autre Grandes entreprises
Le colonel Hamlat raconte l’engouement des jeunes Marocains ou soi-disant « Algériens de longue date » qui ont rejoint les cellules du FLN disséminées à travers le Maroc. En fait, la plupart d’entre eux militaient déjà dans les cellules lycéennes du Parti nationaliste marocain de l’Istiqlal de Allel El Fassi. Bouteflika était même responsable de la cellule de son lycée à Oujda. Leur transfert naturel dans les rangs du FLN a été facilité par l’esprit révolutionnaire maghrébin, l’idéal du réveil musulman contre le joug colonial et l’ambition de libérer la riche Algérie dont les colons avaient fait un eldorado. Il faut rappeler que cet engouement nationaliste en faveur de la guerre de libération existait aussi à travers tout le monde arabe. Au Liban, Irak, Syrie, Égypte, etc., des jeunes manifestaient dans les rues et voulaient s’enrôler dans les rangs de l’ALN. Ce phénomène existe encore de nos jours chez les jeunes musulmans qui se sont engagés en Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Irak, etc. Il est connu que de nombreux Européens et Arabes ont combattu aux côtés des moudjahidines de l’ALN et du FLN. Ils n’en ont pas pour autant dissimulé leur origine, comme l’ont fait en masse les Marocains recrutés par Boussouf dans l’objectif de prendre le pouvoir.

Qui était vraiment Abdelhafid Boussouf ?

En lisant l’interview, on ne peut s’empêcher de remarquer que M.C.Mesbah déroule « sous les paroles » du colonel Ali Hamlat toute une démonstration savante comme si Boussouf réfléchissait déjà en 1955 comme un stratège d’aujourd’hui qui avait tout prévu. La conception stratégique et futuriste de l’opération de formation, le professionnalisme de son organisation et son déroulement, « l’intuition psychologique » de Boussouf, la « profusion de moyens dont il a pu disposer au Maroc »… prêtent aujourd’hui à sourire.
D’où donc Boussouf tenait-il ce professionnalisme et cette redoutable efficacité ? On est encore très étonné de ses choix très judicieux de collaborateurs professionnels, tous DAF, comme le « technocrate » Laroussi Khalifa, l’officier de transmission Omar Tellidji et le baroudeur Abdallah Arbaoui. Était-il donc un « prophète » ou un génie de la formation et de l’organisation militaire ? Ou plutôt a-t-il été lui-même formé, encadré et coaché et par qui ? Pourquoi Boussouf a-t-il recruté ses stagiaires et agents uniquement au Maroc et n’a-t-il pas fait venir des volontaires de toutes les régions d’Algérie ? Voilà les vraies questions que devrait poser aux autres et se poser à lui-même Chafik Mesbah dans le flot de sa phraséologie débridée.

Cinquante ans et plusieurs assassinats et règlements de comptes après l’indépendance, il y en a assez de cette insupportable suffisance qui consiste pour les Malgaches à faire passer Boussouf pour un génie supérieur aussi bien à toute la génération militante qui a généré le 1er novembre, qu’à toute l’intelligentsia militaire française qui sortait d’une capitalisation militaire de plusieurs guerres.
Sans oublier que les leaders de la guerre de libération tombaient comme des mouches sur dénonciation ou dans des embuscades ou sur des repérages de leurs appareils de transmission fournis par la logistique de Boussouf… quand ils n’étaient pas appelés au Maroc pour y être assassinés comme le regretté Abane Ramdane. Sans compter l’énigmatique détournement d’avion qui a neutralisé cinq dirigeants historiques de la révolution qui, à part Mostefa Lacheraf, ont connu des destins très douloureux dès leur libération. Tout cela dans une étonnante impunité, ou plutôt une tolérante protection dans un Maroc sous protectorat français.
Les nombreux et illustres historiens français de la guerre d’Algérie n’ont pas abordé ces questions qui fâchent. Il appartient toujours aux historiens algériens de fouiller un peu mieux les méandres de notre histoire de libération… si on les laisse faire.

La Sécurité militaire sous contrôle des Marocains du Malg

Pendant que les valeureux moudjahidines tombaient au champ d’honneur dans les maquis algériens, les « Marocains du Malg » se formaient et s’entraînaient avec « l’armée des frontières ».
Dès la proclamation de l’indépendance le 5 juillet 1962, le clan d’Oujda fomente son premier coup d’État en destituant violemment le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) basé à Tunis et impose un authentique Marocain à la tête de l’État. Ahmed ben Mahjoub ben Embarek dit Ben Bella est un marrakchi de père et de mère des ouled Sidi rahal lboudali. Sa biographie officielle le fait naître à Maghnia, mais le culte du mensonge du pouvoir algérien est tel qu’il est permis d’en douter. Il a longtemps caché sa marocanité comme une tare avant de l’avouer publiquement. Une des impostures les plus cocasses des gouvernants algériens est à mettre à son actif. Lors de la guerre des sables de 1963, qu’il avait lancée frivolement pour consommation locale, il s’était écrié : « Hagrouna el marrakchia ! »
Mais durant le court épisode Ben Bella, qui fut destitué par le coup d’État du 19 juin 1965, et à l’ombre de Boumediene qui était ministre de la Défense, les Marocains du Malg ont pris toutes les commandes de la Direction de la Sécurité militaire en la structurant. Le directeur de la SM, Kasdi Merbah, assassiné en 1993, a été présenté jusqu’à aujourd’hui comme un Kabyle né à Beni Yenni et ayant vécu au Maroc. C’est un mensonge d’État. De son vrai nom, Abdallah Khalef, c’est un authentique Marocain dont la famille est originaire et vit encore à Sidi Kacem. Il a étudié à Fès où il a connu ses futurs compagnons du Malg. Il a dirigé la SM depuis sa création en 1963 jusqu’à 1979.
Son 1er adjoint, le colonel Nourredine Zerhouni dit Yazid est également un authentique Marocain, ainsi que son frère Ferhat, également haut responsable à la SM. S’il y a bien une famille qui ne peut nier son origine marocaine, c’est la famille Zerhouni dont le nom vient du djebel Zerhoun accolé à la ville Moulay Idriss Zerhoun, située à 25 km de Meknès, devenue ville sainte depuis qu’elle abrite le sanctuaire du fondateur de la dynastie Idrisside, Idrîss Ier.
Malgré l’évidence de son origine, Nourredine Zerhouni continue de mentir comme il respire. Dans un récent article biographique édulcoré et narcissique sur son parcours où il se vante d’avoir enrôlé en 1962 le sous-lieutenant d’artillerie Mohamed Mediene futur général Toufik, il décrit « une enfance tunisienne (il est né en 1937 à Tunis) et une adolescence marocaine (dans la région de Fès)». Le journaliste d’origine marocaine comme son nom l’indique, Chérif Ouazani, a oublié que dans un précédent article laudateur, il avait écrit dix ans plus tôt avec un certain Mohamed Sifaoui que « Zerhouni était né en 1938 au Maroc ».
Zerhouni, bras droit de Kasdi Merbah, l’avait aidé à structurer la SM, dirigé la Direction du Renseignement extérieur (DRE), géré le contre-espionnage et créé le Service Action commandé par le sinistre Abdallah Benhamza. Ce tortionnaire, qui avait fait des aveux à la presse par la suite, était chargé de réprimer durement les opposants communistes et berbéristes. Kasdi Merbah, les frères Zerhouni, Ali Tounsi et tous les Marocains formés par Boussouf et structurés dans la SM ont semé la terreur au sein de la population. Après l’éviction de Merbah, Zerhouni prend la tête de la SM de 1979 à 1982. À la suite de quoi, il fut nommé ambassadeur à Mexico puis Washington avant de prendre sa retraite en 1989.
Après l’élection de Bouteflika en 1999, Zerhouni le rejoignit à la présidence avec l’ambition de devenir ministre de la Défense. Face au refus catégorique des généraux d’avoir leur ancien patron comme chef, il s’octroya le ministère de l’Intérieur. Pour semer de nouveau la terreur dans toute l’Algérie et en particulier en Kabylie, région qu’il déteste particulièrement. Il est secondé pour cela par son compatriote le Marocain Dahou Ould Kablia, né en 1933 à Tanger, qui est actuellement ministre de l’Interieur et des Collectivités locales. Il est aussi le président de l’association des anciens du Malg
Le défunt, Ali Tounsi, originaire lui aussi de la région Fès-Meknès, que Zarhouni a trouvé installé à la tête de la DGSN depuis 1995. Faisait partie de l’équipe dirigeante des Marocains de la SM en qualité de responsable de la sécurité de l’armée, avant d’être radié des effectifs pour délit d’homosexualité.
Le culte du secret qui couvre le passé et le présent de la carrière des dirigeants militaires n’a pas permis aux journalistes ni aux historiens de déceler leur véritable origine. Eux savent tout sur tous les Algériens et les Algériens ne savent rien sur eux. Plusieurs générations d’officiers de la SM ont fait des enquêtes d’habilitation sur les cadres de la nation sans se rendre compte que leurs propres chefs n’étaient pas Algériens.
On citera à titre d’exemple le cas du général Salim Benabdallah dit Slim, « né en 1938 à l’Ouest ». De la même génération que Zerhouni, il a occupé des fonctions stratégiques en qualité de directeur des Relations extérieures au MDN de 1990 à 1996. Cette structure du renseignement coiffe l’ensemble des attachés militaires affectés dans les ambassades algériennes. En 1999, Bouteflika lui confie la direction du protocole en voulant faire de lui le maître de la sécurité à la présidence en coiffant la direction de la sécurité et la protection présidentielle (DSPP). Le DRS l’en a empêché en maintenant à la présidence un autre « Marocain du Malg », le général Hassan Bendjelti dit Abderrezak, dont le « mensonge officiel » fait croire qu’il est le seul officier supérieur originaire du Sud, en raison de son bronzage prononcé.
On finira ce tableau par le plus illustre des Marocains, le président de la République Abdelaziz Bouteflika, né à Oujda en 1937. Ancien ministre des Affaires étrangères de 1963 à 1979, il a toujours menti sur ses origines marocaines. La biographie officielle le faisait naître à Maghnia, notamment dans le document distribué aux membres de l’ONU, lorsqu’il fut élu président de l’Assemblée générale en 1974. Ce n’est que récemment que l’imposture a été dévoilée sur sa naissance et sa vie à Oujda où vit encore une partie de sa famille. Le mensonge public continue à faire croire que son père serait originaire de Tlemcen ou d’Aïn-Temouchent… alors que d’autres informations « fuitées » du côté de la « piscine » fait remonter ses véritables origines a un juif séfarade marchand traiteur de son état qui faisait la navette commerciale entre Ouejda et Tlemcen.
L’aura de l’immense chef d’État charismatique et populaire qu’était Houari Boumediene a ravalé toute cette faune d’espions et de diplomates au rang de fourmis travailleuses à son service et au service du pays. Son sens inné des équilibres du pouvoir et son nationalisme farouche a longtemps camouflé les réelles origines de son entourage sécuritaire et diplomatique passé maître dans l’art du mensonge et de la mystification. Après son décès en 1978 par empoisonnement selon certaines révélations, les Marocains du Malg ont connu des flottements dans l’ombre du président Chadli Bendjedid, avant d’occuper en force le devant de la scène depuis l’élection de Bouteflika en 1999.

L’affaire des « magistrats faussaires:
Le système de cooptation des nominations en Algérie a introduit de nombreux Marocains dans les rouages stratégiques de l’État. Comme nous l’avons évoqué supra. Un des plus célèbres est l’actuel directeur de cabinet de la présidence Moulay Mohamed Guendil El Meknessi qui n’aurait acquis la nationalité algérienne qu’en 1972. Avant d’être nommé à de si hautes responsabilités par Bouteflika, il a longtemps été la cheville ouvrière du ministère de l’Intérieur dont il a grimpé tous les échelons (chef de daïra, wali, chef de cabinet, directeur, secrétaire général).
Les « moins menteurs » de ces très hauts fonctionnaires d’origine marocaine font situer leur lieu de naissance à Tlemcen Comme Tlemcen est une « sœur de Fès » dont les relations remontent à plusieurs siècles, avec des « mariages mixtes » entre les deux villes, la marocanité des Tlemcéniens est une évidence historique et géographique que seul le tracé frontalier colonial a pu brouiller virtuellement. TROIS Algériens courageux ont essayé de lever une partie du voile de cette imposture historique imposée au peuple algérien : Benyoucef Mellouk, Abderrahmane Mahmoudi et Md Benchicou.
Mellouk est une sorte de Don Quichotte algérien qui a révélé à ses supérieurs l’affaire des « magistrats faussaires » dès 1986. Alors qu’il était chef du service contentieux au ministère de la Justice, il a découvert des anomalies dans le passé et la carrière de certains magistrats originaires du Maroc et en a déduit que les diplômes et attestations d’anciens moudjahidines figurant dans leurs dossiers étaient faux. Il détient toujours 132 dossiers et une liste de 328 noms d’imposteurs qu’aucun responsable algérien ne veut voir. Il a été jeté deux fois en prison.
Abderrahmane Mahmoudi a quant à lui été le seul journaliste courageux qui a écouté Mellouk et rendu publique cette affaire en 1992, une très mauvaise année malheureusement. Mahmoudi fut d’abord jeté quelques mois en prison en même temps que Mellouk, puis placé sous contrôle judiciaire durant plusieurs années. Il fut contraint de fermer son journal, l’hebdo Libéré, après l’attaque d’un « commando terroriste » qui a mitraillé trois de ses employés dont son frère.
Mahmoudi est décédé en février 2007 des suites d’un cancer foudroyant. Quant à Mellouk, il continue à vivre une insupportable pression psychologique en prêchant dans le désert de la presse algérienne et en frappant à des portes qui ne s’ouvrent jamais, surtout celle de la présidence. Pour le troisième nommé, son célébrissime livre et la tragédie qui s’en est suivie est on ne peut plus édifiante.

La double trahison des Marocains du Malg:
On comprend mieux maintenant l’impuissance et l’illégitimité de Bouteflika, Zerhouni, des ministres marocains et même des « Marocains du Malg » face à l’omnipotence de l’appareil du DRS. L’importation des réflexes makhzéniens et d’allégeance ont construit autour de la SM un système qui s’est auto-bloqué. Cinquante ans après l’indépendance, on peut mesurer aujourd’hui les dégâts de la double trahison des Marocains du Malg à l’égard de leurs deux pays. Ils ont érigé un mur d’incompréhension et de camouflage entre les Algériens et les Marocains, deux facettes d’un même peuple. À tel point qu’il y a quelques malheureux Kabyles qui se croient encore seuls au monde au fond de leur puits et ignorent que le Maroc est peuplé d’authentiques Berbères. Au lieu de revendiquer une illusoire « autonomie de la Kabylie », ils seraient plus inspirés de militer pour une « Union du Maghreb berbère ». Le mensonge, l’imposture et le maintien dans l’ignorance du peuple algérien est un crime de haute trahison.
Mais la plus grave trahison qu’ont commis ces Marocains séfarades qui gouvernent en Algérie s’est faite et continue à se faire envers leur propre pays.

Le fils du général de Gaulle a rapporté dans son dernier livre (Mon père de Gaulle), une confidence lourde de sens faite par son père : « Nous avons laissé 140 000 harkis infiltrés dans les rangs de l’ALN ».
Était-ce au nez et à la barbe du « génie » Boussouf et de ses « Marocains du Malg » … Je ne jure de rien…






Vendredi 29 Mars 2019


Commentaires

1.Posté par Ayad le 29/03/2019 15:55 (depuis mobile) | Alerter
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L'Algerie est passée de département français à département marocain et de colonie française à colonie marocaine. Qui tué qui ? On a la réponse .

2.Posté par Karim le 29/03/2019 19:02 | Alerter
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Il y a des diables parmi les Djinns qui sont invisibles et il y a des diables parmi les Hommes que vous décrivez et qui se cachent eux aussi pour exécuter leurs méfaits. Ils constituent les forces du mal qui sont partout pour semer les troubles et le chaos, mais, qui peuvent facilement être combattues si l'intention y est.

Eh bien, combattez les alliés de Diable, car la ruse du Diable est certes, faible.(Coran:Les Femmes)

3.Posté par Saber le 29/03/2019 20:03 | Alerter
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Qui trouvera la bonne paire de lunettes pour dévoiler leur décor diabolique ?

4.Posté par Saber le 30/03/2019 20:45 | Alerter
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Un visionnaire qui a vu un rêve.

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