EUROPE

CHEMINADE DÉNONCE LA VISION DE L'EUROPE DE TONY BLAIR


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Dans une déclaration faite au lendemain du discours de Tony Blair au
Parlement européen, Jacques Cheminade, président de Solidarité et Progrès
en France, a jugé indéfendable la position du Premier ministre britannique
sur la PAC et le budget communautaire. Ce que prône le prochain président
de la Commission est "une Europe au rabais et à sa main : la création d'un
marché financier libre transatlantique, le territoire des Vingt-cinq
réduit à une vaste zone de libre-échange offerte aux prédateurs
financiers, la libéralisation du marché de l'énergie pour anéantir le nerf
de toute résistance, la réduction des subventions publiques pour lui en
ôter les moyens et, enfin, conséquence "logique", la flexibilité du marché
du travail."


Mardi 28 Juin 2005

Tony Blair espère néanmoins arriver à l'imposer à condition de pouvoir
écarter Jacques Chirac et Gerhard Schröder. Cependant, comme l'a fait
remarquer Cheminade, ces derniers ne pourront "l'emporter en jouant sur le
terrain de l'ennemi", car "il est, chez eux, déjà occupé par les Sarkozy
et les Merkel".

Quant aux partisans du "oui" en France, qui commencent à dire que le "non"
au Traité constitutionnel européen a fait le lit de Tony Blair, Cheminade
remet les pendules à l'heure. "Le plan Blair existe depuis longtemps : il
est en action depuis 1997, et aucun dirigeant européen important n'a été
capable de s'y opposer ! Le traité de Barcelone et l'agenda de Lisbonne,
négociés par Jospin-Chirac, ont été deux étapes importantes de la mise sur
orbite de l'Europe néo-libérale des néo-conservateurs et du New Labour !
La Constitution européenne n'était pas un document opposé aux conceptions
de Blair et de ceux qui le parrainaient, mais ceux-ci avaient imposé leur
vision en son cour même ! Les "conventionnels" de M. Giscard d'Estaing ont
dessiné le futur que Blair voulait : interdiction de tout crédit productif
public, donc pas de grands projets mobilisateurs ; pas d'harmonisation
fiscale ou sociale ; pas de référence à un gouvernement économique
européen responsable, pas de remise en cause des lois anti-syndicales de
l'ère Thatcher.

"Aussi, il est tout de même effarant que ceux qui essayent de culpabiliser
les partisans du "non" soient ceux-là mêmes qui depuis plus de huit ans,
ont cédé à Tony Blair ! Aujourd'hui, ils sont toujours incapables de
définir l'alternative, et creusent ainsi leur propre tombe (.) et celle de
leurs peuples et de l'Europe."



Mardi 28 Juin 2005


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