Politique Nationale/Internationale

COLOMBIE: QUE VONT DEVENIR LES OTAGES APRES L'ELIMINATION DU NUMERO 2 DES FARC?


Le président colombien a préféré engagé l'épreuve de force avec les FARC car il redoute et appréhende les enjeux que constitueraient la libération des otages (C'est un aveu de sa part qu'il est totalement incapable de gérer la crise colombienne) parmi lesquelles Ingrid BETANCOURT qui pourrait faire de l'ombre à URIBE et revenir sur la scène internationale en évinçant ainsi l'actuel président qui a fait de son pays une base arrière avancé de l'impérialisme US aux portes de l'Amérique Latine. L'incursion sanglante que le président cynique URIBE a menée en Equateur laisse peu de chance à d'autres libérations et il est visible que l'attaque colombienne motivée pour des raisons de pouvoir que veut s'arroger l'ancien narcotrafiquant, parrain de la mafia et paramilitaire enterre définitivement l'accord d'échange humanitaire entre les FARC et Bogota qui, rappelons-le, n'a relâché aucun guérillero en contrepartie des concessions effectuées par les Forces armées révolutionnaires colombiennes.


SEDDIKALI2007@YAHOO.FR
Mardi 4 Mars 2008

LA LIBERATION DES OTAGES COMPROMISE PAR L'INTRUSION D'ALVARO URIBE, LE LAQUAIS DE WASHINGTON QUI A FAIT DE SON PAYS, UNE BASE ARRIERE AVANCEE DE L’IMPERIALISME US AUX PORTES DE L'AMERIQUE LATINE



La capacité de nuisance du président colombien qui a favorisé l’émergence d’une situation de crise a atteint le paroxysme ou le climat s’est brusquement tendu avec ses voisins lors d’une opération effectuée par des militaires colombiens en Equateur et visant à éliminer le numéro 2 des FARC, tout en violant la souveraineté de l’équateur par une scandaleuse agression. Le président Alvaro URIBE a gravement entravé toute l’opération entreprise conjointement sous l’égide du président Vénézuélien, des parlementaires, des médiateurs, des défenseurs des otages et des chefs d’Etat car manifestement, tout indique qu’il est davantage préoccupé à chercher un état de confrontation permanent avec les FARC et la guerre à ses voisins vénézuélien et équatorien. De par ses turpitudes, sa duplicité, ses volte-face et ses rodomontades politiciennes, il démontre qu’il souscrit à une « logique » terroriste, qui compromet de facto l’échange humanitaire et contribue à durcir le mouvement d’obédience marxiste. Toute la stratégie mise en place en vue d’un échange humanitaire vole en éclat par la faute d’un homme, de ses interférences dans la libération des otages qu’il subordonne à l’élimination des guérilleros. Faut-il rappeler expressément que la mort de Raul Reyes intervient alors que la guérilla a relâché unilatéralement, grâce à la médiation du président Chavez, six otages colombiens depuis le début de l'année sans avoir aucune contrepartie prévue par l’accord d’échange humanitaire ?. La France confirme que Raul Reyes, le numéro 2 des FARC assassiné samedi en Équateur, était son interlocuteur.




- DES INTERFERENCES DANS L’AIR ET DES TENSION SUR FOND DE GUERRE



En intervenant brutalement et inopinément au moment de l’échange humanitaire, URIBE s’est engagé sur un autre terrain car il est incompétent pour gérer son pays et trouver une solution aux problèmes simultanés des otages et du mouvement marxiste entré en rébellion contre le gouvernement de Bogota. N’aurait-t-il pas été plus sage de la part d’un homme peu soucieux de la vie des otages d’avoir formé un gouvernement d’union et de réconciliation nationale incluant les FARC ? Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a estimé lundi que la mort du numéro 2 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Raul Reyes, constituait "une mauvaise nouvelle" pour la France et pour les otages, dont Ingrid Betancourt, et a appelé à "un geste" de la guérilla colombienne.
Doit-on rappeler au French Doctor que la guerrilla a fait des concessions sans n’avoir rien eu en contrepartie? Comment peut-on lui exiger d’autres sacrifices quand un trublion du nom d’Alvaro URIBE ne songe qu’à neutraliser les FARC et leurs dirigeants suprêmes tout en attaquant un camp en Equateur?
Le president Uribe n'a aucun intérêt à voir resurgir Ingrid Betancourt qui représente la droite modérée et libérale en Colombie. Quand comprendra-t-on que sa libération serait une catastrophe pour ce régime resté à la solde de Washington?.
La traque, la localisation par téléphone satellitaire et l’élimination de Paul Reyes ainsi que plusieurs guérilleros qui dormaient dans un campement ont tous été exécutés sauvagement, signe révélateur qu’URIBE s’est lui-même mobilisé afin de neutraliser la rébellion et il est sûr qu’il portera une lourde responsabilité en cas d’exécution des otages. Le président URIBE qui a escamoté tout le parcours mis en place par des médiateurs afin d'obtenir la libération des otages et après l'élimination le 1er Mars par l'armée colombienne du numéro deux des Farc (guérilla marxiste) Raul Reyes, il lui sera encore plus difficile d'obtenir une nouvelle libération par le groupe rebelle de l'otage « franco-colombienne » Ingrid Betancourt qui se trouve dans un état de santé alarmant, croit-on savoir. Il est évident que la mort d'une figure révolutionnaire des FARC va tout compliquer dans un contexte tendue ou le président colombien a délibérément pris l’initiative de pourchasser jusqu’en Equateur et au mépris de la légalité internationale le porte parole de la guérilla afin de l’abattre. Le gouvernement d'Alvaro Uribe a entrepris un acte de guerre en tuant Reyes, porte-parole de la guérilla, alors qu'un accord humanitaire pour libérer les otages signifiait exactement le contraire, un acte de paix et la recherche d'un consensus fragile éphémère.




- LA COLOMBIE: UNE BASE DE L'IMPERIALISME US AUX PORTES DE L'AMERIQUE LATINE



L'élimination de Reyes a déclenché une crise diplomatique entre la Colombie et ses voisins en même temps que le président Hugo Chavez ordonnait le déploiement de troupes sur la frontière vénézuélo-colombienne et la mobilisation de son aviation pour parer à toute éventualité. Pour Chavez, Uribe "est un criminel qui a fait capoté tout le processus mis en place par des Etats et des médiateurs en vue de parvenir à un accord qui favoriseraient un échange de prisonniers détenues par les différents acteurs de la crise. Non seulement c'est un menteur, un parrain de la mafia, un paramilitaire qui dirige un narco-gouvernement et qui dirige un gouvernement laquais des Etats-Unis (...), mais il dirige, depuis son palais, une bande de criminels".

Comment le président URIBE a-t-il pu prendre un risque de taille en abattant un chef illustre d'un mouvement entré en rébellion contre le pouvoir sans qu'il soit en mesure de calculer les conséquences, notamment sur la détérioration des négociations fragiles entamés entre Bogota et les FARC; via des médiateurs interposés et la suite compromise sur la libération des otages? Apres la libérations de quelques otages détenues par les FARC, le coup de force d'URIBE qui a fait monter la tension d'un cran avec ses voisins est-t-il une réponse aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui avaient toutefois averti qu’elles attendaient désormais un retrait militaire pour procéder à toute nouvelle libération de prisonniers?. On est désormais fixé sur les intentions du président colombien qui ne veut faire aucune concession tout en privilégiant la manière forte.
Dans ce contexte actuelle, il serait difficilement envisageable que les FARC libère la dernière otage femme d'autant plus que depuis janvier, les rebelles ont libéré six otages sans contrepartie.

Le climat reste tendu aux frontières avec la Colombie quand ce pays a franchi un nouveau pas dans l'escalade avec les FARC en mettant en péril la libération des otages que plusieurs médiateurs dont Hugo CHAVEZ a joué et continue de jouer un rôle clé majeur. Crise en Amérique du sud: l'Equateur et le Venezuela accusent la Colombie de violation de territoire et le président équatorien s'en prend au président colombien pour l'incriminer d'avoir violé la souveraineté de l'Equateur en y faisant éliminer samedi le numéro deux des Farc par l'armée colombienne. Sur le plan international les réactions sont mesurées voire hostiles.
Furieux, le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a été l'artisan de six libérations unilatérales d'otages, a dénoncé cet "acte de guerre et d'irrespect violant la souveraineté de l'Equateur". Il est patent de constater qu'avec L'élimination de Reyes, cette situation rendra plus difficile la libération des otages des Farc et freinera le processus des négociations entamés entre les différents acteurs de la crise et se trouvant au point mort même bien avant cette opération coup de poing déclenché unilatéralement par Bogota qui devra assumer à elle seule l'impasse totale dans un éventuel échange de prisonniers. Plusieurs observateurs avertis redoutaient le 2 Mars que cette opération militaire ne renforçait "encore les positions bellicistes du gouvernement conservateur d'Alvaro Uribe qui s'oppose à des négociations et à un échange humanitaire et qui démontre que la lutte contre les Farc prédomine sur la libération des otages que le président URIBE a constamment mis en péril.



Ne sachant comment justifier l'opération militaire qui a eu lieu en territoire équatorien, incursion ayant provoqué l'élimination du numéro 2 des FARC et la mort de plusieurs guérilleros, le président colombien Alvaro URIBE, à cours d'arguments, en vient à accuser son homologue équatorien Rafael Correa de "compromis" avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc - guérilla marxiste). Le président URIBE ne s'embarrasse d'aucun scrupule pour violer la souveraineté de ce pays qui a décidé d'expulser l'ambassadeur colombien et de dépêcher des renforts à la frontière colombienne.
Chavez, farouche adversaire de Washington, est impliqué dans un bras de fer diplomatique avec son homologue colombien en raison de la médiation menée par Caracas pour persuader les Farc de libérer des otages. Uribe a accusé Chavez de se servir de cette médiation pour se mêler des affaires de la Colombie.



Minou99
Militant des droits de l'homme
Le 4 Mars 2008


Mardi 4 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par Zorro m.d.s le 04/03/2008 23:09 | Alerter
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La Colombie n est pas un etat c est un narco-protectorat americain.
Un peuple aussi pauvre ne peut soutenir une telle dictature oligarchique liberale.
Uribe veut la mort d Ingrid Betancourt car elle a la popularité necessaire pour le renverser democratiquement.

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