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CE QUE NOUS VOILE LA BURQA Le refus en Occident des valeurs de l’Islam


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«Mon coeur est capable de toutes les formes. C’est une pâture pour les gazelles, un couvent pour les moines chrétiens, un temple pour les idoles, la Ka’ba du pèlerin, les Tables de la Loi mosaïque et le Livre du Coran. Je suis pour moi, la religion de I’amour. Quelque voie que prenne le chemin de I’amour, c’est là ma religion et ma foi.»

Ibn Arabi (1165-1240), (Turjman Al Ashwaq), (L’interprète des désirs).


Chems Eddine CHITOUR
Jeudi 1 Avril 2010

CE QUE NOUS VOILE LA BURQA Le refus en Occident des valeurs de l’Islam
Le refus en Occident des valeurs de l’Islam Ce beau témoignage d’un illustre savant religieux est là pour planter le décor sur ce qu’est réellement l’Islam. Nous allons examiner dans ce qui suit ce qu’ont en fait les hommes en terre d’Occident. Un débat récurrent qui agite le landerneau politique français, est la place de l’Islam dans l’Hexagone. Après le feuilleton à épisodes multiples du voile, inauguré par un certain François Bayrou, ministre de l’Education, voilà que le rejet de l’Islam se décline cette foi-çi sous la forme du voile intégral dit burqa. On prête à Me Badinter, dont l’affection pour l’Islam, est connue, le démarrage de cette polémique grotesque sur la burqa.
 
 Le voile était aussi une obligation dans les anciens textes sacrés du judaïsme et du christianisme. Que dit le Coran? Le devoir de mettre le voile fait unanimité des quatre écoles sunnites connues et reconnues. La ‘awra (intimité, nudité) de la femme à l’égard d’un étranger est tout son corps sauf les mains et le visage. La burqa (en pachto), est un voile islamique intégral d’origine asiatique porté par les femmes, principalement en Afghanistan, au Pakistan et en Inde. Le Niqâb n’est pas du tout obligatoire, car le visage et les mains de la femme ne sont pas une ‘Awra (nudité). Aucun verset du Coran ni texte de la sunna n’existe qui oblige le Niqâb à la femme musulmane. D’où viendrait alors ce regain de religiosité des femmes en Occident. Est-ce par ostentation? Est-ce par peur des parents ou du mari?
Apparemment, c’est cette hypothèse qui a la faveur des politiques en France.
 
 Chloé Leprince nous raconte par le menu, le feuilleton de la burqa à travers les états d’âme successifs du président Sarkozy. Ecoutons-la : Au moment où le chef de l’Etat change d’avis en faveur d’une interdiction de la burqa, le Conseil d’Etat pourrait lui barrer la route. En effet, depuis que l’interdiction du voile intégral est arrivée sur la place publique, à l’été 2009, le président n’a cessé de changer de discours. En juin 2009, Barack Obama s’était vanté de «ne pas dire aux citoyens ce qu’ils peuvent porter». Le 24 mars Nicolas Sarkozy a de nouveau envisagé la possibilité d’une large interdiction. «Trop longtemps nous avons supporté les atteintes à la laïcité, à l’égalité de l’homme et de la femme, les discriminations. Ce n’est plus supportable. Le voile intégral est contraire à la dignité de la femme. La réponse, c’est l’interdiction du voile
intégral.»(1)
 
 Ou en est-on à présent? On apprend que le Conseil d’Etat n’accepte pas la proposition du gouvernement en l’état. Le Conseil d’Etat rejette en termes prudents l’hypothèse d’une interdiction générale et absolue du port du voile intégral en France. Ce dispositif ne «pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable», assurent les sages dans l’avis qu’ils ont remis mardi 30 mars à François Fillon. (..) Après deux mois de réflexion, le Conseil d’Etat conclut que «seule la sécurité publique et l’exigence de lutte contre la fraude» fondent une interdiction juridiquement solide «mais uniquement dans des circonstances particulières en temps et en lieux». «Il est apparu au Conseil d’Etat qu’une interdiction générale et absolue du port du voile intégral en tant que tel ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable», indique le rapport, remis mardi matin au Premier ministre François Fillon.(2)
 
 C’est trop facile d’accuser la famille, le mari d’imposer la burqa. sur la quatre centaine environ "d’emburquées" on avance que 25% de celles qui portent une burqa sont des Françaises de souche converties. On comprend très mal que ces Européennes acceptent du jour au lendemain d’être des soumises.
Pourtant, Jean Daniel, que l’on a connu plus pondéré, écrit : «(...) Celles qui le portent veulent donc se soustraire au regard de tous, ce qui serait une preuve d’austérité monacale si l’on oubliait qu’elles réservent ainsi l’exclusivité de leur visage et de leur corps à l’homme dont elles acceptent d’être la propriété (...) Il ne s’agit pas d’une obligation religieuse mais d’une coutume, d’ailleurs condamnée par le grand mufti d’Egypte.» Par contre, il réfute la fine analyse de Abdennour Bidar pour qui la burqa est le symptôme d’un malaise plus profond : un désir personnel d’exister. Ensuite il s’en prend aux Afghans et aux Saoudiens :
«D’où vient le désir d’imposer partout le port de toutes les formes de voile, sinon des mouvements à la fois saoudiens et afghans dont la première cible fut le gouvernement algérien, coupable d’avoir empêché l’arrivée des islamistes au pouvoir en annulant le second tour d’une consultation électorale parfaitement libre?» Il conclut en invoquant Benazir Bhutto :
«(...) Mais entre la tombe itinérante de ces inconnues et le voile qui soulignait la beauté d’une Benazir Bhutto, il y a l’abîme qui sépare le secret des ténèbres et la générosité de la lumière.»(3)
 
 Une signification pluridimensionnelle
 
 Justement, une analyse pertinente sur la signification pluridimensionnelle de la burqa nous est donnée par le philosophe Abdennour Bidar. Ecoutons-le : «Le débat sur le port de la burqa a donné lieu, ces dernières semaines, à une multitude d’analyses, parmi lesquelles les plus pertinentes l’envisagent à l’intérieur du problème plus vaste posé par le développement d’un Islam néoconservateur qui refuse le modèle occidental, ses valeurs et son mode de vie, et dont le terrain de fermentation dans notre pays est la condition sociale et économique de discrimination faite aux populations d’origine immigrée.
(...)»(4)
 
 «Face à cette affirmation d’une liberté qui se réclame de la fidélité aux principes de l’Islam, d’autres explications et critiques sont mobilisables, mais qui ne suffisent pas non plus : le fait de voir dans cet extrémisme la pathologie religieuse d’une subjectivité fragilisée par telle ou telle situation de vie ou histoire personnelle ; le fait enfin de souligner que ce choix, peut-être vécu comme "volontaire et réfléchi", pourrait donc être en fait dicté par l’endoctrinement du milieu et devrait être mis sur le compte de l’ignorance religieuse. Là non plus, et bien que l’on se centre sur ces cas considérés en eux-mêmes ou pour eux-mêmes, l’explication ne satisfait pas. Car ce qui n’est toujours pas entendu, d’un point de vue psychologique et éthique, c’est le "cri" d’une subjectivité, le "je suis, j’existe" d’une conscience. Il faut en effet entendre aussi, et avant tout, la burqa comme un désir personnel d’exister.
Un désir pathologiquement exprimé, peut-être, ou tout au moins effectué avec la radicalité quelque peu aveugle propre à certaines périodes de vie - le "zèle du converti", etc. (...) C’est la tenue vestimentaire de la femme "burquée" qui sert de seul refuge possible à un mal-être ressenti vis-à-vis d’un système social qui, derrière un discours et des pratiques de tolérance généralisée, dissimule contradictoirement une uniformité et une uniformisation redoutables des consciences, des attitudes, des discours».(4)
 
 « (…) En effet, quels choix sont réellement offerts aux individus dans nos sociétés pour les aider à trouver et à développer une personnalité singulière et profonde? "Sculpte ton âme comme une statue", disait Plotin, "Deviens ce que tu es", répétait Nietzsche en écho. (...) Avec la fin des grands récits, ce sont du même coup toutes nos grandes images de l’homme qui se sont effondrées. Il y a certes des abbé Pierre et des Lula, mais ce qui est le plus souvent offert dorénavant à l’admiration publique, ce sont presque exclusivement les modèles de célébrités - acteurs, sportifs, chanteurs, vedettes des médias -, dont les atouts plastiques et physiques, ou la rémunération disproportionnée à leurs mérites, ne tiendront jamais lieu de grandeur d’âme, d’héroïsme du courage, du don de soi, ou plus généralement d’une conduite de vie remarquable. Même les hommes politiques, Barack Obama en tête, semblent avoir sacrifié l’être au paraître, à travers un art de communiquer qui consacre lui aussi la pure image.
"Paraître", "faire de l’argent", être beau, consommer : comment penser que ces buts dérisoires exaltés avec un ridicule confondant par la publicité suffisent à donner du sens à nos vies?»(4)
 
 Nous sommes, il est vrai, en pleine anomie. Pour le pèlerin du XXIe siècle, croire est une relation individuelle qu’il doit se forger, en prenant ce qui l’intéresse pour son parcours initiatique, dans le supermarché du croire En ces temps de «délitement des valeurs» que l’on pensait immuables, beaucoup de certitudes ont été ébranlées. Le capital symbolique qui a été sédimenté et qui part par pans entiers sous les coups de boutoir du marché du libéralisme, fruit d’une mondialisation sans éthique. Les sociétés qualifiées il y a si longtemps de «primitives» sont en train de perdre leur identité sous la pression d’un Occident qui série, catalogue et dicte la norme. A juste titre, la mondialisation et le néolibéralisme peuvent être tenus pour responsables de cette débâcle planétaire. Dans ce monde de plus en plus incertain, l’individu éprouve le besoin d’un retour à des valeurs sûres qui lui font retrouver une identité ethnique, voire religieuse que la modernité avait réduite. Le retour du religieux et le besoin «d’âme» de l’individu, quelle que soit sa latitude sont, à bien des égards, des indicateurs de l’errance multidimensionnelle. La nouvelle religion «matérialiste» basée sur le libéralisme sauvage que d’aucuns appellent le «moneythéïsme». C’est-à-dire l’asservissement au marché, au libéralisme sauvage. Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de «destruction des structures collectives» et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de «l’individu seul mais libre». Nous vivons une époque où le plaisir est devenu une priorité, où les carrières autrefois toutes tracées se brisent sur l’écueil de la précarité. On assiste en définitive au développement de l’individualisme, la prééminence progressive de la marchandise sur toute autre considération, le règne de l’argent, l’exhibition des paraître. Partout dans le monde, on constate une fragilité du présent et une incertitude du lendemain. Voilà le monde que nous propose l’Occident. La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour, est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise, de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante...), ne puisse faire entrave à sa libre circulation.(5)
 
 Il vient que la burqa ne doit être interprétée comme une tentative de prosélytisme, comme le brandissent tous les Gaulois. Issue tragique écrit Abdennour Beddar, d’une modernité qui, annoncée comme «ère de l’individu», n’aura pas su donner à ce dernier de possibilités suffisantes de découvrir et d’exploiter les profondeurs de son moi, mais l’aura réduit à vivre presque exclusivement à la superficie de lui-même, c’est-à-dire, comme le déplorait déjà Tocqueville, dans le culte puéril de «vulgaires et petits plaisirs dont il remplit son âme (...) La burqa exprime quelque chose comme le refoulé de la psychologie collective : le refus d’afficher la moindre image de soi, refus qui correspondrait à la réponse de l’inconscient au règne totalitaire de l’image. (...) A cet égard, la burqa demanderait à être interprétée au-delà de ses significations habituellement invoquées, comme l’expression de l’une de ces rébellions vestimentairement exprimées de l’individualité contemporaine contre le sort d’uniformité et de pure apparence qui lui est fait ! Rébellion qu’expriment consciemment ces femmes qui revendiquent haut et fort de faire un choix contre le "système ambiant". (...) L’identité totalement cachée derrière la burqa, c’est l’identité profonde du moi moderne devenu introuvable derrière la profusion de ses images et de ses superficies étalées dans le vide laissé par l’absence de tout grand projet d’existence».(4)
 
 On ne peut pas ne pas citer une autre dimension qui est celle du contentieux islamo-occidental. Barbarie, fatalisme, archaïsme, terrorisme. Autour de quelques idées fortes en «isme», la représentation occidentale des musulmans semble figée à travers les temps. La responsabilité sarrasine est évoquée par la chanson de Roland, de l’expression «gentem perfidam sarracenorum» (la nation perfide des Sarrasins), utilisée dans la première moitié du VIIIe siècle en Occident à l’étiquette «les arabes, peuple brigand» écrit par Montesquieu dans De l’esprit des lois. Plusieurs siècles après, ce discours n’a pas pris un pli. Le sarrasin est remplacé par le terroriste.(5)
 
 Mahmoud Senadji parlant de cette lutte sourde de la République [d’essence chrétienne] avec l’Islam écrit : «Il est tout à fait inapproprié de considérer le "problème" de la burqa comme une simple manoeuvre politicienne liée à des circonstances électorales pour un gouvernement dont l’assise philosophique est la revivification de la "République du nous", centrée sur ses fondements christiano-laïques. (...) Une "République du nous" si bien personnifiée par les propos d’une représentante de l’UMP lors de l’université d’été, le 5 septembre 2009, au sujet d’un Français issu de l’immigration : "Amine mange du cochon et boit de l’alcool." Traduisons
: Amine est "comme" nous. La messe est dite. La scène tragique est là». (6)

 
 La «Vérité» de la République
 
 « (...) La République comme citadelle métaphysique est une oeuvre parfaite
: soit l’assimilation, soit l’exclusion. (...) L’autonomie de la société qu’est la sécularisation ne peut tolérer la présence visible de la verticalité dans l’horizontalité sociale. (...) La «République du nous» n’admet que le semblable. Elle voit dans ses minorités visibles la menace du communautarisme. (...) Là où la burqa parle de liberté, de dévouement et d’une vie quotidienne «dans laquelle chaque instant est dédié à Allah» ; la République parle d’asservissement et d’oppression. Depuis septembre 2001, l’esprit gréco-chrétien et mondialatinisateur déchaîné, a trouvé dans l’Islam la nouvelle maladie planétaire. Le foulard islamique, le voile, les minarets, la burqa, les dessins sur le Prophète (Qsssl) ne sont que la traduction d’une thèse ancrée dans l’esprit des tenants d’un républicanisme intransigeant : l’incompatibilité de l’Islam avec la République. L’Islam est sommé pour accéder à la modernité et devenir citoyen de la République, d’opérer sa conversion, de s’arracher au dogme, de faire de l’Islam une culture et non une foi (...) La République, dans sa position de détenir la Vérité, demande aux musulmans de lire le Coran avec les yeux de Voltaire.(6)
 
 Tout est dit, par touches successives, l’Islam perd son âme et en Occident on refuse de comprendre que l’on peut respecter et défendre la République tout en étant musulman . Cet apport bien compris, est une richesse pour le vivre ensemble. Sale temps pour les musulmanes en Europe.
 
 1.Chloé Leprince : Pourquoi Sarkozy se prend les pieds dans le tapis, Rue89
|27/03/2010
 
 2.Le Conseil d’Etat rejette l’interdiction générale du voile intégral.
Le Monde 30.03.10
 
 3.Jean Daniel : De quoi la burqa est-elle le nom? NouvelObs. 28 Janvier 2010
 
 4.Abdennour Bidar : La burqa, symptôme d’un malaise, Le Monde 23.01.10
 
 5.Chems E. Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde Mille babords 23/12/2006
 
 6.Mahmoud Senadji : «De quoi la Burqa est-elle le nom»? Oumma.com 1er mars 2010
 
 Pr Chems Eddine CHITOUR
 
 Ecole Polytechnique enp-edu.dz



Jeudi 1 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par Polux le 02/04/2010 00:12 | Alerter
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L'occident a monopolisé tous les droits même ceux de dieu, c'est la preuve que la démocratie ne reconnait pas réellement la liberté de culte, en gros on peut dire que dieu gêne l'occident.

2.Posté par Sarahli le 02/04/2010 19:23 | Alerter
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Je pense que pas mal de musulmans n'agissent que par simple esprit d'opposition. L' Occident n'aime pas le voile, portons donc une burqa.
Burqa qui se fait soudainement très présente juste après l'invasion Afghane...comme si on essayait par là de faire un parallèle entre ce qui ce passe en Afghanistan et les musulmans en Europe. Mélanger islam et violence dans l'imaginaire collectif en sommes.
Au passage, le voile tel qu'il est communément connus n'est pas plus obligatoire que la burqa et n'est nullement mentionné dans le Coran. L'article fait appel aux 4 écoles pour appuyer ce fait mais non au Coran lui-même qui ne vas pas dans ce sens...

3.Posté par fabe le 06/04/2010 11:17 | Alerter
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@Sarahli
Pouvez vous nous en dire plus sur vos compétences pour juger si oui ou non le voile est une obligation religieuse?
sacré pseudo-intellectuelle de PMU va.

4.Posté par FiloBedo le 06/04/2010 12:02 | Alerter
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@sarahli

"le voile tel qu'il est communément connus n'est pas plus obligatoire que la burqa et n'est nullement mentionné dans le Coran"

C'est marrant ça, la religion à la carte ! On prend ce qui nous plait et on jette le reste ! Le coran mentionne t'il l'interdiction du string ? On finit par s'en convaincre soit même des bétises qu'on dit.
Le "voile communément admis", c'est quoi ? Y'a tellement de variantes !

N'importe quoi !

5.Posté par Alif Lam Min le 06/04/2010 12:30 | Alerter
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c'est toujours le même problème quand les gens manque de fond il se tienne à la forme alors que la forme n'aurait pas lieu si le fond n'existait pas.

Mais attention, que dis-je, olalalalala !!!!!! certains d'entre vous trouverons à redire par exemple que la forme et subordonnée au fond et que l'un et l'autre se complète mais heureusement que votre philosophie n'a aucun effet sur les gens qui ont peur de Dieu

il n'y a aucune variante @FiloBedo
@fabe. Mr Sarahli ne pourra rien te dire. Cherche tes réponses dans el kitab
@Sarahli Je pense que tu devrait terminer ta lecture "Au passage, le voile tel qu'il est communément connus n'est pas plus obligatoire que la burqa et n'est nullement mentionné dans le Coran"

"Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener leur voile sur elles. Ce sera pour elles le moyen le plus commode de se faire connaître et de ne pas être importunées" coran 33/59

"Quant à celles des femmes qui ont atteint la ménopause et qui n'éprouvent plus aucune envie de se marier, on ne leur fait aucun grief si elles laissent tomber leur voile sans pourtant essayer de se faire remarquer par quelque parure et attrait physique, Mais il leur est préférable d'observer la pudeur (dans leur tenue) Dieu entend et Sait tout" coran 24/60

Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté . Or, ils ne cessent d'être en désaccord (entre eux,) coran 11/118

et pour ceux qui doute encore
Attendez donc ! Nous attendons aussi, avec vous






6.Posté par plumette le 06/04/2010 13:07 | Alerter
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M Chitour, ayant lu votre texte, on se demande parfois qui sont vos amis, les musulmans qui s'expriment à travers la république ou l'obscurantisme d'un certain discours qui empêche des musulmans de s'exprimer?.
Notre idéal de république est que chacun vive dans le respect et la tolérance de l'autre, et contribue légalement à son organisation et à son fonctionnement.
Les femmes musulmanes n'ont pas besoin qu'on leur dicte leur comportement ni leur manière de s'habiller, pas plus les savants religieux que la république. Voile, niqab ou burqa, on ne leur demande même pas leur avis, on décide pour elle, voilà des méthodes qui ne sont conformes ni à la république ni à l'islam.

7.Posté par fabe37 le 07/04/2010 11:28 | Alerter
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@Alif Lam Min
Je crois que tu n'as pas compris mon commentaire mon ami, je vais dans ton sens d'ailleurs.J'aime beaucoup la derniere phrase de ton commentaire, j'ecoutes le coran dans ma caisse en français et cette phrase me marque aussi. lol
@FiloBedo " un islam à la carte" j'utilise aussi souvent cette parabole pour répondre à certains.

8.Posté par Sarahli le 08/04/2010 17:16 | Alerter
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@post 3 et 4

Quand on parle de voile en général on parle du voile porté sur la tête, on ne parle que de ça, la religion toute entière semble être basé là dessus. Je ne savais pas qu'il fallait faire de longues études pour être musulman. Je n'ai pas besoin d'avoir de "compétences" spéciales Dieu m'a dotée d'un cerveau et je me doit de l'utiliser et penser pour et par moi-même et ne pas prendre tout ce que je vois et entends pour LA VÉRITÉ. Le jour du jugement je serais seule.

Tous les "religieux" (savants) ou presque vous diront que celles qui ne portent pas le voile ne sont pas musulmanes. Mais qui sont-ils pour juger ? Il n'y a donc que les apparences qui comptes apparemment.

Oui religion "à la carte" c'est tout à fait ça car même dans les versets cités je ne vois nullement la mention de "voile sur la tête pour cacher sa chevelure", pure interprétation personnelle véhiculée et renforcée à travers les âges par les sociétés musulmanes traditionalistes qui ont relégué la femme au rang de citoyen de seconde zone dès la disparition de notre noble Prophète..

Si Dieu avait voulu que toutes les femmes à travers tous les âges cachent leurs cheveux ne croyez vous pas que cela serait explicitement mentionné dans le Coran ? Si c'est réellement une obligation religieuse qui fait que si vous ne le portez pas vous n'êtes pas musulmane pourquoi cela ne fait-il pas partie des obligations religieuses explicitement mentionnées dans le Coran telles que la prière, le jeûne et le pèlerinage ?

Vous interprétez les paroles de Dieu à votre guise mais sachez que la majorité n'a pas forcément raison. Dieu départagera entre nous un jour où l'autre ça c'est sûr.

Dans le Coran il est question de Pudeur dans tous les sens du terme et si une partie du corps est explicitement mentionnée il s'agit de la poitrine.


9.Posté par fabe37 le 09/04/2010 10:51 | Alerter
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@sarahli
"Si c'est réellement une obligation religieuse qui fait que si vous ne le portez pas vous n'êtes pas musulmane"

qui a dit cela? Allah est seul juge, alors évitons les moi je pense que...
Le Coran et la Sunna sont les seuls vérités et les bases de l'apprentissage de l'islam.
Si vous êtes contre cela, libre à vous de créer une religion qui vous convienne, mais ne remettais pas en question les paroles de Dieu.
Comme vous le dites si bien, nous serons seul dans nos tombes, et la nous verrons qui avait raison ou tort.

10.Posté par slimane le 09/04/2010 11:34 | Alerter
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@ Sarahli,

"Tous les "religieux" (savants) ou presque vous diront que celles qui ne portent pas le voile ne sont pas musulmanes." post 8

Vous délirez complétement!
Même un croyant qui boit de l'alcool n'est pas considéré comme renégat par la loi musulmane mais toujours comme un musulman. Le problème se poserait seulement s'il remettrait en cause le caractère haram (interdit) de l'alcool.

"Je ne savais pas qu'il fallait faire de longues études pour être musulman". post 8

Pourtant il faut un minimum de connaissances qui sera cultiver tout au long de sa vie par des lectures, des conférences, des échanges et des débats.

11.Posté par plumette le 09/04/2010 13:18 | Alerter
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Sarahli, vous avez raison, rien ne mentionne dans le Coran que les femmes doivent voiler leur visage. De plus, dire" je pense" et "je crois" est plus sage et plus humble que d'affirmer car seul Dieu sait.

"Prophète ! dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de rapprocher sur elles une partie de leur mante (yudnîna ‘alayhinna min jalâbîbihinna). Cela est plus sûr pour qu’on les reconnaisse. De la sorte, on ne les offensera pas. Et Dieu est Pardon et Miséricorde
(Coran XXXIII : 57-61)."

« Dis aux croyants de retenir leurs regards et de préserver leur sexe. Ils n’en sont que plus purs ainsi, et Dieu est bien informé de leurs agissements. Dis aussi aux croyantes de retenir leurs regards, de préserver leur sexe, de n’exhiber de leur beauté que ce qui habituellement en apparaît, et de rabattre leurs voiles sur leurs décolletés (li-yadhribna bikhumûrihinna ‘alâ juyûbihinna)
(Coran XXIV : 30-31).


12.Posté par plumette le 09/04/2010 16:12 | Alerter
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"l’Islam perd son âme et en Occident on refuse de comprendre que l’on peut respecter et défendre la République tout en étant musulman . Cet apport bien compris, est une richesse pour le vivre ensemble. Sale temps pour les musulmanes en Europe."

Accuser l'occident en bloc est léger, il y a les corrompus manipulateurs et les autres.
Pourquoi dites-vous que l'islam perd son âme et retirez -vous toute âme à la république? La république a permis aux citoyens de voter ce que les dictateurs des pays arabes n'ont pas permis. Ce sont eux qui ont transformé l'islam et, comme le dit justement Sarahli, qui ont rabaissé les femmes. .Pour moi, c'est une raison suffisante pour ne pas accepter le voile intégral en France. De plus, cela couperait court à la polémique et aux récupérations politiques des deux bords , permettrait de négocier pour faire annuler la loi votée sous Chirac qui interdit aux femmes de travailler avec leur foulards dans certains lieux publics.

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