Géopolitique et stratégie

Castro n’a pas fait assassiner Kennedy et le KGB n’était pas derrière Ali Agça


La semaine dernière un documentaire de la chaîne allemande ARD accusait le gouvernement cubain d’avoir fait assassiner le président Kennedy. Cette semaine, l’ancien militant ultra-nationaliste turc Mehmet Ali Agca, qui avait tenté de tuer le pape Jean Paul II en 1981, a été libéré de sa prison d’Istanbul.
Kennedy a été assassiné par la CIA, la mafia et les contre-révolutionnaires de Miami


Jeudi 19 Janvier 2006


Le quotidien cubain Granma signale que l’assassinat du président états-unien John F. Kennedy, perpétré en novembre 1963, a été le fruit d’un complot ourdi aux Etats-Unis par la CIA, des parrains de la mafia et l’extrême droite anticubaine de Miami.

Ce journal évoque les résultats de l’enquête menée par le général Fabian Escalante, ancien responsable des organes cubains de sécurité, qui, de même que d’autres enquêteurs, est arrivé à la conclusion que Kennedy a été assassiné dans le cadre d’un complot auquel ont participé la CIA, la mafia et les contre-révolutionnaires de Miami.

Ayant analysé la documentation et les évidences disponibles, ainsi que les descriptions personnelles fournies par les témoins oculaires de l’assassinat de Kennedy à l’ancien procureur états-unien Garrison, le général Fabian Escalante estime que les tireurs étaient en fait les contre-révolutionnaires Herminio Diaz et Eladio del Valle et que deux groupes, dirigés par Jack Ruby (qui a abattu plus tard l’assassin supposé, Lee Harvey Oswald) et par Frank Sturgis (le chef des « plombiers » du Watergarte), ont participé simultanément dans l’attentat contre le président US.

L’enquête cubaine signale aussi la participation des mafieux Santos Trafficante, Sam Giancana, John Roselli, Carlos Marcelo et Jimmy Hoffa ainsi que des responsables de la CIA David Atlee-Philips, Richard Helms (alors superviseur des opérations anticubaines) et du général Cabell (ex vice chef de la CIA), entre hauts responsables de l’agence US d’espionnage, précise Granma.

La dénonciation émise par Granma indique que la reprise la semaine dernière, dans un documentaire de la chaîne publique allemande ARD, de la thèse selon laquelle le gouvernement cubain aurait fait assassiner Kennedy vise à détourner l’attention de l’opinion publique de l’éventuelle libération du terroriste anticubain Luis Posada Carriles.

Le journal rappelle que cette thèse, avancée pour la première fois par l’Agence centrale de renseignements des Etats-Unis (CIA), a été écartée successivement par le FBI, la Commission Warren et le comité spécial du Congrès des Etats-Unis dirigée par le congressiste Louis F. Stokes quand il avait enquêté sur les assassinats du président Kennedy, de son frère Robert Kennedy et de Martin Luther King.

Granma indique que l’enquête du Comité du congressiste Stokes avait établi que les chefs mafieux Carlos Marcello, parrain de la Nouvelle Orléans, et Santos Trafficante, de la Floride, avaient des raisons pour assassiner le président Kennedy et des liens avec des chefs contre-révolutionnaires cubains, dont Luis Posada Carriles, Orlando Bosch, les frères Guillermo et Ignacio Novo Sampoll, Jorge Mas Canosa ainsi qu’avec Herminio Diaz et Eladio Valle (les deux tireurs signalés par le général Fabian Escalante) qui se réunissaient tous précisément dans le même édifice où le futur assassin présumé de Kennedy était censé mener des activités de soutien à Cuba.

Ce Comité spécial d’enquête du Congrès US avait confirmé aussi que les mêmes contre-révolutionnaires cubains qui avaient tenté d’assassiner Fidel Castro s’étaient mis d’accord pour assassiner le président Kennedy. A l’époque, le journaliste US Jack Anderson avait révélé que le mafieux John Roselli lui avait dit, avant d’être assassiné, que « les Cubains du gang de Trafficante » avaient participé à l’assassinat de Kennedy.

Le rapport du Comité dirigé par Stokes signalait en outre que « les anticastristes étaient frustrés, amers et en colère » et que leur ressentiment se focalisait sur Kennedy parce que ce dernier avait chargé un représentant de son administration (William Atwood) de contacter les représentants de Cuba à l’ONU pour explorer la possibilité de normaliser les relations avec le gouvernement révolutionnaire cubain.

Le conseiller de sécurité de Kennedy, McGeorge Bundy, a confirmé par la suite qu’avant de partir pour Dallas le président avait demandé la présentation d’un rapport sur ces contacts, relève Granma.

Granma signale aussi que, ayant confirmé qu’Oswald était lié aux contre-révolutionnaires de Miami, le Comité Stokes avait décidé de suivre cette filière, que la CIA avait abandonnée en raison de ses propres liens avec ces terroristes.

Granma rappelle également que le rapport rendu par le Comité Stokes signalait l’existence d’évidences sur un complot auquel avaient participé la mafia italo-américaine et des bandes contre-révolutionnaires de Miami.

Le même rapport laissait entrevoir que les bandes contre-révolutionnaires de Miami étaient manipulées par la CIA tout en indiquant que cette dernière avait refusé de fournir toute l’information nécessaire ce qui empêchait le Comité de formuler des conclusions définitives.

Le rapport final du Comité Stokes, rendu en 1978, réfutait les accusations contre Cuba et critiquait la CIA en signalant qu’elle n’avait pas fait preuve de rigueur au sujet des contre-révolutionnaires de Miami alors qu’elle avait refusé de fournir des documents importants au Comité d’enquête du Congrès, rappelle encore Granma.

Le quotidien cubain met l’accent sur le fait qu’en plus de 25 ans aucune administration US n’a osé donner suite à la recommandation que le Comité spécial du Congrès US dirigé par le congressiste Louis F. Stokes avait émise en décembre 1978 en faveur de l’ouverture d’une nouvelle enquête sur l’assassinat de Kennedy.
L’affaire Ali Agça

L’étape de Jean Paul II à la tête de l’Eglise catholique est symbolisée, dans les médias dominants en Occident, par une lutte acharnée contre le communisme, une lutte qui contribua fortement à sa chute entre 1989 et 1991.

Cette analyse réductrice a l’avantage de laisser sur le carreau la religion orthodoxe qui pourtant fut la première touchée par la révolution bolchévique de 1917 et qui, pendant la dictature soviétique, fut impitoyablement réprimée. Aujourd’hui encore, le patriarche orthodoxe de Moscou., Alexis II, dont l’état de santé est aussi alarmant que celui de son homologue catholique, ne lui pardonne pas d’avoir envoyé des prêtres et des missionnaires catholiques, Polonais pour la plupart, sur les terres de Russie depuis la chute du mur[1]. Il lui reproche aussi ses nombreux voyages dans les pays orthodoxes qui entourent la Russie (Roumanie, Ukraine, Arménie, Kazakhstan, Bulgarie). Il est vrai que le Vatican a toujours jeté un regard concupiscent sur ces immenses territoires qui s’étendent à l’Est et, ce rêve impérialiste a eu l’avantage d’être dans la ligne idéologique des vainqueurs de la seconde guerre mondiale.

Cette autre opération « Barberousse » déclenchée à partir de 1945 par les Alliés n’aura pas eu la fulgurance de la première mais à la différence de celle-ci, aura connu un succès certain après 35 ans de lutte. Les divisions blindées et les millions d’hommes firent la place au formidable rouleau compresseur de la propagande du monde capitaliste. Le Vatican n’était qu’un acteur modeste de cette nouvelle guerre bien que son rôle soit aujourd’hui présenté comme « majeur ». Les causes de cette disproportion dans l’analyse feront l’objet d’une réflexion ultérieure.

Nous nous proposons, dans le texte suivant, d’analyser succintement un des aspects de la propagande de la guerre froide mise au service de la lutte du catholicisme contre le communisme. Nous voulons parler de l’affaire Mehmet Ali Agça.

Révolutionnaire ou déséquilibré ?

Le 13 mai 1981, Mehmet Ali Agça tenta d’assassiner le pape Jean Paul II sur la place Saint Pierre. Ce jeune turc, né le 9 janvier 1958 à Yesiltepe, une ville de la province de Malatya, située aux confins du Kurdistan, était un militant d’extrême droite, très étroitement lié au groupe « Les loups gris », proche du Parti Action Nationaliste Turc. Après son arrestation, il déclara avoir agit au nom du Front Populaire de Libération de la Palestine.

Les informations occidentales révélèrent les jours suivants que Ali Agça était en réalité un criminel, emprisonné en Turquie pour l’assassinat de M. Abdi Ipeci (1 février 1979), journaliste et rédacteur en chef du quotidien libéral turc Milliyet. Il s’était échappé quelques mois après son emprisonnement de la prison de Haute Sécurité de Kartal où il purgeait sa peine.

L’énorme commotion internationale causée par la tentative d’assassinat de Jean Paul II se cristalisait autour d’une question primordiale dont la nouveauté effarait : pourquoi assassiner le pape ? A qui pouvait bien profiter un tel crime ? Comme le font remarquer Noam Chomsky et Edward S. Herman, cet attentat « arriva à un moment où d’importants intérêts occidentaux cherchaient la façon de mettre en rapport l’Union Soviétique et le terrorisme international »[2].

La « connection bulgare »

Cet événement exceptionnel dans l’histoire va, en quelques heures, dépasser le « sensationnel » médiatique de circonstance pour devenir, avec l’aide du Vatican et des très dissuasifs « intérêts occidentaux », mis en cause par Chomsky et Edwards, une des plus formidables machines de propagande de l’ère de la communication moderne. Le terroriste Agça, enfermé dans une prison italienne, va alors faire l’objets de « pressions » colossales qui (elles ne seront révélées à l’opinion publique que quelques années plus tard)[3], le conduiront à faire de faux témoignages qui serviront directement les théories américaines du « complot communiste international » dont l’une des nombreuses ramifications était la fameuse « connection bulgare ».

Six jours après l’attentat, le SISMI, le service secret italien, mit en circualtion un document qui certifiait que M. Agça avait été entraîné en Union Soviétique. Plus tard, il fut démontré que cette information avait été inventée par le SISMI ou l’une de ses sources[4]. A l’époque, le SISMI était dirigé par le général Guiseppe Santovito, accusé quelques mois plus tard d’appartenir à la loge massonique d’extrême droite Propaganda due (P2)[5].

Entre cette publication des services secrets italiens et le mois de novembre 1982, soit dix-sept mois plis tard, Ali Agça ne dira pas un mot sur les raisons de son geste et la conspiration bulgare divulguée par la presse américaines dont il était pourtant accusé d’être l’une des pièces fondamentales.

Le premier organe de presse à faire écho de cette conspiration internationale fut le Reader’s Digest, -connu aussi pour ses très étroites relations avec la CIA-, qui demanda à M. Paul Henze[6] et Mme Claire Sterling[7] de réaliser une investigation sur le thème. Le résultat fut un article publié par Mme Sterling en septembre 1982, intitulé : « Plot to kill the pope »[8], où il fut pour la première fois question de la fameuse « connection bulgare ». Les idées fondamentales de ce texte furent reprisent quelques jours plus tard (le 21 septembre 1982) dans un programme de télévision diffusé par la NBC, « The man who shot the pope - A study in terrorism »[9] et présenté par M. Marvin Kalb[10]. Le contenu de ces travaux révélaient que M Ali Agça était en fait un agent du KGB bulgare, véritable instigateur de l’assassinat frustré contre le pape à qui l’Union Soviétique imputait les événements insurrectionnels en Pologne et duquel elle entendait se venger. Selon le même article, l’URSS cherchait aussi à impliquer la Turquie pour destabiliser l’OTAN.

Science Monitor, la chaîne de télélvision NBC et le programme CBS news[11] aceptèrent sans contempler de points de vue alternatifs cette théorie qui ensuite fut adoptée par la majorité des salles de rédaction du monde occidental. Les médias dominants défendirent farouchement cette théorie pendant 4 ans, jusqu’au jugement définitif de Agça et du complot, à Rome en 1986, où il fut prouvé que les bases de cette « conspiration » étaient absurdes voire farfelues. Le mea culpa de ces masses médias qui, jusqu’alors ne s’étaient guère posés de questions, fut, on s‘en doute, plutôt discret, voire inexistant.

Un séjour en prison plein d’irrégularités

Plusieurs événements frappants dans cette affaire montrent à quel point le vide fut fait autour de Agça pour le conduire à signer les déclarations qui, en novembre 1982, confirmeront les dires de la théorie américaine de la conspiration soviétique lancée par Mme Sterling et de la NBC.

Ces pressions avaient duré 17 mois pendant lesquels, il avait -tout sera découvert et prouvé par la suite- eu à faire face à plusieurs manœuvres d’intimidations. Tout d’abord, le 11 décembre 1981, il fut interrogé pendant cinq heures par les agents du SISMI qui cherchaient à le mettre en rapport avec les réseaux du « terrorisme international ». Le juge Martella chargé de l’affaire, reconnut dans son rapport d’enquête, qu’une réduction de peine avait été offerte à Agça si celui-ci acceptait de « coopérer ».

Plus troublantes encores furent ces déclarations d’une équipe du Sunday Times londonien qui publia le 26 mai 1983 une enquête[12] mentionnant que les services secrets italiens « avaient rendu visite à Agça et l’avertirent qu’une fois terminée sa réclusion, les autorités ne pourraient plus garantir sa sécurité ».

Un autre journaliste, Orsen Oymen[13], expliqua que le prêtre de la prison, le père Mariano Santini, avait ménacé de mort et fait pression sur Agça. Celui-ci, d’ailleurs, aurait envoyé, le 24 septembre 1982, une lettre de protestion au Saint Père dans laquelle il n’hésitait pas à parler de menace contre son intégrité exercées par un émissaire du Saint Siège.

Il y eut aussi ce témoignage de Giovani Pandico, un mafieux repentis qui révéla lors de son procès que Agça avait directement été menacé, persuadé et « entraîné » par le père Santini et Raffaelle Cutolo, chef de la mafia d’alors, enfermé avec Agça, dans la prison de Ascoli Piceno, pour qu’il implique les Bulgares, M. Antonov et M. Vassilev dans la conspiration du KGB.

Toutes ces irrégularités sur le lieu de détention d’Agça ne furent jamais communiquées par les médias, et quand ce fut le cas, dans des journaux italiens, européens dissidents et parfois même dans des journaux américains, elles furent systématiquement minimisées et, évidemment, ne firent jamais l’objet de déclarations télévisées.

Et que dire, le fait est aggravant, du silence général qui suivit la rétractation de Agça sur les Bulgares, le 28 juin 1983, sept mois après les avoir impliqué ? Comment expliquer que les moyens de communication n’en aient parlé qu’un an après, c’est-à-dire en 1984 ? Et comment interpréter le fait qu’ils n’aient absolument pas revu le bien fondé de cette « machination terroriste internationale » après avoir pris connaissance de cette rétractation pour le moins troublante ?

On peut mieux comprendre, dans ce contexte, le malaise des moyens de communication lorsque survint le jugement de Rome en mars 1986 qui devait décider de la non existence d’un complot contre le pape. Outre le fait d’avoir avoué être le Christ, Agça, présenté comme un schizophrène paranoïaque par son avocat et certains psychiatres, fut dans l’impossibilité totale de prouver son implication avec les Bulgares et d’apporter des preuves de l’existence du complot (argent, archives, connections, etc.) dont jamais personne d’ailleurs n’avait pu trouver une seule piste. Il fut par contre révélé que les services secrets ouest allemands avaient tenté de soudoyer le chef des « loups gris », M. Oral Celik, pour qu’il corrobore les déclarations de Agça sur la « connection bulgare ».

Après le jugement

L’extraordinaire dérive de la presse occidentale dans le cas Agça, le rôle sibyllin du Vatican, ses efforts répétés pour impliquer une mystérieuse filière bulgares aux ordres du KGB et donner corps à une conspiration internationale inventée de toutes pièces par la CIA, ont, dans l’ensemble, fait depuis l’objet d’un assez mince effort de recherche. Cette presse Occidentale, on comprend mieux pourquoi aujourd’hui, n’a jamais fait l’effort de revenir en arrière pour revoir plus méthodiquement les accusations qu’elle avait lancées sans aucun fondement, faisant ainsi preuve d’une irresponsabilité redoublée à l’endroit des populations du monde libre !

Le tribunal romain chargé de l’affaire condamna Ali Agça à 26 ans de réclusion. Le 20 février 1987, le pape reçut la mère et le frère de Agça qui lui demandèrent d’intercéder pour sa grâce auprès du gouvernement. Le Saint Père, dans un geste de mansuétude, pardonna officiellement à l’homme qui avait tenté de l’assassiner et se montra plutôt enclin à travailler à sa libération .

La bonne conduite de Agca en prison lui permettra de bénéficier de remises de peine successives à partir de 1989. Le 25 mai de cette année, il voit sa peine réduite de 720 jours. Le 9 janvier 1994, ont lui enlève 450 autres jours et le 18 décembre 1995, 180 jours. L’année suivante, il demandera à être gracié.

Peu après les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center, Agca fera reparler de lui en offrant aux services secrets turcs de capturer bin Laden. Son plan ? Infiltrer le réseau de Al Qaeda. « America delivered Abullah Ocalan to us as a gift. If you free me, I will give bin Laden to America as a gift »[14]...

Quoi qu’il en soit et bien au-delà de la misérable carrure de l’homme, que l’histoire rappelera comme un maniaque et un illuminé, sa vie et son geste auront servi à l’une des plus grandes opérations de propagande et d’intoxication de tous les temps. Une opération qui, hélas, est de ridicule proportion si on la compare à celle de la guerre d’Irak dont on peut situer le début quelques semaines après les attentats contre le World Trade Center. Une campagne de propagande qui, cette fois, est responsable de la morts de dizaines de milliers de personnes et qui a irrémédiablement changé la face du monde !

Tout comme dans l’affaire Agça (et tant d’autres depuis), l’opinion publique n’est réellement informée que des semaines après les événements minutieusement orchestrés par les puissances capitalistes. Les armes de destructions massives de Saddam en sont le plus récent exemple. Cette stratégie, dénoncée ouvertement pour la premiere fois par des militaires de l’OTAN pendant la guerre du Kosovo, est désormais la règle dans les démocraties occidentales et le plus troublant dans cette nouvelle vision de la liberté d’expression est que la grande majorité des médias sont complices de cette spoliation des droits fondamentaux des citoyens.

Notes

[1] Lire L’Espresso, « Les quatres frustrations de Jean-Paul II » de Sandro Magister.

[2] Lire, « Les gardiens de la liberté » des mêmes auteurs.

[3] Ces pressions seront révelées, à l’époque, dans les colonnes de la presse européenne (italienne et anglaise, particulièrement) mais feront rarement l’objet d’une attention internationale.

[4] Lire Edwards S. Herman et Frank Brodhead, « The rise and fall of the Bulgarian connection ». New York. Sheridan Square Publications. 1986. 255 pages.

[5] En Juillet 1984, une commission du parlement italien publia son rapport final sur la conspiration P2. Il y était dénoncé la politisation des services secrets qui, entre 1966 et 1981, avaient ouvertement protégé le terrorisme d’extrême droite en Italie et avaient utilisé des techniques de désinformation dans le cadre d’un programme nommé « stratégie de la tension ». Stratégie qui consistait, par exemple, à financer des attentats de l’extrême droite pour les faire passer pour les actes d’un terrorisme d’extrême gauche.

[6] Spécialiste en propagande et fonctionnaire de la CIA, destiné en Turquie. Il s’est attiré la haine de nombreux intellectuels et journalistes Turcs qui lui reprochaient ses « mensonges » et sa défense systématique du gouvernement militaire Turc.

[7] Spécialiste ultra conservatrice, auteure du livre : « The terror network » en 1981, qui est devenu la bible de l’administration Reagan et de la Droite internationale en matière de lutte anti communiste et anti terroriste. Considérée l’expert numéro un de ces thèmes dans les médias dans les mêmes années.

[8] « Complot pour assassiner le pape ».

[9] « L’homme qui tira sur le pape - Un étude sur le terrorisme ».

[10] Lui aussi connu de la CIA.

[11] Lire Edward S. Herman et Franck Brodhead, « The KGB plot to assassinate the Pope : A case Study in Free Worl Disinformation », Cover Action Information Bulletin, 19 (printemps 1983), pp. 13-24.

[12] Tana de Zuleta et Peter Godwin, “Face to face with the Colonel accused of plotting to kill the pope ».

[13] « Behind the scene of the Agça investigation », Milliyet (novembre 1984).

[14] National Catholic Reporter - 16 nov 2001 - by Gill Donovan.

D’après AIN pour l’affaire Kennedy et Philippe Nadouce du Grain de sable pour l’affaire Ali Agça

source


Mercredi 18 Janvier 2006

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

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